A Khwaï

Et nous voilà repartis en route comme chaque matin ! Nous verrons ce matin deux lions mâles et de nouveau un léopard. Nous avons décidemment beaucoup de chance car les léopards sont très difficile à trouver … Heureusement, les guides s’échangent tous les bons plans et quand l’un en trouve un, il fait partager sa découverte à tous ses collègues ..

L’après midi, sur une proposition de Cell, nous décidons de faire une pause dans les safaris en voiture pour aller faire une promenade à pied dans le village voisin. Nous espérons en secret y retrouver un peu la civilisation et pourquoi pas, une petite connexion internet. Nous traversons donc la rivière en prenant un pont en bois : le fameux pont de la rivière Kwaï.. (elle est pas bonne celle là ?? ).

Vincent a un peu peur car les rondins de bois bougent sous ses pas .. mais tout se passe bien .. Arrivés au village (en fait quelques huttes sans eau, ni électricité), nous nous rendons vite compte que pour la liaison internet ; et bien, c’est râpé !

Nous nous arrêtons au petit ”shop” du village et discutons avec quelques autochtones .. J’achèterais ensuite un petit bracelet fait en poil de queue d’éléphants (pour les esprits mal placés, on parle de la queue arrière)  à un noir, rasta, qui emmenait les touristes à la chasse dans le passé. Khwaï était en effet réputée pour permettre à quelques touristes fortunés de chasser les grands fauves et autres big five jusqu’à l’année dernière. Depuis, cette activité est interdite et les habitants se sont reconvertis dans le safari photo.

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Festin d’éléphants

La nuit a été mouvementée : pas de visiteurs dans le camp mais des bruits, des bruits… Les lions grognaient pour se retrouver et le grognement d’un lion, ça fait peur. Je me réveille toutes les heures en me demandant s’ils s’approchent ou s’éloignent… Et quand ce n’était pas les lions, c’était un groupe de hyènes qui était juste à côté du camp !

Finalement, en allant voir l’état de la carcasse, nous retrouvons toute la famille de lions qui est revenue à sa place initiale : pas besoin de vous dire que du buffle, il ne reste rien que les os et les cornes… Apparemment, les hyènes ont mangé la peau et les vautours lavés les os.

Nous repartons et croisons un groupe de femelles éléphant avec leurs petits : ils mangent tous les Mopanis du coin (les Mopanis sont les arbres d’ici). Il faut rester sur nos gardes car les femelles protègent les petits. En tout, il y a bien une vingtaine d’éléphants .. Comme à son habitude, Cell se rapproche très près du groupe et nous nous retrouvons vite au milieu du troupeau. Tout ce qu’il ne faut pas faire ! Mais qu’est ce qu’on fout là ?

Heureusement, ces éléphants ne se sentent pas en danger. Notre véhicule ne les dérange pas. C’est comme si nous en faisions partis. Nous sommes très très proches d’eux. On peut voir les petits : un bébé de quelques mois qui essaye de d’arracher les feuilles ou les branches tout seul. Il ne maîtrise pas trop l’art de la trompe… C’est marrant…

Je suis aux anges… Laurent fait de belles photos et les enfants observent avec attention.

Tout d’un coup, on entend un gros craquement : à 5 mètres de nous, une grosse femelle est en train de casser un arbre entier: elle pousse très fort avec sa tête et sa trompe et le fait tomber. Heureusement, notre voiture n’était pas en dessous mais vu que nous sommes à quelques mètres à peine, c’est coup de bol… Nous sommes stupéfaits… Seule Erine a eu la présence d’esprit de filmer la scène… Génial !!!

Aujourd’hui, nous devons changer de camp… Pendant notre expérience avec les éléphants, les assistants de camp ont démonté nos tentes et tout le campement. Ils sont partis avec leur véhicule pour remonter le campement près de la rivière Khwaï, à 4 heures de route.

A notre arrivée, le campement est prêt, disposé à coté de la rivière… C’est un super cadre. Nous sommes entourés de fourrés : au moins, si un animal s’approche : on l’entendra arriver. Ce que nous n’attendions pas, ce sont les singes qui arrivent par les mêmes arbres… Croyez moi, c’est très bizarre de faire pipi avec un singe au-dessus de la tête….

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Do you copy ?

Au réveil ce matin, certains ont entendu quelques hyènes, d’autres rien durant la nuit.

Nous repartons voir l’état de la carcasse de buffle : les lions commencent à se disperser : plus grand chose à manger… Aussi nous en croisons quelques uns sur le chemin.

