Galapagos : le film…

Presque 6 mois après le retour, j’ai enfin terminé le montage du film des Galapagos. Au programme, iguanes, lions de mers, pélicans, fous à pieds bleus, albatros, etc… Nager avec les tortues et jouer avec les lions de mer sous l’eau restent des moments forts pour Erine.

C’est le dernier petit film du tour du monde et peut-être aussi le plus long, il dure 12 minutes.

Hasta luego Chile y Argentina !!!

Et oui, nous sommes passés à l’espagnol !!!

Bon, l’île de Pâques étant, pour nous un monde à part, le Chili représente notre premier pied en Amérique du Sud. Alors, forcément pas mal de choses nous ont marqués :

  • la densité de la population à Santiago et Valparaiso (c’est sûr qu’après l’île de Pâques, ça faisait drôle)
  • la taille des chiliens : ils sont petits… On se sent presque grands ici (même nous du haut de nos 1,62m et 1m72). Mais nettement moins minces que les asiatiques…
  • le nombre d’aveugles dans les rues de Santiago
  • le nombre de gens qui nous ont dit de faire attention aux voleurs et de porter toujours nos sacs à dos sur le ventre
  • les voitures qui s’arrêtent aux passages piétons, comme en Belgique (pas comme en France…) au Chili mais pas en Argentine !!!
  • le nombre de couples qui s’embrassent dans les rues, les parcs… Pas de pudeur ici, ça change des asiatiques…
  • la taille des plats dans les restaurants (voir le what’s for dinner in Chile ?)
  • le gris de l’eau des fjords en Patagonie
  • le bleu des glaciers et des lacs
  • la pureté de l’eau des lacs en Patagonie
  • les couleurs d’automne magnifiques
  • les poubelles en hauteur dans les rues
  • les sets de table et nappes en cuir dans de nombreux restaurants en Patagonie
  • les toilettes qui ne ferment jamais
  • la VIANDE : cuite à a perfection, qui fond dans la bouche
  • les trous dans les trottoirs

En Argentine, on se souviendra particulièrement de :

  • leur façon de conduire : comme des malades…
  • les routes longues en ligne droite pourtant limitées à 40
  • les paysages qui changent si vite sur la route
  • la ruta 40 que nous avons arpentée à plein d’endroits différents
  • le contraste entre Buenos Aires et les petits villages ruraux
  • la richesse du pays en beautés de la nature : le Perito Moreno, les chutes d’Iguazu, la Cordillère des Andes, les roches rouges de Salta…
  • le tango à la Boca
  • les parrillas (restaurant de viandes auBBQ)
  • les “ch” dans tous les mots
  • les médecins qui font la bise à leurs patients
  • le nombre de vieilles voitures : Renault 12, 2CV, vieilles Chevrolet… On se demande parfois comment elles roulent encore.

Nous avons adoré l’Argentine et pour nous, ça sera un des top 5 de ce voyage… Tant de choses différentes à découvrir ici…

What’s for dinner in Chile ?

Au Chili, il y a de belles particularités culinaires…

Comme partout en Amérique du sud, les chiliens aiment la viande.

Nous dégusterons à Santiago du Chili, au Rincon de Canallas, de sacrés morceaux de viande de porc mijotés longuement : jarret, saucisses, boudins… Servis avec une pomme de terre cuite et la traditionnelle salade chilienne. (1ère photo)

La salade chilienne est un mélange de tomates, oignons crus et laitue servie quasi systématiquement. Elle est accompagnée du Pebre : mélange de tomates émondées coupées en petits morceaux, d’ail, de coriandre, d’huile, sel… On mange cette sauce sur des petits morceaux de pain ou en accompagnement du plat.

A Valparaiso, nous avons eu l’occasion de voir la préparation d’un plat traditionnel : la Cazuela de carne (casserole de viande) : la viande de veau mijote dans beaucoup d’eau salée pendant au moins 1 heure puis on ajoute des carottes, des poivrons, du potiron, des pommes de terre, des apis de maïs, des épinards et des haricots verts. On ajoute encore une poignée de riz et de l’ail et de l’origan. Le tout donne une espèce de soupe avec des morceaux de viande. On mange la viande à part ou dans la soupe… (2ème photo)

Un autre plat traditionnel est le Caldillo de congrio avec du poisson blanc ferme, des oignons, des tomates, laurier et persil. Comme précédemment, le tout donne une espèce de soupe au poisson.

