Retour en Belgique

Pendant les quelques jours que Laurent et les enfants ont passé avec les Schuars, je suis restée à Banos pour me reposer. Aucune envie d’aller voir des serpents dans la forêt amazonienne. Le temps était aussi très pluvieux à Banos mais j’en ai bien profité pour me reposer… Je me suis aussi payée un petit virus genre gastro, pas trop sympa et j’étais ravie d’être tranquille dans l’hôtel…
J’en ai même profité pour prendre 3 heures de cours d’espagnol avec Yvonne à la Spanish school…
Le mercredi, tout le monde est revenu à Banos et nous sommes tous ensemble repartis pour Quito en mini bus…
Arrivés à Quito, nous commençons à réaliser que demain, nous pendrons l’avion pour un retour en Belgique…
L’heure est au dernier apéritif entre amis et le toast est tout trouvé : « A notre grand voyage !!! » Nous embrassons les enfants tendrement pour les féliciter de leur comportement pendant ses 11 mois et demi.
Nous sommes assez émus et Erine va nous faire une petite crise de larmes… Elle est heureuse de rentrer mais aussi un peu triste ou émue, elle ne sait pas trop comment dire…
Après un bon dîner entre amis, nous regagnons nos chambres pour la dernière préparation des bagages.
Je peux vous dire que pas mal de vêtements ont retrouvé directement la poubelle : usés, super usés par un an de voyage !!!
La nuit sera pénible : j’ai été malade toute la nuit : vomissements toutes les heures de 23 h à 6 h du matin… Grrr…
Qu’est ce que j’ai eu ? Restants du virus, stress du retour ? Personne ne le saura jamais.
En tout cas, j’étais épuisée le lendemain matin. Alors que Laurent, Delphine et les enfants vont se balader dans Quito, et que Fred essaye désespérement d’écrire le dernier article de son blog, je me repose en attendant le départ pour l’aéroport.
et voila !!! Nous voila partis…
Le voyage va être long… Très long mais toujours dans les temps. L’avion part de Quito avec 30 minutes de retard, fait une escale à Guayaquil puis continue sa route vers Madrid.
Grosse déception à l’embarquement : pas de TV individuelle dans l’avion. Les enfants sont dégoutés… Mais du coup, ils dormiront bien (du moins, les Lellu)…
Arrivés à Madrid a l’heure, nous quittons les Galamez, vitre trop vite peut être pour le pas louper les différentes correspondances…
Ciao les amis ! A bientôt ! C’était super de partager tous ces moments ensemble !
Nous traversons l’aéroport de Madrid : très grand avec navette pour passer d’un terminal l’autre…
Nous sommes frappés de voir des gens élégants, bien habillés l’européenne et en tenues très légères, jupes, shorts…
Ca y est : on a fait le tour du monde : on est maintenant en Europe !!!
Notre vol pour Bruxelles partira à l’heure et nous arriverons parfaitement dans les temps. Même nos valises sont arrivées : incroyable !!!
Nous posons un pied en Belgique pour constater qu’il pleut : Normal, on est arrivé en Belgique !!!
Thomas le meilleur ami de Vincent nous attend avec Louise sa petite soeur et Delphine, sa maman et mon amie…
Quelle joie !!!
Thomas va embarquer Vincent dès ce soir pour aller dormir chez lui… De notre coté, nous partons chez Martin pour l’anniversaire de notre amie Carine et pour passer une semaine de retrouvailles bien intenses…

Deuxième journée chez les Shuar

La nuit a été plutôt agréable même si il a plu quasiment tout le temps. Nous nous réveillons et dégustons un bon petit déjeuner à base de fruits et de café. Après avoir traité notre patiente (voir article d’hier), nous décidons de ne pas partir pour les 4 heures de marche prévue. Il pleut vraiment trop.

Jeremy propose alors de s’entrainer à la sarbacane. Il coupe une branche d’une variété spécifique de palmier et nous montre comment tailler les flèches. L’opération prend pas mal de temps et le ciel se dégage doucement. Nous sautons sur l’occasion pour finalement partir en promenade. Il est midi quand nous démarrons les 4 heures de marche. Au bout d’une heure, la pluie reprend et nous sommes rapidement trempés. Elle ne s’arrêtera plus de la journée. Les enfants sont courageux mais le sol est glissant. Jeremy prend Vincent sous son aile et l’aide à passer les difficultés. Les enfants Galamez s’en sortent très bien et sont heureux de pouvoir user de la machette.