Il en reste 4 autour de la carcasse : les vautours commencent à se rapprocher de plus en plus près. Ils jouent un peu à chat (touche-touche pour les belges) avec les lions mais il suffit d’un regard du lion pour que les vautours s’éloignent…   Au loin, une hyène passe pour voir ce qu’il se passe…

Deux lions s’éloignent encore en se faisant un petit câlin au passage juste sous nos yeux attendris… et encore une fois les vautours s’approchent…

Les lions restants savourent, lèchent la bestiole ou plutôt ce qu’il en reste.

“Dis donc, ça met du temps de manger un buffle” nous dit Erine…

Mais le soleil tape, les lions ont chaud : une lionne prend donc une patte et l’emmène avec elle… Où ça ? Elle s’approche de plus en plus de notre voiture et trouve l’ombre, juste près de notre pneu arrière droit. OK…

L’autre lion traine la carcasse : on mesure clairement combien la mâchoire des lions est puissante. Il recule en trainant les restes du buffle et s’arrête juste devant notre voiture… Il creuse son petit trou dans le sable et en reculant, touche la voiture avec son pet (comme dit Vincent…). Ce contact l’effraie d’un coup et il sursaute en rugissant… Finalement, il s’installe quand même devant la voiture… Nous sommes coincés… Un lion derrière, un lion devant…

Apparemment, notre voiture donne l’ombre parfaite… Finalement, au bout de quelques minutes, le lion tire encore la carcasse pour l’emmener sous l’arbre voisin, vite rejoint par la lionne qui squattait notre arrière…

Les vautours sont alors de plus en plus nombreux : ils creusent dans la terre et trouvent leur trésor : les intestins du buffle… En fait, les lions, très intelligents,n vident les proies juste aprrès leur capture et enterrent leurs intestins dans le sable pour ne pas que l’odeur attire d’autres prédateurs. Il fallait y penser….

Une fois libérés, nous repartons et avons la surprise de voir les lions tranquillement traverser la piste d’atterrissage de la brousse : ils passent nonchalamment les uns après les autres et trouvent de l’ombre pour leur sieste juste sous un arbre qui longe la fin de la piste…  L’image est assez marrante…

Nous décidons de rentrer au campement mais nous croisons un ranger qui nous dit avoir vu un léopard un peu plus loin…. Allez, on y va…

Mais comment ont fait ces voitures pour traverser l’eau qui nous sépare de l’autre rive ? Cell scrute les traces et se lance : et voilà : de nouveau coincés dans la boue… Cell essaye de nous en sortir mais rien à faire ! Il sort sa radio et appelle : “Léonard, Léonard, do you copy ?” Nos deux assistants arrivent à la rescousse. Oh Hisse, on tire… Et nous voilà sortis… On essaye un nouveau chemin et nous sommes de nouveau coincés… Finalement, nous abandonnons la piste du léopard : pas facile de passer partout avec notre vehicle bush…

De retour au campement, nous commençons la leçon du jour : savoir reconnaitre les données utiles pour résoudre un problème pour Erine et Lire l’heure pour Vincent. Tout d’un coup, Benjamin nous dit : “Elephant, Elephant !” On lève le nez et on voit un beau jeune mâle, à 30 mètres, avancer droit vers notre table de travail. On laisse tout sur place sauf Erine qui prend sa feuille de calcul, et on suit les conseils de Benjamin : aller dans la voiture. Nos assistants de camp ne sont pas du tout rassurés… Cell, notre guide est parti en repérage du léopard, nous laissant seuls avec eux. Ils appellent à la radio : “CELL, CELL, do you COPY, do you COPY ?” Pas de réponse… L’éléphant traverse le camp : il passe juste devant les tentes pour aller manger des baies dans les arbres voisins juste là où les enfants jouaient avant l’école. Il reste là, à manger tranquillement. Nous attendons dans la voiture et les assistants appellent sans cesse  “Cell, Cell, do you copy ???” Cell arrive 20 minutes plus tard et éloigne finalement l’éléphant avec sa voiture. Malheureusement, l’éléphant n’abandonne pas ses baies comme ça et revient alors que Cell n’est plus dans sa voiture. Il l’éloigne en lui lançant des bouts de bois… Ce sera notre première rencontre avec l’éléphant dans le camp.

