Recette de cuisine cambodgienne !

20101214_LL_1-9Une fois n’est pas coutume, nous allons vous détailler aujourd’hui la recette dont nous parlions dans notre article “Une journée dans un village cambodgien”.

Tout d’abord, félicitations à Jean-Georges qui a encore une fois gagné en donnant 3 ingrédients de la recette (mais n’a pas trouvé les principaux).

Le plat est un plat typique du Cambodge qui est mangé presque quotidiennement dans les campagnes.

Ingrédients :

  • – un nid de fourmis rouges
  • – du poisson fermenté
  • – du piment (beaucoup)
  • – du sel (1 cuillère à soupe) et du sucre (2 cuillères à soupe)
  • – de l’ail
  • – du gingembre doux
  • – de la citronnelle

 

Préparation :

  1. Casser le nid de fourmis trouvé dans un manguier. Récupérer les fourmis et les larves dans un seau d’eau.
  2. Préparer les condiments : émincer l’ail, couper de larges tranches de gingembre, couper les piments en fines tranches et mélanger en ajoutant le sucre et le sel
  3. Mixer le poisson fermenté (si ça sent très mauvais, c’est normal). Le mixage se fait bien-sûr au couteau.
  4. Ebouillanter les fourmis
  5. Mélanger les fourmis et le poisson fermenté
  6. Ajouter les condiments et mixer au couteau
  7. Envelopper le mélange dans une feuille de bananier
  8. Laisser cuire une dizaine de minutes
  9. Bon appétit !

Pour la dégustation, faire de petites chips à l’aide de morceaux de fleurs de bananier et tremper dans le plat. Comme nous le disions, c’est très fort et très épicé !

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What’s for dinner in Cambodia ?

Encore une fois, nous avons vraiment bien mangé au Cambodge… Ce mélange de saveurs…

Comme tous les pays asiatiques, les cambodgiens aiment mélanger le sucré et le salé, l’épicé avec le doux (ex : le curry avec la noix de coco). Nous avons retrouvé les salades de fleurs de bananiers, les nouilles frites avec légumes et noix de cajou, le poulet à l’ananas et sur les marchés, les petites galettes de riz fourrées que j’avais cuisinées au Vietnam…

Il y a quelques plats typiques comme le Amok de poisson, un plat en sauce (une sorte de curry) mais aussi la viande accompagnée de sa sauce au poivre de Kampot : excellente…

Il y a aussi les aliments spéciaux : rappelez vous :

  • la tortue goutée par Laurent et Pierre en descendant du bus,
  • les tarentules ou les grillons vendus dans la rue aux enfants comme on achète un cornet de glace chez nous
  • les condiments spéciaux : la pâte  de crevettes séchées fond de sauce
  • les morceaux de graisse de porc séchés vendus sur les marchés dans des grands sacs de 1 m de haut comme des chips
  • les œufs de 100 ans vieillis 45 jours dans la terre, ayant une odeur de vieux fromage

Mais ce qui nous a particulièrement intéressés, c’est ce que mangent les cambodgiens au jour le jour…

La viande est réservée aux jours de fêtes. Les vaches ou buffles ne sont pas élevés pour la nourriture (même pas pour le lait) mais pour les travaux de la ferme.

Les poulets ou cochons élevés à la maison sont souvent vendus dans le but d’acheter du riz pour nourrir la famille quelques temps ou tués dans de grandes occasions comme le jour de l’an en Avril au Cambodge. Durant ce jour de fête, une partie de la viande est offerte aux moines et le reste est partagé avec la famille et les voisins.

