再见 Zài jiàn China !

Et voilà, après 3 semaines passées en Chine, nous la quittons.

Nous étions plein d’à priori sur la Chine : on entend tellement parlé de ce pays, en pleine croissance lorsqu’on est en Europe. Et pour nous, qui n’étions jamais allés en Asie, c’est un grand début.

Nous n’en aurons vu qu’une infime partie mais, au moins, maintenant, nous savons un peu comment c’est.

Les différentes régions sont bien différentes les unes des autres.

En quelques mots clé, je dirais :

  • Pékin énorme, moderne dans le Nord avec le centre Olympique et plus ancien au centre avec de grandes avenues et des toutes petites rues perpendiculaires, les hutongs. Nous gardons en mémoire les avenues de 2×6 voies. La ville est riche de sites à visiter mais qui se ressemblent tous un peu à la longue.
  • Shangaï, moderne. De plus en plus occidentale avec de nombreux étrangers. La ville en pleine expansion s’étend sur les campagnes par des grands projets immobiliers. On s’y sent très bien, nous occidentaux. L’expo universelle a aidé à moderniser la ville.
  • Guillin : nouvelle ville aussi en pleine extension mais elle ne semble pas avoir de plan d’urbanisme (je n’en sais trop rien mais c’est l’idée que j’en ai). La ville grignote la campagne sans respecter les vues et c’est dommage. On sent la ville qui se développe suite à l’attrait des touristes.
  • Yangshuo et ses alentours, la ville s’étend aussi mais les alentours restent sauvegardés. Nous conseillons d’aller jusqu’ici pour s’imprégner d’une campagne chinoise plutôt que de s’arrêter à Guillin (pour nous sans intérêt).

Les chinois sont très sympathiques dans l’ensemble. Pour nous occidentaux, ils manquent de savoir-vivre (bousculades, crachats, propreté à table…) mais chacun sa culture. Nous avons remarqué que les habitants de Shangaï étaient plus sympathiques avec les touristes (fortement briefées pour l’expo universelle).

On voit qu’ils ne sont pas habitués à voir des occidentaux à la façon qu’ils ont de nous regarder voire de nous dévisager.

Certaines images fortes resteront dans mes souvenirs :

  • les fesses des bébés à l’air (pas de couches en Chine ou très peu) : les pantalons des bébés sont ouverts aux fesses afin d’évacuer directement leurs déchets…
  • les vélos en grand nombre qui roulent dans tous les sens, parfois chargés de plusieurs m³
  • les avenues de Pékin larges, très larges…
  • les assiettes de pattes de poulet dont ils raffolent
  • les poissons vivants aux marchés
  • ce patriotisme surtout pendant la période de la fête nationale
  • les plats succulents à chaque fois…

Nous sommes ravis de notre séjour, ça nous a bien plu la Chine…

Les tarifs en Chine sont vraiment plus qu’abordables : chambre plus que convenable pour 20 euro la nuit, repas pour 4 personnes de 4 euros à 20 euros en fonction des endroits…

J’ai trouvé les chinoises très élégantes : elles ont généralement une belle silhouette et portent souvent des escarpins à talons. Elles aiment porter des mini-jupes et ont toujours les jambes pour…

Pékin est très polluée, on a l’impression d’être toujours dans le brouillard. Le jour de notre départ, le temps était très clair après une nuit de pluie ayant lavé le ciel.

Nous avons constaté que les chinois s’inquiétaient de la question de l’environnement et pensaient leur ville du futur en prenant l’environnement en considération. Nous l’avons constaté au musée de l’urbanisme mais aussi au quotidien avec les poubelles publiques avec tri ou encore dans le journal avec les mesures prises par le gouvernement.

Ce qui ne me manquera pas : c’est le bruit, cette frénésie bruyante, ces cris, ces magasins où les gens hurlent dans des hauts parleurs tous en même temps… et les toilettes chinoises (à la chinoise (comme à la turc), sans papier ou, quand il y en a, à déposer dans la poubelle à coté du trou (les tuyauteries chinoises ne supportant pas le papier).

Pour Erine, elle a préféré la balade en vélo à Yangshuo et Shangaï. Elle n’a pas aimé le bruit et le monde. Vincent, lui, n’a pas aimé se faire prendre en photo ni les bruits de crachats des chinois.

Laurent a aimé les repas proposés, Yangshuo et Shangaï les mini-jupes… Et regrette la pollution à Pékin et le temps maussade (foggy).

Question personnelle, le voyage continue et les jours passent vite. Ici, nous avons profité des tarifs pour renouveler notre garde robe de tee-shirts (2 euros le tee-shirt : pourquoi se priver), certains tee-shirts blancs ayant quand même fortement soufferts des lessives dans la brousse.

Nous déplorons à ce stade la perte d’une seule paire de chaussettes et c’est tout… Nous avons même récupéré une multi-prise (perdue en Afrique du Sud, souvenez vous !)

Nous maintenons nos deux valises à 17 kg chacune (et oui, 1 kg de plus chacune qu’au départ, les cours du CNED n’étant pas léger, léger et encore, on n’a pas tout pris…).

Et le voyage continue…

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Y’a des jours aussi comme ça !