Nous passons à table et, peu après, un autre éléphant nous rend visite : il passe tout près, à gauche du camp, tranquillement pour manger des baies… Cell nous dit de rester à table, calmes, tout en se moquant un peu des assistants qui ont peur et qui paniquent. Nous admirons le spectacle… Vincent joue à cache cache avec l’éléphant qui est caché derrière un tronc d’arbre. Il lui dit “Vu, allez maintenant c’est toi qui comptes…” Et Cell commence à rigoler et nous dit de regarder à droite : il y a un autre mâle qui passe tout près…  Moment inoubliable surtout pour moi qui suis fan d’éléphants…

Le repas terminé, on part à la douche, l’éléphant étant toujours dans un coin du camp et continuant son festin. Je regarde parfois par un trou de la tente si il est toujours là…

Nous repartons en Game drive après le thé pour essayer de voir ce léopard : Cell a trouvé un chemin. Mais où est il ? Près d’un arbre ,il y a 3 voitures, ce doit être là… Il doit être dans l’arbre mais où ? Après moultes explications de nos voisins, nous distinguons quelques taches dans l’arbre : c’est ça mais vraiment pas facile à voir… Laurent avec son objectif et moi avec les jumelles, nous guettons ses moindres mouvements… Les enfants n’arrivent pas à le voir, trop loin, trop caché par les branches. Nous passerons là 2 heures (heureusement que j’avais amené de la lecture pour les enfants) en espérant qu’il descende mais ce bourrique est bien installé et aussi dynamique que ses copains les lions…

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C(G)amel(le) Trophy Lellu

Nouvelle journée dans le bush botswanien, après une nuit passée avec Erine alors que Laurent dormait avec Vincent… Vincent, en bon p’tit mec nous envoie des “Alors les fillettes, vous êtes prêtes ?”

Nous repartons voir nos lions : le buffle est à moitié dévoré mais les lions s’acharnent toujours dessus : on voit de bons coups de langues et on entend les chairs qui se déchirent et font “Crac” sous leurs dents (ce qui nous met en appétit). En fait, le truc, c’est qu’il faut se mettre du bon coté du vent car sinon, l’odeur est comment dire…. insoutenable voire gerbante… Du coup, les photos sont pas forcement glamour mais Laurent a tout de même dégoté une lionne aux yeux bleus !

Nous repartons pour découvrir de nouveaux horizons : l’eau est assez haute pour la saison : pas mal de marais : plus que prévu, en fait. Nous traversons l’eau deux, trois fois sans problème. Ca fait très “publicité pour le Camel Trophy”, la gerbe d’eau sur le coté de la voiture… Laurent me dit : “Oh, si on avait été tout seuls, t’aurais pas voulu que je passe là…” Ca c’est vrai…

Cell nous fait découvrir de beaux oiseaux : des ibis, des rolliers à jabot lilas… Des kobe des marais se promènent avec des oiseaux blancs qui profitent des pieds des Kobe qui grattent la terre pour manger les insectes qui en sortent…

Puis nous décidons de repartir vers le camp car il commence à faire très chaud : et qui se retrouvent coincés dans l’eau ?

Notre voiture est passée sur un trou formé par une autre voiture embourbée auparavant, notre roue (arrière gauche, décidément, toujours la même) tourne dans le vide… L’eau rentre dans la voiture par l’arrière… Vincent dit : “Mais qu’est ce qu’on va faire ?” Cell se met en short et sort de la voiture en montant sur le capot. Il fait de grands signes à un camion qui vient devant… Il sort une sangle qui ne fait que 5 mètres de long : pas top le truc et le camion refuse de nous tracter de peur de s’embourber lui aussi… Heureusement, un autre “bush vehicle” arrive par derrière et sort sa propre corde pour nous tirer.

Allez, accrochons nous… Le conducteur commence sa marche arrière mais au premier coup d’accélérateur : CRAC, la corde de notre sauveur casse… C’est de la merde, ce truc là… Bon, le conducteur s’approche donc beaucoup plus de nous et Cell peut accrocher sa sangle (on dirait une sangle de yoga) !

Le conducteur remet la marche arrière mais nous ne bougeons pas … il recommence … on ne bouge toujours pas … finalement, il s’approche de nous et recule à grand coup ce qui nous fait sortir du trou … Tout va pour me mieux !

Quand je vous disais que ça faisait très Camel Trophy nos balades…

Sur le chemin du retour, on croise deux troupeaux d’éléphants, un mâle seul et quelques babouins ! on rentre au camp où notre repas nous attend. Au menu : minestrone, frites maison et poulet frit, le tout, cuisiné au feu de bois bien sûr !! Notre cuisinier, avec son petit feu de bois fait vraiment des miracles.