Dans le quartier Bella Vista de Santiago, nous avons dégusté le pastel del Choco : plat ressemblant à de la bouille à base de maïs, de viande et d’œuf dur : spécial !!! (4ème photo)

Les portions sont énormes, nous prenons un plat pour deux voir pour 4….

En Amérique du sud, les enfants ont savouré les empanadas : petits chaussons de viande, ou de jambon ou de fromage ou même de légumes (plus rares)…

Nous avons trouvé aussi des fruits que nous ne connaissions pas au marché : des pepinos : texture de la pomme, assez juteux et sans vraiment de goût. (3ème photo)

Coté Supermarché :

  • la taille des emballages de soda est impressionnante : des bouteilles de 3 L vendues par pack de 3 : histoire de se faire les muscles…
  • Le rayon des saucisses et autres charcuteries est énorme…. (6ème photo)
  • tout comme le rayons des légumineuses aussi grand que le rayon des pâtes chez nous….
  • J’ai aussi trouvé des feuilles d’aloé vera au rayon des légumes… (5ème photo)
  • Ici le pain est vendu au poids : on se sert et on le pèse comme au rayon fruits et légumes

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Geiser del Tatio

Levés à 3h 30, vive les courageux !!! En plus, il nous faut enfiler des couches et des couches de vêtements car nous allons avoir très froid.

Le mini-bus passe nous prendre à 4 heures devant l’hôtel et on entame la série de tous les hôtels du coin pour aller chercher les autres touristes. Nous voilà partis pour 2 heures 30 de piste… C’est long… La route est mauvaise et seule Erine arrive à s’endormir.

A 6 h 30, on arrive à l’entrée du parc des geysers… La porte du bus s’ouvre et là on prend une bonne claque de froid dans la tête. On réalise alors que les vitres du bus sont gelées à l’intérieur !!! OK ! Le guide nous annonce qu’il fait – 10° C, la température va descendre encore un peu avant de remonter avec le lever du soleil… Aie Aie Aie…

Nous sortons tous pour une petite promenade le long des geysers : nous sommes à 4300 m d’altitude sur un volcan. L’eau bouillante sort de la terre sur des petits trous d’eau. La différence de température entre l’eau et l’air entraine de grandes fumées de condensation très visibles. Il parait que c’est pour ça que nous sommes venus à cette heure-ci. On entend des gloups, gloups, gloups et on voit les bulles d’eau bouillante dans les trous. C’est assez impressionnant mais bon, il fait tjs -10°C et nous sommes gelés. Les vapeurs sont assez toxiques mais nous ne sentons pas l’odeur insoutenable du soufre comme en Nouvelle Zélande.

A la fin de la promenade, le petit-déjeuner nous attend devant le bus. Pour se servir, on est bien obligés d’enlever nos gants et c’est une très mauvaise idée… Nous avons les doigts des mains et des pieds gelés. Pas question de sauter et de courir pour se réchauffer car l’oxygène est bien plus rare à 4300 m. Le soleil se lève et les couleurs commencent à être superbes sur les geysers mais c’est l’heure de repartir. Laurent est un peu énervé de partir juste au bon moment.

On remonte dans le bus pour aller un peu plus loin près des piscines naturelles. L’eau est à 30-35°C mais il fait bien trop froid dehors. Quoi, vous imaginez que je vais me mettre en maillot de bain alors qu’il fait -10°C ??? Ca va pas bien ? Encore une fois, nous avons amené les maillots de bain pour rien. Quelques courageux se jettent à l’eau, ressortent et restent même en maillot alors qu’il fait si froid dehors… Surement des canadiens… Laurent fait de belles photos alors que les enfants sont restés dans le bus. Moi, je commence à me réchauffer au soleil.

Sur la route les paysages sont désertiques avec quelques touffes d’herbes par-ci, par-là… On distingue quelques vigognes et des espèces d’autruches sauvages dans le paysage. Dès que le mini-bus s’approche, les animaux se cachent derrière les pierres.

Un nouvel arrêt près d’un lac où nichent des oiseaux particuliers : un écosystème particulier. Ils ont de grandes pattes palmées et c’est assez marrant de les voir glisser sur la glace.

