Copacabana

Nous avons quelques heures aujourd’hui pour déambuler dans les rues de Copacabana avant notre départ en bus pur La Paz.

Nous partons dans la ville, qui est bien plus animée près de la place centrale. Nous nous dirigeons vers le marché central et croisons des étals, certains plus appétissants que d’autres… Un peu plus loin, la grande église de Copacabana et nous avons la joie d’assister à un baptême de voiture. Les boliviens, lorsqu’ils reçoivent une nouvelle voiture, la décorent et la font bénir par le prêtre… Nous assistons à la décoration de la voiture, la bénédiction par une bouteille de mousseux (le propriétaire arrose sa voiture de mousseux les fenêtres ouvertes) et la photo de famille devant la voiture. Nous applaudissons pour féliciter l’heureuse famille…

L’église est très imposante et l’autel est plein de dorures. C’est assez rococo tellement c’est chargé… Les boliviens entrent et sortent de l’église apportant des fleurs en guise d’offrandes.

Nous allons monter sur une des collines surplombant la ville : point d’observation des étoiles par les incas… La montée est rude mais nous arrivons vite au sommet. La végétation disparait laissant place à de grandes, grosses pierres ou rochers tous tagués !!! On se croirait sur notre immeuble de Bruxelles… Quel dommage !!! Sur certaines pierres apparaissent des trous percés par les incas dans lesquels le soleil passe au moment du solstice d’été : le 21 Juin : nous sommes là deux semaines trop tôt… Nous redescendons ravis de la promenade mais le sommet n’en valait pas la chandelle…

A notre retour, nous nous arrêtons au marché acheter deux trois trucs pour le pique-nique du midi : pain sec et mandarine…

Copacabana nous a bien plu : une petite ville paisible avec de belles rues aérées et ensoleillées. La circulation est bien moindre que celle des grandes villes comme La Paz, Sucre ou Potosi et ça fait du bien…

Notre bus tarde à arriver et nous commençons à nous inquiéter : Laurent va téléphoner pendant que les enfants jouent avec des pierres dans la rue (on s’adapte : pas besoin de jouets, deux pierres qui roulent suffisent…). Et puis, le voilà… Le bus qui nous ramène à La Paz.

Le voyage est superbe : j’apprécie bien plus qu’à l’aller. Nous voyons de nombreuses familles sur la route récolter les pommes de terre et tubercules, les laissant sécher au soleil avant de les vendre. Au passage en bateau, le lac est bien plus mouvementé que deux jours plus tôt : heureusement que la traversée est courte. Laurent, lui s’achètera une barquette de friture de mini poissons en attendant la traversée du bus.

L’entrée à La Paz se fait sans problème avec soulagement : la grève de l’alto est levée… Ouf…

A notre arrivée, les enfants en ont plein le dos et nous les laissons dans la chambre d’hôtel, alors que nous allons nous balader dans le quartier et récupérer le polaire de Vincent fait sur mesure avec Mario dessus…. Il est ravi. Le bonheur sur son visage fait plaisir et c’est sans une certaine satisfaction que nous jetons le polaire Decath, trop petit, que Vincent mettait tous les jours depuis 10 mois…

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Isla del sol

Lever à 7 heures : oh que c’est dur de sortir des couvertures. Il gèle !!!! Un, deux, trois, on y va… Quatre, cinq, six, on s’habille… On oublie la douche pour ce matin : impossible d’accéder à la salle de bains sans les polaires, les bonnets, les gants…

Petit-déjeuner super rapide car on l’attend 45 minutes et on n’a plus que 10 minutes pour le manger. Bref, nous sommes à l’heure pour le bateau : départ à 8 heures 30.

Le chauffeur allume le moteur et on se prend tous les gaz d’échappement dans le tronche, hum… ca va être sympa le voyage. Heureusement, le vent va écarter les gaz d’échappement mais le bateau avance à 2 km/h… On n’est pas arrivés à Loches (expression tourangelle)… Deux heures 30 plus tard, nous arrivons enfin à l’Isla del sol. Erine a même eu le temps de faire un bracelet brésilien et Laurent et moi de nous faire de nouveaux amis dans le bateau…

En débarquant du bateau : deux options :

  • on suit le guide vers le musée et les ruines et on revient 2 heures plus tard au bateau qui nous emmène au sud de l’île ou
  • on fait la balade sur la crête du Nord au Sud et on retrouve le bateau au sud à 15 h 30 précise… Ca ne laisse pas beaucoup de temps.

Objectif : la randonnée….

