Balade à cheval

Nous reprenons la route ce matin avec la ferme intention de remonter vers le noooooordddd .. Mais c’était sans compter sur une petite pancarte “Horses Trek here ..” à Panakaiki … Nous nous arrêtons donc et demandons à partir dans la foulée pour faire plaisir à notre fille (décidemment, on a du mal à quitter la région) .. Encore une fois, nous sommes tombés sur des gens super sympas.

Le temps de préparer les chevaux, et nous voilà partis. Bon, sur les 4 membres de la famille, seule Erine est déjà montée sur un cheval. Nous autres sommes grands débutants .. mais pas de problème nous explique le propriétaire : “nous vous donnons une leçon d’équitation avant de partir” !! cool ..

Nous apprenons donc les bases de l’équitation .. comme tout moyen de locomotion terrestre, l’important est de savoir accélérer, freiner et tourner (nous laissons pour l’instant les sauts d’obstacles de côté). Bref, ça a l’air facile .. Les enfants auront leurs montures attachées aux chevaux de nos accompagnateurs mais nous, nous sommes dans le grand bain. En plus, Niel, le chef, m’explique que mon cheval est têtu est qu’il faut “le faire travailler" et “pas se laisser faire”.. Etant déjà habitué avec ma femme, je pense que je vais pouvoir m’en sortir !!

Nous voilà partis .. tout se passe bien et on essaye avec plus ou moins de succès de bouger le bassin en rythme avec les mouvements du cheval. Pas si évident que ça. Nos chevaux sont quand même hyper dociles et suivent le chef sans s’écarter. J’essaye de mettre en œuvre la leçon d’équitation en essayant de faire tourner le cheval à droite ou à gauche .. Malheureusement, le bourricot ne se laisse pas faire .. et au lieu de virer .. il avance tout droit, la tête tournée .. bref, c’est pas tout à fait comme dans le manuel ! J’essaye à plusieurs reprises, je tire sur les reines mais rien à faire .. il reste calé sur son rail, et avance la tête tordue .. bref .. je profiterai de la pause pour demander des conseils .. en fait, il est plus têtu que je croyais ..

Nous traversons de superbes paysages, dans la vallée et traversons la rivière à plusieurs reprises .. Après une bonne heure de balade, nous nous arrêtons dans une sorte de refuge pour boire un café et manger des petits gâteaux. Elle est pas belle la vie ? J’en profite pour parler à Niel de mes problèmes de pilotage .. et il m’explique qu’en plus de tirer sur la bride, si le cheval résiste, il faut lui donner un coup de talon dans le flanc pour lui expliquer qui est le chef ! Après la pause, je remonte donc sur “Paddy” avec la ferme intention de me faire obéir. Et là, le miracle se produit, le petit coup dans le flanc fait tout son effet et il tourne .. Du coup, je m’amuse un peu et fait des ronds dans les 2 sens .. et fait une démonstration à ma fille, ébahie devant tant de talent (bon, j’en rajoute un peu là) !

Nous remontons finalement tous et partons pour la 2ème partie de la balade. Erine aura la joie de conduire elle même son cheval, qui n’est plus attaché à celui d’Alison (notre 2ème accompagnatrice). Les chevaux sont de plus en plus en confiance et partent régulièrement au trot .. Dans ces cas, nous sommes souvent en “opposition de phase”, bref pas du tout en rythme et faisons du saute mouton sur le cheval.

Après avoir plusieurs fois traversés la rivière, nous finissons la balade au bord de la mer puis rentrons aux écuries. Erine pleure de devoir quitter les chevaux.

Personnellement, j’ai trouvé cela beaucoup plus rigolo que ce que je pensais .. une fois que le cheval obéit, c’est vraiment plaisant. Nelly quant à elle aura de grosses courbatures aux adducteurs le lendemain .. peut-être était-elle un peu trop crispée ! Vincent s’est bien amusé mais avait quand même hâte d’en finir à la fin.

Voici quelques photos .. et une vidéo de cette expérience.

Maintenant, c’est sur, on remonte vers le Nord…

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Aujourd’hui, c’est mon anniversaire !!!

La dernière de la famille à fêter son anniversaire durant le voyage autour du monde : c’est moi !!!

