Transfert, transfert…

Allez, aujourd’hui, il faut être courageux… La journée va être longue… Nous quittons Cusco et le Pérou pour Quito en Equateur, mais bon, nous allons prendre 3 vols pour cette petite balade…

Départ à 5 heures du mat de notre hôtel (Don Bosco). L’hôtel était sympa, dans un ancien bâtiment d’école mais les lieux communs étaient très froids… Le personnel génial et notre réceptionniste préférée nous a imprimé toutes nos cartes d’embarquement pour tous nos vols du jour : une vraie secrétaire… Ainsi, arrivés à l’aéroport de Cusco, nous n’avons plus qu’à donner nos bagages et à aller prendre notre petit-déjeuner.

Le premier vol Cusco-Lima part à l’heure : ça commence bien…

Arrivés à Lima, nous sommes surpris par l’aéroport très moderne avec même un Starbuck Coffee… (c’est dire !). Nous espérons trouver un bureau Iberia pour confirmer nos vols du retour en Europe mais c’est fermé, nous sommes dimanche et le bureau n’ouvre qu’au moment des départs des vols… Dommage…

Hop, sans problème et assez rapidement, nous embarquons dans le 2ème avion Lima-Guayaquil (Equateur). L’avion est grand : on se croirait dans un vol transatlantique, nous avons tous des TV et même si le vol est court, les enfants se jettent sur les vidéos pour regarder un film qu’ils ne verront forcément pas en entier… On a l’impression d’être dans le vol de retour pour l’Europe.

Nous sommes toujours dans les temps… Pas de retard donc pas de problème pour les correspondances.

A Guayaquil, longue, longue attente pour l’immigration, on se croirait à NY. En fait, les douaniers n’ont pas de système pour scanner les passeports et tapent donc toutes les informations des voyageurs. Forcément, ça prend un certain temps. Nous sortons comme des fleurs après une bonne heure d’attente. Il fait beau, les gens sont en tongs, un bonheur… Par hasard, je jette un œil sur le carrousel des bagages et je vois nos valises… Persuadés qu’elles allaient suivre toutes seules, nous n’avions pas pensé à regarder… Erreur… Vu que nous entrons dans un nouveau pays, nous devons passer la douane avec nos valises… Mais là, ça change tout !!! Nous sommes alors très en retard, pour le 3ème vol. Vite, on fonce, on prend les valises. On passe la douane en 5 minutes (heureusement), et on fonce à l’enregistrement pour redonner nos valises. C’est là que l’on voit que les enfants sont habitués maintenant. Ils suivent, ils portent, ils ne bronchent pas et c’est tant mieux, car ce n’est pas du tout le moment. Tous essoufflés, nous donnons nos valises et courons à la porte d’embarquement…

Forcément, c’est au bout d’une demi-heure que l’on apprend que l’avion a 1 bonne heure de retard… hihihi… C’est pas bien grave, c’est le dernier de la journée mais on aurait pu éviter de courir…

Arrivés à Quito, grosse déception, fini les 27°C de Guayaquil, il fait 19°C et il pleut franchement… Tant pis !!! On arrive à notre hôtel. On discute avec d’autres voyageurs sympas qui nous donnent des pilules anti maux de cœur pour le bateau aux Galápagos (ça promet!) et nous allons diner dans le restau suisse de l’hôtel. Là, le gérant nous accueille les bras grands ouverts et nous dit “Je vous attendais !!! Vos amis, les Galamez qui étaient là hier vous offrent l’apéritif !” C’est pas génial ça comme accueil ???

Et oui, nos amis, les Galamez, rencontrés à Cusco, viennent de passer 3 jours à Quito et nous ont trouvé une croisière aux Galápagos pour nous tous. Nous les rejoignons donc le lendemain sur Santa Cruz, une des iles principales des Galápagos.