Pour les repas de tous les jours, les cambodgiens se préparent du poisson qu’ils pêchent dans les rivières ou rizières. Ils en font une soupe. Pour cela, ils font bouillir de l’eau et y ajoutent, pour faire une sorte de bouillon, de la citronnelle, de l’ail, du piment, un genre de gingembre doux, du tamarin concassé, du sel, du sucre et le condiment par excellence : du poisson fermenté 10 jours ; puis ils ajoutent le poisson coupé en 5 gros morceaux, du chou chinois et en fin de cuisson des jeunes oignons.   Ce met est plein de saveurs et ma foi très bon…Et comme deuxième plat typique, voici la réponse à notre devinette de Mercredi : Sur un morceau de bois servant de planche à découper, nous avons émincé :

  • de l’ail
  • de la citronnelle
  • des piments rouges (La préparation de ce plat riche en piment me vaudra d’avoir le bout des doigts en feu une longue journée…)
  • du gingembre doux
  • du poisson fermenté qui pue à 2 mètres…
  • Et cerise sur le gâteau : des milliers fourmis rouges et leurs larves…

Les fourmis proviennent des manguiers. On y trouve au bout des branches de gros nids. Les cambodgiens secouent les arbres et récoltent les fourmis qui tombent. Ils les font bouillir et le tour est joué.

Toute cette pâté est placée dans une feuille de bananiers chauffée au feu pour l’assouplir : on forme ainsi un petit maquet que l’ont fait chauffer comme une papillote au feu.

On mange la pate cuite étalée sur un pétale de fleur de bananier. Franchement, je ne peux pas vous dire quel était le goût des fourmis car j’ai bien plus senti celui du piment et du poisson fermenté (fort goût de fromage)…

Les cambodgiens mangent aussi des citrouilles, des courgettes, des aubergines, des haricots verts qui font près de 50 cm de long…

Le riz reste le plat de base de leur alimentation : ils en mangent absolument à tous les repas, y compris au petit déjeuner…

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Bye, Bye Cambodge !!!

Et voilà, une autre page se tourne. Ce matin, nous avons quitté le Cambodge pour le Laos…

Quel pays !!! Nous y avons passé finalement peu de temps mais pas mal de choses nous auront marquées :

  • Pour Laurent : il a aimé Le Bokor et son casino abandonné, le sourire des gens, les temples de Siem Reap
  • Pour Erine : elle garde de très bons souvenirs de notre journée dans le village à aider la famille et à planter des choux
  • Pour Vincent : il retient qu’il a joué dans une cage à poules sur une plaine de jeux à Phnom Penh et que les temples, c’est pas toujours marrant…

Pour moi, c’est bien plus de souvenirs que ça :

  • L’accueil de Seng, le gérant de la guest house de Phnom Penh, sa gentillesse pour ses clients et son histoire : sa famille a fuit les khmers rouges lorsqu’il était bébé, il a vécu toute sa vie en France et lors de vacances au Cambodge, il a rencontré sa femme et est revenu vivre dans son pays.
  • L’histoire des cambodgiens : leur regard triste lorsqu’il parle de la période de Pol Pot. Tous ces récits de massacres, de cruauté et de terreurs alors que ce n’est pas si vieux…
  • Les sourires des cambodgiens : sacré contraste après le Vietnam. Ils sont charmants, souriants et pas du tout agressifs. Dans les marchés, ils disent avec le sourire “Hello Madam, Buy something!” . On répond non et ils nous disent “au revoir!”
  • Les enfants : tant d’enfants dans les rues, dans les temples à essayer de gagner quelques dollars. A notre arrivée, je suis tombée par hasard sur un reportage d’Envoyé Spécial sur le Cambodge : ce reportage m’a mise mal à l’aise par rapport à tous ces enfants si pauvres… Nous en avons vu beaucoup, étrangement plus de garçons que de filles. Ils sont tellement nombreux que les enseignants font deux classes par jour pour faire de la place dans les écoles. Pol Pot a massacré les gens instruits aussi, ils manquent toute une génération d’enseignants pour s’occuper de tous ces enfants…
  • Le tourisme est encore peu développé dans ce pays (à part à Siem Reap) ce qui peut être un avantage pour garder de l’authenticité et un inconvénient lorsque l’on parle de sécurité dans les excursions : le manque d’expérience explique peut-être une partie de leur inconscience…
  • L’écriture cambodgienne toute en courbe, c’est très… poétique…
  • les plats bizarres : voir le blog de demain
  • Les groupes de danse et d’aérobic le long des quais à Pnom Penh
  • La belle architecture et dorure de leurs palais et pagodes
  • La beauté des statues des dieux
  • La compétition dans les temples entre la religion bouddhiste et hindouiste : on coupe les têtes des dieux hindous et on met des bouddhas à la place
  • les tuk-tuk avec remorque montée sur le scooter…

Mais c’est aussi 2 semaines de vacances avec Papy et Mamie que nous n’avions pas vu depuis 4 mois et avec qui nous sommes ravis de partager un peu de nos expériences…

Un petit consil : venez vite voir le Cambodge et visiter ce pays car dans quelques années, il risque devenir comme le Vietnam d’aujourd’hui…..