Nous partons avec Mathieu et Camille et nous racontons nos voyages respectifs le long du chemin mais bon, Vincent traine la patte. D’habitude il avance bon train mais, aujourd’hui, il traine. Ce doit être l’altitude… Nous sommes assez chargés en plus : le matin, il fait froid aussi nous avons toutes les couches de pulls et de vestes mais après 10 heures, le temps est bien plus chaud, et il faut retirer des couches et du coup les porter…

Nous décidons vite de laisser tomber la randonnée sur l’île, du coup, nous prenons notre temps pour observer la vue, pique-niquer, rencontrer une nouvelle famille de voyageurs et visiter les ruines. Les ruines ne sont pas très impressionnantes mais la vue est magnifique : que cette île est belle !!!

De retour au village, nous reprenons le bateau pour une heure de navigation à 2 km/h où Laurent va faire une bonne sieste.

Coté sud, nous prenons l’escalier de l’inca : grand escalier qui monte sur la colline. Sur le coté coule l’eau d’une source naturelle. An haut de la colline, nous croisons de nombreux ânes guidés par des enfants qui remontent de l’eau du lac pour les maisons en haut du village. Une descente au lac permettra d’assurer 3 jours les besoins en eau. Il n’y a pas d’eau courante sur l’Isla del sol. Les ânes braient dans tous les sens… Sur le chemin, nous croisons des boliviennes qui vendent leurs travaux en alpaga et en tissu traditionnel. Nous leur faisons quelques achats, plus satisfaits de leur laisser un peu d’argent ici qu’ailleurs. La balade est très sympathique mais c’est déjà l’heure de rentrer dans le bateau. Nous attendons quelques retardataires ayant fait la randonnée et en laissons deux sur l’île… Ils nous rejoindront finalement plus tard avec un autre bateau…

On a adoré l’Isla del sol : les gens sont très gentils et les paysages merveilleux. C’est une destination très authentique…

Le retour en bateau est aussi long que l’aller : deux heures à discuter avec d’autres voyageurs, dormir, faire des bracelets et s’ennuyer pour Vincent …

Ce soir, à la Cupula, Laurent et les enfants commandent une fondue au fromage. Vous connaissez la règle : qui fait tomber son pain dans le plat a un gage… Vu que tous les trois ont fait tomber le pain : les trois ont un gage : Ils doivent danser dans le restaurant devant tout le monde. Laurent, éternel courageux se lève, explique l’histoire aux touristes qui sont en train de diner et invite les enfants à danser avec lui sous les encouragements des autres convives. Seul Laurent dansera. Les enfants, super timides resteront sur leurs chaises… Oh que je regrette de ne pas avoir eu d’appareil photo pour immortaliser ce moment !!! Chapeau Laurent mais bon, c’était plus simple de danser que d’être tout nu dans l’escalier !!!

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En route pour Copacabana

Alors, ce matin, ça va être du sport… Notre bus part une heure plus tôt vers Copacabana espérant ainsi éviter le blocage des grévistes à la sortie de la ville.

Nous partons dans notre gros bus et après 30 minutes de route, nous apercevons le premier blocage : de gros rochers sur la route et surtout des centaines de personnes qui empêchent tout véhicule de passer. Ce sont des habitants de l’alto, le quartier haut de la ville. Ils réclament de meilleures infrastructures pour leur quartier : eau courante, égouts, routes… Notre bus fait demi-tour dès qu’il voit les grévistes : il parait qu’il ne faut pas essayer de forcer le passage, sinon, le véhicule est assiégé.

Notre chauffeur va ainsi essayer 4 routes différentes à chaque fois barrées, parfois par des centaines de grévistes, parfois par juste 3 personnes… Mais le résultat est le même : on ne passe pas. Le bus emprunte des routes où même les voitures ont du mal à passer. Nous sommes ballotés dans tous les sens.

Nous arrivons sur un chemin en terre très étroit. Le bus s’arrête, le chauffeur descend regarder la route qui présente un trou et un fort dénivelé devant nous. Non, moi, je dis, ça passe pas… Les voitures devant nous passent en frottant leur bas de caisse… Ca passe pas, je te dis… Et bien si, il le tente…. Les autres conducteurs sortent de leur voiture pour regarder ça. Et oui, le gros bus de 40 places passe là où on n’aurait jamais cru qu’il passerait. C’est peut-être pour ça qu’il n’y a pas de blocage sur cette route d’ailleurs… Bravo, chapeau !!!