Et nous voilà donc repartis, le lendemain à 8 heures pour l’aéroport de Quito. C’est le gros mais le gros BORDEL !!! Du jamais vu pendant ce tour du monde. On fait la queue pour l’enregistrement de notre vol pour nous entendre dire, quand arrive notre tour, “ah mais non, vous devez faire contrôler vos passeports d’abord pour payer la taxe des Galápagos !” On repart avec nos valises à l’autre bout de l’aéroport pour faire faire le papier puis on voit des gens faisant scanner leurs valises alors on s’inquiète et on se renseigne. Effectivement, pour aller aux Galápagos, il faut faire scanner et contrôler ses valises mais personne ne le dit avant, c’est tellement plus intelligent… Laurent et moi commençons à être un peu énervés car, là il faut carrément sortir de l’aéroport pour rerentrer avec les valises scannées. Encore une fois, les enfants suivent sans broncher !!! C’est un vrai jeu de piste et tous les touristes crient victoire quand ils obtiennent enfin leur carte d’embarquement.

Allez, on va pouvoir prendre le petit-déjeuner… Pas fameux mais bon, c’est mieux que rien. J’essaye de trouver le bureau Iberia dans l’aéroport mais là encore, il est fermé et n’ouvre que dans l’après-midi… Tant pis… On embarque finalement avec 2 heures de retard.

Arrivés à Baltra sur l’ile de Santa Cruz, il faut payer le droit d’entrée dans les parcs des Galápagos (100$US par adultes et 50 par enfant quand même), ensuite les chiens reniflent nos valises et nous embarquons dans un bus. Il fait chaud et bon… Un régal… Mais au bout de 10 min, le bus s’arrête et nous devons traverser un chenal en bateau, porter les valises, et les remettre dans un autre bus qui roule 45 minutes… Finalement, nous voilà à Puerto Ayora où nous sommes accueillis par nos amis à la sortie du bus…

Après deux jours de transfert, nous les avons rattrapé !!! C’est qu’ils courent vite les Galamez…

Hasta luego Perù !!!

Encore un pays à qui nous disons au revoir… Ce fût court mais au delà de nos espérances. Cuzco a été pour nous un havre de paix avec énormément de choses à faire. Maxime et Laureline nous avaient prévenu mais nous nous ne attendions pas à nous y sentir si bien. Le Lonely Planet dit : “que vous restiez 3 jours ou 3 semaines, en partant de Cusco, vous aurez toujours l’impression que vous auriez pu y rester plus longtemps”, c’est très vrai…

Du Pérou, nous retiendrons :

  • le Machu Picchu : tous les membres de la famille sont unanimes sur ce point….
  • les costumes des Péruviens sur la fête de Cuzco
  • l’ingéniosité des incas… incroyable…
  • la qualité de vie à Cusco
  • les beaux trains de Peru rail

Nous devions allez voir Arequipa et les canyons de la Colca avec ses condors mais les grèves bloquant la frontière Bolivie-Pérou nous ont fait changé nos plans… Tant pis, ce sera pour une prochaine fois…

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What’s for dinner in Perou ?

Nous ne sommes restés au Pérou qu’une semaine, alors nous n’avons pas pu découvrir toutes leurs spécialités culinaires. De plus, étant restés sur Cuzco et sa région hautement touristique, nous ne nous sommes pas trop imprégnés de l’ambiance typique péruvienne… En plus, une certains lassitude de fin de voyage se fait sentir et nous avons apprécié quelques bonnes adresses de restaurants européens… (On vous recommande particulièrement le restau Granja Heidi, tenu par des suisses très sympas où la viande est excellente).

Cependant, nous avons noté quelques particularités :

  • l’Inca cola, incontournable soda jaune fluo dont les péruviens raffolent, ayant un gout dégueu de chewing-gum… Même les enfants en étaient vite écœurés et nous ne sommes pas venus à bout de la bouteille de 20 cl achetée. Pourtant, au Pérou les ventes d’Inca Cola dépassent celles du Coca cola ou du Pepsi et de loin…
  • le cuy, prononcez “couille” SVP… C’est du cochon d’inde… Hé oui… Ca fait drôle de recevoir un cochon d’inde dans son assiette, écartelé dont on voit bien les 4 pattes… Hummm… Mais, bon la viande est bonne… entre le lapin et le poulet. Pas mal… Le cuy roti est un vrai plat de fête pour les péruviens
  • le ceviche : poisson cru servi bien assaisonné, un peu comme en Polynésie
  • les papas… 3500 espèces de pommes de terre différentes… Succulentes, elles ont toutes un super bon gout… bon, on ne les a pas toutes testées
  • les grains de maïs énormes, légèrement soufflés mais pas trop (pas éclatés comme du pop corn), c’est excellent…

