En route vers la Patagonie !

Après des “au revoir” chaleureux avec Papy et Mamie, nous voilà en route vers la Patagonie. Hasta luego Mamylène et Papy Claudy, nous vous reverrons fin Juillet… C’était super chouette de partager un peu du voyage avec vous.

Pour aller dans le Sud, nous avons opté pour un vol avec la compagnie chilienne low cost mais sûre : Sky.

Le truc c’est que nous sommes, en fait dans un “bus-avion” : et oui, l’avion va faire deux escales avant d’arriver à Punta Arenas : une escale à Puerto Montt et une à Coyhaique. C’est assez marrant comme voyage : en 4 heures, nous ferons 3 décollages et 3 atterrissages : ça n’aurait pas plu à certains de nos amis qui n’aiment pas l’avion… En plus, le vent souffle très fort en Patagonie et moi même, je n’ai pas trop aimé les ballotements de coté à chaque atterrissage.

A Santiago, le ciel est très bas mais nous avons de la chance : de l’avion, on peut voir les pics de la Cordillère des Andes pointer au-dessus des nuages. Laurent va littéralement se coucher sur sa voisine pour pouvoir prendre des photos.

A Coyhaique et Puerto Montt, nous sommes surpris par la végétation et par les paysages, assez plats et surtout vierges de toutes habitations, pas d’arbres non plus. Les carcasses d’avion abandonnées sur le bord des pistes contribuent à cette impression.

Et nous voilà enfin à Punta Arenas !!! Le point le plus au Sud de notre Tour du Monde… 53° Sud. Et oui, nous n’allons pas aller plus au Sud. Pas de visite d’Ushuaia. Tous les gens que nous avons croisés nous ont dit que c’était très décevant. La ville ne présente plus aucun intérêt sauf si l’on veut aller faire un tour en mer sur le Cap Horn. Même les pingouins sont partis à cette époque de l’année. Alors se taper 10 heures de bus juste pour dire : nous sommes allés à Ushuaia : c’est pas pour nous…

Le guide Lonely Planet annonce dès les premières lignes qu’”il fait rarement beau à Punta Arenas, le soleil brille seulement entre deux averses”. De plus, nos amis Laureline et Max nous ont briefé sur le froid en Patagonie, nous avons quelques appréhensions et c’est avec beaucoup de plaisir et de soulagement (surtout de ma part) que nous découvrons un franc soleil et une température de 7°C à notre arrivée : Super chanceux….

C’est donc sous ce soleil que le taxi nous emmène en ville en longeant le détroit de Magellan, mer toute grise et que nous découvrons les paysages très plats de la pampa. Les lumières sont magnifiques.

Mais nous sommes poussés par tous les conseils que nous avons reçus et comme nous n’avons pas de logement pour ce soir et qu’il n’est que 16 heures nous décidons de prendre directement un bus pour remonter vers Puerto Natales, ville bien plus sympathique. Et encore une fois sans le savoir, que nous avons bien fait !!!

Nous voilà dans un bus confortable sur la route vers le Nord avec un temps magnifique et les lumières du coucher du soleil. GENIAL !!! Les paysages de Patagonie sont superbes, ils nous font penser à la Nouvelle Zélande en bien plus plats… En plus, il y a aussi beaucoup de moutons pour le grand plaisir de Vincent. Le coucher du soleil nous permet de savourer encore plus les grandes étendues jaunes et parfois les forêts toutes orangées car ici, je vous le rappelle, nous sommes dans l’hémisphère sud  : c’est l’Automne…

Cerise sur le gâteau, nous nous retrouvons dans le bus à coté d’un guide français, Mickael qui nous explique plein de trucs sur le coin et nous fait boire du maté (Thé de feuilles de hou chilien servi dans un fond de courge avec une paille métallique que l’on partage). Il nous confirme que nous avons bien fait de ne pas aller vers Ushuaia : il y était ce matin encore et c’est un peu mort en ce moment…

Demain, nous allons nous lancer dans la découverte du Torres del Paine… A nous la suite de l’aventure !!!