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Une journée dans un village cambodgien

Aujourd’hui, nous avons décidé de suivre les traces “des Zat”, une famille qui fait le tour du monde en ce moment et que l’on devrait rejoindre en fin d’année en Thaïlande. L’idée est de passer une journée dans un village cambodgien en passant par une organisation caritative qui installe des pompes et des filtres à eau dans les maisons des familles.

Nous partons donc vers 08:00 de l’hôtel puis arrivons une bonne demi-heure plus tard dans le village qui compte 200 familles. Sur le chemin, le guide nous explique la vie dans le village. En gros, la moitié des familles est “riche” et dispose d’une parcelle de terre assez grande pour se nourrir en riz toute l’année. Pour les autres, une fois les ressources épuisées, il faut vendre des poules, des légumes, pour s’acheter le riz. A cet endroit, qui n’est pas assez bien irrigué, il n’y a qu’une récolte de riz par an. Plus près du lac, les familles ont de la chance et peuvent faire 2 récoltes à l’année.

A l’entrée du village, nous nous arrêtons dans une petite cahutte ou une charmante dame prépare des beignets de banane qu’elle vend comme snack pour les habitants du village. Nous sortons de la voiture et là, directement, la charmante dame “met la main au paquet” de Vincent. Le guide nous explique “c’est pour voir si c’est un garçon ou une fille !!” Je n’ai pas vu la scène mais Nelly qui a tout vu a été assez estomaquée ! Sans parler de Vincent…

Nous goutons les bananes qui sont délicieuses puis repartons. Dans le village, nous montons sur des charrettes tirées par des buffles et des vaches pour nous mener aux champs. Attention, ce n’est pas une attraction pour les touristes, l’agriculture ici n’est pas absolument pas motorisée et tout se fait avec les bovins. Après une vingtaine de minutes de charrette, dont certains passages épiques dans d’énormes flaques d’eau, nous arrivons dans le jardin potager d’une famille puis passons deux heures à planter des choux chinois. La récolte permettra à cette famille de gagner assez d’argent pour s’offrir un mois de riz. Les enfants adorent mais la chaleur est accablante et à la fin, tout le monde en a un peu marre .. en plus, Mamie se fait un lumbago. Nous finissons quand même la parcelle et la couvrons instantanément de feuilles de palmier pour éviter que les feuilles ne brulent au soleil.

Nous nous rendons ensuite dans la maison de cette même famille pour préparer le repas du midi avec le guide. Au menu, soupe de poisson et … recette surprise !! Alors, regardez l’avant dernière photo et le premier qui nous cite 3 des ingrédients de la recette a gagné ! Nous donnerons la réponse dans les tout prochains jours.

Nous goutons aux deux plats que nous avons préparés. La soupe de poisson est très bonne mais nous avons du mal avec le deuxième, vraiment très particulier, dégustée sur des fleurs de bananier (à part Papy Pierre qui n’arrête pas d’en reprendre). Nous acceptons donc bien volontiers les sandwichs que nous a apporté notre guide !

Après le repas, nous entamons une longue discussion sur la vie rurale au Cambodge et notamment sur l’influence des “shamans” et autres diseurs de bonne aventure mais aussi sur les mariages et naissances. Nous repartons ensuite à pied et croisons un homme qui forme des bottes de riz pour le faire sécher en hauteur afin d’éviter que les poules ne le mangent. Il nous montre alors la charrue utilisée pour labourer la terre. C’est vraiment ultra rustique; 2 morceaux de bois et un soc en métal, le tout accroché aux buffles avec un joug en bois. Le guide nous raconte alors une histoire qui nous marquera. Il nous explique qu’après le passage de Pol Pot, il n’y avait plus de bétail dans le pays. Il avait été exterminé pour être donné en offrande aux dieux ou pour nourrir les officiels puis il nous raconte qu’il garde en tête l’image de sa sœur et sa mère, accrochées au joug, qui tirent la charrue pour retourner la terre (son père ayant été tué par les khmers rouges) ! Cette période a duré plus de vingt ans avant que les villageois ne puissent de nouveau s’offrir du bétail pour les travaux de la ferme !