Ici aussi, il y a de nombreuses espèces de quinoa, mais ça on en a déjà parlé en Bolivie…

Une mention spéciale pour le Pisco Sour, comme au Chili, nous en avons dégusté quelques uns assez fameux… Le Pisco est une eau de vie de raisin. Le Pisco sour est un mélange de Pisco, de jus de citron vert et de sucre, nettement moins tord boyaux…

Il existe ausi la chicha, bière de maïs fermenté mais nous n’avons pas eu l’occasion de le gouter…

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Fabrication du chocolat

Nous avions prévu que la journée du lendemain du Machu Picchu serait une journée tranquille… Alors c’est parti pour la journée tranquille. Petit-déjeuner englouti à 9 heures, visite chez le dentiste pour Laurent à 10 heures (il s’est cassé une dent et il aimerait bien que ça tienne encore un mois jusqu’à notre retour).

Puis, nous avons RDV au musée du chocolat pour un workshop de fabrication du chocolat à partir des fèves de cacao… Génial… Cet endroit a été créé par un couple d’ingénieurs français qui essaye d’en installer un peu partout en Amérique du Sud. Le musée est très bien fait, les gens charmants. Vraiment, on vous le recommande…

A notre arrivée, on nous donne tablier et même une toque de chef pour les enfants !!! Alain va nous expliquer tout sur le chocolat !!!

Tout d’abord, il nous montre une reproduction de cacaotier : un arbre plus ou moins grand ayant une grande particularité : les fruits poussent directement sur le tronc !!! Les fruits des cacaotiers sont gros, de différentes couleurs en fonction de l’espèce du cacaotier.

Le fruit contient de la pulpe et des graines : ces graines sont les fèves de cacao !!! L’arbre ne peut pas se reproduire tout seul, il a besoin des animaux qui mangent la pulpe et libèrent ainsi les graines qu’ils ne mangent pas… Ce que la nature est bien faite !!!

Passage en cuisine et découverte des fèves de cacao…

Après la récolte, on fait fermenter les graines avec la pulpe dans des caisses puis, on les sépare de la pulpe et on les fait sécher (bon, ça, on a pas fait).

A ce stade, nous goutons des fèves de cacao : c’est pas bon !!! très amer et avec un goût de vinaigre… Sympa de voir la tête des enfants avec la fève dans la bouche…

Vient l’heure de la torréfaction : on fait chauffer les fèves dans une casserole en terre cuite en les mélangeant… Regardez un peu les artistes. Quand les fèves crépitent, on s’arrête. Là, le gout des fèves est sensé avoir changé. Moins amer.

A ce stade, les fèves sont bien plus simples à éplucher : on enlève donc leur peau avant la prochaine étape : la mouture.

A notre échelle, nous allons écraser les fèves de cacao dans des mortiers avec des pilons. Le but du jeu n’est pas de faire des petits grains mais carrément de la pâte… Nuance… Et ça, c’est pas facile… On n’arrive forcément pas au bon stade avec nos petites mains aussi, on va se faire aider par un grand hachoir pileur. Une fois passé dans la machine, la pâte ressemble plus à quelque chose.

Normalement dans l’industrie, la pâte s’appelle la liqueur de cacao. Les industriels séparent le beurre de cacao de la poudre de cacao et ensuite reforment le mélange qu’ils souhaitent pour former leur chocolat. Certains mauvais chocolatiers remplacent une partie du beurre de cacao par de la lécithine ou de l’huile de palme qui coutent bien moins cher.

Nous, on garde tout… Avec cette liqueur de cacao, nous allons faire des boissons au chocolat :

  • premier essai comme les incas : liqueur de cacao avec de l’eau bouillante puis passage au filtre comme le café et ajout d’une pointe de curry. BEURK !!! dégueu !!!
  • Deuxième essai comme les espagnols colonisateurs : liqueur de cacao avec du lait, du sucre et de la cannelle : humm… C’est nettement mieux…

Dans ce temps là, on ne savait pas faire de tablettes de chocolat mais seulement des boissons…

Plus tard, avec l’arrivée des moteurs et des machines, on a pu faire de la pâte de chocolat bien plus fine…

Nous récupérons notre pâte après qu’elle ait passé toute une nuit dans le grinder… Et voilà ce que nous allons étaler.