On nous annonce alors au micro que les barrages sont passés et que la route va être fluide jusqu’au lac Titicaca. On s’arrête 10 minutes plus tard dans une station-service pour se dégourdir les jambes et c’est là que Vincent a la bonne idée de vomir, une fois sorti du bus : Sacré pro du vomi notre Vincent…

Après une heure de route, on aperçoit le lac Titicaca sur les cotés du bus. Le fameux lac Titicaca : énorme : on dirait l’océan… Le bus s’arrête à un point de vue pour prendre des photos. Puis 45 minutes plus tard, on nous invite à descendre du bus pour prendre un bateau. Le bus prendra un ferry pour traverser le lac sur un petit estuaire. Petite balade sympa sauf que l’ambiance familiale n’est pas au top. Les enfants ne m’obéissant pas, je m’énerve, je gronde et Laurent n’approuve pas…. Ca jette un froid…

Encore 45 minutes de bus et nous arrivons à Copacabana, petite ville nichée entre deux collines et le lac. Le ciel est bleu, la ville nous parait vide. Notre hôtel (La Cupula) est sympa avec des petits jardins mais notre chambre est gelée… Nous avons deux petits estufas comme radiateurs (ce sont en fait des petits radiateurs d’appoint avec des gros filaments lumineux). Laurent branche le premier et la prise prend feu. Bon, va falloir faire autrement…

Nous allons déjeuner une bonne truite du lac en ville et faire une promenade dans la ville. Une bonne discussion en famille et le sourire revient… J’ai déjà envie de rentrer alors si, en plus, on s’engueule, ça va pas aller… Nous prenons nos billets de bateau pour aller le lendemain sur la Isla del Sol.

A 17 heures, nous entamons la montée vers le mirador pour voir le coucher de soleil sur le lac…. Ouille, ça monte dur et nous sommes bien essoufflés. Nous sommes à 3800 m et montons à 4100 en peinant. Mais ça en valait la peine, le coucher du soleil est très beau et nous rencontrons de nouveaux compagnons de voyage fort sympathiques : Camille et Mathieu et deux hollandaises que nous retrouverons le lendemain dans le bateau pour l’Isla del sol. Les enfants sont contents car Tierra, le chien de l’hôtel nous a accompagné jusqu’au sommet et semble bien nous aimer… Ils en oublient la difficulté de l’ascension.

A notre retour, nous dinons dans le restau de l’hôtel, très bon mais très très lent… Heureusement que le Uno occupe la famille. La chambre est toujours gelée à notre retour et nous tentons de faire un feu dans la mini cheminée de la chambre : ça ne durera qu’une heure mais nous gagnons qqs calories. Une foie réchauffés sous les couvertures, ça va bien mieux…

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La Paz

Allez, ce matin, on fait un peu d’école… Ces derniers temps, nous sommes un peu plus cool avec l’école vu que nous avons fini le CNED mais nous essayons de faire faire quelques révisions aux enfants. De nouveau, le ton monte quand Erine met 3 plombes à répondre à 9+6… Ouille, ouille, ouille…

Bon, finalement, c’est l’heure de partir avec les PPZ en vadrouille. Nous refaisons certaines rues des sorcières ensemble. C’est sympa pour les filles et même pour les hommes de faire du shopping ensemble. On a même commandé un polaire sur mesure pour Vincent avec Mario dans le dos pour 8 euros, seulement… Les filles s’achètent des petits bracelets et les garçons des flûtes de pan.

Notre objectif est d’aller vers la calle Jaen Museums mais on flâne et on prend notre temps. Patrick va même se faire couper les cheveux. Certaines rues sont bourrées de voitures très très polluantes et d’autres sont semi-piétonnes, bien plus sympas. Nous allons fuir les grosses avenues comme la peste et préférer les allées moins fréquentées. Les enfants jouent ensemble en courant, c’est sympa.

Petite pause pour boire une “p’tite mousse” comme dit Doriane mais ce sera plutôt une crêpe pour nous et nous voilà dans la Calle Museum : de chaque coté de la rue étroite et à pavé, s’alignent les petites entrées des musées : comme des entrées de maison de particuliers.

Nous finissons la balade par la plaza Pedro de Murillo où se trouve le Presidential Palace. Il est 18 heures et c’est l’heure où la garde abaisse les drapeaux. Les enfants sont pas très intéressés par la garde et préfèrent courir après les pigeons qui recouvrent la place.

C’est le moment des au revoir et des larmes… Doriane et Erine pleurent alors que nous saluons les PPZ qui rentrent Samedi en France pour la fin de leur tour du monde (ils ont encore avancé leur retour). Ciao les amis… On se reverra en France ou en Espagne…

De notre coté, c’est l’heure des valises car demain, nous partons pour Copacabana (pas au Brésil mais en Bolivie sur le bord du lac Titicaca). Enfin, on va essayer de partir car la compagnie de bus nous demande de partir une heure plus tôt que prévu : il y a des manifestants à la sortie de la ville qui bloquent toutes les voitures. Ils nous disent qu’ils vont essayer de passer mais ne peuvent pas promettre que nous y arriverons…

Suspense…

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En route vers La Paz !

Au réveil, Laurent va vite rendre les BD des enfants à l’Alliance française et nous partons avec 15 minutes d’avance avec le taxi réservé par l’hôtel : encore une voiture déglinguée avec le volant et les pédales réinstallées à gauche mais les compteurs déconnectés à droite… L’important c’est que l’on arrive en temps et en heure à l’aéroport.