Nous reprenons notre chemin et croisons des villageois qui ont bénéficié de l’aide de l’association. Une pompe à eau mécanique, qui descend à 45 mètres de profondeur, et un filtre à eau, composé de graviers et de sable. Chaque filtre permet de fournir de l’eau potable à 4 ou 5 familles pendant 5 ans. Notre guide nous explique qu’en 3 ans et demi, les résultats sur la santé des enfants ont été spectaculaires. Les maisons sont sur des pilotis de 2 à 3 mètres de haut et sont constituées d’un plancher en bois. A l’intérieur, il n’y a qu’une seule pièce quasiment vide. Chaque soir, les familles déploient leur moustiquaire et dorment sur des paillasses de bambous. Il n’y a ni eau courante, ni électricité. Certains ont néanmoins une télé qu’ils alimentent avec une batterie de voiture. L’autonomie est de 3 jours. Ensuite, il vont faire recharger la batterie dans le village à l’aide d’un générateur. Pour la lumière et les devoirs des enfants, ils utilisent des petites lampes à pétrole bricolées avec de vieilles boites de conserve.

Nous nous rendons ensuite au monastère du village qui est très grand et très bien équipé. Les monastères sont financés par des dons et tout le monde fait des offrandes aux moines pour leur permettre de manger. Dans chaque famille, il y a au moins un garçon qui devient moine pendant une période d’une à cinq années en moyenne. Le monastère présente aussi une salle pour les crémations, et les stupas, très bien décorés conservent les cendres des défunts. A côté du monastère et grâce aux dons, les moines ont aussi fait construire une école équipée d’une bibliothèque et composée de cinq classes. Il y a tellement d’enfants par famille que l’éducation se fait par demi-journée. Les profs gèrent donc 2 classes par jour. L’équipement est simple mais propre. Les moines offrent le matériel scolaire aux plus pauvres. Le guide nous expliquera qu’en ville, les familles font des cadeaux toutes les semaines aux professeurs pour s’assurer qu’il va bien enseigner aux enfants et les familles les plus riches offrent de gros cadeaux (un scooter neuf par exemple), en échange de cours particuliers… Malheureusement, cela se fait au détriment des autres élèves car ces cours sont fait en semaine, alors que les profs devraient être avec leur classe.

Nous rentrons ensuite à l’hôtel et faisons une leçon de français aux enfants. Ce soir, nous avons rendez-vous avec Laureline et Max, nos amis voyageurs. Ils viennent d’arriver du Laos et nous retrouvent à notre hôtel. Nous sommes super contents de les revoir et passons de longs moments à échanger nos adresses sur le Laos et le Cambodge. Ils nous racontent en détail leurs (més)aventures en bus entre le Vietnam et le Laos. Après un repas au restaurant du coin, nous allons prendre un verre dans un des nombreux bars de Siem Reap puis nous nous quittons en espérant nous revoir dans quelques mois en Amérique du sud. Nos chemins en Asie se séparent, ils vont rester quelques jours au Cambodge avant de passer en Birmanie puis ce sera la Nouvelle Zélande. De notre côté, nous décollons pour le Laos demain puis ce sera la Thaïlande puis l’Australie.

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Lever aux aurores sur le temple d’Angkor

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Ce matin, j’ai décidé d’accompagner mes parents pour aller voir le lever de soleil sur le temple d’Angor (enfin, c’est surtout mon papa qui est vraiment motivé). Les enfants et Nelly me rejoindront plus tard. Le réveil est donc réglé à 4:45 pour un départ à 05:00 précise. Juste le temps de s’habiller et de prendre un café. Nous arrivons sur place vers 05:30 et il fait toujours nuit noire. Je suis étonné de voir tant de monde, il y a déjà des milliers de personnes sur le site. Nous rejoignons LE spot idéal pour les photos et là .. déception, tout le bord du plan d’eau est bondé de photographes (tous mieux équipés les uns que les autres) .. J’arrive quand même à me faufiler et à négocier un bon endroit en promettant de rester accroupi pour ne pas gêner les courageux qui sont arrivés avant moi.