Chacun ses moules, on peut ajouter dans nos moules des noix, noisettes, amandes, chamallows, quinoa, poudre de feuilles de coca (beurk), poudre de lait et sucre (pour faire du chocolat au lait), cannelle, curry…

Erine et Vincent s’appliquent. Tout ceci va être tempéré dans les moules pendant 3 heures pour que ce soit rigidifié et pour obtenir de jolis chocolats artisanaux mais ma foi bien bons !!!

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Machu Picchu

Ca y est, le jour J !!! Comme prévu, nous montons dans un bus à 8 heures après avoir pris un bon petit déjeuner. Pour une fois depuis longtemps, nous avons passé une bonne nuit bien longue et profonde. Et heureusement, car la journée va être longue….

A l’entrée du site, je pousse un Waouh et l’émotion m’envahit. Les larmes coulent sur mes joues. Je ne sais pas pourquoi mais cette destination est mythique et je ne pensais pas y aller un jour avec mon mari et mes enfants.

Une fois la petite séance émotion passée, nous commençons notre ascension sur le coté gauche du site : il est écrit : “long trail”. Nous savons que nous voulons monter en haut du cerro Machu Picchu, (celui qui fait face à l’autre colline , la colline des randonneurs endurcis) mais il faut trouver notre chemin. Un guide nous indique finalement la direction : sans lui, on n’aurait pas trouvé…

Et nous voilà en route pour deux heures d’ascension sur un chemin alternant marches déglinguées (d’un coté, elles ont plus de 500 ans) et chemins étroits. On signe à notre départ pour informer que nous sommes là. Le temps est magnifique mais du coup, le soleil tape vite. Bon, honnêtement, on va s’arrêter plein de fois pour souffler mais souvent la vue à la pause est magnifique sur le Machu Picchu. C’est quand même un superbe site à voir de haut.

Plus on avance et plus on s’éloigne du site et plus il devient petit… Est ce vraiment une bonne idée de monter en haut ??? Nous croisons des randonneurs qui redescendent nous disant que ça vaut vraiment la peine… Alors !!!   Bon, le truc c’est que le premier nous dit qu’il ne reste plus que 30 minutes, puis 10 minutes après le 2ème nous dit qu’il reste 40 minutes… Euh, là, y’a un problème, on s’est trompés de direction ou  quoi ??? Erine râle au début puis une fois que les choses sont claires et que nous lui disons “Arrête de râler, de toute façon tu vas monter en haut !”, elle trace en tête et arrive au sommet la première…

De là-haut on domine le Machu Picchu certes, mais on a une vue à 360° de toutes les montagnes et collines de la région. C’est magnifique !!! Les oiseaux volent près de nous : on se sent tout petits face aux immenses montagnes. C’est une des plus jolies vues de notre voyage… Ca vaut bien un cookie… Petite pause bien méritée… Nous sommes très fiers de nos loulous qui sont arrivés là-haut (non sans broncher mais bon, ils y sont). Après la séance photo qui va bien, il est déjà l’heure de redescendre. Hop, on prend un morceau de bambou en guise de bâton pour soulager mon genou et c’est reparti…

Comme vous le savez, la descente n’est pas toujours plus simple que la montée… A notre tour de croiser des randonneurs qui nous demandent si ça vaut le coup et à quelle distance ils sont du sommet. Certains sont épatés de voir que les enfants y sont arrivés…

Une fois en bas, Laurent trouve un guide qui nous propose la visite du site de près… Que nous avons bien fait. !!! Ce guide va nous montrer des lieux, des détails que nous n’aurions jamais vus seuls. Première chose, il nous montre une photo des montagnes encerclant le Machu Picchu et la met à la verticale : les montagnes représentent le profil d’un visage !!! Trop fort.

A l’entrée du site, il y a de nombreuses terrasses pour l’agriculture : les incas faisaient pousser ici du maïs et de la coca. Ils les échangeaient contre d’autres aliments. Les terrasses ont 4 fonctions : soutenir la montagne, limiter l’érosion, faire joli et permettre l’agriculture à plat…

Puis, il va nous emmener dans les différents temples du site. Il nous montre les fenêtres où passent les premiers rayons du soleil les jours des solstices d’été et d’hiver indiquant aux incas le début des récoltes ou des plantations. Les incas ont sculpté des pierres exactement à la forme des montagnes en signe de culte.