Après l’anniversaire de Laurent dans le bush au Botswana, celui de Vincent sur la baie d’Halong et celui d’Erine au pays des kangourous et des koalas, voici que j’ai 37 ans en Nouvelle Zélande… Je ne pouvais pas rêver de meilleur pays pour le fêter car je pense qu’il arrivera dans la liste de mes pays préférés.

Pour mon anniversaire, j’aurai voulu :

  • manger une bonne baguette : genre flute de chez Paul accompagnée de saucisson et de cornichons
  • aller chez le coiffeur : mon Dieu que j’en ai besoin
  • aller me faire belle chez une esthéticienne, j’en ai aussi bcp besoin
  • porter un jean ou une tenue différente de ces deux pantalons que je traine depuis plus de 7 mois maintenant
  • me maquiller pour cacher les marques des années
  • me pouponner quoi…
  • faire un câlin à ma Dipsy
  • dormir dans mon lit

Bon, tout ça ne sera pas possible avant quelques mois… mais à la place, cette semaine a été exceptionnelle par bien des cotés : nous avons marché sur un glacier, pris un bain dans les sources chaudes, fabriqué nos propres couteaux, fait une balade à cheval (vous verrez ça demain) et et assisté à un match de rugby néozélandais… Et tout ça en famille !!! On ne pouvait pas rêver mieux comme anniversaire ! 

We made our own knife !

Nous sommes allés aujourd’hui chez Steven et Robin qui proposent de faire son propre couteau en une journée et We did it !!!

 

20110309_LL_00080 Arrivés à 9 h 30, nous avons été équipés de blouses, de lunettes de protection et de gants… Les équipes sont définies : les filles ensemble : Erine et moi et les garçons ensemble : Laurent et Vincent.
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Première étape : la forge… Nous avons de longues tiges d’acier (3% de carbone). Nous les avons faites chauffer jusqu’à ce qu’elles deviennent oranges (mais pas plus, sinon on brule la matière, la rendant cassante). Ensuite, il faut taper sur la tige, avec un marteau sur une enclume : comme le gaulois dans Astérix et Obélix : tout pareil !!! Attention, on ne doit taper que sur la partie qui sera la plus fine de la lame et pas sur la tranche : pas facile… Erine donne de nombreux coups sur l’enclume en loupant la lame…            

On ne pourra mettre la lame dans le feu que trois fois (plus et elle brulerait…) ; aussi, il faut être efficace dans nos coups de marteau : bon heureusement que Steven nous donne un coup de main à moi et Erine car nous, on voit à peine qu’on a tapé dessus comme des dingues….

Laurent et Vincent s’en sortent comme des chefs…

Cette partie forge dure très peu de temps en fait… Surprenant… Au bout de 20 minutes, nous avons terminé cette phase en trempant la lame (et seulement la lame) dans l’eau…

Un peu de technique : la tige d’acier contenait 3 % de carbone : cette faible quantité de carbone la rend souple ; le charbon du feu apporte du carbone supplémentaire que l’on fait pénétrer dans la lame (sur une mince couche) en tapant dessus. On arrive ainsi à 6% de carbone. A la fin du façonnage, on trempe la lame dans de l’eau contenant du nitrate (apporté par des fientes de canard), ce qui rend aussi la lame rigide… Nous avons eu la démonstration : on peut tordre la tige d’acier de départ avec une clé à molette mais sur une lame forgée : impossible…

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Deuxième étape : nous avons scié sur un étau le surplus de tige en acier pour obtenir la longueur de notre couteau final.

Troisième étape : nous avons collé la bague du couteau en laiton avant d’y faire deux trous pour y placer des rivets.

20110309_LL_00080-144 Quatrième étape : nous avons coupé et collé les morceaux de bois constituant le manche et de nouveau, nous avons fait des trous et posé des rivets pour fixer le tout.
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Cinquième étape: nous avons poncé la lame avec des grains différents de ponçage (au moins 4 grains différents sur des ponceuses à bande) puis trois grains différents pour poncer le manche pour lui donner l’épaisseur voulue, mais aussi la forme galbée… Ces ponceuses sont super puissantes : impressionnant… Attention aux doigts…

 

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Puis nous avons reponcé la lame encore plusieurs fois.