Plus loin, on nous arrête dans un village qui semble désert : Machuca. Il y a une vingtaine de maisons, toutes fermées. Seule l’église est jolie sur le haut de la colline qui surplombe le village. Erine va même y donner le biberon à un bébé lama…

Bon, notre avis sur l’excursion est très partagé, c’est beaucoup de route pour pas grand chose et puis, il fait très très froid. Bon, ça aura été une bonne répétition avant l’expédition pour Uyuni dans 2 jours…

Pour l’heure, nous allons faire la sieste car la journée n’est pas terminée, ce soir, nous allons découvrir les étoiles avec un astronome français…

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Laguna Cejar

Matinée tranquille à peaufiner notre programme à venir et à faire l’école aux enfants  : et oui, ça nous arrive de temps en temps mais ils sont maintenant dans les révisions. Bon, je m’énerve toujours autant surtout quand Erine en fin de CE2 ne sait plus identifier le sujet dans une phrase… HAAAA !!!

Ensuite, les enfants ont droit à leur épisode quotidien des mystérieuses cités d’or : et oui (encore), depuis Buenos Aires, nous essayons de les motiver sur les prochains pays à visiter en leur montrant les cités d’or… Ils sont fans et attendent leur RDV quotidien avec impatience : ils ont déjà reconnu le détroit de Magellan (bon, en les aidant un peu !) et tout seuls cette fois les glaciers comme le Perito Moreno…

A 15 heures (sans arriver 1 heure à l’avance cette fois), nous partons pour notre excursion à la lagune Cejas dans un bus d’une vingtaine de personnes. Nous faisons connaissance avec nos voisins : une hongroise en échange sur Lima pour ses études et un couple d’anglais en voyage en Amérique du Sud pour 6 mois.

Notre premier arrêt sera pour la laguna cejas, deux lacs d’eau salée, très salée : les gens flottent en se baignant. Il ne fait pas trop chaud dehors, le vent souffle et l’eau des lacs n’est pas très chaude non plus (environ 10°C). On a emmené nos maillots mais petits joueurs que nous sommes, nous ne tenterons pas l’expérience. On regarde plutôt les autres faire. En plus, il faut être très prudent en se baignant car les bords des lacs sont pleins de cristaux de sel qui blessent les pieds…

Nous, nous préférons faire le tour en se baladant. La végétation est sympa : il y a des fleurs type plumeau qui apportent une autre couleur au paysage. Au fond, toujours la belle vue sur les volcans de la cordillère. Les enfants s’amusent à prendre leurs photos… L’ambiance est très sympa : on retrouve des étudiants français qui étaient avec nous dans le bus Salta – San Pedro : eux, ils ont le courage de se jeter à l’eau. A la sortie, ils sont gelés et pleins de traces de sel. Les guides doivent rincer chacun avec de l’eau douce pour éviter les irritations – même dans le maillot !!!

Deuxième arrêt : deux autres lagunas du même type mais moins grandes. Le paysage est toujours superbe.

Dernier arrêt : Nous sommes sur le salar d’Atacama au bord de la laguna Tebenquinche. C’est un avant-goût de ce qui nous attend au salar d’Uyuni. Et c’est le coucher du soleil. Au bord de la lagune, le sol est parfois meuble et on évite les pattes chaudes de justesse. Des tout petits ilots sur le lac forment de très belles ombres et nous donnent le paysage parfait pour la photo idéale… On fait des photos sympa en famille, jouer à sauter devant le lac : seul problème, Vincent a toujours 2 secondes de retard lors des sauts … Du coup, on dirait qu’il nous porte…

On nous sert ici le petit apéro qui va bien… On aurait bien pris un verre de Pisco mais pas d’alcool pour nous aujourd’hui, car demain, notre excursion nous amène à 4500 m et on doit mettre toutes les chances de notre coté pour éviter le mal de l’altitude.

A notre retour, nous dinons très tôt et allons nous coucher comme les poules. Réveil demain pour 3 h 30.   

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San Pedro de Atacama – Valle de la luna

Nous voilà à San Pedro en pleine forme après une bonne nuit de sommeil. Drôle de temps ce matin, c’est très, très nuageux ! Pas normal pour un désert. On nous dit même qu’il se pourrait qu’il pleuve. Ca va pas non ? Ici, il ne pleut qu’une fois par an et ça va être pour nous ???

Nous laissons les enfants jouer à l’hôtel alors que nous allons visiter les agences pour organiser nos excursions.

Deux missions :

  • trouver les bonnes excursions sur San Pedro et il y a beaucoup de choses à voir ici
  • trouver la bonne agence pour notre périple vers la Bolivie en passant par le salar de Uyuni.

