Bye bye Rapa Nui !!!

Snif, nous voilà partis…

Je ne vous dis pas combien nous avons aimé l’île de Pâques…

Bon, d’accord, on y a retrouvé la famille : ma maman et son mari mais sans parler de ça, nous avons adoré…:

  • le coté isolé : l’ile de Pâques est l’île la plus isolée au Monde : à environ 4000 kms de Tahiti et du Chili
  • des paysages magnifiques avec pas ou très peu de touristes : ça devient exceptionnel ce genre d’endroits, croyez-moi. En 95, on comptait 5000 touristes par an et aujourd’hui 60 000 quand même…
  • un coté surréaliste à voir des chevaux en liberté partout et des gens qui vont en ville à cheval… Rien à voir pourtant avec une ambiance Amish, ne nous méprenons pas…
  • les levers de soleil à 8 heures : moi ça ma va bien…
  • le coté mystérieux des moais, de leur histoire et de toutes les théories qui existent : on ne sait toujours pas laquelle est vraie même au XXIème siècle
  • les statues encore enfouies
  • les dates récentes des explorations et des découvertes des sites archéologiques
  • le nombre de sites archéologiques sur l’île : près de 600 tout de même mais comme dit Laurent : “qu’est ce qu’un site archéologique, finalement ?”
  • les belles histoires de l’homme oiseau : on dirait des contes que l’on raconte aux enfants…
  • les paysages de volcan et de cratères qui permettent d’expliquer aux enfants en live ce qu’est un volcan…
  • la gentillesse des habitants : charmants …
  • les chiens errants qui gardent leurs distances…
  • pas de serpents hihihi mais nous avons quand même croisé 2 petits scorpions sur la terrasse et dans notre chambre
  • les noms rapa nui : les noms des sites mais aussi la langue nous rappelant les intonations  tahitiennes
  • la balade à cheval : allez on ne va pas être rancunière…
  • les nuages blancs dans le ciel qui défilent comme un film en accéléré
  • les rencontres (nos voisins de chambres chez Antoine et Lolita, Sam, Charlotte, Gwen, Sebastien, Robin et Maeva)

Ce qui a marqué la famille :

  • Pour Mamylène , le coté mystérieux et les paysages sauvages, le calme, les couleurs du ciel aux différentes heures de la journée
  • Claudy a quand même eu un sentiment oppressant à être loin de tout : 5000 habitants au milieu de nulle part et finalement, ils s’en accommodent bien…
  • Pour Erine, la taille des moais et leur bouche bizarre
  • Pour Vincent, les moais qui ont des nombrils et parfois des chapeaux
  • Laurent a été surpris par la méconnaissance de l’histoire : finalement les théories sont encore nombreuses sur l’origine des tribus rapa nui

Si nous n’avions pas fait ce tour du monde, tout porte à croire que nous ne serions jamais venu ici et Maman et Claudy non plus… Et pourtant, ça restera un des best de notre voyage.

 

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Dernières journées à Rapa Nui

Ouille, ouille, ouille les courbatures après une journée à cheval !!! Vive l’ibuprofène et l’Hémoclar pour les bleus…

Après cette journée d’activité équestre, nous avons décidé de louer une voiture pour aller visiter les derniers sites que nous n’avons pas encore vus (ça permet aussi de ménager les muscles endoloris…)

Et pour commencer la journée, nous sommes allés voir le lever de soleil sur les moais… Rien à voir avec le lever à 6 heures du mat sur Angkor : ici le soleil se lève à 8 heures : c’est nettement plus raisonnable et accessible. Encore une fois, c’est magique de voir le jour se lever sur ces sites. Bon, n’imaginez pas le soleil bien rond, orangé qui pointe de plus en plus le bout de son nez : pour cela, il faut le jour parfait sans nuage et en plus le bon moment de l’année où le soleil se lève juste derrière les moais : ce n’est pas maintenant. Mais nous avons droit à de très très belles couleurs… Et même lorsque le jour est levé, la lumière reste magnifique. Un vrai plaisir…

Après un bon petit-déjeuner, nous sommes repartis vers le centre de l’île. Nous avons visité le site de Ahu Akivi : seul site où les moais regardent la mer et pas le centre de l’ile. Plus loin, se trouvent les cavernes des rapa nui où ils vivaient et collectaient l’eau : ces cavernes (un vrai réseau) ont été formées par la lave des volcans. Nous avons joué les explorateurs avec nos lampes torche observant les compartiments de pierre dans les cavernes créés par les habitants.