Là ça commence sérieusement à ressembler à quelque chose…

  Sixième étape : nous avons recouvert le manche de pâte à bois pour s’assurer que tous les trous soient bien remplis afin d’éviter que la nourriture se mette dedans lors de l’utilisation du couteau : hygiène hygiène…
  Plusieurs ponçages plus tard, le couteau est sacrément bien avancé et cependant, Steven nous dit que nous sommes à moins de la moitié du travail…
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Il reste encore de nombreux ponçages à faire pour polir la lame et la rendre plus luisante… Nous avons encore utilisé 4 grains de papier abrasif différents. Puis, de nouveau trois différents papiers de verre pour poncer à la main ; pour finir avec le polish pour astiquer la lame et la bague en laiton.

20110309_LL_00080-21120110309_LL_00080-222 Un petit coup de lazure sur le bois avec un bon coup de lustrage à la main et il ne reste plus qu’à l’affûter…

Il est 16 heures et voilà… Super fiers : aujourd’hui, nous avons fait nos propres couteaux avec les enfants (ce qui n’était pas gagné au départ car c’était interdit aux moins de 10 ans…) Hihihi… Vincent nous disait depuis quelques mois qu’il avait envie de devenir bricoleur et d’avoir sa propre boîte à outils : on peut dire qu’il a été servi aujourd’hui…

Ensuite, c’était l’heure de boire du “Champagne” local (bon, en fait, du vin blanc premier prix passé dans une machine à Soda!!) pour fêter la beauté de réalisations de la journée. Le résultat est très beau mais, en toute honnêteté, heureusement que Steven était là pour rattraper les écarts et approximations ! 

Un nouveau souvenir à ramener à la maison…

Lequel est le plus beau me demanderez-vous ? Les deux sont très beaux mais pas parfaits ce qui les rend exceptionnels…

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Fox Glacier

Comme son nom l’indique, la petite ville de Fox Glacier est connue pour son … glacier. Eh oui ! il y a quelques glaciers en Nouvelle Zélande. Celui là (et son voisin le Franz Joseph Glacier) a la particularité de descendre la montagne jusqu’à 300m d’altitude seulement et arrive à moins de 25 km de la mer. Il est alimenté par les pluies très abondantes de la région ouest de la Nouvelle Zelande (plus de 4500 mm de précipitations par an, ce qui correspond à 50m de neige fraiche chaque année).

Arrivés la veille, nous avons organisé notre sortie sur le glacier et serons accompagnés d’un guide pour 4 heures de marche dont 2 heures sur le glacier (la seule sortie accessible aux enfants). Nous nous levons donc aux aurores et enfilons nos vêtements de froid avant d’aller rejoindre les guides. Là, on échange nos baskets contre des chaussures et chaussettes de montagne, on nous donne des griffes et des gants. Bref, on est parés ! les enfants sont impatients d’aller mettre les griffes et  de “toucher la glace".

C’est quand même super bien organisé… Si on voulait, on pouvait même avoir des vestes de pluie et des sacs à dos… Nelly

Nous rejoignons le glacier via les côtés du lit de la rivière pour éviter de se faire emporter en cas d’éclatement d’un bouchon de glace, phénomène qui relâche une énorme quantité d’eau, de roches et de glace sous forme d’une énorme vague ( A éviter donc…). Après une heure de marche, pendant laquelle la guide nous explique le fonctionnement du glacier, nous voilà arrivés au pied de la langue (c’est comme ça que ça s’appelle…) et nous nous équipons de nos griffes.

Nous avons le privilège de nous retrouver juste derrière la guide qui préfère avoir un œil sur les enfants en cas de glissade (étant plus légers, les enfants ont bien moins de grip avec leurs griffes). C’est cool, du coup, on est nous aussi aux meilleures places ! L’ascension commence et le chemin est relativement simple. Il est refait tous les jours par les guides pour compenser l’avancée de la glace (70 cm par jour environ). La guide avance avec sa pioche en sculptant la glace devant nous : (impressionnant) et  nous emmène ensuite vers une crevasse. Elle teste la glace régulièrement avant de nous laisser nous en approcher. Le danger est réel car la glace peut former une voute, creusée par un torrent sous terrain, et casser d’un coup. Dans la fracture, la densité de glace est telle qu’elle parait bleue, c’est superbe.