Première mission vite remplie. San Pedro de Atacama, c’est, en fait une rue principale et une place centrale du village avec des dizaines d’agences différentes, des restaurants et des magasins de souvenirs… Où aller pour organiser ses excursions ? Nos amis Sam et Charlotte et Maxime et Laureline nous avaient donné les bons conseils.  Directement, nous allons à l’hostelling international pour réserver toutes nos excursions. La gérante est super sympa, nous donne les bons conseils et nous fait une ristourne suite à notre réservation de 3 excursions. En fait, elle passe par les meilleures agences ensuite pour faire les excursions.

Ca, c’est fait… Maintenant le plus difficile…

Nous devons trouver la bonne agence pour aller à Uyuni. Le plan c’est de faire une excursion sur 3 jours en 4X4 avec nuit dans des refuges à 4300 mètres d’altitude et -15°C dehors. Le truc c’est qu’il n’y a pas de chauffage dans les refuges. Aie… Là, chez Nelly, ça coince car Nelly a horreur du froid !!! Main bon, on va mettre notre mouchoir par-dessus et prendre sur soi…

On visite 3 différentes agences, les plus recommandables car il y en a à formellement éviter (chauffeurs bourrés) :

  • certaines nous disent “Pas avec des enfants !” alors que nous connaissons plus de 5 familles l’ayant fait,
  • certaines nous disent : “pas de problème, mais prévoyez des duvets car il fait vraiment très froid : Sleeping bags are mandatory” or, on n’a pas de duvets !!!
  • La 4ème agence nous dit : “Nous, on vous loue des duvets sur place” : ha! ça c’est mieux !!! et puis en discutant, la vendeuse nous sort LE super bon plan !!

On va finalement prendre la version confort : un 4 x 4 pour nous 4, un guide français et des nuits dans des hôtels chauffés !!! Même parcours que les autres mais en 4 jours pour voir le coucher de soleil et le lever de soleil sur le salar. YES !!! Je suis sacrément soulagée et la journée commence super bien…

Nous retrouvons les enfants bien sages et ravis d’avoir eu du temps pour eux. Après le déjeuner, nous arrivons motivés à l’agence pour le départ pour l’excursion vers la vallée de la lune. La vendeuse nous dit “mais vous avez une heure d’avance !”. Super les Lellu, on a oublié de changer d’heure en arrivant au Chili !!! Trop fort ! Heureusement que c’est dans ce sens-là et qu’on ne partait pas pour une excursion à 4 heures du mat !!! Ca nous fait bien rire. Les enfants vont patienter sur la place en jouant à 1-2-3 soleil…

Allez, c’est parti ce coup-ci ! Bon, on se retrouve dans un bus d’une trentaine de personnes. On n’est pas habitués mais bon…

Premier arrêt : Les hauts de San Pedro avec vue sur le désert !!! C’est superbe ! Les enfants sont scotchés : Vincent pleure parce qu’il n’a pas pris son appareil photo et Erine décolle son nez de son bouquin tellement c’est beau. C’est vous dire… Les couleurs rouges sont superbes, les reliefs variés… Bon, le ciel est gris mais c’est pas plus mal pour les photos et puis, toujours pas de pluie… Le guide est un peu bizarre. Son anglais est plus que moyen et on ne comprend pas tout en espagnol mais il nous semble qu’il répète 5 fois les mêmes explications sur la formation du désert. Y’a surement des nuances qu’on n’a pas saisies.

Deuxième arrêt : la vallee de la mort… Ca fait peur comme nom… En fait, le nom vient d’une erreur linguistique. Avant on l’appelait la vallée de Mars car il parait que les paysages sur Mars sont exactement comme ça. Mars est devenu Mort, on ne sait pas trop comment… Enfin, c’est encore très beau. Les différentes couches que l’on voit sont le résultat des sédimentations et compressions depuis 23 millions d’années. On distingue des couches de cendres de volcans, des couches de carbonate de calcium (signe de vie animale), des couches de soufre et de cuivre…

Troisième arrêt : la mine de sel. Les enfants découvrent les cristaux de sel dans la roche et nous descendons dans un petit trou, ancienne mine de sel. Ils sont super contents de voir ça.