Jeremy voit une liane et décide de nous faire une démonstration de Tarzan. Il passe à 1 mètre au dessus de nos têtes en prenant son élan depuis le versant d’une petite colline. Arthur veut essayer mais nous l’en dissuadons .. La liane n’a pas l’air bien épaisse et elle est rendue glissante par la pluie. Jeremy qui veut nous faire une dernière démonstration part de plus haut et là, ce qui devait arriver arriva et la liane casse et il tombe .. il dévalera la colline à plat ventre dans la boue. Il a eu beaucoup de chance que la liane casse au début du saut.

Nous repartons par le lit de la rivière mais l’eau est trop haute et rentre dans les bottes d’Erine qui se met à pleurer .. A ce moment, tout le monde en a marre et préfèrerait être à l’abri .. mais nous avons encore une grosse heure de marche avant de rejoindre les pirogues qui nous ramènerons au village. Jeremy va alors couper un palmier à la machette pour un extraire le cœur que nous dégusterons. Pour un arbre de 5 mètres de haut, la partie comestible ne fait que 30 à 40 cm de haut pour 5 cm de diamètre, ca ne fait vraiment pas beaucoup.

Un peu plus tard, Erine glisse sur une racine, tombe puis glisse. Elle finira sa course en heurtant un arbre avec sa tête. Heureusement, le nid de fourmis, accroché à l’arbre, à 2 mètres au dessus de sa tête, tiendra le coup et ne lui tombe pas dessus … Après quelques consolations, nous repartons. Le terrain est accidenté mais Jeremy fait tout ce qu’il peut pour aider les enfants .. il prendra même Vincent sur ses épaules ou sur son dos pour l’aider à avancer.

Nous arrivons finalement au bord de l’eau pour prendre les pirogues. Les enfants montent tous dans une pirogue et les adultes dans une autre. Je n’aime pas trop ça car 1) il y a des caïmans dans l’eau, 2) Vincent ne sait pas trop nager 3) l’enfant qui pilote ne trouve rien de mieux que de faire balancer la pirogue de gauche à droite pour faire peur aux loulous. Nous autres, sommes à 4 dans une autre pirogue qui est visiblement surchargée. Dès que l’un de nous bouge, le bateau semble vouloir se retourner.. nous partons quand même (pas question de repartir par la forêt de toute façon) et je demande à Jeremy de ne pas s’éloigner du bateau des enfants au cas où. Nous passons quelques petits rapides et nos pilotes (tous des enfants) ont bien du mal à éviter les troncs d’arbre qui jonchent la rivière. En plus, le bateau prend l’eau par les cotés à chaque remous .. bref .. je trouve cette balade assez stressante .. Après 35 minutes de bateau, nous arrivons finalement au village et personnellement, je ne suis pas mécontent car je ne me voyais pas me renverser et sauter à l’eau (d’autant plus avec l’appareil photo).

Nous sommes couverts de boue et Fred, Théo et moi décidons d’aller nous laver dans la rivière pour le plus grand plaisir de Delphine qui n’avait pas vu un si beau spectacle depuis des années !!

Une fois plus ou moins propres, nous mettons les vêtements à sécher et nous nous entrainons à la sarbacane en visant une branche de bananier. Les Shuar utilisent encore des flèches de sarbacane enduite de curare (un poison fait à base de plantes) pour aller à la chasse aux singes. Les enfants sont assez doués et s’amusent bien.

Nous finirons la soirée tranquillement et recevrons quelques cadeaux de la tribu avant d’avoir droit à une petite démonstration de danse. Ils sont vraiment très sympas.

C’était notre dernière vraie journée “d’aventurier” car les prochains jours sont dédiés au voyage de retour pour l’Europe. Cela fait vraiment bizarre de savoir que dans quelques jours, nous serons de retour alors que nous sommes encore là, dans la forêt amazonienne, à la lisière de la civilisation.

20110705_LL_0022120110705_LL_00221-820110705_LL_00221-1420110705_LL_00221-3120110705_LL_00221-3420110705_LL_00221-3820110705_LL_00221-3920110705_LL_00221-6120110705_LL_00221-6720110705_LL_00221-7620110705_LL_00222-420110705_LL_00222-5220110705_LL_00222-8720110705_LL_00222-10820110705_LL_00222-11920110705_LL_00222-13520110705_LL_00223-4

Arrivée dans la communauté Shuar

Nous partons en taxi en fin de matinée vers la forêt amazonienne puis après 1 heure de route en 4×4, arrivons au bord du Rio. La communauté est juste en face et nous prenons une pirogue en bois pour la traversée. Cela nous rappelle les pirogues que nous utilisions dans le delta d’Okavango, au Botswana, il y a quasiment 1 an.