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Un petit tour dans les Andes

Pour notre dernière journée avec Mamylène et Claudy, nous avons décidé d’aller faire une petite excursion sur la Cordillère des Andes avec une agence locale. Départ aux alentours de 08:00 où nous faisons la tournée des hôtels pour prendre d’autres passagers avant de prendre la route de la montagne.

L’objectif de la journée est la station de ski Valle Nevado où de nombreuses équipes nationales de ski viennent s’entrainer pendant l’hiver Chilien (de Juin à Septembre). Normalement, nous ne devrions pas croiser de neige car nous sommes en automne. Le début de la route est assez agréable mais nous bifurquons pour entamer la “ruta de curvas” qui compte 60 virages à 180° (les autres n’étant pas comptabilisés) … Et c’est là, après seulement quelques kilomètres, que nous nous apercevons que ..  Vincent est _toujours_ malade en voiture. Le problème, c’est qu’il nous a prévenu trop tard et que le mal est fait. Le chauffeur s’arrêtera un peu plus loin pour lui faire prendre l’air … et il faudra beaucoup de persuasion pour le faire remonter dans le bus. Je demande en espagnol (puis en anglais au cas où) combien de temps il reste pour arriver au sommet et le guide m’annonce .. 40 min .. oups, ca risque d’être un peu long pour tout le monde !!

Une fois remonté, Vincent a le privilège bien “mérité” de prendre la place du guide à droite du chauffeur et miracle, tout se passera bien jusqu’au sommet.

Pendant le chemin, le guide nous explique la formation de la cordillère des Andes, issues de la collision de deux plaques tectoniques et nous montre la végétation locale. On voit d’ailleurs nos premiers cactus. Le paysage est grandiose et peu avant l’arrivée à la station, située à 3000m d’altitude, nous nous arrêtons faire quelques photos. Le froid sec est mordant et c’est la première fois que nous avons vraiment froid depuis le début du tour du monde .. On est loin de la chaleur de Maupiti où nous étions il n’y a pas si longtemps.

Arrivés près de la station, il se met à neiger .. le guide n’en revient pas lui même .. Ce sont les premières neiges de la saison. Nous avons le privilège de voir les montagnes sans neige et une heure plus tard, toute blanche de la première couche de neige… En sortant du bus, le vent est cinglant et il fait vraiment froid .. tout le monde se réfugie dans le restaurant pour un chocolat chaud. Vincent, qui veut sortir jouer au boules de neige avec sa sœur, va sortir “rapidement” du restaurant et revenir en pleurant .. il s’est pris la baie vitrée dans la tête !!! Il dira en pleurant “la vitre, elle est trop transpareeeente …..”.

Bon, après une petite heure passée en haut, il est déjà temps de redescendre … et c’est reparti pour tous les virages .. Vincent, qui est placé devant s’en sortira bien jusqu’à Santiago .. mais vomira une nouvelle fois à quelques kilomètres du but … super …. Erine tournera aussi sérieusement l’œil à l’arrivée mais tout se passera finalement bien pour elle. Ca promet pour la suite de notre voyage.

Demain, départ vers Punta Arenas … ville réputée pour son mauvais temps !

 

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Valparaiso (2)

Nous allons passer 3 jours dans cette ville avec quelques surprises :

  • le premier soir en allant chercher des pizzas, Laurent va tomber sur Sam et Charlotte, nos compagnons de voyage rencontrés à Auckland, Bora Bora puis sur l’ile de Pâques…
  • lors d’une de nos promenades, nous croisons un véhicule anti-émeutes et constatons que certaines rues du centre sont fermées suite à une manifestation : nos yeux et nos narines vont le sentir car nous aurons droit aux effluves de bombes lacrymo…
  • les vieilles voitures anciennes qui trainent dans les rues : vieilles 2CV (Une pensée pour Heiko), vieille Chevrolet…
  • le marché avec la découverte de nouveaux fruits : les tunas et les pepinos
  • les maisons toutes tordues (voir première photo), les maisons de toutes les couleurs, parfois surprenantes, les maisons en tôle (sans couleurs, elles seraient bien moins jolies…)
  • le serveur (d’un restaurant chilien) castelroussin (de Châteauroux) pas très doué qui nous dira sans problème qu’il ne sait même pas ce que c’est qu’une “Manzana” ou pire encore une Heineken : pas doué le mec…
  • le musée en plein air de peintures murales : on prend un plan et on suit les chemins dans les rues pour découvrir les fresques
  • les excellents empanadas dans un restaurant végétarien
  • le feu à Villa del mar, ville voisine ayant nécessité l’évacuation de 5000 personnes