Les pierres formant les maisons sont parfaitement alignées et s’emboitent à merveille. Lorsque l’alignement est parfait et lisse, celà indique un lieu religieux alors que les pierres moins poncées sont pour des pièces d’habitations normales.

Nous verrons la moitié de la croix des incas sculptée dans la roche : bizarre, pourquoi juste la moitié ?  mais avec la lumière du soleil au début du jour, l’ombre sur la pierre forme la pierre entière… Subtil !!!

Le temple du condor est aussi impressionnant, un condor est formé en pierre. Les incas utilisaient aussi des petites vasques en pierre remplies d’un filet d’eau pour faire un miroir et ainsi observer les étoiles. Une autre pierre forme exactement la croix du Sud en parfait alignement au moment du solstice d’été…

Quelle intelligence ces incas !!!

La visite est très intéressante et tous ces détails plaisent aussi aux enfants qui commencent quand même à trainer la patte.

Il est 15 heures, nous n’avons pas déjeuné et nous sommes crevés. Il est temps de reprendre le bus pour Aguas Calientes car notre train part à 16h30.

A peine le temps d’attraper une pizza à emporter et nous remontons dans le train. L’ambiance est très calme : tous les touristes sont fatigués de leur journée et s’endorment les uns après les autres… Tous sauf un, l’irrésistible gaulois Vincent qui nous dit toujours qu’il n’est pas fatigué et qu’il s’ennuie. Sa sœur est plongé dans Harry Potter et ne compte pas lâcher son bouquin… La nuit tombe vite et nous ne voyons plus les beaux paysages, dommage…

Au bout de 3h30 de voyage, nous arrivons à Poroy, tout près de Cuzco. Un mini bus nous ramène à Cuzco et d’un avis général nous sommes tous trop fatigués pour aller diner et attendre encore nos plats 3 heures. Direction le dodo : demain sera un autre jour !!!

Nous avons adoré notre journée : un seul regret, je serai bien restée une nuit de plus à Aguas Calientes pour ne pas rentrer si fatiguée mais c’est tout : tout était parfait !!!

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En route vers le Machu Picchu !

Nous partons ce matin pour Ollantaytambo, ville de 700 habitants dominée par des ruines incas. C’est de là que nous prendrons le train pour le Machu Picchu. Encore une fois, nous sommes en immersion dans la vie des péruviens. Nous croisons les vieilles dames avec les ânes qui ramènent la récolte de céréales, les hommes à cheval et les enfants qui courent vers l’école.

La petite ville d’Ollantaytambo est très typique avec de nombreuses ruelles pavées très étroites. C’est très joli. Des petits cours d’eau, canalisés passent dans les ruelles. Cette ville date du temps des incas et nous sommes impressionnés, encore une fois de voir combien les bâtisses sont solides et l’alimentation en de eau maitrisée.

Comme dans toute ville du Pérou, il y a une plaza del armas avec des espaces verts, des fleurs…

Nous déambulons dans les rues mais n’avons pas le temps de monter dans les ruines que nous observons du centre de la ville.

Un arrêt dans un restaurant où je pique une crise : Au Pérou, les menus sont souvent alléchants mais, au moment de commander, on nous dit régulièrement que le plat commandé n’est pas disponible. Aujourd’hui, pour éviter la déception des enfants, je prends les devants et je demande au serveur si tout est disponible. “Bien sûr Senora”… Forcément lorsque l’on commande la pizza des enfants, ce n’est plus disponible !!! Quel boulet !!! Mon énervement, même en français se fait bien comprendre. Le pauvre mec paie pour tous les autres qui nous ont déjà fait le coup.

Bref, une soupe plus tard, nous repartons dans la ville à la recherche de la gare pour prendre notre train pour Aguas Calientes. Nous longeons les champs avec les ânes, les cochons et les vaches.

La gare se limite à un quai très pittoresque avec un train qui ne fait que deux wagons. C’est très typique et très mignon… Le train tout bleu fait un bon contraste avec les couleurs du paysage.