Aujourd’hui, journée foireuse de A à Z ou presque, Et oui, y’a aussi des jours comme ça.

Alors que ce matin, je fais l’école aux enfants, Laurent part à la recherche d’un magasin de matériel de photos recommandé dans le guide du routard. Il mettra pas mal de temps à trouver le magasin dans un immeuble en gros travaux pour finalement constater que le studio photo en question n’était pas du tout ce qu’il cherchait.

De retour à l’hôtel, nous décidons de partir en vadrouille. Nous nous arrêtons à une petite “boulangerie” du quartier conseillé par un client de l’hôtel pour acheter des petits pains pour le déjeuner. Nous testons 5 petits pains différents et ce n’est pas très bons… Au moins, nous avons testé. Entre temps, la pluie a commencé à tomber… Nous déambulons dans les rues à pied sous nos capuches. Nous cherchons un taxi et bien sûr, nous n’en trouverons pas. Nous repartons dans le métro dans l’objectif d’aller dans un magasin de jouets traditionnels en bois conseillés dans le guide.

Après avoir demandé notre chemin 3 fois à des gens qui ne savaient pas du tout où nous allions, ni où nous étions, avoir marché plusieurs kms sous la pluie, nous avons renoncé à trouver le magasin en question. Nous avons pris un taxi pour aller au Friendship store, soit disant connu comme spécialiste des souvenirs chinois.

Nous sommes arrivés dans un grand magasin, genre Galeries Lafayette à 6 étages et croyez moi ou non, le magasin était vide : pas un seul client. Il faut dire que les articles vendus étaient assez rococo, assez chers et surtout pas très beaux. Nous ressortons bien vite…

Alors maintenant qu’est ce qu’on fait ?

Nous essayons de prendre un taxi mais vu que nous sommes sur une grande avenue à 6×2 voies, les taxis n’ont pas le droit de s’arrêter. Il faut dire que les trottoirs sont séparés de la route par des barrière alors même si on le voulait, on ne pourrait pas passer.

Suite aux conseils d’une chinoise, nous longeons la grande avenue vers le métro, toujours sous la pluie. Arrivés au niveau du métro, nous découvrons un grand magasin appelé le “Silk center”. Là 6 étages d’échoppes vendent des souvenirs chinois. L’endroit est rempli de touristes et les prix sont bien plus intéressants. J’y trouverai un service à thé.     

Fatigués et lassés, nous rentrons à l’hôtel en métro.

A peine arrivés, la pluie redouble et alors que nous mangeons sur la table commune de notre hôtel en discutant avec un couple de français bien sympathiques également en voyage autour du monde, nous prenons des gouttes d’eau sur la tête. Et les gouttes sont de plus en plus nombreuses.

Je pars finalement dans la chambre coucher les enfants et faire les bagages car déjà demain, nous partons à 4 h du mat pour Tokyo…

Quel dommage de partir aujourd’hui ! En effet, au réveil à 3h30, nous découvrons un ciel clair lavé par la pluie de la veille et dépourvu de brouillard de pollution comme les autres jours… Dommage…

La cité interdite

Ce matin, après 2:30 d’école où les enfants ont été brillants (ouf …), nous voilà partis pour la Cité interdite épisode 2. Nous prenons un taxi au coin de la rue, direction la place Tian’anmen. Arrivés sur place (c’est le cas de le dire), nous entrons sur la grande esplanade après être passés sous un portique de sécurité comme il y en a partout ici (en entrant dans le métro, dans les musées, etc). La place est vraiment très grande et n’est pas trop bondée aujourd’hui. Deux énormes écrans de plus de 25 mètres de long passent en boucle un petit film de propagande d’une dizaine de minutes. Le film est principalement constitué d’images militaires (défilés, armement) et met en avant la puissance de la Chine. Au niveau de la réalisation, c’est super bien fait et les chinois regardent avec fierté leur arsenal.

Nous traversons ensuite l’avenue et nous nous rendons à l’entrée de la cité interdite. Là aussi, il y a nettement moins de monde que deux jours auparavant. Nous ne faisons pas la queue pour acheter nos tickets et prenons un audio-guide en Français pour en apprendre un peu plus. Nous voilà traversant les différentes portes et bâtiments aux noms pompeux du genre “Palais de l’Harmonie Suprême”, “Porte de la Prouesse Divine” ou encore “Porte de la Gloire Orientale”. Là encore, c’est très grand (960m sur 750m). Grâce à l’audio-guide, nous apprenons plein de choses sur les différentes dynasties … même trop de choses car, au bout d’un moment, cela saoule d’entendre la vie des 24 empereurs qui ont séjournés dans la cité pendant 400 ans … 

Les bâtiments sont faits de bois et décorés de cuivre, d’or et sont peints avec soin. Chaque “maison” a une fonction bien précise et on trouve de précieux trônes dans la plupart d’entre elles. L’empereur avait une épouse “principale” : l’impératrice. Suivaient, 2 secondes épouses, 4 concubines impériales, 6 concubines de quatrième rang. Ensuite, il y avait les concubines de 5ème, 6ème et 7ème rang. En fonction du rang, les concubines avaient plus ou moins de servantes .. En bref, il n’avait pas trop le temps de s’ennuyer …

Le problème avec la cité interdite, c’est que tous les bâtiments se ressemblent alors, une fois que l’on en a vu un, on les a un peu tous vus ! On finit donc assez rapidement notre visite et l’on sort par la porte Nord.