Nous nous rendons ensuite sur le plateau et sommes alors au dessus de 150m de glace âgée de 80 ans environ. Là encore, la guide nous demande de bien suivre ses pas et de ne pas se balader à droite et à gauche. Même si la glace parait stable, il y a des crevasses partout et la croute peut se casser. Elle nous montre d’ailleurs un endroit qui s’est écroulé la veille. Mais tout se passera bien pour nous ! (On entend quand même des éboulis de pierres sur les cotés du glacier Nelly)

Après quelques photos sur le plateau, c’est déjà l’heure du retour et nous sommes tous super ravis de la sortie. En plus, nous avons eu beaucoup de chance avec la météo (il pleut 200 jours par an ici) car beaucoup sont obligés de faire la balade sous une pluie battante .. ce qui doit être nettement moins drôle.

Pour l’après midi, Nelly a envie d’aller dans les “hot pool”, des piscines d’eau du glacier .. réchauffée à une température clémente de 36 à 40° !

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Pupu springs – Farewell spit – Route vers la côte Ouest

Au réveil, nous partons faire la promenade des Pupu Springs. On croyait que c’était une randonnée de 4 heures : en fait, c’est 45 minutes ; mais où avons nous pêché ça ? Bref … Nous longeons un chemin de lattes de bois pour arriver à une source naturelle d’eau extra pure. L’eau traverse la montagne de marbre pendant des décennies pour ressortir à 3 endroits seulement : deux dans la mer au large et un ici même. C’est la 2ème eau la plus pure du monde après une source située dans l’Antarctique : elle offre une visibilité de 63 m de profondeur : imaginez un peu… Et c’est vrai qu’elle est belle l’eau… Bleue, translucide… On s’y baignerait mais c’est formellement interdit pour ne pas la polluer.

Ce lieu est sacré pour les Maoris : Les Maoris sont les premiers colonisateurs de la Nouvelle Zélande, bien avant les européens. Tout élément de la Nature est expliqué par une histoire maorie. Ici : Les Pu Pu Springs sont les eaux qui dansent. Un Tinhawa s’y cache, c’est un monstre-Dieu qui se faufile dans les souterrains pour libérer l’eau… Bon, ça c’est la version courte de l’histoire,je vous épargne les détails…

A notre retour de cette belle promenade dans la Rain Forest, nous prenons la route pour la pointe Nord de l’île du Sud : Farewell Spit : c’est une grande dune créée par les vents et les courants, longue de 36 kms. Nous nous garons sur un parking pour partir pour une nouvelle randonnée de 2 heures aller-retour vers la plage et la dune. Nous traversons les champs d’une ferme remplis de moutons. Vincent est ravi… Il en profite pour essayer de les approcher, sans grand succès. C’est marrant car ils portent tous les marques de la tondeuse… Nous découvrons des supers paysages très verts nous faisant penser à l’Ecosse ou l’Irlande…

En arrivant sur la plage, nous sommes très étonnés : nous nous attendions à une dune comme une dune de désert dans laquelle on peut rouler, sauter… Que nenni !!! La dune est longue, certes mais toute plate… Après une bonne balade sur la plage sans but précis, nous préférons retourner auprès des moutons. Ce spot n’a pas été à la hauteur de nos espérances.

Nous décidons donc de prendre la route dès le lendemain vers le Sud en direction des glaciers de Fox Glacier et Franz Joseph. Nous ferons une halte à Westport où nous profitons de la bonne connexion à internet pour gérer toutes nos réservations pour la Polynésie. Au couché du soleil, Laurent improvisera un cours de photo sur la plage aux deux enfants. Ils rentreront tous les 3 frigorifiés mais avec de belles images. 

Le lendemain, nous continuons la route vers le sud. Nous verrons des paysages dignes de la Great Ocean Road d’Australie, traverserons de nombreux ponts à une seule voie (parfois même commune avec la voie ferrée), et traverserons plusieurs fois des rivières dont l’eau est bleue, d’un bleu laiteux très surprenant. Je ne pourrais pas vous dire le nombre de camions de lait que nous avons croisés, ni le nombre de vaches que nous avons vues. La région produit 500 000 L de lait par jour, ça vous donne une idée… Mais, y’a quand même des vaches qui m’ont sacrément intriguée et que j’ai demandé à Laurent de photographier… C’est normal ces rayures ??? Les Holstein chez nous, elles ne sont pas comme ça… 

En arrivant à Franz Joseph, nous organisons notre excursion du lendemain dans l’information center. Les gens sont charmants, nous accueillent avec sourire et efficacité, ils font même les réservations de toute activité pour nous…

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Partie de pêche

Réveil ce matin sous la pluie : Et oui, ils l’avaient bien dit !!! Pluie à partir de 3 heures du matin pendant 9 heures… Et bien non, ça n’a duré que 7 heures… Faute !!!