Dernier arrêt (ça fait un peu omni-bus mais bon…) : la vallée de la lune pour le coucher du soleil. On nous montre deux amphithéâtres de roches. Puis nous amorçons une ascension vers la crête d’une dune. Un nouveau Waouh pour la famille Lellu (repris d’’ailleurs dans le blog des Ducasse pour des courgettes à la vapeur en Chine) ! Nous avons une vue sur une gigantesque dune de sable gris. Erine nous dit “Wouah, on dirait de la peinture !”. C’est superbe et très surprenant au milieu des roches rouges. Ca nous fait penser à notre voyage à Oman avec nos copains… Le soleil doit se coucher dans 1/2 heure mais le ciel est très nuageux. On s’attend à ne pas profiter de ce coucher-là.  Et pourtant, juste après le coucher de soleil à l’Ouest, nous entamons le chemin du retour et le ciel devient tout rouge à l’est. Super !!!! Tout le monde s’arrête en chemin et profite…

On va rentrer sur San Pedro assez tôt et diner dans un restau très sympa avec un grand feu de bois au centre : les restaurants sont presque tous comme ça ici : on appelle ça des Adobe : le toit de la cour est mi couvert, mi ouvert pour le feu… Super journée et sans pluie !!!

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Trajet Salta-San Pedro de Atacama

Nous y voilà… Lever 6 heures pour départ vers le terminal de bus. En chemin, on embarque l’infusion de feuilles de coca préparée par notre hôtel pour lutter contre le mal des hauteurs. Car aujourd’hui, nous regagnons le Chili en traversant les Andes avec un passage à 5000 m d’altitude… Si senor !!!

Super bus sur deux étages Pullman. C’est la même compagnie, dont un bus s’est crashé il y a un mois au Chili, avec plein de morts… Mais bon…

Nous avons pris des sièges en bas et devant pour mettre toutes les chances de notre coté pour éviter le mal des transports. Seul problème, c’est que même devant, on n’a aucune vue sur la route car les premiers sièges sont face à une cloison séparant les voyageurs des chauffeurs. Bon, au moins, on est en bas ce qui va les ballotements et limiter la casse.

On a aussi perdu le médicament anti-mal des transports acheté exprès deux jours plus tôt… Y’a comme un relâchement chez les Lellu ces jours ci. Après presque 10 mois de voyage sans avoir rien perdu à part une multi-prise et un doubleur de casque, nous avons perdu, en 3 jours, la casquette d’Erine (laissée chez Christèle et Guillaume), les lunettes de soleil de Vincent (là, on n’a aucune idée d’où elles sont) et le fameux médicament !!! Champions les LELLU !!!

Bon, c’est parti pour 11 heures de bus. On essaye de dormir les 2 premières heures avant les premiers virages. En fait, le bus entame les virages à petite vitesse ce qui les rend bien plus faciles à gérer. Les paysages commencent à être sympas, voir très sympas… Comme ces deux derniers jours, nous allons passer de décors en décors différents d’heure en heure et monter, monter, monter… Puis descendre, descendre, descendre, pour finalement remonter…

Nous passons les grandes salines argentines : la route passe littéralement dans la mer de sel qui s’étend de chaque coté… C’est surprenant. Les enfants sont bluffés et décollent même les yeux de leur DS !!!

Arrivés au passage de la frontière argentine, nous sommes au plus haut. La queue pour le fameux tampon n’en finit pas et Vincent qui allait bien jusqu’à présent devient tout blanc, puis jaune, puis vert… Nous sommes à près de 5000 mètres d’altitude. Le chauffeur nous dit de lui surélever les jambes et de lui frotter les bras pour aider la circulation du sang.

On remonte dans le bus, ça va un peu mieux. Puis 1/2 heure après le départ, nouvelle alerte : Vincent m’appelle, il est VERT : un vrai petit Shrek sans les oreilles en trompette… On prépare le super sac en plastique gentiment donné par le chauffeur juste avant le départ de la frontière… Mais le bus descend, descend et Vincent reprend des couleurs (normales) au fur et à mesure qu’il descend. Ouf !!! Bon, il semblerait que Vincent soit sensible à l’altitude. Erine, elle est en pleine forme, elle lit, elle joue sans même se soucier des virages qui s’enchainent.

A notre grande surprise, nous arrivons à la frontière chilienne (c’est à dire à San Pedro de Atacama) vers 15 heures, soit 3 heures plus tôt que prévu. Cool !!! Bon, on doit encore passer la douane qui est fermée… On voit en effet arriver le douanier tranquillement pour ouvrir son bureau… On est arrivé trop tôt, surement !!!