Nous décidons alors de prendre un taxi pour aller dans un salon de thé ancien réputé. Nous sommes confrontés à plusieurs refus des chauffeurs de taxi qui ne veulent pas nous emmener ou alors à un prix exorbitant. Nous leur disons fermement de mettre le compteur en route mais ils nous demandent tout aussi fermement de sortir de la voiture. Au bout du troisième refus, Nelly, très énervée, élève la voix et crie sur le chauffeur en lui expliquant en anglais ‘”It is not fair ! you cannot do that” .. mais le chauffeur, loin de se démonter (et qui ne comprend pas un traître mot), crie encore plus fort et nous demande de sortir …   Je tente alors une dernière fois et là tout se passe bien .. On croit comprendre qu’il y a plusieurs types de taxi, les officiels qui ont une licence clairement visible (une fois que l’on est dedans) à l’avant de leur véhicule et les officieux, équipés d’un compteur, mais qui n’ont pas de license sur le tableau de bord. Le problème est qu’extérieurement, il n’y a pas de différence visible …

Nous arrivons finalement au salon de thé, un très grand bâtiment, très chic, où les photos des chefs d’états de tous les pays du monde qui nous ont précédés, sont affichées. On prend du thé tout en regardant des spectacles. Le premier est un spectacle d’acrobates qui dansent avec des théières. C’est assez réussi et ça plait aux enfants. Ensuite, c’est le tour de musiciens chinois qui jouent de la musique traditionnelle. C’est joli au premier morceau, passable au deuxième mais au troisième.. hum .. c’est toujours la même chose qu’ils jouent ??

Nous quittons la salon de thé et rentrons à notre guesthouse. Nous travaillons sur les ordis et les enfants jouent.  Nous passons ensuite à table : riz frit aux crevettes emballé dans une omelette et bœuf aux pommes de terre le tout, arrosé de notre vin rouge chinois “Muraille de Chine” !

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The Great Wall

Objectif du jour : LA GRANDE MURAILLE DE CHINE !!!

Depuis quelques temps, Vincent nous demande quel est l’Atomium de la Chine (comprendre : quel est le monument principal représentant la Chine) ?

Et bien, nous y voilà… Plusieurs options pour s’y rendre : le train + taxi ou le bus + taxi ou le chauffeur particulier. Nous avons opté pour le chauffeur à la journée, suite aux récits de plusieurs personnes rencontrées qui se sont battues avec les taxis officieux qui nous récupèrent à l’arrêt de bus ou à la gare… Nous choisissons la sécurité : le chauffeur…

Qui dit chauffeur privé, dit guide qui nous emmène dans les magasins à touristes. Ceci nous permettra de découvrir, comment on fait les vases chinois en cuivre et pate de verre ou encore la soie avec les vers à soie : très instructif pour les enfants… Chaque visite nous emmène dans le magasin où les prix pratiqués sont bien plus importants que ceux que nous avons vus auparavant (x 10 parfois)… On nous explique que les fabriques sont certifiées par le gouvernement pour être des produits de qualité…Mouais, mouais, mouais…

C’est quand même quelque chose de voir comment se fabriquent les vases chinois en cuivre : les étapes successives sont présentées dans les ateliers : on soude différentes parties, façonnées en cuivre pour former le vase (la base) puis on y colle des lamelles de cuivre formant des dessins de dragons ou de phœnix que l’on recuit. Ceci forme des parties creuses à remplir avec de la pate de verre de couleur différente en fonction du pigment utilisé. Dans le four, la pate de verre se rétracte et les creux formés doivent être re-remplis, ce 7 fois de suite. A la fin, le vase est poli avec différentes pierres pour finalement terminer par le polissage au charbon rendant le vase tout lisse… Quel travail…

La grande muraille est longue de 6700 km, soit près de 1/6ème de la circonférence de la Terre… Pas mal… Bien sûr, tous les sites ne sont pas accessibles aux touristes. Nous avons choisi le site de Mutianyu à 90 kms au Nord de Pékin. Ce n’est pas le site principal, pas le préféré des tour-operator ce qui nous permet de profiter des lieux sans avoir trop de monde et d’éviter le centre commercial avec Mac Do (qui casse un peu l’ambiance). Nous grimpons la rue, bordée d’échoppes à touristes (façon Mont St Michel) qui nous mène au téléphérique : et oui ! on monte à la muraille en téléphérique, comme au ski… Ca fait bien rire Erine et Vincent qui s’étonnent de prendre un téléphérique, sans ski au pied.

Arrivés en haut, c’est quand même grandiose !!! En fait, le temps est au brouillard ce qui gâche un peu la vue au loin mais on perçoit quand même l’immensité du lieu. Les photos, ci après ont été retouchées par Laurent pour améliorer la clarté du paysage. On nous explique que la photo de carte postale est quasi impossible ici : la météo ne le permettant que quelques jours par an.