Bref, c’était parfait pour nous pour le temps de l’école… Une fois l’école finie, le ciel était bleu et dégagé, parfait timing…

Nous reprenons la route sans trop savoir où nous arrêter aujourd’hui mais on s’en fout ! Où est la Nelly super organisée qui planifie tout 6 mois à l’avance ? J’en connais qui vont bien rire en lisant cet article… Bref… Revenons à notre journée.

Le long de la route vers le Nord : la Golden bay, après moultes virages et de formidables paysages, nous nous arrêtons sur des parkings pour prendre des photos des points de vue. A l’un des arrêts, y’a un mec pieds nus, grimpé sur la glissière de sécurité avec sa guitare pour faire de la musique en regardant la vue… Pas mal… Un peu plus loin, nous rencontrons des marseillais (aucun rapport avec le mec de la guitare mais bon…) et nous allons prendre un thé dans un café (expression de Vincent pour éviter la répétition du mot “café”: l’écriture du blog, c’est une histoire de famille). Nous y retrouvons Clarisse, par hasard, rencontrée lors de l’excursion des dauphins.

Quelques kilomètres et virages plus loin, nous suivons les conseils de l’information center de Nelson et nous allons pêcher notre repas de ce soir…

Bon, là, prévenons tout de suite nos amis pêcheurs, Jean-Louis, l’expert de la pêche à la mouche et les membres du Annual Fishing Contest  : cette pêche n’avait rien de vraiment sportif…Mais il faut bien nourrir sa famille…  Et puis, c’était marrant… Nous sommes allés dans un lac à saumon où on nous a confié une canne à pêche. Le but est de payer, au poids, le saumon que tu pêches. Pêche garantie ! Effectivement, quelques essais plus tard et aussi, après la visite d’un mouton, ça mord… C’est un saumon de 2,450 kg que Laurent et Vincent ont pêché ensemble.  Le truc cool, c’est que le propriétaire des lieux nous le prépare : en sashimi, en filet et même nous le fume… Pas comme un pétard, on est reparti avec du saumon fumé… Oui, oui…

Nous irons ensuite dormir sur une aire de repos,près de la rivière, après Takaka et nous aurons pour diner un excellent saumon tout frais pêché… NOTRE poisson, ce soir c’est sashimi et saumon fumé !!!

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Nouvelle Zélande

La Nouvelle Zélande, c’est à l’autre bout du monde… Nous avons 12 heures de décalage horaire avec la France.

carte_du_monde NZ

carte nouvelle_zelande trajet Nous sommes arrivés quelques jours plus tard que prévu aussi, nous devons faire des choix. Il n’y aura que 3 semaines en Nouvelle Zélande.

Pour l’instant, nous sommes dans l’île du Sud.

Nous sommes partis de Christchurch pour le Nord de l’île du sud, et nous longeons la côte vers l’extrême nord.

Nous avons croisé de nombreuses personnes nous vantant l’île du Sud par rapport à l’île du Nord ; aussi, nous avons décidé d’aller jusqu’au Mont Cook et aux Glaciers.

Nous remonterons ensuite vers le Nord pour prendre le ferry vers Wellington.

Notre trajet en rouge sur cette carte…

Nous ferons un petit tour et rendrons le camping-car à Auckland le 18 Mars.

Nous reprenons l’avion de Auckland le 20 Mars vers Papeete (Tahiti).

Un voyage, c’est surtout des rencontres…

Ca fait un moment que je veux écrire un article sur les rencontres que nous faisons pendant ce voyage mais je trouve qu’en Nouvelle Zélande, ça s’y prête bien.

Nous rencontrons tous les jours des gens très sympas et fort intéressants.