C’est fou comme le pays peut être pauvre et offrir quand même une excellente connexion Internet dans l’aéroport.

Le vol part à l’heure mais ouh la la celui-là, je m’en souviendrai longtemps. Sucre est située dans les montagnes et l’avion se trouve balloté sur les cotés. Le plus effrayant fût le gros trou d’air qui a fait descendre l’avion de plusieurs mètres alors que nous venions tout juste de décoller et que nous n’étions pas très hauts. Je n’ai pas pu m’empêcher d’échapper un cri comme d’autres passagers d’ailleurs mais il semble que mon cri était plus fort que les autres… Oups…

Une fois que nous avons pris de l’altitude, les turbulences se calment et Laurent évoque le caractère spécial de l’aéroport de La Paz, aussi entouré de montagnes et à 4000 mètres d’altitude. Ca promet… Le vue est magnifique, la ville s’étend sur les montagnes et entoure l’aéroport. L’atterrissage sera moins mouvementé mais bien secoués quand même, Vincent et moi ressortons tout pâles de l’avion. Un petit moment pour nous remettre et Laurent précise au taxi qu’il serait bien qu’il roule doucement s’il ne veut pas que je lui décore sa voiture…

Nous avançons bien sur l’autoroute en découvrant la ville. C’est la première fois que nous voyons une ville étendue sur la montagne et la vallée. Les immeubles ne font pas plus de 3 étages de haut et la couleur des maisons épouse la couleur des montagnes : c’est très beau et impressionnant.

Le chauffeur me demande si il roule assez lentement : je reprends des couleurs car j’arrive même à lui répondre que ça va mieux.

Arrivés à l’entrée de la ville, les voitures sont bloquées. Notre taxi fait demi-tour et prend tout simplement la voie d’accès à l’autoroute dans l’autre sens pour sortir… oui, oui, oui… C’est celà, oui !!! Arrivés en haut, c’est la même chose, tout est bloqué par des manifestants… Et voilà, nous y sommes dans les grèves de Bolivie !!! Le taxi nous largue là, comme des fleurs en nous disant vaguement où nous sommes sur le plan du Lonely Planet… Nous voilà partis tous les 4 avec nos sacs de voyage et nos sacs à dos dans les rues de La Paz. Laurent joue les guides, il vaut mieux car moi, je ne suis pas très douée avec un plan (quoiqu’avec ce voyage, il semblerait que j’ai fait des progrès). Au début, nous suivons tous les autres piétons qui se sont faits largués comme nous sur la route. Puis, il faut tourner pour nous rapprocher de l’hôtel mais tourner veut aussi dire monter, car, comme je l’ai dit plus tôt La Paz est dans la montagne : ça monte et ça descend… Et cerise sur le gâteau : nous sommes à 3700 mètres d’altitude. Bah, on va faire des pauses de temps en temps…

Les enfants avancent super bien, nous sommes très fiers car ils n’ont pas bronchés une seule fois. Les trottoirs sont défoncés mais nous apprécions quand même les roulettes de nos sacs… Une fois le barrage passé, la circulation est de nouveau très dense et il faut être sacrément prudents avec les voitures (mais y’a pas un seul taxi de libre). Il y a des vendeurs avec leurs étals partout. Par certains cotés, on se croirait à Hanoï. Et finalement, après 2 kilomètres de marche et une seule erreur de chemin, l’hôtel Rosario est en vue.

Les réceptionnistes nous voient arriver tirant la langue… Nous allons nous poser dans notre chambre avant de repartir en vadrouille. OUF…

Nous sommes dans le quartier Rosario, en plein centre. Nous partons en vadrouille dans le quartier des sorcières où il y a de nombreux étals dans la rue qui vendent des herbes médicinales mais aussi des fœtus de lamas séchés : beurk… Il parait que quand on fait construire sa maison, on doit en enterrer un sous la première pierre pour porter chance. Bon, Philou et Christophe (les gagnants de nos dernières devinettes) rassurez vous, on ne va pas vous ramener ça d’Amérique du Sud mais quand même, on y a pensé !!!

Après quelques heures de balade et de shopping dans le quartier, nous prenons un taxi pour rejoindre nos amis, les PPZ un peu plus loin dans la ville. Nous allons diner tous ensemble dans le restaurant français La Comédie excellent… Les enfants sont ravis de retrouver leurs amis et nous aussi. Encore une excellente soirée avec eux. Tellement bien que nous avons signé pour nous retrouver le lendemain pour découvrir La Paz.