Nous avons aussi profité des talents de cuisinière de la maitresse de maison de notre guest house. En effet, sous la demande de Laureline, notre hôtesse va nous préparer une Cazuela de carne dans la tradition chilienne avec ses deux assistants : Maxime et Laureline. Ils ont fait les courses et préparé les légumes alors qu’Amara a fait l’assemblage. En guise de remerciement, Laureline a préparé un excellent crumble. Un vrai festin…

Les enfants ont aussi profité d’une journée tranquille avec Papy à la maison alors que les autres crapahutaient dans les rues de Valparaiso. Ils ont aussi fait de la rosalie sur une des places de la ville.

Demain, nous repartons pour Santiago. Nous y passerons encore 3 jours en attendant notre vol pour Punta Arenas. Encore quelques jours pour profiter des grands-parents que nous quitterons à notre départ…

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Valparaiso

C’est avec grand plaisir que nous avons retrouvé ce matin Maxime et Laureline, nos compagnons de route du Vietnam… Comme dit Laureline, se retrouver à l’autre bout du monde, c’est un peu comme retrouver la famille et un peu de chez soi…

Les valises, les enfants et les grands-parents sous le bras, nous partons à la gare routière pour prendre le bus vers Valparaiso… Pas trop de soucis, il y a un bus toutes les 10 minutes…

Après deux heures de route à nous raconter nos différentes aventures depuis ces derniers 5 mois, nous arrivons à Valparaiso.

Claudy nous organise, d’une main de maître, un transfert en mini-bus, pour nous huit vers notre guest house : une grande maison de maître avec un salon, une salle à manger et une cuisine commune très sympathique sous 4 mètres de plafond. L’accueil est chaleureux et nous investissons vite les lieux en nous sentant presque comme chez nous…

Et c’est parti pour la découverte de cette ville : meilleur moyen : flâner dans les rues…

Valparaiso est quand même la 2ème plus grande ville du Chili. Les habitations de différentes couleurs se répartissent sur plusieurs collines (appelées cerro en espagnol) faisant face à la mer. Les couleurs sont toutes différentes ce qui donne un caractère sympathique à cette ville. En plus, le grand ciel bleu contribue à l’appréciation des couleurs. Il règne une certaine atmosphère ici. Nous sommes dans des rues en pente à longueur de temps avec des petits passages très étroits sur les escaliers. On se croirait en Espagne… (au fait, en parlant d’Espagne, vous a-t-on dit que nous avons reçu le OK du Lycée Francais de Barcelone : les enfants sont inscrits : ça y est !!! C’était juste un petit aparté sur notre retour… )

Les façades des maisons sont très souvent remplies de graffitis. Attention, rien à voir avec les graffitis pourris des rues d’Ixelles ou de notre immeuble : non, ici ce sont de vraies œuvres d’art : on en fait même des cartes postales pour représenter la ville. Partout, on croise des chiens errants et des quantités de chats… Les chiens nous suivent un moment, puis nous laissent à nos promenades. Ils ne sont pas menaçants juste en quête d’un petit truc à manger. On en voit aussi beaucoup allongés au sol en train de dormir, sur un trottoir ou même dans un escalier.