Le soleil se lève progressivement et ce n’est que vers 06:30 que l’on peut voir l’astre percer au loin. Pendant ce temps, la plupart des photographes sont partis .. c’est vraiment bizarre d’arriver si tôt et de ne prendre que des photos dans la pénombre. Bref, je suis finalement assez content de la photo obtenue même si les conditions n’étaient pas idéales. Un guide explique qu’il faut revenir fin mars pour avoir un bon alignement entre le soleil et les tours … on y pensera …

Direction le petit déjeuner avant que le Tuk-Tuk des parents ne me dépose à Bayon vers 08:30. Nelly et les enfants sont censés me rejoindre ici vers 09:00. J’en profite donc pour revisiter ce temple qui est un de mes préférés. Nelly et les enfants arriveront finalement vers 09:30 et nous retournerons ensemble faire un petit tour et quelques photos avec les enfants. De nouveau, plein de monde… Pendant ce temps, les parents sont partis vers d’autres horizons pour une nouvelle journée complète de visite.. De notre côté, on veut rester assez cool et puis, on doit faire l’école aux enfants donc, seule une demi-journée sur les sites est prévue.

Une fois la revisite de Bayon terminée, nous prenons la direction du temple Preah Khan. 10 minutes de Tuk-Tuk suffisent. Même si le temple a beaucoup souffert, il est vraiment très joli. Les arbres ont, là aussi, envahi le temple et cassé les bâtiments. On est vraiment dans une ambiance à la “Indiana Jones” ! Les enfants sont ravis car il n’y a pas de “guide qui parle tout le temps” ou qui nous impose un rythme. Ils grimpent sur les vieilles pierres et font des photos d’aventuriers. En plus, nous sommes quasiment seuls sur place ce qui renforce la sensation de découverte.

Nous finirons la matinée de visite par un dernier temple, le East Mebon, qui nous plaira moins; il devait être superbe à l’origine mais lui aussi a beaucoup souffert. Aux 4 coins du temple, se dressent des éléphants. Les tours étaient, à l’origine, couvertes de pierres précieuses et semi-précieuses mais il n’en reste plus aucune aujourd’hui (forcément). La chaleur est accablante et nous sommes contents de rentrer à l’hôtel après un petit passage dans un restaurant mexicain (il faut bien changer de temps en temps). L’après midi est consacré à l’école des enfants.

Petit aparté de Nelly  : Et ce soir, Papy et Mamie nous offrent une soirée en amoureux : ils gardent les loulous . YES !!!! La première soirée seuls tous les deux depuis 4 mois 1/2…

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Siem Reap : Angkor

A l’heure où j’écris ce blog, j’ai beaucoup de mal à me concentrer : j’ai les pieds dans un bassin d’eau avec des poissons qui mangent les peaux mortes de mes pieds… C’est très déroutant : une drôle de sensation de sentir ses petits becs bouffer ses pieds … Ca chatouille !!!

Bon un peu de concentration ! Nous voilà à Siem Reap…

Quel changement encore… Il parait qu’il y a maintenant plus de 600 hôtels ou guesthouses dans cette ville… Tous ces hôtels se sont montés dans les 10 dernières années. Tourisme de masse garanti. Nous sommes donc arrivés par le bus après 6 heures depuis Phnom Penh. A peine arrivés et les valises déposés dans notre guest house, nous sommes repartis en tuk-tuk directement vers les temples selon le conseil avisé de Papy Pierre… Nous avons ainsi fait faire nos “pass” d’entrée pour les 3 prochains jours en évitant la queue.