On s’attend à vider tous nos sacs au contrôle des bagages mais la douanière est sympa, contrôle tous les sacs en les survolant et rigole bien en voyant toutes les peluches d’Erine et Vincent dans leurs sacs à dos… En 20 minutes, c’est fait et nous sommes déposés au centre de la ville…

Nous partons à la recherche de notre hôtel avec nos sacs en traversant le village pas bien grand. Erine s’exclame “Que c’est tranquille ici !!!” Et c’est le juste mot, pas une voiture, des rues semi-piétonnes, une belle place centrale avec des arbres et des bancs, du soleil et du sable partout !!! On se sent bien ici…

Après quelques hésitations, on arrive dans notre hôtel bien tranquille à deux rues du centre… Bien installés, nous dormirons bien tôt ce soir suite à la longue journée vécue !!!

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Les photos sont les miennes, pas celles du pro et prises à travers la vitre du bus !!!

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Torres del paine

Nous y voilà… Une grande journée s’annonce et un moment fort de notre tour du monde. Bon, il ne fait pas beau… Temps pourri mais tout le monde nous dit qu’il ne faut pas s’arrêter à ça car le temps change vite ici.

Nous, nous ferons le Torres del paine en voiture mais le moyen le plus connu est de faire le trek “W” : partir 5 jours en randonnée et dormir dans les refuges : le tracé forme un W sur la carte, d’où le nom. Avec les loulous, on ne se voyait pas faire ça.

Vu l’ouverture tardive des loueurs de voitures, nous ne partirons que vers 10 heures de Puerto Natales et le parc est à 2 heures de route… Nous avons loué un 4 X 4 et nous ne le regretterons pas.

Mais quelle route !!! Les paysages de la Patagonie s’enchainent avec les couleurs de l’automne en prime… On s’arrête tous les 10 kms pour prendre des photos.

Nous verrons un aigle de très près se délecter d’une carcasse sur la route : ça nous rappelle l’Afrique… Un peu plus loin, nous voyons des troupeaux de lamas de très près : pas trop près quand même car on ne veut pas se prendre un gros crachat sur la tête… A chaque fois que nous ouvrons les vitres, nous nous prenons le vent en pleine face et les gouttes de pluie en prime…

Nous arrivons enfin à l’entrée du parc après 130 kms de piste gravillonneuse. On nous annonce que le temps devrait se dégager “a la tarde”… Espérons que “la tarde” ne sera pas trop tard. Nous croisons deux, trois voitures en route mais pas grand monde, en fait.

Au détour d’un virage, nous arrivons sur le “lago sarmiento de gambao” : et là, tout le monde dans la voiture pousse un Waouh !!! Que c’est beau… L’eau est de couleur vert d’eau avec les montagnes en arrière-plan… Grandiose !

On a trouvé l’Australie très belle, la Nouvelle Zélande magnifique, la Polynésie superbe mais là : c’est grandiose !!! Vraiment, nous sommes bluffés.

Nous pique-niquerons dans la voiture, soufflée de tous les cotés par le vent et la pluie avec une vue magnifique sur le lac. La question qui se pose est “’est-ce que nous aurons le courage de partir randonner avec le vent et la pluie?". Laurent est assez optimiste. Finalement, nous partons donc pour une petite marche de 2 à 3 heures.

Partout, nous croisons des panneaux : “Attention aux vents violents !” Tu m’étonnes… La randonnée nous amène aux bords de la cascade Salto Grande. Le vent souffle tellement fort que nous devons tenir les enfants. Je dis tout de suite à Laurent que nous ne devons pas aller plus loin mais on n’arrête pas un Laurent décidé et nous continuons le chemin en mode “Hanoï” : je tiens Erine contre moi et Laurent tient Vincent. (A Hanoi, on faisait comme ça pour les protéger des voitures et scooters). Heureusement, le vent est doux et pas froid. Ca change tout !!!

Nous allons voir de superbes paysages, la végétation est toute dorée par l’Automne. Nous avons de la chance car Mickaël, le guide nous a expliqué que souvent les températures chutent tellement vite après l’été que les arbres perdent leurs feuilles avant même qu’elles aient eu le temps de changer de couleur.