Laurent et moi percevons le caractère exceptionnel d’une telle visite en famille : c’est un moment fort de notre voyage…

Nous nous baladons le long de la muraille haute de 8 mètres et large de 6 mètres, en découvrant les tours de guet. Nous expliquons à Vincent la fonction de la muraille, pour se protéger des envahisseurs comme dans les châteaux forts. Erine, un peu nostalgique, nous explique tout ce que M. François lui a appris sur les châteaux forts, l’année passée…

Après une heure de balade à monter et descendre, les plaintes de Vincent se font sentir… Il commence à fatiguer. Nous ferons demi-tour, un peu plus loin.

L’endroit est grandiose, plein de symboles. Dommage que nous soyons entourés de plusieurs groupes de chinois et d’italiens qui hurlent dans nos oreilles…

Et savez vous comment on redescend de la grande muraille ? Ca, vous ne devinerez jamais…. En luge sur un toboggan géant façon bobsleigh… Qui l’eût cru ?

Les enfants sont ravis, bien sûr… Laurent et Erine me devancent alors que Vincent et moi n’avançons guère avec notre luge, coincée sur les freins. Heureusement, un australien arrive derrière nous et propose de nous pousser ce que nous donne un peu de vitesse. C’est très rigolo…

Au retour, nous nous arrêtons devant le nid : le stade des jeux olympiques. Laurent escaladera une barrière pour avoir une photo sans grillage, ni lampadaire… Quel talent !!!

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Le temple du ciel

Ce matin, nous commençons par l’école car nous pensons que fraichement sortis du lit, ce sera plus facile .. bon avec Erine, tout se passe bien .. Par contre, avec Vincent, c’est plus problématique .. après une heure de français où il travaille super bien, nous revoilà partis sur les exercices sur le temps et les heures .. Nelly pète un plomb et je décide de reprendre la main avant qu’elle ne l’étrangle ! 15 minutes plus tard, c’est moi qui ai envie de l’étrangler .. bref … des fois, on a vraiment du mal .. après le 27 minutes d’hier, il me sort 12 min aujourd’hui pour la même question .. (c’est déjà mieux mais c’est pas encore la joie). Après plusieurs réexplications, on a l’impression que c’est mieux … mais on verra demain …

Une fois l’école terminée, c’est à dire vers 13:00, nous nous rendons en métro au Temple du Ciel. Le jardin du temple est très, très grand … (environ 2 km de long pour 270 ha) .. On doit donc encore marcher énormément. A l’entrée du temple, sous une allée couverte, des dizaines de chinois jouent au carte. Il sont marrants, ils crient et tapent les cartes sur la table … Nelly observe afin d’essayer de comprendre la règle du jeu mais abandonne vite.

Nous entrons dans le temple .. c’est très beau et bourré de symboles chinois .. tout est étudié : le nombre de marches de chaque escalier, le nombre d’étages, le nombre de dalles …. tout est multiple de 9. Les chinois croient fort en ce genre de symbole. Rappelez vous l’ouverture des JO : le 08/08/08 à 08h08…

Autour du temple, il y a énormément d’autres bâtiments reconvertis en musées à visiter .. malheureusement, toutes les indications sont en chinois ce qui rend la compréhension un peu difficile. Dans le jardin, des femmes manient des ruban et Erine est invitée à essayer … nous leur achèterons finalement un ruban multicolore. En sortant, nous voyons de vieux chinois qui font de la calligraphie sur le sol avec des pinceaux éponge qu’ils trempent dans de l’eau. Vincent prend le pinceau et écrit son nom à côté des symboles chinois .. Le contraste est assez rigolo.

Nous nous rendons ensuite dans le Pearl Market .. un énorme bâtiment bourré de magasins. Deux étages sont dédiés au commerce de perles de culture (ou non). Les autres étages ressemblent au copy market de Shangaï et nous y achetons 2 montres pour moi et une montre pour Nelly et les enfants … Nelly se fait refaire des lunettes de vue et nous achetons des montures pour les enfants .. eh oui, même pour Vincent qui n’a pas encore de lunettes, mais on sait tous que cela va bientôt venir : en plus, il meurt d’envie d’avoir des lunettes, pauvre naïf qu’il est …  

Le soir, nous allons dans un restaurant où sont disposés des barbecue au milieu de chaque table .. on choisit du bœuf au sésame, du poulet et des légumes. Nous nous régalons mais nos collègues chinois de la table d’à coté hurlent pendant tout le repas .. ce qui nous rend, finalement contents de partir…

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Première journée à Pekin

Après un vol sans histoire depuis Shangaï, nous arrivons à notre hôtel en plein milieu de Pékin. C’est un petit hôtel style “Backpacker” avec un grand lobby et quelques chambre réparties autour d’une cour. C’est très convivial et l’extérieur est très joli. Par contre, la salle de bain est sommaire .. Personnellement, cela me va parfaitement. Nous dinons sur une grande table commune ce qui nous permet de discuter avec : une famille suédoise habitant Pékin, une famille Néozélandaise et un québécois s’installant en Chine pour un an. Tous nous donnent des conseils sur la grande muraille, la visite de la Cité interdite et des parcs. C’est très intéressant et cela nous aide à faire notre emploi du temps pour les prochains jours. Dans 2 jours, les vacances des chinois seront terminées et ce sera plus vivable (il faut, en ce moment, attendre 3 heures pour acheter des tickets d’entrée pour la Cité interdite) …