Les tuk-tuk nous ont ensuite emmené vers une colline pour voir le coucher du soleil. Là, on s’est franchement demandé où nous étions tombés. Nous étions des milliers de touristes à monter dans cette colline pour arriver à un temple plein, rempli de monde. Les gens escaladent ce temple pour monter voir on ne sait quoi… Le soleil qui se couche sur la plaine mais pas de temples en vue… Tels des moutons débiles, nous avons suivi, jusqu’à un certain point où nous avons ouverts les yeux et réaliser le danger de se retrouver avec ces centaines de touristes sur ces maigres marches…

En clair, premier contact avec les temples bien décevant !!!

Espérons que demain soit mieux…

Et quelle journée !!! De 9 heures à 18 heures dans les temples… un peu longue pour nos loulous … Mais un must de notre tour du monde…

Nous avons pris deux tuk-tuk ce matin et un guide francophone (Thomas). Nous avons fait le petit circuit c’est à dire que nous sommes allés dans le Angkor Thom, c’est l’enceinte qui abritait le temple royal. Celui-ci était en bois aussi il n’en reste plus rien mais il y a encore de nombreux temples dans l’enceinte.

Ces temples sont remplis de richesses et tellement peu protégés… Nous sommes étonnés de voir que tout le monde peut toucher les sculptures des bas relief, monter sur les pierres sculptées… Il y a littéralement des centaines de milliers de pierres partout autour des temples. Elles proviennent des temples détruits dont certaines parties se sont écroulées au fil des siècles et font maintenant partie du décor. Pour les pièces les plus sculptées, on se demande quel sera l’impact du tourisme de masse.

Le Bayon est magnifique : on peut y voir de nombreuses sculptures de reproductions de bouddhas. Les sculptures des bas relief montrent des scènes de guerres des kmers contre les Siams (casqués). C’est impressionnant de précision et très bien conservé. Il y a aussi de nombreuses têtes de statues qui manquent, pillées par les hommes et notamment par pas mal de français… Mais attention, toutes les destructions ne viennent pas des pilllages ou des guerres : les rois eux-même, s’ils sont hindouistes, détruisent toutes les têtes de bouddhas des temples pour les transformer en temple Hindouiste.

Les enfants ont joué les explorateurs dans les vestiges mais en ont eu vite mare. Ils s’installaient donc dans un coin puis lisaient pendant que nous continuons nos visites.

Plus loin, le temple Baphuon restauré par les français avec le Bouddha couché que l’on devine de loin. Rien que la coiffure fait plus de 2000 pierres et 200 000 pour le bouddha en entier.

Il fait très chaud sur le site… Le soleil tape et on apprécie de se poser pour le déjeuner à l’ombre d’une bâche. Deux jeunes filles cambodgiennes nous préparent nos plats à tour de rôle sur deux pauvres réchauds mais ce sera bien bon…

Cet après midi, nous visitons le temple Ta Prohm, mon préféré… Comme sur tous les temples, les arbres ont poussé sur les pierres mais ici, on les a laissé et on voit d’impressionnantes racines d’arbres emmêlées dans les pierres. Les arbres sont très hauts, immenses et étonnamment argentés. C’est superbe : ça nous plait beaucoup… Nous ferons de bien jolies photos. Même les enfants feront des “Wouah” d’étonnement. On verra aussi les points de vue utilisés dans le film Tombraider, avec Angelina Jolie, tourné ici (bon ok, c’est pas une référence cinématographique mais bon). Nous aimerions y passer du temps, nous poser et observer mais notre guide nous emmène vers le site de Angkor Wat : le temple le plus connu que l’on trouve représenté sur le drapeau du Cambodge, sur les étiquettes de bières et tous les tee-shirts ou pub sur le Cambodge.

Ce temple est énorme, majestueux avec de nombreuses salles, des enfilades de couloirs avec de belles colonnes et des bas reliefs sculptés magnifiques et toujours pas protégés. Mais ce temple est bourré de touristes. Il faut faire 2 à 3 heures de queue pour monter au sommet voir les bouddhas. Sans nous…

Les jardins offrent aussi une belle vue sur l’ensemble (en faisant abstraction des échafaudages). C’est beau mais ce ne sera pas notre préféré.

Comme dit Laurent, toutes les pierres que nous croisons sont sculptées et juste une, ferait l’objet de l’attraction d’un musée chez nous, tellement c’est beau.