Sur place, nous faisons la connaissance de Carlos, le patriarche, 52 ans. Il nous présente une partie de sa famille qui vit ici avec lui. Il a quand même eu 18 enfants avec son unique femme ! C’est d’ailleurs un de ses fils, Jeremy, 16 ans, qui nous servira de guide. Nous faisons aussi la connaissance d’une jeune femme de 24 ans qui a déjà 5 enfants et dont l’ainé a … 10 ans … (faites le calcul…) Tout le monde est très sympathique et nous accueille les bras ouverts. Il y a aussi la “copine-femme” de Jeremy, qui a 15 ans et qui a visiblement un gros problème à la bouche. Une partie de sa lèvre inférieure est arrachée et pleine de pus… 

La communauté est constituée de maisonnettes en bois sur pilotis (pour éviter serpents et insectes) et d’une cuisine où tout se fait au feu de bois. Les enfants courent pieds nus et sont couverts de boue mais se nettoient régulièrement dans la rivière. Cela nous rappelle un peu les villages du Nord Vietnam.

Après un repas pris tardivement, nous partons dans la forêt, équipés de bottes en caoutchouc qui s’avèreront bien utiles. Le chemin est très boueux et il n’est pas rare que nous nous enfoncions à mi-mollet. Le guide s’arrête régulièrement pour nous expliquer l’utilisation des différentes plantes (plantes colorantes pour la peau, les ongles, plantes médicinales en tout genre, …). La balade serait plus agréable si nous ne prenions pas en permanence des seaux d’eau sur la tête. Mais bon, tout le monde est motivé et nous arrivons au terme de cette première sortie, trempés mais contents.

Au retour, nous croisons Cleila, la copine de Jeremy qui a son problème à la bouche. Elle nous demande si nous n’avons pas des médicaments car elle souffre beaucoup. Fred et moi allons chercher trousse de secours et trousse de médicaments pour faire un état des lieux … désastreux … Elle a la lèvre ouverte sur 1 cm à deux endroits depuis plusieurs jours et tout est super infecté et suinte de pus. En plus, elle a mis une sorte de pommade blanche sur la plaie qui a plus ou moins “crouté”. Nous lui conseillerons d’aller voir un médecin mais nous comprenons vite que ce ne sont pas dans les habitudes de la maison …   Fred prend donc les choses en main et je l’aide autant que je peux pour nettoyer la plaie et lui badigeonner la lèvre d’iso Bétadine avant de faire un pansement de fortune (pas évident). Le lendemain, cela ira beaucoup mieux et nous renouvèlerons l’opération .. et finalement, le jour de notre départ, la plaie semblera en phase de cicatrisation. Nous insistons auprès d’elle pour qu’elle prenne les antibiotiques que nous lui avons “prescrits”.

Avec tout ça, la nuit est tombée depuis longtemps quand nous passons à table. Nous (les garçons) décidons quand même d’aller à la pêche de nuit. C’est assez typique… Jérémy nous emmène près d’un petit ruisseau pour pécher d’abord un petit poisson pour s’en servir d’appât. La technique est rudimentaire : il faut marcher dans l’eau, chercher le poisson a la lampe électrique, et ….. essayer de le couper en 2 à coup de machette !! Au bout de 10 minutes, nous avons un petit poisson et repartons un peu plus loin dans la jungle vers un petit trou d’eau. Jeremy coupe 2 branches de palmier, les taille pour en faire des cannes puis accroche du fil et un hameçon énorme et, bien sûr, un bout de poisson au bout. Ensuite, nous éteignons toutes les lumières et Jeremy met la ligne à l’eau. Les débuts sont peu prometteurs et il ne se passe rien .. mais tout d’un coup, Jeremy tire comme un malade la canne en arrière et envoie un poisson 5 mètres en arrière. Le poisson rasera la tête de Fred, posté en arrière. Un instant plus tard, Jeremy se retrouvera à essayer de tuer le poisson en s’acharnant à coups de machette sur la végétation à l’endroit du point de chute. Il arrivera finalement à le retrouver et à nous montrer .. un poisson d’une quinzaine de cm, avec de belles petites dents .. bref rien d’extraordinaire … nous continuons à pécher et je prendrai un autre poisson de la même espèce que nous ne retrouverons jamais puis nous décidons de rentrer nous coucher.