Encore plus loin, nous avons visité le site du Ahu Tepeu. L’ahu fait face à la mer, il est très grand mais les moais ont tous été renversés lors des guerres tribales. On y trouve encore les fondations d’un ancien village avec des maisons bateaux. Les maisons étaient très étroites afin de maitriser le maintien des toits. On voit ici de superbes falaises sur la mer. Aucune barrière : si on court vers la mer : directement, on tombe de haut… Rien qu’à y repenser, j’en ai encore le vertige…

Alors que les parents et grands-parents se promènent près de l’ahu, les enfants restent dans la voiture pour lire. Tout d’un coup, j’entends un bruit, des cris et des bruits de sabots qui s’approchent. Je crie à Erine de fermer sa portière et nous voyons débarquer plusieurs dizaines de chevaux au galop conduit par un homme à cheval et une femme à moto… Sacrée surprise !!!

Au retour au village, une bonne glace au Mikafé recommandée par les Fourcade … Humm…. Bonne adresse…. Cette fois ci, pas de tortues dans l’eau du port mais des poissons lune au grand plaisir de Vincent. Au diner ce soir, nous allons gouter l’apéritif local : le Pisco Sour : bon, c’est très fruité et un peu traite en alcool : en clair, ça se boit comme du petit lait…et ça doit faire mal à la tête le lendemain.

Pour le dernier jour, Laurent est plein d’entrain et part en excursion, seul de Vinapu au volcan d’Orongo (c’est l’autre coté du volcan…). De notre coté, Papy, Mamie, les enfants et moi nous baladerons dans le village pour acheter quelques souvenirs et envoyer nos cartes postales.

Nous irons aussi découvrir le musée de l’ile : assez éloigné, surtout quand on prend la mauvaise route. Cette visite nous a permis de consolider nos connaissances sur les moais et les rapa nuis. Le personnel du musée propose des traductions de tous les panneaux dans de nombreuses langues. Les panneaux évoquent aussi les moais “empruntés” par les étrangers et stockés dans les collections privées ou publiques hors du Chili…

Déjà la dernière nuit avant le départ pour Santiago… Snif… En nous revoilà à refaire les valises : ça, ça commence sérieusement à me gonfler…

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Une journée à cheval à Rapa Nui

C’est avec un peu d’inquiétude mais aussi une certaine excitation que nous avons organisé cette journée à cheval avec notre guide Patrice.

Le cheval est l’animal roi sur l’île de Pâques, il y en a des milliers en liberté qui se baladent, passent sur la route au moment où on s’y attend le moins et peuvent même marcher sur les ahus des moais… C’est assez surprenant de s’arrêter sur un site et de croiser une jument et son poulain qui passent par là ou encore d’aller au restau le soir et de croiser des jeunes Rapa Nui allant boire un verre à cheval…

Bref, la balade à cheval était donc plus qu’incontournable sur l’île et Claudy attendait cette journée avec impatience.

Nous sommes arrivés avec Patrice dans un ranch vers 10 heures le matin. Le ranch est en fait une ferme : nous sommes accueillis par des dizaines de cochons qui se baladent un peu partout. A notre arrivée, les chevaux ne sont pas prêts, ils paissent dans les prés. Qu’à cela ne tienne, les rapa nui montent des chevaux à cru et ramènent un groupe dans un enclos : nous les voyons arriver de loin au galop : impressionnant, je me suis même demandée si nous ne devions pas nous cacher dans la voiture.

Ensuite, les rapa nui décident de quel cheval sera monté par quelle personne : “un por la nina (Erine), un por el nino, un por el hombre con el sombrero (Laurent)”… Nous faisons connaissance avec nos montures alors que Patrice installe les selles. Ces chevaux sont bien moins grands que ceux que nous avions monté en Nouvelle Zélande.

En selle tout le monde : dès le départ,  Claudy semble bien à l’aise sur sa monture qu’il arrive à diriger sans problème (ce n’est pas une première pour lui…). Maman et moi sommes bien plus placides sur nos canassons. La petite difficulté du départ est de se faire comprendre par le cheval et de trouver le truc pour le faire avancer : un son “tic-tic” de la bouche ou un coup de talon… Je crois que de mon coté, je n’ai toujours pas trouvé le code exact…

Nous prenons le chemin de la sortie de la ferme, traversons la route et entamons la traversée d’une forêt d’eucalyptus aux odeurs … australiennes…. Tout le monde semble bien parti et profite de la promenade.