Le lendemain, nous décidons de nous rendre sur la place Tian’anmen et d’aller faire un tour à la cité interdite pour voir si l’on peut entrer sans trop attendre. Sur le plan, cela semble très proche de notre hôtel mais Pékin étant très grand, c’est en fait à 2 heures de marche … On prend donc le métro. Une fois sur place, on est submergé par la foule … on voit l’énorme nouvel opéra de Pékin (dont l’architecte est français), la place encore plus impressionnante et l’entrée de la Cité interdite avec le portrait de Mao. On décide de faire autre chose pour éviter de faire trop la queue et surtout pour éviter une trop grande foule dans la Cité.

Nous sommes partis pour un bon restaurant, conseillé par un guide emprunté à l’hôtel. Sur le chemin, on croise des mongols (enfin, c’est ce que l’on croit) qui vendent du nougat sur de grosses plaques attachées au vélo. C’est délicieux ! Après presque 1 heure de marche (décidemment, les distances ici sont très grandes), on arrive au restaurant. C’est la grande classe … design, avec un personnel serviable et devinez quoi ? des nappes propres !

On commande sans hésiter le canard laqué à la pékinoise ! Pour ceux qui suivent, c’est le canard laqué dont Nelly parle dans son article “What’s for dinner”.. Je ne refais donc pas l’histoire … Après, nous décidons d’aller dans une grande rue commerçante. Il y a beaucoup d’enseignes occidentales sans grand intérêt mais nous y trouvons une librairie internationale où nous achèterons des livres de contes chinois en Français pour les enfants, en manque de lecture. Nous irons ensuite dans un énorme magasin de tissus au mètre réputés pour son choix de soies.

Nous sommes un peu sur les rotules à force de piétiner dans la foule et décidons de rentrer pour faire l’école aux enfants. Le travail sur la lecture de l’’heure fut assez laborieux avec Vincent. Je vous en donne un extrait :

Laurent : “entre 09:45 et 10:00, il y a combien de temps ?

Vincent “euh .. 27 min ?”

Je ne sais toujours pas comment il a pu arriver à ce résultat … j’ai donc décidé d’abandonner et de remettre cela au lendemain … Des fois, croyez moi, notre patience est mise à rude épreuve ….

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What’s for dinner ? China

Quand même, ici, on ne peut pas ne pas écrire un article sur la nourriture !

Nous avons vécu de nombreuses expériences dans des restaurants bien différents :

  • des restaurants populaires chinois
  • des salons privés
  • des restaurants classes
  • des fast-food chinois…

A chaque fois, nous avons été enchantés du goût de la nourriture dégustée.

En Chine, il y a plusieurs types de cuisine en fonction de la région d’origine : Pékin (avec ail et épices), Shangaï (aux saveurs douces), Canton (cuite à la vapeur) et le Shichuan (poivrée et pimentée). La cuisine du Nord est à base de blé et la cuisine du Sud à base de riz.

A l’arrivée, nous trouvons sur les tables, la vaisselle emballées dans un plastique thermoscellé pour indiquer qu’elle a été stérilisée ou simplement des baguettes ou encore une table très élégamment dressée. A chaque fois, nous avons un petit verre en porcelaine pour le thé, un bol avec une cuillère à soupe en porcelaine pour y mettre notre nourriture, une assiette qui sert à mettre les déchets seulement, des baguettes et parfois une serviette mais ce n’est pas systématique… Bien sûr, il n’y a ni fourchette, ni couteau.

Les plats arrivent au centre de la table équipée ou non d’un plateau tournant et chacun déguste à même le plat avec ses baguettes.

Les chinois commencent souvent par boire un bouillon : de l’eau chaude servie avec des os (un bouillon quoi…). Nous mangeons systématiquement du riz (blanc ou avec de l’œuf), remplaçant notre pain. Nous choisissons généralement un ou deux plats de viande qui sont généralement copieux. Le plus souvent, nous recevons du porc ou du poulet. La viande arrive parfois entière : un coquelet entier avec même la tête et très souvent avec les os que les chinois croquent et dont ils crachent les restes. Nous essayons aussi de commander des légumes qui se résument très fréquemment à des épinards cuits à l’eau avec les feuilles et les branches.  

Souvent, nous avons reçu des plats disposés sur un chauffe-plat et continuant à chauffer sur notre table (ex : un mini wok qui continue à cuire sous nos yeux) ou encore un plat garni de pierres chaudes qui continuent à cuire nos crevettes.

A 75 %, les cartes ne sont pas en anglais et entièrement en chinois. Heureusement, elles sont toujours pleines de photos ce qui nous permet de faire notre choix : parfois avec des surprises : rappelez vous des têtes de canards… Mais bon…

Les chinois boivent du thé durant leurs repas mais nous avons toujours pu recevoir une bouteille d’eau qui s’avère souvent être de l’Evian (bonjour l’empreinte carbone !!!).