20110704_LL_00222-620110704_LL_00222-7020110704_LL_00222-13020110704_LL_00222-15120110704_LL_00222-15520110704_LL_00222-19520110704_LL_00222-20020110704_LL_00222-20720110705_LL_00222-4

En route pour Puyo

Nous laissons Nelly à la Casa Verde pour nous rendre à Puyo, ville en bordure de la forêt équatoriale. Arrivés sur place, nous nous arrêtons faire une petite sieste, le temps pour les enfants de jouer avec le toucan et le perroquet de la maison. Ces animaux sont capturés petits dans la forêt et "apprivoisés” .. en fait, on leur coupe les plumes et on les nourrit pour éviter qu’ils ne partent …

Après la sieste, nous partons au “paseo de los monos”, littéralement le “chemin des singes”. C’est une sorte de réserve où les animaux maltraités sont récupérés, remis en forme avant d’être relachés dans la nature. Pour certaines espèces, Il arrive même parfois que certains reçoivent la visite de singes de la forêt qui viennent les voir à travers les barreaux de la cage. Une fois le singe libéré, les copains passent littéralement le chercher et ils repartent tous ensemble dans la forêt.

Nous arrivons donc et sommes accueillis par 2 françaises qui passent une semaine ici en volontariat et aident le propriétaire. Les singes laissés en liberté dans le parc sont très joueurs et montent sur notre dos, nos têtes et … font les poches des sacs à dos. Un arrivera même à me voler une dosette de Nescafé qu’il mangera un peu plus loin. Erine est ravie et joue beaucoup avec les animaux tandis que Vincent est beaucoup plus réservé. Il faut se méfier du mâle dominant qui n’apprécie pas que d’autres personnes viennent sur son territoire (il a même attaqué assez sauvagement une employé le matin même qui souffre de nombreuses morsures à la main). Bref, dès qu’on le voit arriver; on s’écarte prudemment …

Delphine fera copain-copain avec un singe qui passera presque toute la visite sur sa tête tandis que les enfants se réjouiront des pitreries des animaux. La visite du parc se fait finalement assez vite et les cages des animaux sont vieillottes et pas très bien entretenues. Nu us sommes quand même contents d’être venus, surtout pour les enfants qui ont passés un très bon moment .. demain, c’est le grand jour avec un départ pour 2 jours en forêt amazonienne.

20110703_LL_00222-2120110703_LL_00222-7420110703_LL_00222-8920110703_LL_00222-10520110703_LL_00222-11320110703_LL_00222-12420110703_LL_00222-13920110703_LL_00222-14620110703_LL_00222-15920110703_LL_00222-169

Baños

Oui, c’est bizarre d’aller dans une ville qui s’appelle “toilettes” en espagnol. Vincent a eu du mal à comprendre mais ici le mot Baños fait référence aux sources d’eaux chaudes de la ville.

Nous avons pris un Mini-bus à 9 (Lellu and Galamez families together) pour arriver au bout de 4 heures à Baños depuis Quito.

En chemin, nous avons trouvé par hasard le camping car des “6 en route”, famille suisse autour du monde depuis 4 ans avec leur camping car. Juste le temps de faire un petit coucou et d’échanger un peu de nos nouvelles et nous sommes repartis.

Les routes en Equateur sont :

  • soit défoncées
  • soit en travaux…

Ca va ensemble vous me direz mais c’est assez pénible en fait de constater que les routes sont pourries ou embouteillées suite aux travaux…

Comme dans tous les pays en Amérique du Sud, les gens conduisent comme des mabouls… Incroyable… Vas-y que je double en passant allègrement la double ligne jaune et sans avoir la moindre visibilité en face. Bref…

Par certains coté, l’Amérique du Sud nous rappelle l’Asie : nous avons croisé nombre de camions transportant des porcs entassés les uns sur les autres vivants… ou des moutons ou des poules… Les chargements de camion valent parfois le coup d’œil… Par contre, il faut éviter de regarder la fumée noire qu’ils dégagent dans les pentes ou on frôle l’asphyxie par un seul regard…

Les paysages sont très verts ici… Rien à voir avec la Bolivie et le Pérou. On retrouve le plaisir des paysages de campagnes, un peu comme en Auvergne avec des collines et des montagnes en arrière plan.