Tout d’un coup, sans raison apparente, mon bourricot part au galop… Pas cool car je ne maitrise rien du tout. Avec le recul, je crois que j’ai vite perdu les étriers, j’ai tiré sur les rennes sans succès et au lieu de dire “HO!” calmement, je me suis mise à crier de plus en plus fort ce qui a vraisemblablement encouragé la bête à accélérer (c’était le contraire de mon objectif, vous vous en doutez). Résultat, je me suis lamentablement vautrée… Je suis tombée quoi et à en croire les marques que j’ai dans le dos et la douleur dans le genou, je ne me suis pas loupée. Laurent pense que le cheval m’a heurté avec un sabot. Plus de peur que de mal, une fois assise et une fois que j’ai repris mon souffle, tout allait bien… Mis à part une inquiétude grandissante de ma part face à mon manque de maitrise de l’animal.

Les idées remises en place, nous avons repris la route sans vraiment comprendre pourquoi mon cheval s’était ainsi emporté. Nous avons découvert des paysages magnifiques car une fois la forêt traversée, nous avons longé sa lisière pour observer l’enchainement des collines des volcans sur des kilomètres de plaines sans arbre. Là, nous sommes seuls avec la nature. Ici, il n’y a aucune route, juste quelques sentiers que l’on devine à peine sur les flancs et crêtes des collines.

Arrivés au sommet du volcan Maunga Terrevaka (à 507 m d’altitude), nous avons une vue à 360° d’autant plus impressionnante que nous sommes assis sur nos montures. Erine me dira même “Maman j’ai peur de regarder le vide devant moi, du haut du cheval”,  tu m’étonnes !!! Là haut, le vent souffle et nous sommes soufflés nous aussi par de tels paysages : nous voyons la mer tout autour de nous mais aussi le cratère d’Orongo et tous les volcans de l’île. A couper le souffle…

Après un bon pique-nique à base de tortillas, et une pause bien méritée pour détendre nos muscles endoloris par la posture, les enfants sont pressés de repartir.

Au retour, ils sont très à l’aise… Ils s’amusent même à faire du trot avec Papa en tapant sur leurs chevaux avec une badine ou en les fouettant avec les rennes (bon, vous verrez à la fin du film que malgré des “encouragements” répétés de Vincent,le cheval ne veut plus partir au trot)…. Ils sont surprenants de maitrise. Laurent va même partir au galop pendant quelques dizaines de mètres pour le fun… La différence par rapport à moi, c’est que lui a demandé le galop et ne l’a pas subi… Maman assure aussi très bien et passe un bon moment. Bon, moi, c’est une autre paire de manche. Le cheval a compris qu’il avait le dessus sur moi et m’en fait voir : deux fois encore, il part au trot sans en avoir été prié et il aura raison de ma patience et de mon courage. Je finis par me mettre à trembler de trouille sur ce bourrin qui le sent très bien et ne se soumet plus à aucune de mes commandes. Résultat, à une centaine de mètres de l’entrée de la ferme, j’abandonne et c’est avec un grand soulagement que je repose mes pieds endoloris au sol. J’aurai quand même tenu 5 heures…

Toute la famille finit sa balade à cheval devant moi avec une grande maitrise alors que je termine à pied, soulagée. OUF !!!

Nous sommes quand même tous ravis de notre journée. Les paysages de l’île sont superbes et la balade à cheval en donne une autre dimension encore. Laurent et mois sommes très fiers de nos deux loulous qui ont été super maitres de leur monture et aussi de Mamylène qui, pour une première balade à cheval s’est débrouillée comme une chef.

Pour ma part, euh… et bien, disons que je pense qu’il n’y aura pas de nouvelle balade à cheval avant longtemps…

 

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Un week-end sur l’île de Pâques

Après le tour de l’île, nous avons passé un samedi, bien plus détendu. Après une mise en route à notre rythme, c’est à dire, pas bien rapide, nous sommes allés passer la journée sur la plage d’Anakena au Nord de l’île avec Sébastien, Gwen et leurs enfants Robin et Maeva.

Cette famille vient de passer 18 mois en camping-car en Amérique du Sud. Ils ont plein de choses à nous raconter et surtout plein de tuyaux à nous donner.

Nos 3 mois en Amérique du Sud sont bien courts par rapport à leur 18 mois.

Les enfants, heureux de rencontrer des copains français ont bien joué toute l’après-midi, ils ont aussi nagé tous ensemble et fait des boules de sable.

A l’heure où j’écris ce blog, ils sont sur le chemin du retour et même presque arrivés à Toulouse après 18 mois d’absence… Nous leur souhaitons plein de bonheur pour la suite, de profiter des retrouvailles avec la famille, de trouver une maison sympathique, avec jardin pour le chien…

A notre retour à la “maison”, nous retrouvons Sam et Charlotte pour partir voir le coucher de soleil près des Moais…Cette fois-ci, le taxi passera nous prendre sans nous oublier !!!