Les chinois ne reçoivent pas chez eux (par manque de place ou pour leur intimité) ; aussi, les restaurants mettent des salons privés à disposition et c’est là que ce font les invitations. Nous en avons vu et testé quelques-uns. Les chinois sont plus ou moins nombreux dans ces salles qui disposent parfois même d’une grande télévision et de sofas… Les serveurs viennent s’occuper de nous et ferment la porte après chaque passage. Le truc c’est que les gens étant isolés, ils font parfois n’importe quoi et il arrive souvent que la vaisselle soit cassée ou le salon dans un état déplorable après leur départ… mais c’est normal…

Les nouilles sont considérées comme des snacks : les chinois raffolent des plats déshydratés où il suffit de rajouter de l’eau bouillante pour avoir leur repas.

Petite question pour Mme Noël (prof de diététique à Paul Lambin) : pourquoi les œufs durs des chinois ont le blanc vert ??? Parce qu’ils cuisent l’œuf dans le thé… De quoi étonner les élèves en leçon de cuisine sur l’œuf…

Ils ne sont, par contre, pas très fort en dessert. A la fin du repas au restaurant, on nous sert souvent des tranches de melon et de pastèque.

Dans les rues, nous croisons souvent des marchands de légumes qui vendent des poires, des pommes, du raisin, des bananes, des poire-pomme (succulentes et très juteuses) mais aussi des tranches de melon ou de pastèques ou des épis de maïs. Nous avons aussi acheté une noix de coco pour en boire le lait ou encore du jus de canne à sucre (pressée devant nous). Les vendeurs à la sauvette vendent aussi des fruits caramélisés (genre pomme d’amour mais avec des prunes).

Les chinois aiment aussi les confiseries généralement emballées dans des sachets individuels. Il y a des magasins entiers remplis de différents choix de confiserie.

Laurent s’est laissé tenter par un mélange de noix (noisettes, arachide, noix de cajou, noix de Grenoble) avec du miel et des raisins et des abricots secs, le tout formant une sorte de nougat vendu par une éthnie particulière de chinois que nous pensons être des mongols, sans en être bien sur… Le “nougat” est certes très riche mais très bon.

En tout cas, les chinois sont menus, menus… et petits, petits. Ici, pas de problème pour trouver des vêtements à ma taille… Je dois même prendre du L ici… Nous croisons tout de même beaucoup d’enfants de 6-7 ans obèses, qui sont gavés par leurs parents. Les enfants, ici sont toujours des enfants rois et on les gave pour leur bonne santé. Or, les produits industrialisés ont envahi la Chine et ils mangent des produits bien plus riches qu’avant.

Parmi les expériences spéciales : les poissons, crustacés présentés dans les aquariums et cuisinés et servis à la demande du client.

Et la dernière expérience : le canard laqué à la façon pékinoise. Nous avons choisi un restaurant très classe à Pékin : dommage que nous soyons toujours habillés comme des sacs… Nous avons vu arriver la table roulante avec la bête bien cuite et toute enduite. Un cuisinier nous l’a découpée en fines tranches, puis deux serveurs ont composé des petites crêpes fourrées au canard devant nous : ils trempent la tranche de canard dans la sauce brune, ajoutent des lanières d’oignons et de céleri dessus et enroulent le tout dans une petite crêpe. Excellent !!! Erine a adoré…

Il convient de commander un plat de plus que le nombre de personnes au restaurant et de ne pas finir ses plats (ça veut dire que l’on est rassasié).

La nourriture est excellente, vraiment…

La seule ombre au tableau : l’hygiène! Entendre les chinois renifler, préparer leurs “molards” et cracher dans le restaurant, c’est pas très appétissant…

Nous avons aussi souvent vu des chinois cracher leurs os, directement sur la nappe ce qui explique que, souvent, nous nous installons sur des tables qui sont loin d’être propres….

Je vous épargnerai le passage sur les toilettes : on garde ça pour un autre jour…

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Marché des insectes

Pour notre dernière journée à Shangaï, nous décidons d’aller visiter le marché aux oiseaux, un petit marché assez bien caché qui regorge de surprises.

Mais avant tout ça, nous improvisons une petite séance photo pour immortaliser les belles robes que Nelly et Erine se sont achetées. C’est le dernier moment car dans une heure, elles seront empaquetées et envoyées par la poste en France .. en espérant qu’elles arrivent à bon port.

Catherine nous prête quelques accessoires (des ombrelles et des chaussures à talon pour Nelly) et nous nous installons dans le jardin, à l’ombre du saule. Une fois la petite séance terminée (voir photo), nous partons pour la poste. Il nous faudra une heure pour faire envoyer notre colis et les évaluations des enfants. Heureusement, la dame est très agréable mais elle vérifie tout ce que l’on met dans le paquet ce qui prend un certain temps. Comme elle ne parle pas anglais, elle nous passe un collègue au téléphone qui fait l’interprète …

Nous nous dirigeons ensuite vers un marché alimentaire couvert. Le plus impressionnant est la partie “poisson”; on y trouve de tout, toutes sortes de poissons de rivières dans des aquarium (carpes, poissons chat, anguilles), de gros viviers à crabes mais aussi de grosses grenouilles vivantes et des tortues (à manger bien évidement). La partie viande est constituée d’étals non réfrigérés où les clients se servent en touchant les différents morceaux exposés.