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Sucre (2)

Bon, aujourd’hui, nous allons visiter la casa de la libertad. Un guide anglophone va nous faire la visite qui s’avère contre toute attente très intéressante. On nous explique l’histoire de l’Amérique du Sud depuis l’arrivée des colons et surtout la guerre pour obtenir l’indépendance du pays. Simon Bolivar (attention, pas Myron Bolitar comme dans Harlan Coben) a lutté contre les espagnols pour l’indépendance de l’Amérique du Sud et c’est en son honneur que le pays s’appelle aujourd’hui Bolivie.

Avant l’indépendance en 1824, la Bolivie s’appelait le Alto Peru.

Dans cette maison, on trouve de nombreux portraits de Bolivar, et d’autres héros de l’indépendance comme le fameux Sucre. On y trouve aussi une copie de la déclaration d’indépendance, des objets ayant appartenu aux espagnols : un clavecin de 200 ans avec lequel on fait encore des concerts aujourd’hui, des couronnes en carapace de tortues…

Il y a aussi ici un des premiers drapeaux de l’Argentine qui contrairement à aujourd’hui était blanc, bleu et blanc…

Nous nous sommes baladés dans la salle du congrès, ancienne église encore intacte avec ses dorures.

Le guide nous parle aussi de la politique du pays actuelle. C’est intéressant pour nous, novice… Encore plus intéressant quand il nous parle d’une loi qui est en train d’être votée par le gouvernement concernant la légitimité des véhicules importés d’Asie illégalement. Il nous apprend que si cette loi passe, il est fort probable que les autres transporteurs vont se mettre en grève et bloquer les routes du pays… Ah ouais… Intéressant ça pour la suite de notre voyage… A suivre…. Entre les péruviens qui bloquent la frontière au lac Titicaca et ça, on n’a pas de quoi s’ennuyer…

Après cette visite, nous nous rendons au marché. On adore les marchés : on y voit vraiment la vie des gens. Nous allons y faire nos courses, acheter des fruits bizarres dont je suis incapable de vous redonner le nom… Les vendeuses sont souriantes et la balade est agréable pour tous, sauf pour Vincent lorsque nous passons par la boucherie. Il a horreur de voir les têtes de bœuf sur les étals…

Dimanche, nous avions promis une journée calme aux enfants alors nous n’iront pas au marché de Tarabuco du Dimanche qui est à 2 heures de route aller. Erine nous dira que la journée calme n’était pas très calme mais bien mieux que ça. Après une matinée tranquille à l’hôtel et un déjeuner oubliant toutes les règles de diététique, nous avons passé l’après-midi dans le parc Bolivar où il y a une immense plaine de jeux. Les enfants se sont éclatés dans les toboggans immenses, les balançoires, châteaux gonflables… Nous y avons retrouvé Laure, Franck et leurs enfants déjà croisés à San Pedro et Potosi. Les enfants étaient ravis et comme je disais hier : nous aussi…

Demain, nous partons pour La PAZ de nouveau à plus de 4000 mètres d’altitude, nous devrions y retrouver les PPZ avec plaisir.

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Sucre

Et non, nous ne parlons pas de sucre mais de Sucre : la ville de Bolivie. Vincent vous dirait qu’il y a plein de sucre à Sucre mais en espagnol , sucre se dit Azucar… Sucre vient en fait du nom d’un héros qui a participé à l’indépendance des pays d’Amérique du Sud.

Nous sommes arrivés par le bus : 2 h 30 de bus sans problème si ce n’est une forte irritation de l’œil d’Erine qui nous a valu de lui rincer l’œil au sérum physiologique et de lui bander l’oeil dans la gare routière de Potosi, tellement elle ne supportait plus la lumière. Après une sieste de 30 minutes, tout allait mieux. Ouf, on se voyait déjà aux urgences ophtalmiques tellement elle pleurait. 

Sur la route, les paysages changent et on voit enfin un peu d’agriculture : des petits champs de blé et de la verdure : les sols sont moins arides ici. Les paysages sont encore une fois superbes. Les vaches remplacent même les lamas. A l’approche de la ville, les cultures laissent la place aux décharges : c’est tout de suite moins beau et bien mal géré…

Sucre est seulement à 2800 m d’altitude. On respire un peu plus. Notre hôtel LA CASA VERDE est fort sympathique avec une mini-piscine dans le jardin (l’eau doit être à 15°C alors on oublie vite l’idée de se baigner).

Sucre est fort agréable, nous sommes très étonnés d’y trouver tant de bâtiments coloniaux. C’est ici que les colons sont venus s’installer lorsqu’ils venaient profiter des mines de Potosi car Sucre n’était qu’à 3 jours de cheval et à une altitude bien plus gérable pour des européens. C’est aussi ici qu’a été signée l’indépendance de la Bolivie et Sucre a été la capitale du pays pendant des années avant la guerre entre le Nord et le Sud du pays.

Ces trois journées à Sucre vont nous permettre de souffler un peu et de reprendre des forces avant la suite du voyage.