Le coucher de soleil est magnifique… Les enfants courent devant les moais, mais au moment du coucher de soleil, même eux, se prennent au jeu et sortent leur appareil photo.

Nous allons profiter d’un dernier diner avec Sam et Charlotte qui partent le lendemain.

Le Dimanche est encore plus calme : alors que les résidents de la pension partent au musée le matin, nous restons tranquillement à la pension pour faire l’école. Vincent est très heureux d’apprendre l’utilisation du compas et Erine inaugure les cahiers de révisions envoyés par Mamie Colette. Ils vont aussi profiter de la présence de Papy pour faire des sudokus.

Après les “Au revoir” avec Sam et Charlotte et un petit pique-nique, nous allons partager une glace sur le port. En passant, nous découvrons même une tortue qui nage dans le port… Le Dimanche, les échoppes du village sont fermées mais nous constatons qu’une partie des habitants de l’île sont sur le terrain de foot pour les matchs du Dimanche après midi.

Notre promenade nous amènera à l’église où les enfants sont surpris de voir des femmes priées en chœur. Attention, c’est notre première visite d’église sud-américaine. Il y en aura surement d’autres… Vincent est impressionné par les sculptures majestueuses en bois.

Après le diner dans un snack du coin, nous rentrerons à pied, de nuit avec un regard inquiet sur les chiens errants que l’on perçoit trainant partout dans les rues. Heureusement, ceux-ci ne sont pas méchants… 

 

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Tour de l’île guidé

Aujourd’hui, nous partons à la découverte de l’histoire des moais sur l’île. Lionel, un guide français nous emmène sur différents sites.

Je vais vous épargner toute l’histoire des moais, que vous pourrez trouver facilement dans les livres ou guides. Quelques points de repère quand même .. Ils font en moyenne 12m et 74 tonnes et ont été construits pendant des siècles. Leur taille et leur forme varient assez fortement selon les époques. La taille se faisait à même la montagne puis ils étaient redressés avant leur transport et déplacés sur des kilomètres (posés sur des plateformes en bois). Arrivés à destination, ils devaient être hissés sur leur Ahu (plateforme sacrée). Ensuite, la taille du cou et des parties fines étaient terminées. On en compte 1 millier sur l’île et le plus gros (plus de 21m pour 170 tonnes) reste inachevé dans la carrière. Nous sommes surpris de constater qu’il existe beaucoup de théories sur leur âge, leur mode de fabrication, de transport… Il est pour l’instant impossible de dire qu’une théorie est plus juste qu’une autre… Lionel nous explique comment une observation sur des statues nous permet de penser que telle théorie a sa raison d’être… Ce mode de déduction est très intéressant.

Nous allons comme ça visiter 5 sites différents :

  • la plage d’Anakena avec ses 7 moias avec ou sans coiffe et leurs pétroglyphes
  • Ahu Te Pito Kura : où se trouve la pierre nombril de l’île : pierre ronde et lisse possédant des propriétés magnétiques : la boussole de Laurent en a perdu le Nord
  • Ahu Tongariki où sont dressés 15 moais. Ces moais sont tombés suite à un tsunami et ont été redressés et restaurés par les japonais en 1992-95
  • la carrière de Rano Raraku où les moais étaient extraits de la roche et sculptés : il en reste beaucoup ici, soit pas finis, soit laissés là comme un cimetière de moais…
  • les ruines d’un village avec les petits poulaillers en pierre, les fours formés de 5 pierres, les petites maisons bateau et les vestiges d’habitations rondes à Ahu Akahanga.

Cette journée a été pleines d’instructions. Nous comprenons mieux l’histoire de l’île maintenant et avons ainsi corrigé nos idées pré-conçues sur les moais et leur histoire. En fait, c’est pas du tout ce que l’on pensait mais c’est passionnant.

Fourbus de notre journée, nous avons dégusté de bonnes lasagnes préparées par Antoine : Vincent s’est régalé…

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Orongo

Au réveil, c’est la déception : la pluie tombe et tombe fort, sans discontinuer… Où sont les pluies tropicales de la Polynésie qui s’arrêtent au bout de 10 minutes ? Il pleuvra comme ça toute la matinée. Nous en profiterons pour discuter, faire l’école aux loulous et partager de bons moments avec Sam et Charlotte, nos compagnons de voyage pour quelques jours.

Après un pique-nique très limité, la pluie cesse enfin et nous décidons de partir pour le volcan Rano Kau du Sud-Ouest de l’île : randonnée de 1h30 aller. Les hommes avancent d’un bon pas, mais Maman et moi trainons derrière avec les deux enfants qui racontent à Mamylène leurs souvenirs de voyage. C’est assez intéressant d’entendre Erine dire ce qu’elle pense de son voyage à une tierce personne : on apprend plein de choses.