Hormis, les autres grands voyageurs que nous avons rencontrés comme la famille des Berteaux, Zats, Yaks, Fourcade ou Milcent avec qui nous restons en contact mais aussi les couples, comme Laureline et Maxime ou Toussaint et Muriel, Pierre et Catherine ou Jackie et Brian et Louise et Mark…, nous faisons des rencontres tous les jours, voici les dernières de ces derniers jours :

  • Clarisse, “artothérapeute” belge, rencontrée à Kaïkoura pendant l’excursion des dauphins. Elle a entamé un tour du monde, a passé plusieurs semaines avec les dauphins à Hawaï et maintenant a décidé de rentrer en France… Nous l’avons recroisé par hasard aujourd’hui dans un café proposant des visites en spéléo…
  • Andres, espagnol, littéralement croisé sur la randonnée d’Abel Tasman. Il fait le tour du monde mais dans l’autre sens. Il vient de l’île de Pâques et en 10 minutes passées ensemble, nous a déjà donné des tuyaux… Cette rencontre représentait vraiment un croisement entre nos deux voyages
  • Cette famille d’anglais immigrée en Nouvelle Zélande depuis un an et installée à Christchurch. Nous les avons croisé aujourd’hui près de Takaka, ils ont fui Christchurch pour quelques semaines en attendant que la ville soit sure et surtout que l’eau courante soit de retour. Ils nous ont raconté combien ils sont chaleureusement accueillis partout dans le pays par des gens qu’ils ne connaissent pas et gratuitement : la solidarité des kiwis…   Ils sont en contact quotidiennement avec l’école de leur fils à Christchurch qui renseigne les habitants qui sont partis… Ils profitent comme ils peuvent de leur vacances forcées et sont soulagés de savoir que leurs amis sont sains et saufs.
  • Ce couple d’anglais avec qui nous avons marché un moment à Abel Tasman. Ils venaient 5 semaines en Nouvelle Zélande en voyage avant de partir pour Melbourne pour le mariage de leur fils. Ils étaient à Christchurch au moment du tremblement de terre, dans la Art Gallery… Ils ont eu la trouille de leur vie. Leur valise est restée dans leur chambre d’hôtel : ils ont l’interdiction formelle d’accéder à l’hôtel. Ils n’ont plus que ce qu’ils avaient sur eux ce jour-là. Cette femme me racontait combien de temps elle a passé à préparer ses valises pour le mariage de son fils et maintenant, tout est parti. Mais elle s’en fiche, elle est ravie d’être en vie et c’est tout !!!
  • Cette néozélandaise qui nous a expliqué que le Maori pourrait être une langue obligatoire pour les enfants à l"’école dans les 5 prochaines années. Les néozélandais ont un souhait très fort de maintenir leur culture et de connaître leurs origines…
  • Ce couple de hollandais installés en Nouvelle Zélande depuis 6 ans maintenant et ravis tous les jours d’être là.

Et ce ne sont que les rencontres de ces deux derniers jours… Des comme ça il y en a tous les jours. Il faut dire que les australiens et les néozélandais sont charmants et engagent facilement la conversation… Les grands voyageurs ont aussi cette envie de partager leurs découvertes et sont assez curieux et ouverts pour avoir une conversation. Et puis ici nous avons le gros avantage de pouvoir parler anglais… C’est plus simple pour engager la conversation que lorsque nous étions en Asie… Ca aide…

Le peuple néozélandais est peuplé d’immigrés ayant fui le rythme Métro-Boulot-Dodo appelé ici the Rat Race et avec ce voyage, je me dis qu’ils ont bien eu raison. On ne se voit pas du tout reprendre une vie Métro-boulot-dodo comme nous avions en France quand nous habitions dans l’Oise… On passe à coté de temps de chose, on ne s’en rend même plus compte…

Abel Tasman

Ce parc national est un des plus petits de Nouvelle Zélande et pourtant, il parait énorme… Comme je disais hier, on y accède uniquement par bateau ou par kayak. Nos enfants sont encore trop jeunes pour le kayak alors on a pris l’option “water-taxi”.

Après une nuit fraiche, très fraiche à 8°C dehors (et dans le CC il ne devait pas faire tellement plus…), c’est sur la plage de Kaiteriteri que nous avons RDV à 9 heures ce matin. Le bateau nous récupère et nous emmène découvrir le parc, ses criques et ses paysages coté mer… De nouveau, nous verrons des otaries dans l’eau et étalées sur les rochers pour bronzer. Nous resterons 2 heures dans le bateau pour voir toute la côte avant de revenir sur nos pas et d’être débarqués à Bark bay… Nous avons choisi de faire une randonnée de 4 heures vers Anchorage pour découvrir les paysages par la terre.