Nous prenons ensuite un taxi pour nous rendre au marché des oiseaux. Le taxi se perd mais finira par nous déposer à bon port … On entre dans les allées exigües du marché et l’ambiance est pesante car il y a énormément de monde qui bouscule les enfants. Au premier stand, on peut acheter des petites tortues californiennes et des grenouilles multicolores. La spécialité du marché nous attend au stand suivant .. nous entendons comme un air de Provence .. eh oui, c’est bien là .. on trouve ici des cigales, des grillons, des criquets vivants. Ce sont, en fait, des animaux de compagnies très prisés des chinois (c’est une tradition millénaire). Ils les enferment dans des boites de bois ou de bambou (voir la petite devinette de l’autre jour). Il y en a de toutes les tailles, des plus petits au plus gros. Ils organisent aussi des combats .. eh oui, des combats de criquets et les chinois font des paris sur leur insecte favori !! On trouve d’ailleurs des livres et des DVDs pour le dressage ou pour revoir les meilleurs combats ! C’est hallucinant … Erine et moi déciderons d’acheter des boites à criquet comme souvenir.

On progresse dans les allées et on voit des oiseaux attachés en laisse à leur perchoir, des poissons de toutes les couleurs et tout l’attirail pour l’élevage.

On retourne ensuite à la maison pour faire les devoirs aux enfants et passer notre dernière nuit à Shangaï. Cette ville nous a beaucoup plu, et Erine nous a avoué qu’elle pensait venir s’y installer quand elle sera grande 🙂

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Marché des antiquités et Yuyuan garden

Aujourd’hui; nous partons voir le Yuyuan Garden que nous n’avions pas pu voir le premier jour car il était fermé. Nous demandons donc au taxi (que Nelly a elle même commandé en chinois !) de nous y emmener mais, même si c’est un des jardins les plus connus de Shangaï, il ne nous dépose pas au bon endroit .. Nous commençons à y être habitués ! Nous sommes, en fait, à l’entrée du marché des antiquaires .. C’est un marché extérieur qui regorge de produits .. plus ou moins anciens et plus ou moins authentiques (lire, c’est, en fait, beaucoup de copies).

Nous ne sommes pas fans des produits présentés mais la visite est agréable. On y voit de tout, même des choses très étonnantes (T-shirt de Ben Laden, Obama avec la casquette de Mao, cartes à jouer Sadam Hussein), plein de petits livres rouges en Allemand ..  et bien sûr, des théières, des pipes à opium et toutes sortes de pinceaux de calligraphie.

Nous nous rendons ensuite vers l’est. A Shangaï, quasiment toutes les rues sont orientées Est-Ouest ou Nord-Sud et les points cardinaux sont indiqués sur les panneaux ce qui simplifie clairement le repérage. Nous montrons à un vieux chinois, sur le plan, l’endroit où nous souhaitons aller et il nous indique (en chinois et avec les mains) quelle direction prendre .. Nous trouverons assez facilement le jardin et serons très étonnés de retrouver, de nouveau le monsieur qui nous a suivi tout le long de la balade pour s’assurer que nous n’allions pas nous tromper. Après avoir déjeuné dans un fast food chinois, nous passons devant un salon de “massage” où l’on utilise des sortes de baguette pour le massage (genre paquet de spaghetti). Nelly se laisse tenter et je l’accompagne pour ne pas rester à l’attendre bêtement .. Erreur de ma part ..

Le “massage” consiste, en fait, à se faire taper dessus, sur tout le haut du corps (heureusement, on a pris que le ‘half body’) avec le paquet de baguette .. Ce n’est pas du tout agréable et le bout des baguettes fouette la peau .. Pendant le massage, on nous donne à lire un petit texte sur les bienfaits pseudo scientifiques de la séance (genre ions négatifs, expulsion des toxines…) Bref, au bout d’un quart d’heure, je suis content que cela soit fini 🙂

Le jardin Yu garden est, en fait, un village ancien restauré (il a été détruit durant la guerre de l’opium au 19ème et reconstruit vers 1950) entouré d’eau. Les maisons sont vraiment superbes et les ponts incitent à la quiétude .. malheureusement, le jardin est bondé et il est difficile de trouver un peu de calme. Nous passons une bonne heure à arpenter les petits recoins du jardin, le nez en l’air, en effet, c’est souvent sur les toits que l’on trouve de jolis petits détails. Puis nous repartons tranquillement pour faire l’école aux enfants ..

Le soir, pour notre dernière soirée avec Catherine et Pierre, nous allons tous au restaurant en Tuk-Tuk. Nous sommes installés dans un salon privé et nous nous régalons de sashimi de saumon, poulet au riz, porc à la sauce aigre douce, bœuf épicés et petits pain salés, le tout arrosé de vin chinois. Au retour, nous ferons décoller des lanternes dans la nuit. C’est exactement le même système qu’une montgolfière : un combustible est posé en bas d’une fine structure en métal qui forme le ballon. En chauffant l’air, le ballon s’envole. Il s’arrête de monter dès que le combustible est brulé. Nous en avons lancée 2 et le vent les a emmenées très loin et elles sont montées très haut .. c’était vraiment joli .. J’ai tenté de filmer la scène sans grande réussite .. on était dans le noir complet et j’ai augmenté la sensibilité de la camera au maximum pour y voir quelque chose (25500 Iso pour les connaisseurs) …

 

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Musée de l’urbanisme et Shangaï by night

Ce matin, je pars en vadrouille entre filles avec Catherine pour une belle séance shopping : objectif : m’acheter une robe chinoise en soie. Catherine m’emmène dans le bon quartier qu’elle connait. Après quelques demi-tours (le taxi, que nous avons pris était un peu paumé), nous arrivons devant un bâtiment abritant les échoppes de magasins de tissus et vêtements.