Heureuse surprise, nous découvrons la bibliothèque de l’Alliance française où les enfants vont pouvoir emprunter des BD : les Stroumpfs, un vrai bonheur pour eux.

Et aujourd’hui, c’est la fête : les enfants ont droit à de nouvelles chaussures ET (cerise sur le gâteau) de nouvelles chaussettes !!! C’est la fête !!! Bon, vu les trous sur les chaussures d’Erine, ça devenait urgent. Je vous laisse juger par vous-même ce que font 6 mois de voyage aux chaussures des enfants…

Le lendemain de notre arrivée, nous emmenons les enfants au Parque Cretacico : lieu où l’on peut découvrir des vraies traces de dinosaures. Nous arrivons au pied d’une cimenterie en nous demandant bien où nous sommes… Le taxi nous certifie qu’en montant la colline, nous arriverons à l’entrée du parc. C’est très étrange, aucun panneau, aucune indication et pourtant, effectivement, en haut de la colline, nous arrivons à l’entrée du parc. C’est très très bien fait. Les guides nous proposent de regarder un film reproduisant la vie des dinosaures puis une guide francophone nous accompagne dans le parc. Plusieurs dinosaures ont été reproduits à taille réelle. C’est assez impressionnant de se retrouver sous un titanosaurio de 35 mètres de haut. Nous apprenons pas mal de choses sur les dinosaures (mais bon, il faut dire que nous n’y connaissions rien).

Le clou du spectacle (enfin presque), c’est la plate-forme depuis laquelle on peut découvrir les traces de dinosaures. Avec la tectonique des plaques, le sol est devenu vertical et les traces apparaissent donc sur un mur. Les empreintes ont été découvertes par la cimenterie. Bon, le mur est à 300 mètres de nous donc on devine les traces et on les voit bien avec des jumelles. Il y a encore quelques semaines, on pouvait aller au pied du mur mais une partie s’est écroulée sur les touristes alors maintenant on évite… Ca fait pas très bien… C’est donc un peu décevant mais impressionnant de penser que les scientifiques continuent à étudier ses empreintes représentant un des meilleurs sites au monde.

Nous n’oublierons pas l’expérience taxi en Bolivie !!! Les voitures sont importées du Japon avec volant à droite. Les boliviens les trafiquent pour mettre le volant et les pédales à gauche mais les compteurs du tableau de bord restent à droite. Ca fait super drole quand on monte à coté du chauffeur et qu’on a les compteurs devant soi… hihihi…

Les enfants sont ravis de leur journée et du coup, nous aussi. On essaie de les ménager un peu… Il reste encore pas mal de semaines de voyage et parfois on a l’impression de les trainer derrière nous.

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Potosi : 4100 mètres d’altitude

Après notre expérience dans les mines, nous faisons une journée dans la ville. Bon, nous allons aussi aménagé le temps de la journée pour laisser les enfants jouer ensemble le plus possible car demain, nous repartons chacun de notre coté.

Sans se presser, nous partons le matin dans la ville pour flâner dans les rues. Nous allons chercher nos billets de bus pour le lendemain et découvrons la ville de Potosi.

Ce qui nous marque :

  • la ville est très vivante : beaucoup de monde dans les rues
  • le nombre d’enfants tous en uniforme, très propres : costume cravate pour certains, blouses blanches, sur-vêtements aux couleurs de l’école pour d’autres
  • les femmes en tenue traditionnelle qui portent des bébés dans le dos ou de la marchandise
  • la pollution apportée par les bus qui crachent de la fumée noire, très noire
  • les signes japonais sur les mini-bus, tous importés du Japon en seconde main (après plus de 100 000 kms au compteur mais les boliviens les amènent à 400 000 jusqu’à leur mort)
  • les bâtiments coloniaux
  • le nombre d’églises très belles…

Potosi était une ville très riche, la plus grande du continent qui apportait toutes les richesses pour la construction des villes européennes. On le sent avec les bâtiments coloniaux et la taille de la ville.

Pour le déjeuner, nous nous arrêtons dans un restaurant local où on nous sert un menu fixe : amuse-bouche : tranches d’aubergines panées, soupe, poulet et pudding en dessert. De quoi bien attaquer l’après-midi. On part se reposer un peu à l’hôtel et Laurent, Valérie et moi repartons en ville en vadrouille pour prendre des photos, découvrir les églises et boire un café. Absorbée par mes conversations avec Valérie, j’oublie même mon sac à dos dans le café et je le retrouve intact 30 minutes plus tard… Faut pas relâcher la pression… Non, non, non… Bon, y’avait rien dans le sac à dos à part casquettes et lunettes de soleil mais quand même…

Laurent fera de belles photos des boliviennes et nous allons diner tous ensemble dans le pub 4060.

Ici, on mange pour rien : 30 bolivianos pour le plat principal = 3 euros… Chouette !!!