Une fois installés dans notre hôtel sympa qui ressemble à une grande maison (la Casa Verde), nous partons déjeuner en ville. Petite ville à taille humaine, bien plus sécurisante que Quito… Nous découvrons assez vite qu’elle n’est pas bien grande et assez mal entretenue. Les maisons ne sont pas toujours finies, les peintures non entretenues, les jeux de la plaine de jeux en piteux état… Mais on s’y sent bien.

L’occasion pour nous de passer 3 jours tranquilles sans speeder. Les enfants vont pouvoir dormir, nous allons pouvoir cuisiner dans notre “maison-hôtel” et éviter ainsi un millième restaurant… Ca fait de bien de se retrouver “comme à la maison”.

Nous allons faire une grade balade vers le mirador de la ville, histoire de défouler un peu les enfants et nous irons aussi voir le volcan du haut de la colline opposée.

Baños est surplombé par un volcan : le Tungurahua; c’est le plus haut volcan encore en activité au monde. En 1999, il y a eu une énorme éruption. La population a été évacuée et les maisons gardées par l’armée. Or, des vidéos ont montré que les militaires pillaient eux-même les maisons. Les habitants ont donc repris la ville de force. Depuis, il y a eu une autre éruption en 2006 et nous avons vu des panneaux partout en ville pour préciser où se rendre en cas d’éruption… Il y a des panneaux comme ça qui nous auront marqué pendant ce voyage… Cependant, les habitants ne sont pas effrayés, ils disent que le volcan est leur ami. Actuellement, on ne peut pas voir la lave qui sort à son sommet, mais c’est souvent possible lorsque le volcan se réveille à peu près tous les 6 mois…

20110701_LL_00220-2020110701_LL_00220-6420110701_LL_00220-6720110702_LL_00220-4220110702_LL_00220-4620110702_LL_00220-6920110702_LL_00220-8120110702_LL_00220-85

Fin de la croisière

Les journées sont finalement passées assez vite. Nous avons encore vu beaucoup d’iguanes, d’otaries, d’oiseaux et de petits lézards. Ce qui m’a bien moins plu, ce sont les 4 serpents croisés sur le chemin mais mes compagnons de route ont tout fait pour m’éviter ces rencontres tant redoutées. Nous avons aussi eu droit à un groupe de dauphins nageant à l’avant du bateau.

A la fin des 7 jours, nous en avions un peu marre et commencions à tourner en rond. Personnellement, je n’ai pas le pied marin et je me suis réjouie lorsque nous sommes finalement arrivés à Santa Cruz après un après-midi entier de navigation allongés sur nos lits…

A notre dernière balade (sur Floreana), nous avons vu la “poste” d’un ancien temps où les marins déposaient des messages sur les morceaux de bois et d’autres les emmenaient avec eux car ils allaient dans la bonne direction. Nous avons ainsi vu pas mal de cartes postales de touristes espérant que leur carte arrivera à destination. Ce jour-là, nous sommes descendus dans une grotte : encore une grotte sans grand intérêt à part l’aventure et l’escalade que les enfants ont appréciées.

Lors de nos séances de snorkeling, nous avons vu de beaux poissons, des perroquets bleus, jaunes, parfois énormes, des requins (mais des petits), des tortues (plein de tortues), des otaries et des bancs de poissons entiers… Les fonds sont beaux mais la mer est froide et assez trouble et franchement, c’était bien plus joli en Polynésie.

Conclusion : nous sommes à moitié contents. Nous espérions nous reposer sur le bateau et nous revenons bien plus fatigués qu’à notre départ (les nuits ont été mouvementées et très bruyantes avec le bruit des moteurs). Nous avons vu de beaux animaux mais avons eu l’impression de vite faire le tour. Le personnel de bord n’était pas très aimable (jamais un bonjour le matin et nous ne voyons jamais le capitaine). Et surtout le prix des croisière est exorbitant par rapport à ce que l’on reçoit. Heureusement que nous avions des tarifs last minute mais même avec ces tarifs, ça reste trop cher pour ce que c’est, selon nous…

Suite du programme, une semaine en Equateur avec les Galamez avant un retour en Belgique dans une semaine…

 

20110623_LL_00206-4820110624_LL_00208-720110626_LL_0021220110626_LL_00212-2820110627_LL_00214-11620110627_LL_00214-12820110627_LL_00215-420110627_LL_00216-3820110627_LL_00216-6420110627_LL_00219-6420110628_LL_00218-220110628_LL_00218-2020110628_LL_00219-30

San Cristobal et Espanola

Nous avons passé une demi-journée à San Cristobal. Pas grand chose à voir dans la ville. Une allée de magasins qui vend toujours les mêmes choses. Le guide nous laisse ici à 9 heures et nous reprend à 12 heures. On n’a pas grand choses à faire.