Au hasard, nous choisissons un stand tenu par deux sœurs. Il faut dire que deux trois modèles ont attiré notre regard. Je suis vite tentée d’en essayer quelques-uns… Mais y’a pas de cabine dans ces échoppes ! Pas de problème : un drap accroché dans un coin et voilà, tout y est… La première robe est superbe et la 2ème encore mieux… J’essaye de négocier un peu mais bon, ici c’est pas comme au copy… Je commande finalement les deux robes à ma taille et avec le tissu que j’ai choisi. Catherine se laisse aussi tenter par une robe. Les trois robes seront prêtes demain après-midi… Après la prise de mesure, nous voilà reparties…

Aujourd’hui, nous partons vers le People square pour visiter le musée de l’urbanisme. Nous arrivons dans le quartier bondé, déjeunons rapidement et arrivés devant le musée de l’urbanisme, un panneau indique : “pour l’exposition, aller à droite de l’entrée”. On prend l’escalier et on se retrouve dans un nouveau circuit commercial : des kilomètres de couloirs plein d’échoppes et pas d’entrée vers le musée… On ressort une bonne demi-heure plus tard, un peu paumés. On se retrouve, en fait,  à l’autre bout de l’esplanade, bien loin du musée… On reprend notre chemin mais, pour y arriver, il faut traverser la route : Impossible ! Les piétons doivent prendre un souterrain pour traverser et nous revoilà dans les sous-sols commerciaux. Allez soyons calme : on va finir par y arriver.

Une fois dans la place, c’est le calme par rapport à l’extérieur. Le bâtiment est très agréable. Les premiers étages proposent des images du vieux Shangaï. Puis les prochains, le Shangaï actuel alors que les derniers étages nous montrent les projets du futur Shangaï. On découvre une immense maquette du centre de la ville : elle fait plus de 30 m² et nous montre la ville de jour et de nuit. Sur la maquette (comme sur certaines cartes postales), on voit déjà la tour en construction qui dépassera en hauteur la tour japonaise (décapsuleur) actuellement la plus haute de la ville. Un peu plus loin, une salle propose un film à 360° qui nous permet de survoler la ville.

Les projets de la ville à venir sont grandioses : green : plus de 40% de la surface en espaces verts, Better city, Better life… On profite aussi des photos de l’expo et d’une exposition d’œuvres de Zili Li, peintre impressionniste peignant des paysages de Paris et de Shangaï.

A la sortie du musée, nous tenons notre promesse : un petit tour dans les manèges… Un tour en mini grand 8 puis sur les chaises volantes. Les enfants sont sur-excités et ravis.

Après, un autre manège nous attend. Nous prenons la rue du peuple, en début de soirée… OK, là , c’est plus la même histoire que la dernière fois. C’est archi blindé de monde. Tous les chinois sont de sortie… Une marée humaine… La rue du peuple mène jusqu’au Bond et on suit la marée.

On s’arrête en chemin dans un restau chinois au hasard… Encore une fois, une famille d’occidentaux dans leur restau et les chinois sont très étonnés et ravis… On note dans le restau le frigo chargé de crabes ficelés en cube.

A notre sortie, nous reprenons le flot de la marée humaine qui mène au Bund. C’est pas le moment de lâcher les enfants. Vincent se prend deux trois coups de coude ce qui l’énerve fortement et on le comprend. Arrivés sur le boulevard qui longe le Bund, la marée humaine continue encadrée par les soldats. On monte par un coté, on jette un œil sur la skyline et on redescend par l’autre coté, comme des moutons dirigés par les chiens… Bon, c’est pas très romantique tout ça… Au passage, les enfants se font encore alpaguer par deux trois familles de chinois qui veulent les prendre en photo.

Après ce gentil bain de foule, le nouvel objectif est de chopper un taxi : bien sûr, nous sommes les seuls à y avoir pensé. Blague à part, nous rejoignons la queue à la station de taxi et attendons gentiment notre tour. Arrive notre taxi, qui se fait prendre d’assaut par 3 mecs à la fin de la queue… Je me mets à gueuler bien fort, comme je sais si bien le faire, pour montrer mon mécontentement de m’être faite avoir… Et là, à notre grande surprise, deux policiers en moto s’arrêtent et ordonnent aux mecs de descendre du taxi… Assez récalcitrants, les mecs restent dans le taxi et l’un des policiers est obligé de descendre de moto pour se faire entendre… Ca chauffe… Les mecs finissent par sortir à notre grande satisfaction mais le taxi, ne voulant pas d’embrouille s’en va sans nous prendre à son bord… On finira par rentrer après une soirée bien mouvementée…

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