Le plus sympa, ce sont les photos de Laurent des boliviens… Je vous laisse les découvrir…

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Potosi et les mines

Ce matin, lever tranquille : après 4 jours d’excursion en 4×4 et bus, on apprécie de trainer un peu. Petit-déjeuner royal où nous retrouvons nos amis.

Nous partons en vadrouille dans la ville Valérie et moi pour trouver une laverie alors que les enfants jouent sur la terrasse et les hommes refont le monde avec leurs ordinateurs.

La ville de Potosi est pleine de vie, il y a des piétons partout, des voitures partout et nous sommes surprises par tant de vie. Nous trouvons la laverie sans problème et profitons du fait que les enfants et les maris sont occupés pour nous balader dans la ville. Le marché nous rappelle certains étals d’Asie. La viande est étalée et vendue sans être au frais, les têtes de bœuf sont empilées. Un peu plus loin, on vend des fruits secs, des poivrons séchés, du quinoa dans de gros sacs.

Un peu plus loin, le marché se transforme en marché de vêtements : beaucoup de vêtements traditionnels ou de vêtements que nous mettions chez nous il y a 50 ans.

Sur une place, des boliviens vendent des petits chiots…

Nous rentrons tranquillement chercher nos familles pour partir déjeuner avant l’aventure dans les mines. Nous arrivons dans un petit restaurant bolivien où Patrick commandant un verre de vino tinto va se retrouver avec une mini carafe remplie au quart avec un verre de digestif… Je crois que je me souviendrais longtemps de sa tête à la vue de la copa de vino tinto !!!

Allez c’est parti pour l’aventure des mines. On nous emmène en bus dans une maison où nous allons être équipés : pantalons de pluie, veste, bottes, casques avec lampes frontales et sac à dos !!! L’équipement de chacun prend un bon moment. Les bottes sont bien trop grandes pour les enfants mais on arrive finalement à les équiper.

Puis nous partons à pied pour le marché des mineurs : ici, nous pouvons acheter du soda, des feuilles de coca et même des bâtons de dynamite pour les mineurs que nous allons croiser dans la mine. Notre guide nous montre comment ils manipulent la dynamite : bâton de dynamite, détonateur et mèche… On se croirait dans Lucky Luke… Bon, nous, on n’a pas très envie de se promener avec de la dynamite dans le sac à dos alors, on les met dans ceux des enfants ! Non, je blague, on se contentera d’acheter du soda et des feuilles de coca.

Nous reprenons le mini-bus et arrivons à l’entrée de la mine : tous prêts et bien équipés. Un groupe de mineurs vient de sortir un wagon et installe les enfants sur le chargement. Premier contact avec les travailleurs… Nous entrons maintenant dans la mine : tout est très sombre, la seule lumière vient de nos casques. Nous marchons debout mais rapidement, les adultes doivent baisser la tête. On comprend vite à quoi servent nos casques car plus d’une fois, nous allons nous cogner la tête au point de perdre le casque. Les enfants eux passent plus facilement. Souvent le guide s’arrête et nous demande si tout va bien. Ca va : on tient le coup.

Les enfants avancent vaillamment. Un peu plus loin, le guide nous propose de descendre une échelle pour aller voir une équipe de travailleurs à un autre étage. Laurent passe devant et direct dit au guide que c’est trop dangereux pour les enfants. Il a vu un trou de 15 mètres avec une échelle à barreaux très écartés : si un enfant loupe une marche, il tombe de 15 mètres : ça va pas le faire. Patrick et Valérie, les parents d’Alexandre et Doriane approuvent la mesure de précaution. Nous continuons donc notre chemin un peu plus loin.

Nous nous arrêtons dans une “alcove” où notre guide nous donne quelques info sur la vie des mineurs : Ils travaillent en coopérative ou tant qu’indépendant mais toujours en équipe. Il y a une organisation hiérarchique dans l’équipe : le plus âgé a plus d’expérience et apporte ses connaissances sur les mines et les plus jeunes apportent leurs bras : leur “ressource humaine”. N’importe qui peut devenir mineur : pas besoin de papier, de diplômes… Mais c’est un métier très dur et très risqué… Tu m’étonnes…

Nous croisons un peu plus loin une équipe qui travaille à l’étage au dessus. Nous escaladons un peu pour arriver dans une alcove pas bien grande d’où partent deux veines. Les mineurs sont coincés dans des tout petits trous et tapent avec leur burin. Un coup de marteau puis on tourne le burin, puis un autre coup de marteau. Ceci pendant 3 heures permet de faire le trou nécessaire pour mettre le bâton de dynamite. Nous mangeons la poussière… Tout le monde commence à tousser et on fait vite redescendre les enfants.