Nous sommes invités à monter et découvrons avec plaisir un train avec des vitres au plafond pour bien profiter du paysage. Nous sommes une trentaine de passagers seulement et nous partons sur le chemin d’Aguas Calientes. Ce voyage de 1 h 30 est une avancée lente et mythique vers le Machu Picchu, nous longeons la rivière Urubamba en passant par la forêt pleine de fleurs exotiques, sur une voie ferrée unique au bord de la falaise. C’est magnifique… On nous sert une petite collation dans des plats en porcelaine, nous sommes chouchoutés… Trop classe. On était loin de s’imaginer ça.

Arrivés à Aguas Calientes, la gare donne de suite sur le marché de souvenirs pour touristes. Sacrée immersion. On ne sait même plus comment en sortir. Une fois le marché passé, les rues sont remplies de restaurants… Mais, il n’y a pas de voitures ce qui rend la balade bien agréable. La ville n’a rien de typique, c’est un centre pour touristes et c’est tout…

Nous trouvons notre hôtel : le Gringo Bill’s sans problème (c’est pas bien grand Aguas Calientes). Le Machu Picchu est là, tout près derrière la montagne. Après les vérifications d’usage : y’a t-il du chauffage ? Y’a t-il des draps propres ? et y’a t-il de l’eau chaude ? nous laissons les enfants devant un film et partons à la recherche de nos billets pour le Machu Picchu.

Tout d’abord, nous récupérons les billets d’entrée auprès du bureau des touristes : avec les passeports, le vendeur, aimable comme une porte de prison émet les tickets d’entrée pour Laurent, Erine et moi : Vincent, 7 ans, ne paie pas. Puis nous allons chercher les billets de bus, bus qui nous emmènera demain matin à l’entrée du site. Les bus partent toutes les 10 minutes dès 5 heures du mat.

Les courageux qui veulent monter sur le Wayna Picchu doivent se lever tôt car on n’y accepte que les 400 premiers randonneurs. La randonnée est assez dangereuse, impossible pour les enfants et, puis on n’a pas franchement envie de poireauter devant la compagnie des bus à 3 heures du mat ; alors nous avons choisi un programme plus light. Départ à 8 heures en bus.

Il est aussi possible de monter à pied de Aguas calientes à l’entrée du site par 1700 marches mais c’est le long de la route des mini-bus et leur passage rend la promenade nettement moins agréable.

Une fois notre programme établi, nous allons diner en famille à l’Indio Feliz, restaurant français que 3 familles différentes nous ont recommandé. Et quelle bonne recommandation, nous avons excellemment bien mangé. Service impeccable et rapide (c’est rare au Pérou) avec de belles brochettes de bœuf, un ceviche (poisson cru) et de beaux accompagnements. Nous sommes ravis et l’excitation de voir le Machu Picchu monte…

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Pisaq

Aujourd’hui, nous voilà repartis… Direction Pisaq. Cette ville de 900 habitants proposent un marché les Mardi, Jeudi et Dimanche… Nous sommes Mardi et nous prenons un taxi perso pour la 1/2 journée.

La route vers Pisaq est très jolie. Nous profitons des points de vue de la route. Nous passons par les hauts de Cuzco près du Christ version Rio de Janeiro et les premières ruines incas proches de la ville.

A Pisaq, nous avons choisi de visiter les  ruines en premier puis le marché. Premier contact avec les ruines incas pour nous : Waouh (Encore !!!) c’est beau !!! Les incas avaient l’art de savoir empiler les pierres, c’est le moins que l’on puisse dire.  Notre taxi nous laisse à l’entrée du site où nous découvrons un véritable village en ruine, puis une magnifique vue sur les terrasses des cultures pour finalement arriver sur un nouveau village à flanc de montagnes. Au loin, les chèvres bêlent tellement fort que j’ai cru qu’un homme criait à l’aide (on ne rit pas SVP !!!). Les enfants jouent les guides dans les ruines et nous disent où aller… Bon, on repasse 3 fois au même endroit mais nous sommes contents de constater qu’ils s’arrêtent quand le passage semble dangereux : bien vu les loulous !!! Car effectivement il y a qqs passages avec le vide sur le coté…