Ce qui nous fait bien rire, ce sont les otaries, installées dans la ville. Elles sont même assises ou allongées sur les bancs.

En fait, nous sommes ici pour attendre de nouveaux passagers pour le bateau.

A leur arrivée, nous mettons cap sur une autre partie de l’ile où nous allons découvrir de beaux paysages tout rouges. C’est très joli… Le long de la plage, on peut voir de larges trous dans le sable : des nids de tortues : dans quelques mois, les bébé tortues sortiront des œufs et se lanceront dans leur trajet pour rejoindre la mer. Nous devons faire attention de ne pas marcher sur un nid.

La meilleure promenade sera celle de Espanola, sur le site de Punta Suarez.

Nous marchons le long du chemin et longeons les nids des fous à pied bleu et des albatros. Incroyable, nous sommes à quelques centimètres… Les oiseaux ne semblent pas troublés par notre présence. Certains sont en couple et couvent les œufs… Fabuleux…

De même avec les albatros : Saviez vous que les albatros sont fidèles ? Ils gardent la même femelle tout le long de leur vie. Ils se retrouvent tous les ans sur la même ile pour nicher et une fois le petit envolé, ils repartent chacun de leur coté avant de se retrouver un an après.

Nous verrons des multitudes d’oiseaux ce jour là et de très très près. Même des frégates à la gorge rouge (le mâle fait ainsi la cour à la femelle en montrant comme il est beau…).

20110623_LL_00207-5520110624_LL_00208-9120110624_LL_00209-1020110625_LL_00210-7920110627_LL_00213-10420110627_LL_00213-11220110627_LL_00214-5520110627_LL_00214-7920110627_LL_00214-15820110627_LL_00214-164

La journée classique sur le bateau

Levés à 6 h 30 (qui a dit que nous étions en vacances ?), petit déjeuner à 7 heures.

A 8 heures, on embarque dans les zodiacs du bateau pour aller se balader sur les iles. Promenades plus ou moins intéressantes de 1 à 2 heures à marcher à un petit rythme. Nous observons les animaux puis retour sur le bateau et nouvelle navigation de 1 à 3 heures.

Midi : déjeuner puis sieste jusque 3 heures… Ca fait une longue pause entre 10 h et 15 heures. On en profite pour faire l’école aux enfants.

A 15 heures, nouvelle balade sur une ile ou snorkeling…

17 heures : retour sur le bateau, douche

18 heures : apéro entre nous avec les bouteilles que nous avons amenées car ils n’avaient même pas une bouteille de vin à bord.

18 h 30 : briefing par le guide sur le programme de la journée suivante

19 h : diner

20 heures, le capitaine reprend la navigation et c’est là que tout le monde va dans sa chambre et attend que ça se passe allongé sur son lit.

Les moins sensibles comme Laurent peuvent lire et regarder un film, les plus sensibles comme moi attendent que ça se passe…

La 2ème journée, nous étions à Sante Fé . La séance de snorkeling a été géniale… Une otarie est venue jouer avec les nageurs. Elle fonçait sur eux et au dernier moment se détournait. Je n’oublierai pas les cris de joie d’Erine qui s’amusait avec l’otarie mais bon sang que l’eau était froide… Malgré leur combinaison les enfants ont souffert du froid et j’ai attendu le 3ème jour avant d’aller dans l’eau.

Nous avons fini la journée dans nos lits à être sacrément secoués. La mer était démontée cette nuit et le bateau a navigué jusque 3 heures du matin : quelle nuit !!!! Tous les Galamez ont été malades sauf Fred. Chez les Lellu, on n’est pas passé loin mais on a évité le passage à la cuvette… C’était assez marrant de voir la tête de tout le monde au petit-déjeuner le lendemain.