Pour monter sur les collines, on trouve de nombreuses rues à virages dont la pente est impressionnante (vive le démarrage en côte !), des escaliers (dont les contre-marches sont aussi parfois peintes) mais aussi des vieux ascenseurs en bois tout déglingués… Ca ajoute au caractère ancien de la ville. Les ascenseurs sont aussi décorés (l’un d’entre eux montre un Christ sur le toit). Bon, on évite de regarder au sol des ascenseurs pour éviter les frayeurs quand on voit le jour au travers du plancher en bois.

A coté de tous ces traits de caractère, nous sommes surpris de constater que la vue des collines donnent sur le port à containers de la ville. Un beau petit port de pêche aurait été plus typique que cet ensemble de milliers de containers (même si les containers sont aussi de couleur mais bon… c’est moins glamour). Au détour de nos flâneries, nous tombons aussi sur des immeubles complètement détruits, souvent brulés où seule la façade reste debout et le reste n’est plus qu’un immense champ de détritus.  Ou encore, une pente pleines de bidonvilles en tôle au milieu de champs de poubelles. La vue est aussi souvent cachée par de grands immeubles qui gâchent tout : on se demande parfois quelle est la politique d’urbanisme dans cette ville.

Nous avons aussi déchanté lors d’une ascension sur un cerro : arrivés à mi-chemin, un chilien nous recommande de ne pas monter plus haut, et nous explique, par un geste des plus explicites, que l’autre côté de la colline est un vrai “coupe-gorge”. Nous ferons demi-tour, un peu à regret après une ascension difficile de presque 1 km. Valparaiso étant la ville la plus dangereuse du Chili d’après les guides, on ne va pas tenter le diable…

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Santa Lucia et quartier Bellavista

Nous partons ce matin à la découverte de la colline de Santa Lucia. Nous montons les escaliers et admirons la vue depuis les différents “miradors” disponibles. La vue de Santiago n’est pas sensationnelle et la nappe de pollution n’arrange rien à la visibilité.

Nelly, qui a toujours son gros rhume marche en apnée et préfère rentrer se reposer tandis que nous continuons tous les 5 vers une aire de jeux pour laisser les enfants se défouler. Après le repas du midi, et tandis que Papy et Mamie offrent une glace aux loulous, je prends la direction du quartier Bellavista. Ce quartier est connu pour ses maisons colorées, ses “tags” et ses nombreux bars et restaurants.

Une petite demi-heure de marche plus tard et je me retrouve entouré de maisons aux couleurs vives souvent bicolores et de fresques murales. Le quartier à cette heure-ci est quasi désert, mais, au nombre de bars et de restaurant que je croise, ça doit vraiment être animé le soir. Il faudra que nous y revenions avec Nelly un de ces jours pour se faire un petit restau.

Je finis la journée par un petit passage vers la “Plaza de Armas” où de nombreux joueurs d’échecs improvisent des parties. Je retourne ensuite vers notre appartement pour passer une soirée tranquille. Nous partons le lendemain pour la ville voisine de Valparaiso avant de revenir sur Santiago dans quelques jours. Notre souhait était de partir vers la Patagonie en milieu de semaine mais avec le WE de Pâques, il n’y a plus de places dans les avions avant Samedi alors on va encore profiter de Santiago et de ses environs…

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Santiago de Chile (2)

En avant pour la découverte de la ville. Nous allons déambuler dans les rues du centre toute la journée. Les bâtiments coloniaux de l’ex-congrès, de la poste, du théâtre national, le palais de justice… dénotent avec des bâtiments délabrés dans le centre. Le pollution est visible : ça pique même les yeux… On ne voit même pas les Andes pourtant si proches… La ville semble en travaux partout…

Les rues piétonnes sont animées : nous découvrons avec plaisir les vendeurs ambulants de bonnets, écharpes…, les cireurs de chaussures, les joueurs d’échecs…

Nous arrivons sur la plaza del armas, large place étonnamment pleine de palmiers : ça fait drôle de voir plein de hauts palmiers dans cette ville polluée… Les chiliens sont assis sur les bancs et profitent du soleil, de la fontaine… Bonne ambiance.