Nous rentrons finalement à l’hôtel vannés puis allons nous régaler dans un petit restaurant Khmer. On a bien mérité un bain de pieds avec poissons. Demain, ce sera repos pour les jeunes et les grand-parents retourneront sur le site.

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Petite devinette cambodgienne

Bon, vous n’avez pas été nombreux à tenter votre chance sur la dernière petite devinette. C’est vrai que ce n’était pas facile ! La bonne réponse nous a été donnée par Jean-George par email. C’est en effet une pate d’œufs de crevettes. Elle est utilisée en fond de sauce pour donner du gout et je peux vous assurer que vu l’odeur, c’est impossible d’en manger à la petite cuiller.

Un grand bravo donc à Jean-George qui gagne son poids en “pate d’oeuf de crevette”, à venir retirer au marché de Kampot (bon, ok c’est un cadeau pourri mais bon) !!

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Dernière journée à Phnom Penh

Après une matinée studieuse pour les loulous et une première grande dispute pour les parents (la première du tour du monde : il en fallait bien une…), nous retrouvons les Berteaux pour le déjeuner. Christine, Laurent et Paul-Elian (9 ans) font un tour de l’Asie pendant 6 mois. Ils étaient à la French Guest House chez Catherine à Shanghai juste une journée avant nous.

Nous avons plaisir à les rencontrer car nous avons des sentiments à échanger sur nos expériences. Paul-Elian et les enfants s’entendent très bien. Pour le déjeuner, nous sommes allés dans l’annexe du restau Friends et nous avons de nouveau dégusté de supers plats : excellente adresse pour les futurs visiteurs de Phnom Penh.

Nous passerons l’après-midi tous ensemble (alors que Pierre et Colette arpentent les marchés de la ville). Les deux Laurent jouent avec le jeu de volant des enfants alors que ceux-ci font des parties de cache-cache ou courent après les pigeons, les mamans, elles discutent : normal !!!

Nous aurons du mal à nous quitter à la tombée de la nuit. A peine partis, Vincent nous dit que Paul-Elian lui manque déjà.

Ce soir est notre dernier soir à Phnom Penh : petit cocktail sur une terrasse en hauteur au bord du “pier” et nous voilà encore une fois à boucler les valises.

Le lendemain, c’est donc le départ pour Siem Reap : 6 heures de bus… Ma foi, avec Mamie Colette qui fait l’école aux enfants, Laurent qui fait les cours d’espagnol et de bons bouquins (Merci Colette et Mamylène), les 6 heures passent sans problème. Nous verrons défiler des kilomètres de rizières et aussi des kilomètres d’échoppes en tout genre…

A chaque pause du chauffeur, une nouvelle surprise :

  • première pause et nous découvrons des tarentules frites à déguster mais aussi une tarentule vivante dans les mains de la vendeuse qu’elle posera dans le panier d’oeuf… Hummm…
  • deuxième pause et c’est un panier de tortues fraichement cuites qui nous attend. La vendeuse qui est en train de s’en mettre plein la panse propose à Laurent de gouter en voyant sa curiosité… Ca ressemble à nos escargots… Il aura même le privilège de gouter un œuf : comme du jaune d’œuf de poule. Pierre qui n’était pas bien loin en a profité pour faire les même dégustations.

En fait, la vente, la cuisson et la consommation de tortues sont interdites au Cambodge; nous avons un hors la loi dans la famille… Mais quelle expérience…

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Petite devinette cambodgienne

Nous continuons notre tradition sur les petites devinettes avec aujourd’hui, une question un peu difficile, alors, nous allons vous donner quelques indices.

Je suis en forme de pain de sucre, d’une hauteur de 60 cm environ (bon ok, ça, on le voit sur la photo) et je ne sens pas très bon. Je suis d’origine animale et suis utilisé dans la cuisine cambodgienne.

Le premier qui trouve de quoi je suis fait … a gagné !

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Phnom Penh : le retour !

Au revoir les Manguiers !!! Ce n’est pas sans regret que nous quittons notre petit coin de paradis : les enfants ont adoré et nous aussi !!! Dernières photos avant de partir et le tuk-tuk nous emmène dans les chemins boueux plein de nids de poule vers Kampot pour prendre le bus.