Après 2 kilomètres de marche sur les trottoirs du village, nous arrivons au départ du sentier : Vincent tire un peu la patte car il n’aime pas du tout marcher en ville. J’ai beaucoup de mal à la motiver. Mais Laurent prend la relève et, je ne sais ce qu’il lui dit mais le loulou fonce d’un coup pour être en tête dans le sentier.

La pente est rude et le soleil tape mais nous arrivons finalement au sommet (300 m de dénivelé). Et là, WAOUH !!! Ca valait le coup, nous avons une vue superbe sur le cratère du volcan Rano Kau. C’est la première fois qu’on en voit un aussi bien. Il est rempli d’eau et de joncs ou roseaux flottants. On dirait un patchwork d’ilots. Nous nous défoulons sur les appareils photos bluffés par le paysage et continuons notre chemin vers Orongo : le village de cérémonie. C’est là que nous allons nous prendre une de ces pluies dont on se souvient !!! Après 3 minutes, nous sommes trempés et Erine commence à chouiner. Il faut dire qu’à l’île de Pâques, rares sont les arbres pour s’abriter… Heureusement, ça ne va pas durer et le soleil réapparaitra accompagné d’un magnifique arc-en-ciel dans le cratère. Ca ne fait que rajouter de la magie à cet endroit.

Le village d’Orongo est composé de petites maisons en pierre qui n’étaient occupées que quelques jours par an, pour la cérémonie de l’homme oiseau. Ce sont des toutes petites maisons faites de murets de pierre dont le toit est recouvert d’herbe. Les portes sont minuscules : à croire qu’il fallait ramper pour y rentrer. Le village offre une vue sur 3 petits motus, des ilots. Au XVIIIème, XIXème siècle, s’y déroulaient les compétitions des hommes oiseaux : l’homme ramenant, le premier, un œuf des oiseaux (type hirondelles) nichant sur les motus devenait le chef de la tribu pour un an (remplaçant le roi dont le pouvoir n’était plus reconnu). L’homme-oiseau avait, par exemple, le rôle de répartition des pêches et récoltes pour tous les habitants.  

En logeant ces maisons, nous avons de très belles vues sur l’océan et sur les averses au large. Un nouvel arc-en-ciel en forme de nuage s’offre à nous.

Au retour, nous nous abritons dans une maison en construction, puis sous un arbre et enfin dans une épicerie pour passer au travers des gouttes. Et après 4 bonnes heures de marche, nous sommes rincés sous tous les sens du terme.

Un bon diner au restau dans des vêtements encore humides, suivi d’une bonne douche bien chaude clôturent la journée… Voilà une bonne entrée en matière pour Papy et Mamie ; à peine arrivés, nous les avons mis au pas…

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Les retrouvailles avec Papy Claudy et Mamylène

Après une première journée dans le pâté suite à la nuit blanche dans l’avion, nous avons savouré notre première nuit à l’île de Pâques, dans nos bons lits bien douillés. Papy et Mamie n’arrivant qu’à 13 heures, nous avons même le temps de faire un peu d’école avant leur arrivée et de préparer une belle banderole d’accueil…

Antoine nous emmène à l’aéroport et nous dépose même devant la grille de la piste de l’aéroport : de là, nous sommes aux premières loges pour voir les passagers descendre de l’avion et au bout de quelques minutes, nous avons Papy et Mamie en vue. Erine et Vincent sont super excités. Vincent saute partout comme un singe et Erine agite sa banderole “Bienvenue à Papy et Mamylène !”. Après un échange de bonjour à travers la grille, nous les laissons récupérer les bagages et les retrouverons à la sortie officielle de l’aéroport.

Quelle joie ! les larmes me montent aux yeux !!! Nous l’avions tant attendu ce jour-là… Nous y voilà… C’est quand mal pas mal de se retrouver après 8 mois, au bout du monde…

A notre retour à la maison d’Antoine et Lolita, nous laissons les grands-parents s’installer sans vraiment les lâcher, puis nous partons manger un bout au village. Nous avons pas mal de choses à nous raconter mais ne voulons pas non plus trop leur sauter dessus.

Après une petite promenade et quelques courses, nous rentrons pique-niquer à la maison dans le but de repartir un peu plus tard voir le coucher de soleil ; finalement le taxi ne viendra jamais nous chercher et nous louperons le coucher de soleil…

Mais ce n’est pas bien grave, nous avons encore une grosse semaine devant nous pour le voir…

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