4 heures de randonnée dans la forêt avec ses fougères arboricoles, ses pins et autres fleurs qu’on n’avait jamais vu avant. Les odeurs d’eucalyptus ont disparu, ici on respire le pin à plein nez. Les points de vue sur la mer sont peu fréquents mais quand ils sont là, on découvre de très belles criques. Bizarrement, nous verrons très peu d’oiseaux.

On a la possibilité de camper dans le parc et d’enchainer les 3-4 jours de randonnée mais nous, nous avons choisi de reprendre le dernier bateau à 17 heures après 14 kms de marche le long de la côte. Les enfants ont tenu sans problème, sans broncher et comme d’habitude, ils ont tchaché toute la journée, non stop, pas une minute de répit… C’est parfois épuisant de les entendre tout le temps. Ils s’inventent des jeux, des mises en scène où ils font des personnages. Ca les occupe mais ça occupe aussi le champ sonore… 

A 17 heures, le bateau passe nous prendre sur la plage d’Anchorage comme prévu, on attend encore 1/2 heure un absent… Mr Brown… qui ne viendra pas… Pauvre Mister Brown, il restera dans le parc on ne sait où et cette nuit ils ont annoncé des fortes pluies… “Heavy rain at 3:00 AM and for 9 hours”… Précis la météo en NZ !

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Entre Kaïkoura et Kaiteriteri

Après ces belles journées inoubliables à Kaïkoura, nous avons dormi sur le bord de la plage et avons repris la route ce Mardi. La route longe le bord de mer entre falaises et côte sauvage. Nous avons même vu des otaries à fourrure étalées sur les rochers, avec des petits (otaries pas les petits Lellu) qui nagent dans les piscines d’eau de mer.

Qui a dit qu’il n’y avait pas de faune en Nouvelle-Zélande ?

Un peu plus loin, le pique-nique se fera sur une plage de galets sous le vent, très puissant aujourd’hui.

Puis nous enchainons les kilomètres, les paysages passent du littoral, aux grandes étendues de vigne du Marlborough, aux champs de pâturage jaunes de sécheresse… Il y a toujours de hautes collines en fond… C’est très joli… Nous sommes impressionnés par les hectares de vigne à perte de vue. Même si nous connaissons les vignes chez nous, ici elles sont vastes et intégrées dans un superbe paysage.

Tous ces kilomètres nous amènent à Cable bay, petit village à quelques kilomètres de Nelson avec une très belle baie entourée de montagnes où nous allons passer la nuit. Nous y rencontrons une famille de français. On sent tout de suite, par leur ton “Moi, je” et “m’as tu vu ?” qu’ils ne sont pas en voyage pour longtemps et qu’ils encore dans le mood franco-français… On ne va pas chercher à poursuivre la conversation contrairement à d’habitude. Mais les enfants sont ravis de se faire deux copines françaises.

Le temps vire à la pluie dans la nuit et nous nous réveillons sous une belle drache. Il parait que sur la plage, il est difficile de se tenir debout tellement le vent souffle. Dommage… Mais c’est le temps parfait pour faire l’école et il parait qu’après 12 h, ça va s’arranger… Et effectivement, le soleil est revenu après midi. Et avec le ciel bleu en plus…

Nous avons rejoint la ville de Nelson pour planifier les prochains jours avec le centre d’informations. Ils sont super pro… Ils nous réservent même les excursions… Trop top !!!

Sur les conseils du centre d’informations, nous nous arrêtons chez un vigneron très sympa. Il nous fera goûter du Pinot gris, du Chardonnay et du Pinot noir. Pas top à notre goût mais la conversation est intéressante. Ses vignes sont prêtes, la vendange commence dans 3 semaines. Il prie pour qu’il ne pleuve pas trop et que les vignes restent en bon état. Nous irons gouter les grappes de raisin sur les vignes avec les enfants (sous les filets anti oiseaux) : succulentes (en fait, meilleures que le vin… chut !!!).

Notre route d’aujourd’hui nous amène à Kaiteriteri (ne me demandez pas de vous ressortir le nom de cette ville, je l’oublie systématiquement). C’est, en fait un village composé de 3 commerces mais c’est le point d’entrée du parc national de Abel Tasman. On n’accède pas dans le parc en voiture, uniquement par la mer… Une belle randonnée nous attend demain…

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