Notre guide a changé : Carlos, un petit jeune qui joue plus avec les enfants qu’il ne nous donne des infos sur les animaux et les iles… Il ne dit même pas bonjour le matin et disparait dès que son briefing est fait le soir… On ne va pas devenir tellement copains lui et moi, surtout le jour où le bateau passe à coté de baleines mais qu’il ne prévient personne… C’est Fred qui est venu nous chercher. Je lui ai fait sa fête (au guide) et lui demandant à quoi il servait. Bref !!!

Lors de la 3ème journée, nous avons pu nager avec les tortues. Vincent, courageux est venu nager mais malheureusement a loupé les tortues à cause de la buée sur son masque et de l’eau tellement froide qu’il est remonté plus tôt dans le bateau les lèvres violettes…

Les otaries font aussi le spectacle : elles sont très nombreuses sur les plages. Généralement, un mâle est entouré d’une vingtaine de femelles et de leurs bébés. Le mâle dominant se fait parfois aider de deux autres mâles pour protéger la colonie et empêcher d’autres males de squatter les lieux. Il faut éviter de s’approcher des mâles qui protègent leur territoire et aussi des femelles qui protègent leur bébé.

20110623_LL_00205-220110623_LL_00205-1320110623_LL_00206-3320110623_LL_00206-4620110623_LL_00206-11220110624_LL_00209-4120110625_LL_00212-1120110625_LL_00212-2020110626_LL_00219-18

Début de croisière

Oh que ça a mal commencé !!! Le départ était prévu pour 11 h 30.

A 7 heures, la réception appelle Fred en lui disant que le guide nous attendait en bas. Fred lui a gentiment répondu que c’était une erreur et que nous avions RDV à 11 h 30. Le guide est alors monté dans les étages, s’est posté devant nos chambres et a hurlé bien fort “Hello Everybody, Wake up !!!”. Fred sort en trombe et lui dit de la fermer. Je sors aussi pour voir ce qu’il se passe. Le guide nous explique que le bus est en bas pour nous emmener au bateau… La bonne blague, il a juste 4 heures d’avance !!! Et il insiste le mec… Fred lui sort le voucher stipulant notre départ de Puerto Ayora à 11h30 mais c’est une erreur, le bateau nous attend à 8 heures à Baltra, de l’autre coté de l’ile. On trace vite un portrait rapide de la situation au guide : rien n’est prêt, nos valises ne sont pas faites, les enfants dorment encore et nous n’avons pas pris de petit-déjeuner.  Il insiste quand même et voyant que ça va être physiquement impossible, il renvoie le bus et j’arrive à négocier un départ pour 10 heures.

Fred est furieux et je le comprends, le guide a clairement manqué de tact en arrivant en gueulant comme un veau devant nos chambres.

C’est donc dans cette excellente ambiance que nous quittons l’hôtel et prenons le bus pour Baltra. De nouveau, bus 45 minutes, puis bateau et encore bus pour aller à l’aéroport pour en prendre encore un autre pour le bateau… Ouf !!! On arrive enfin. Le bateau est assez grand, catamaran avec une capacité de 16 personnes. La déco date franchement d’un autre temps et on se rend vite compte que le bateau n’est pas tout neuf mais les chambres sont propres et nous sommes pas mal installés. Il faudra quand même insister lourdement auprès du guide pour avoir nos cabines mais bon… Pendant le déjeuner arrive un autre couple qui vient juste d’atterrir à Baltra ; comme quoi, ça n’était pas aux pièces, de toute façon, nous devions les attendre dans le bateau…

Nous voilà partis pour les premières heures de navigation. Le guide va nous saouler pendant 1 heure avec les instructions sur la vie à bord et sur les consignes à respecter sur les iles du parc des Galápagos…

20110623_LL_00206-88

Pêche au gros aux Galapagos

Nous voilà partis ce matin pour une journée de pêche au gros en compagnie de Frédéric, ses enfants Arthur et Théo et Vincent (entre mecs quoi). Les filles restent quant à elles au village.

Arrivés au port, nous trouvons de suite le bateau que nous avons réservé la veille. Il a fière allure avec ses 2 gros moteurs de 300 ch. Nous faisons un petit ravitaillement au supermarché du coin pour le repas de midi et nous voilà partis. Les 3 personnes de l’équipage ne sont pas très souriantes et peu bavardes mais bon … du moment qu’ils nous emmènent vers les bons coins.