Bon, il faut être prudent ici : les réceptionnistes de l’hôtel nous ont dit et répété de garder nos sacs à dos sur le ventre et de faire très attention aux voleurs. Maman en arrivant il y a 2 semaines s’est faite arracher sa chaine et sa perle de Tahiti en pleine rue. Prudence : et pourtant c’est le pays le plus sûr de l’Amérique du Sud question sécurité, ça promet…

Nous avançons vers le Mercado Central : le marché !!! Comme dans tous les pays où nous sommes allés, nous sommes attirés par le marché.

Impressionnant, un beau bâtiment aves des poissonniers, des bouchers, des maraichers aux étales magnifiques et au centre des halles, des restaurants de poissons. Génial de se retrouver dans le marché pour le déjeuner : ambiance particulière avec du mobilier de bistro parisien. Nos voisins prennent des araignées de mer bien appétissantes (en plus toutes décortiquées) mais nous nous contenterons du poisson.

A notre retour, nous croisons de nombreux vendeurs de boissons assez bizarres. Je me surprends à engager la conversation avec un chilien qui vient de s’acheter une de ces boissons avec mon espagnol très approximatif. Et pour la somme de 300 pesos (50 cents), j’achète un chicco mote : il s’agit de jus de pêche avec des morceaux de pêche au sirop et au fond du verre, du blé et du maïs : original…

Un tour chez le glacier du coin puis dans le supermarché pour le diner du soir et nous revoilà dans notre petit appartement en famille…

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Santiago de Chile

Après un vol de l’île de Pâques sans encombre, nous voilà sur le continent : le dernier continent de notre tour du monde : l’Amérique du Sud.

Claudy prend en main l’organisation du taxi pour nous amener à l’hôtel et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous voilà en route vers le centre de Santiago. Nous avons réservé deux petits appart de 3 personnes dans le centre ce qui nous permettra même de nous faire à manger.

Premières impressions : Santiago est une ville très polluée : malgré le beau temps, on ne voit pas de ciel bleu mais un ciel gris. On devine les montagnes des Andes sur les cotés de la ville en cherchant bien. Il y a des travaux partout : modernisation de la ville ou reconstruction suite au dernier tremblement de terre ??? La ville est assez bruyante suite aux travaux et à la circulation.

Une fois installés, Claudy et Maman nous emmène dans un restaurant typique chilien : El Rincon de los canallas. C’est l’ancien repère des opposants à Pinochet. On entrait dans ce restaurant avec un mot de passe dans le temps. Aujourd’hui, le lieu a changé mais ils ont gardé la décoration d’antan.

C’est assez bizarre : la porte en bois est pleine de verrous, les murs sont couverts de petits mots, cartes de visite, dessins collés, agrafés par les clients. Les tables en formica rouges sont dispersés dans deux petites salles de restaurant et le chef à la tête grimaçante accueille les clients d’un ton assez autoritaire. Le sol colle, l’éclairage au néon blanc est assez agressif et les chaises sont à moitié déglinguées mais il règne dans cet endroit une ambiance particulière qui fait qu’on se sent un peu comme chez soi.

Première expérience, nous commandons une spécialité d’ici : le Maremoto On voit arriver un pichet contenant des morceaux d’ananas, un genre de sangria à l’ananas très fruité et au-dessus un gros morceau de glace à l’ananas disposé dans le pichet comme un iceberg : c’est très original…

Pour le choix des plats, c’est menu pour dos o quatro canallas… Connaissant maintenant la notion des portions des chiliens, nous prendrons un menu pour dos canallas et voyons arriver un bon plat de viande : saucisses, jarret, côtelettes et espèce de paupiettes de porc… le tout servi avec du riz et des pommes de terre… Un régal !!! La viande est comme confite, elle fond dans la bouche. Un régal, je vous dis… Nous en profitons tous les 6, tout en regardant le décor. Les portraits des derniers présidents, photos et autres affiches pour un Chili libre.

A notre départ, les enfants recevront même un badge de militant pour le Chili libre. Ils ne comprennent pas trop ce que cela signifie mais sont contents du cadeau.

Voilà une bien bonne immersion dans le monde chilien pour notre première nuit ici….

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