Armés de sandwiches pour un régiment, nous voilà partis. Les paysages défilent : nous voyons les lourds chargements sur les scooters, les rizières, la ville de Kep, son hôpital bien vieux, ses statues toujours impressionnantes.

Nous sommes placés au 2ème rang et Vincent a la surprise de voir plusieurs fois des femmes venir s’assoir quasiment sur ses genoux en attendant leur arrêt de bus. Vous auriez vu sa tête, ses grands yeux qui demandent “mais qu’est ce qu’elle me veut la dame ?” Au bout de la 3ème fois, nous répartissons les places autrement : Colette s’installe auprès d’Erine et Pierre auprès de Vincent pour éviter qu’ils ne se fassent manger leurs places.

A Phnom Penh, après le tuk-tuk, nous retrouvons Seng et l’Europe guest house. Seng est vraiment charmant, il fait tout pour que ses clients soient à l’aise. Il nous parle de la visite d’autres “tourdumondistes” que nous avons loupé pendant notre virée à Kampot…

Diner dans une salle de restaurant au dessus d’un garage au bord du fleuve : de très bons plats : poulet à la noix de cajou (mon préféré) mais aussi du crabe au curry pour Laurent….

Le lendemain, nous avons décidé d’aller au musée royal des beaux-arts en famille. C’est tout près de notre guesthouse. L’architecture du bâtiment, à elle seule, mérite le détour. Contrairement aux autres bâtiments rencontrés, celui-ci est rouge. Il présente les mêmes toits multiples que les autres, typique de l’architecture khmer…

A l’entrée, nous demandons une guide francophone qui va nous donner de nombreuses explications très utiles. Les salles du musée sont réparties suivant différentes périodes : pré Angkor et post Angkor entre le 6ème et le 13ème siècle. On y voit principalement des statues de dieux hindouistes ou de bouddhas, d’abord en grès puis en bois. C’est superbe… Les Dieux hindouistes sont Brahma (représentant la naissance), Vishnu (la prolongation de la vie) et Sheeva (la mort). Notre guide nous explique comment les reconnaître : Brahma a 4 visages, Vishnu a 4 bras et Sheeva un 3ème œil frontal. Les boudhas, eux ont souvent avec des boules au niveau des cheveux, les yeux ouverts à une période puis fermés à une autre. C’est très intéressant. Dans une salle, on nous présente des bâtons de fleurs de jasmin servant d’offrandes aux Dieux. Nous déposons nos offrandes devant la statues de Vishnu et devons faire un voeux. C’est alors  qu’Erine nous lâche “Mais qu’est ce que je lui demande moi, à Vichnou ?” Remarque qui va rester dans nos souvenirs…

Le musée présente une cour intérieure avec un jardin et des bassins, très beaux et très apaisants… Nous y passons un moment bien agréable.

A notre retour, nous nous arrêtons dans le restaurant FRIENDS : c’est une association qui aide les enfants de la rue en les formant. Les serveurs et cuisiniers sont des étudiants encadrés par des enseignants. C’est THE place to be à Phnom Penh : le restaurant est très vite complet. La réservation est obligatoire le soir. Et c’est vrai que c’est très très bon…  Nous y mangerons des caviars d’aubergines, des tacos, des champignons et légumes grillés….Tellement bien, que nous y retournerons ce soir pour le diner (poulet aux mangues, brochettes de poissons grillés avec sauce au poivre…).

Cet après midi, Colette fait l’école aux enfants : OUF ! car Erine nous refait une énorme crise de larmes face à la première difficulté. Laurent, Pierre et moi partons vers la Poste (grand bâtiment colonial) puis le marché central où nous y verrons nos premières tarentules grillées et enfin un centre commercial pour visiter un supermarché. J’adore visiter les supermarchés… Ils ont de tout ici même du foie gras Labeyrie pour les fêtes mais à 30 $ le petit pot.

Le soir, nous retournons au Friends et nous nous regalons une nouvelle fois. Pendant le repas, nous organisons par SMS une rencontre avec une autre famille qui fait le tour du monde. Nous réservons donc un restaurant cousin du Friends pour le lendemain midi.

   

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