Au début, pas de problème, on passe et on profite des points de vue et de l’architecture inca mais bien vite arrivent des bus de touristes et là on se croise sur le site et c’est bien moins facile. Vincent dérape, se casse la binette et se fait ramasser par un guide… Hop là, Laurent ramasse aussi l’enfant et subrepticement pique la bouteille d’eau du guide, ni vu ni connu !!! On en a appris des trucs pendant ce voyage !!! NDL : bon, en fait, j’ai pas fait exprès de lui piquer la bouteille, je croyais que c’était celle de Vincent …

La citadelle inca perchée au sommet de la colline est très belle. Nous allons même la voir e l’autre coté, réalisant facilement que le paysage est même plus beau de loin que de près. Nous passons par le site des bains où l’on voit bien que les incas maitrisaient parfaitement la gestion de l’eau de source ou de rivières.

C’est quand même superbe !!!

Nous pouvons descendre à pied vers le village par les terrasses, mais notre taxi nous attend à l’entrée alors nous allons jouer les feignants pour le plus grand plaisir des enfants.

Le taxi nous emmène en ville à l’entrée du marché. Marché fortement touristique. Laurent s’attendait à un peu plus de marché typique mais ce ne sont que des étals de souvenirs qui sont quand même bien jolis et bien réalisés. Moi, j’y ai bien pris plaisir… Nous y achèterons quelques souvenirs dont quelques bonnets péruviens pour nos petits neveux et nièces… On verra si les parents lisent le blog ou pas… Ceci est un test !!! Pour les grands neveux : on a prévu autre chose (Anaïs, Nathan et Juliette, ne vous attendez pas à avoir un bonnet péruvien !!!)

Au détour des étals, nous découvrons une cour donnant sur un énorme four à pain : LA PAUSE empanadas : fraichement cuits dans le four à pain : Humm un régal !!! On s’installe sur des fauteuils en rotin couverts de peau de lamas, à coté d’une maison entière pour les cochons d’inde… Attention, ici les cochon d’inde, on les mange mais ceci fera le sujet d’un prochain article…… Nous testerons aussi l’Inka cola jaune fluo, incontournable au Pérou et franchement dégueu à notre gout. Il a un gout de chewing gum mais même nos enfants seront vite écœurés…

La promenade est bien sympathique et arrivés au marché alimentaire, nous discutons un peu avec les vendeuses :

  • certaines vendent des mandarines, bananes, fruits de cactus
  • certaines vendent des jus de fruits frais délicieux
  • certaines vendent des maïs de toutes sortes
  • certaines vendent du quinoa et autres céréales
  • certaines vendent des pigments pour la peinture
  • et et et ….Voici la réponse de notre dernière devinette : certaines vendent des boulettes noires bizarres…

Quand nous demandons ce que c’est, nous sommes très surpris par la réponse. Personne n’a trouvé la réponse à cette devinette mais c’est assez normal.

Si vous venez de déjeuner, je vous invite à lire la suite plus tard…

Il s’agit de feuilles de coca que la dame a gentiment mâchées pour vous et a recraché en boule : c’est sympa non ??? C’est en fait pour les enfants qui n’arrivent pas à bien mâcher les feuilles de coca.. Humm !!! On n’a pas testé pour vous sorry !!!

La journée nous a bien plus, nous rentrons à temps pour un peu d’école, la seule de la semaine et une bonne soirée à Cusco où Erine et moi avons commandé des bottes sur mesure… version très péruvienne !!!

Attention, demain c’est le grand départ pour le Machu Picchu !!!

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Cuzco

Oh que la nuit fut bonne et méritée !!!

Ce matin, on prend notre temps et on part à la découverte de la ville. C’est toujours la fête sur la plaza del Armas pour notre plus grand plaisir. Aujourd’hui, ce sont les petits enfants qui défilent. Ils sont mignons et dansent super bien.

A notre grande surprise, nous sommes interviewés par la TV. Vu notre super niveau en espagnol, on ne sait pas trop ce que ça va donner… Un peu plus tard, c’est un journaliste de la Presse écrite qui nous interviewe. Oui, oui, nous sommes des stars !!! En doutiez vous ?