Notre guide nous montre aussi le dieu des mineurs : il fait un peu peur et est décoré différemment tous les ans par les mineurs qui lui font des offrandes pour avoir de la chance et pour tomber sur le bon filon. C’est un coup de chance la mine. On peut creuser des mois, des années sans tomber sur un taux de minerais élevé et on peut tomber sur le bon filon dès les premières semaines. Ici, on trouve de l’argent, un peu d’or et du zinc.

Au bout de notre “promenade”, nous croisons un groupe qui travaille avec de la lumière : des ampoules électriques au mur. Un wagon de deux tonnes de minerais arrivent sur les rails. Il est arrêté par un wagon vide et une grosse pierre au sol. Heureusement que les pieds des enfants ne sont pas entre les deux wagons… Notre guide y fait attention mais quand même. Les mineurs déchargent le minerai du wagon et le charge dans des gros sacs pour les faire remonter par un treuil à l’étage au–dessus. C’est le moyen le plus simple pour remonter les pierres. Quel boulot !!! Nous distribuons nos bouteilles de soda et nos feuilles de coca aux mineurs croisés. Bien faible contribution…

Au retour, notre guide nous propose une autre sortie : par ici il faut ramper pour passer. On choisit l’autre option : sortir par le chemin debout où on se cogne la tête. Erine passe devant et est la première à revoir la lumière du jour. Elle pousse des cris de joie… OUF !!! Ca fait du bien de respirer l’air frais et de voir la lumière du jour…

On nous emmène ensuite voir l’usine de traitement des minerais. D’abord concassée, la roche est traitée chimiquement pour en extraire les minerais. Ils utilisent énormément d’eau pour ça. L’usine tourne 24 h /24 quand il y a des roches à traiter. Elles s’arrêtent par manque d’électricité ou autre problèmes techniques.      

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En route pour Potosi…

Ce matin, nous quittons notre super hôtel de sel après une nuit bien agréable et un lever de soleil au petit déjeuner. Nous retrouvons Felix et Jorge pour regagner Uyuni.

Nous nous arrêtons au cimetière des trains… Bon, c’est assez décevant : c’est clair : c’est juste des trains tout rouillés qui s’enchainent… 10 minutes après, nous sommes repartis pour le centre de Uyuni et notre premier contact avec la ville en Bolivie. Nous nous baladons dans les rues en attendant le départ du bus. Les femmes en habit traditionnel (chapeau melon, jupe, collants et petites ballerines, tissu de couleur sur le dos pour porter les bébés…), la peau mate des boliviens, les enfants en uniforme allant à l’école, les voitures non immatriculées car souvent volées au Chili, les deux bâtiments coloniaux de la ville seront les premières vraies images de la vie bolivienne…

A l’entrée dans le bus pour Potosi, nous avons le plaisir de faire la connaissance d’une famille française voyageant autour du monde. Lorsqu’ils se présentent, nous faisons tout de suite le rapprochement, ce sont des amis de Sam et Charlotte avec lesquels nous avons fait pas mal de rencontres.  Nous passerons les 8 heures de voyage à discuter entre adultes avec Patrick et Valérie alors que les enfants se font de supers copains avec Alexandre et Dorian. Les 8 heures de bus passeront comme une seule. Le bus est archi plein. Alors qu’il n’y a plus de sièges libres, des boliviens continuent à monter et restent debout dans l’allée, pendant des heures… Nos sacs sont dans la soute accompagnés des gros sacs de laine d’alpagua.

A notre arrivée à Potosi, nous partons tous les 8 à la recherche d’un hôtel propre et condition sine qua non :avec chauffage !!! Une femme nous propose de nous emmener en ville dans son hôtel qui présente tous les avantages. Nous la suivons dans son mini-bus pour entendre à l’arrivée qu’ils n’ont plus de chambres répondant à nos critères. Tant pis, nous sommes en ville et partons à la recherche d’un autre hôtel. Nous arrivons à l’hôtel Colonial nous proposant deux chambres quadruples l’une à coté de l’autre sur une terrasse dominant les toits de la ville : le bonheur…

Nous voilà bien installés et nos ventres commencent à crier famine. Nous partons tous ensemble organiser nos futures excursions dans la ville.

Nous traitons avec Real Deal, agence de vrais mineurs recommandés par plusieurs touristes que nous avons croisés, dont le papa de deux jeunes garçons qui a fait la visite avec eux. Bon, je ne suis pas trop rassurée à l’idée d’emmener les enfants là-dedans mais les mineurs sont confiants et les touristes croisés aussi. Allez, on signe pour demain après midi.

Puis nous allons boire un verre et diner tous ensemble dans un restau bolivien du coin. Les enfants se racontent leurs aventures et c’est assez marrant de les écouter de temps en temps.

Nous irons tous nous coucher assez tôt dans nos belles chambres chauffées et même trop chauffés… Décidément, on n’est jamais contents…

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