Nous nous baladons le long du lago Nordenskjöld pour voir la montagne Almirante Nieta, les Cuernos Grande et les Cuernos del Paine… Les photos parlent d’elles mêmes… Mais le film décrit encore mieux l’expérience. (Pour ceux qui sont abonnés à notre blog par email, allez sur le site http://tourdumonde.lellu.com pour voir la vidéo)

Le vent soufflait très fort, les enfants étaient accrochés à nous. Nous pouvions voir les rafales soulever des panaches d’eau de plus de 20 mètres de haut et venir vers nous. Les enfants n’ont jamais vu ça : tant de vent qu’ils pourraient presque s’envoler. Vincent a adoré l’expérience mais Erine était un peu plus effrayée. De notre côté, nous étions sereins. Après tout, les rangers nous avaient prévenu que cela soufflait mais n’avait pas donné de contre-indications à la balade. Ici, le vent fort est une constante !! Par contre, heureusement la pluie s’est calmée car les gouttes nous fouettaient littéralement le visage.

Finalement, après la balade, le ciel s’est dégagé progressivement. Quel bonheur !!!

A notre retour à la voiture, nous avons regagné le mirador du glacier Grey mais nous sommes trop loin pour vraiment voir le glacier. Il y a normalement un ferry qui propose un tour sur le lac Grey mais vues les conditions météo et l’heure tardive, nous ne pourrons pas le prendre. Depuis la plage, nous voyons un iceberg ultra bleu qui s’est détaché du glacier. Même les enfants trouvent ça magnifique… Nous nous rendons sur la plage et le vent est toujours aussi fort, à tel point que les 2 enfants se verront arracher leur bonnet par des rafales. A chaque fois, Erine a couru pour les poursuivre dans une course folle de plus de 200m.

C’est finalement vers 18h30 que nous reprenons la route de Puerto Natales, le ciel est dégagé et le coucher du soleil nous offre encore des vues magnifiques sur les montagne. Il nous reste 2 heures de route sur les pistes gravillonneuses et toujours avec un vent de folie. Nous aurons même droit à des projections de gravillons portées par le vent qui marqueront légèrement le pare-brise. Nous arriverons à Puerto Natales, épuisés mais les yeux pleins de belles images même si le temps bouché ne nous a pas offert les vues que l’on aperçoit sur les cartes postales.

Le soir, toute la famille s’endormira sans problème …

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Puerto Natales le dimanche de Pâques

Comme on s’en doutait un peu : Puerto Natales le dimanche de Pâques, c’est mort… Tout est fermé !!! Pas moyen d’avoir une voiture de location pour aller au parc Torres del paine. Et puis, il fait un temps pourri !!! Quand je dis pourri, c’est pourri !!! Il pleut très fort et il y a beaucoup, beaucoup de vent… Le vent est glacial…

C’est le moment de mettre nos vêtements de froid que nous avons transportés depuis la Belgique pendant ces 9 derniers mois.

Et nous partons à la découverte du village. Ce n’est pas bien grand Puerto Natales et il n’y a personne dans les rues en ce dimanche.

Nous trouverons quand même un supermarché ouvert et un magasin de vêtements d’hiver où nous achèterons des bonnets et même des moufles en peau de mouton pour moi et mes mains très très sensibles au froid. Le vent est glacial : quelle immersion dans la Patagonie !!!

Nous allons découvrir une super pizzeria : on s’y sent très bien : au chaud, avec de la bonne musique, une belle déco et d’excellentes pizzas.

L’après-midi, on en profite pour faire l’école et aller nous promener un peu le long de la lagune : les couleurs sont très belles et la pluie alterne avec des moments d’accalmie.

Comme son nom l’indique, Puerto Natales possède un port. Un port de pêcheur avec de beaux bateaux de couleur.

Etonnamment, la ville est bien aménagée : il y a plein de beaux bâtiments avec de grands baies vitrées, des restau qui font cuire la viande au dessus du feu de bois (El Jorge : excellent restau), la plaza del armas vient juste d’être refaite et le front de la lagune est aménagé avec des espaces verts et des plaines de jeux… C’est sympa en fait…

Je dois dire que je suis étonnée par le coté très occidentalisé du Chili, je ne m’attendais pas à ça, naïvement.

Demain, nous passerons la journée au Torres del paine : un des plus beaux parcs au monde…

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Où sommes nous ???

La Patagonie, ça dit quelque chose à tout le monde mais c’est où en fait…

Voici deux cartes qui vous mettront les idées en place…

Petit rappel : après la Patagonie, nous allons remonter vers Buenos Aires, Atacama au Nord du Chili, puis la Bolivie, le Pérou et l’Equateur…

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