Je vous laisse découvrir les belles photos de Laurent avec les danseurs pendant ces différents journées…

La fête dure un mois entier. Nous regrettions de ne pas être à Cuzco pour la fête du soleil le 24 Juin mais nous avons eu beaucoup de fête pour nous aussi…

Bon, entre nous, ce qui nous a un peu embêté ce sont les pétards et la fanfare dans la rue dès 6 heures du mat, ça réveille…

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En route pour Cuzco – Pérou

Ce n’est pas sans un certain soulagement que nous quittons La Paz ce matin. La ville est en grande grève, demain Lundi : grève des transporteurs : bonjour le bordel !!!

Bon, je n’ai dormi que 3 heures cette nuit, levés à 5 heures, nous prenons un taxi qui se prend pour une star de la route… Il double toutes les voitures et nous arrivons à l’aéroport en 7 minutes au lieu de 20 et même avant les autres clients de l’hôtel partis avant nous…

La grande surprise de l’aéroport de La Paz, c’est la taxe d’aéroport : 25 dollars US par personne… Rien que ça… On n’en savait rien et c’est à contre-cœur que nous laissons notre billet de 100 dollars US au comptoir…

Deux vols embarquent à la même porte à la même heure… Ca nous rappelle l’Argentine… Une fois la porte passée, une flèche indique quel avion on doit prendre… Une fois bien installés, l’attente commence et au bout de 20 minutes, on nous annonce que l’aéroport de Cuzco est fermé à cause du mauvais temps et que nous devons descendre de l’avion… Aïe, on n’est pas pas encore partis !!! Il nous faut attendre le prochain flash météo, toujours négatif, puis le suivant qui sera le bon… 1 heure 30 de retard : ça aurait pu être pire !!!

Nous arrivons à Cuzco sans problème finalement et à notre hôtel en taxi. La ville de Cuzco est claire, tranquille, quoique nous entendons des bruits de pétards un peu partout… Serait-ce la fête à Cuzco ? Notre hôtel (Don Bosco) est très joli, bien décoré mais glacial… Les salles communes sont très froides… Et la chambre pas bien plus chaude… Vite, on allume le chauffage…

Nous allons vite sortir pour prendre le soleil et nous réchauffer. Nous sommes clairement dans le pâté… Sur la plaza del Armas, la place principale, il y a un défilé de danseurs en tenue de fête. Plusieurs congrégations défilent pendant des heures. C’est beau, coloré et ça donne une bonne ambiance de fête : ça donne envie de danser. Après un bon déjeuner, on flâne dans les rues sans but bien précis. Et au coin d’une rue, on tombe sur une famille de français avec 3 enfants aussi en voyage autour du monde : Fred, Delphine et Arthur, Théo et Zoé, les amis de Maxime et Laureline. On se présente mais c’est comme si on se connaissait déjà par l’intermédiaire de Max et Laureline… Que le hasard fait bien les choses !!!

Apparemment, nous étions dans le même avion pour l’île de Pâques…

Nous allons passer tout l’après-midi et toute la soirée ensemble à partager nos expériences et à récupérer les bons plans de nos amis pour Cuzco. Eux sont là depuis 10 jours et décollent demain pour Lima.

Quels moments sympathiques !!! Là-dessus nous sommes bien d’accord : le plus sympa pour nous tous dans ce voyage ce sont les rencontres et là, nous sommes servis. Erine et Vincent jouent avec plaisir avec Zoé et Théo alors qu’Arthur participe aux discussions des grands…

Comme avec Maxime et Laureline, Fred et Delphine nous emmènent dans un restau indien le Khoma Sutra où nous allons déguster (outre un Pisco Sour) un vin Astika : Il faut le faire quand même…

Cerise sur le gâteau, Fred et Delphine partent aussi pour l’Equateur et sont aussi à la recherche d’une croisière aux Galapagos : avec un peu de chance, on va peut être pouvoir la faire ensemble…. On ne vous l’a pas encore dit mais, à notre retour du lac Titicaca, nous apprenons que notre croisière aux Galapagos réservée il y a quelques semaines par Laurent, vient d’être annulée. La compagnie Kempery qui ne nous a pas données de nouvelles pendant 3 semaines nous annonce maintenant que leur bateau a une panne de moteur (Bah Voyons !!!). Nous sommes déçus mais vu le sérieux de l’agence, nous sommes aussi soulagés de, finalement, ne pas passer par eux… On va donc chercher avec Fred maintenant !!!

Un tour du monde: ce sont des rencontres !!!

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