Le spot est à 2 heures de navigation rapide et assez difficile. Il y a de grosses vagues ce qui n’empêche pas le capitaine d’aller à fond. Nous nous accrochons donc au mieux tout en gardant un œil sur l’horizon afin d’éviter d’être malade. Tout se passera bien pour tout le monde sauf pour Arthur qui devient tout pale et qui sera malade une bonne partie de la journée.

Arrivés au spot de pêche, nous mettons les cannes à l’eau mais après 20 minutes, rien .. le capitaine décide alors de tout remballer et d’aller un peu plus loin .. une heure de navigation après, Frédéric voit un groupe d’oiseaux qui pêche. C’est bon signe et nous remettons les cannes à l’eau tout en nous dirigeant vers les oiseaux. A peine arrivés .. bingo, nous entendons le fil d’un des moulinets partir à toute vitesse et le capitaine me tend la canne. Je la prends et, surpris par la force de traction, je la lâche presque … pendant ce temps, le mousse m’équipe d’une large ceinture permettant de coincer l’extrémité de la canne pour faire levier. Je tire de toutes mes forces sur la canne tout en moulinant mais le poisson ne se laisse pas faire et repart de plus belle .. le moulinet le laissant filer … Après 15 minutes de “combat”, j’ai mal aux bras à force de tirer mais le poisson est là, sous le bateau. Un coup de gaffe et nous remontons la première prise de la journée .. un thon d’une quinzaine de kilo !! Cool, c’est un excellent début. Nous fêtons cela en ouvrant une bonne bière locale.

30 minutes après, nous repassons sous un groupe d’oiseaux et là, 2 poissons mordent en même temps. Arthur et Fred s’en occupent mais Arthur (13 ans) a beaucoup de mal .. je décide donc de l’aider et laisse l’appareil photo à Théo. Le poisson est très lourd et puissant … il semble encore plus gros que le mien … nous luttons tous les 2 pour le tirer et mouliner .. Après 10 minutes, Arthur est complètement épuisé, tout pâle et me dit “Laurent, j’en peux plus, prends la canne, j’en peux plus …”. Je récupère donc la canne avec l’aide du mousse et ressort rapidement la 2ème prise de la journée .. un thon de 30 kg ! le mien parait tout petit à côté !! J’ai les bras en compote et comprends maintenant ce que c’est que la pêche sportive. Pendant ce temps, Fred se bat avec son poisson, et fait de son mieux pour que les fils ne s’emmêlent pas. Malheureusement, son poisson se décrochera juste avant d’être remonté. Ce n’est que partie remise car quelques minutes plus tard, c’est reparti et Fred sortira lui aussi un magnifique thon.

Vincent s’impatiente un peu et demande “et quand est-ce que je pêche moi ?” .. c’est décidé, le prochain est pour lui ! Quand la ligne part, je récupère la canne, laisse filer le poisson et laisse Vincent mouliner pour le ramener. C’est très dur et il met les 2 mains pour tourner la manivelle mais ca marche .. Je tiens la canne et il mouline (bon, je l’aide de temps en temps car il faut être vraiment puissant). Au bout de quelques minutes, il abandonne mais il a déjà bien travaillé. Je finis donc la prise et nous sortons de nouveau un énorme thon de 30kg. Vincent est super fier. C’est ensuite au tour de Théo de pécher avec son père mais, pour le moment, un oiseau a plongé sur le leurre et s’est accroché à l’hameçon .. Pour couronner le tout, le mousse échappe la canne qui tombe à l’eau sous le regard furieux du capitaine. On pourra finalement repêcher la canne  et libérer l’oiseau.

Après ce petit épisode, Théo va tenter de pêcher un énorme poisson (il emmènera la moitié de la bobine de fil) mais finalement, le poisson s’en tirera en se décrochant. Juste avant de rentrer, Théo aura une dernière chance mais là encore, le poisson arrivera à se libérer.

Nous rentrons donc après 4 heures de pêche avec 4 beaux poissons au port et une superbe expérience de pêche au gros .. Nous retrouvons les femmes pour raconter dans le détail nos expériences et les poissons s’en vont rejoindre les restaurants du village.

20110621_LL_00203-9420110621_LL_00203-11020110621_LL_00203-18320110621_LL_00203-19020110621_LL_00203-22920110621_LL_00203-23920110621_LL_00203-25120110621_LL_00203-271