 

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Xakanaxa dans la réserve de Moremi

Nous voilà partis dans la “real wildness” comme ils disent ici… 4 heures de route dans notre Bush Vehicle, les cheveux au vent. C’est très très tape-cul et au bout d’une heure, on en a vite ras le bol… A chaque fois que nous croisons un véhicule, nous sommes couverts de poussière.

Une fois passées les portes de contrôle vétérinaire des réserves, nous nous arrêtons de temps en temps pour découvrir les secrets de la nature. Cell, notre guide, nous explique :

  • les fleurs d’acacias qui ressemblent à du mimosa
  • les aigles
  • les termitières
  • la sauge sauvage…

Nous passons une piste d’atterrissage sauvage sur laquelle broutent les impalas : ça ne doit pas être facile lorsqu’il y a des éléphants sur la piste avant d’atterrir…

Après plusieurs bosses, nous arrivons à notre “camping” : en fait, c’est dans la nuture, où il n’est pas interdit de camper…sans clôture. On sera ici vraiment au contact de la nature sauvage (un éléphant vient d’ailleurs de traverser le camp 5 minutes avant notre arrivée). Heureusement,  tout est déjà installé : les tentes avec salles de bains intégrées, s’il vous plait ; la table, la cuisine… Les assistants du guide (Benjamin, Sit et Léonard)ont tout préparé… Et devinez quel plat nous a préparé Benjamin ? Des lasagnes…. Le plat préféré de Vincent… Ici, dans le bush : trop fort…

A table, Cell nous explique les règles de sécurité. De jour, il n’y a pas vraiment de danger. Les animaux voient les humains du camp mais ne s’approchent pas à part les éléphants. Si l’on voit un éléphant qui s’approche, il ne faut pas bouger et surtout ne pas aller vers lui. Pour la nuit, c’est une autre histoire, les fauves et surtout les hyènes visitent très régulièrement le camp. La consigne est simple : “il ne faut jamais crier, ni sortir de la tente”. Si jamais on croise un fauve et que l’on est à pied (très peu probable), il faut reculer doucement en le regardant de face. Partir en courant, c’est se comporter comme une proie et le fauve réagira en conséquence.

Finalement repus et les consignes bien en tête, nous repartons en Game drive. Cell montre aux enfants des traces d’éléphants, des traces de lions (3 coussinets avant et un gros coussinet arrière divisé en 3 petits)…

Nous découvrons toute une horde d’éléphantes et leurs petits, des impalas, des girafes qui boivent en faisant le grand écart (comme dit Erine).

Puis Cell nous demande : “ Vous êtes prêts pour les lions ?” C’est parti…

Au loin, on aperçoit 3 voitures arrêtées : que regardent-elles ? Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf lions et lionnes en train de se délecter d’un buffle récemment chassé. Cell place la voiture très tres près. Les lions voient les véhicules comme une entité unique et ne voient pas les occupants comme des proies potentielles : aussi il ne faut pas en sortir…

Qu’ils sont mignons ces petits chats à déchiqueter la bidoche !!!

On est en fait encerclés par les lions… Ils paraissent repus mais Cell nous dit que les lions sont opportunistes : si quelqu’un sort de sa voiture, ils le boufferont même s’ils viennent de manger… OK, alors on ne va pas sortir… On les regarde passer la tête entière, dans le ventre de l’animal, les uns après les autres… Hmmm…

Le temps passe vite à les regarder au coucher du soleil, il est temps de partir mais là… C’est le drame…. (Comme dirait mon frangin…)

Le pneu de notre voiture fait flap, flap, flap… Qui a crevé devant 9 lions ? C’est encore NOUS !!!!

Alors là, comment on fait, me direz vous ? Et bien, Cell a éloigné la voiture d’une vingtaine de mètres, l’a caché derrière un buisson et courageux, a commencé à démonter la roue… Nous lui disons “heu .. ils sont quand même pas loin les lions”  et il nous répond .. “oui mais tant qu’ils ne me voient pas … pas de risque” .. hum …

Et cerise sur le gâteau,  le  cric de compétition ne marchait pas. Le changement de roue a donc duré un peu plus de temps que prévu… Cell est nommé Héro de la famille Lellu…Nous en sommes venus à bout (enfin, nous, disons Cell plutôt) et nous sommes rentrer au campement en pleine nuit pour y prendre une bonne douche dans le noir… J’ai bien mérité un verre de vin car mes jambes flageolaient en descendant de la voiture.

Après un bon repas, direction le dodo car demain, lever à 6:30 … 

 

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Campement dans le bush

Tout est super bien organisé… C’est impressionnant comme tout est bien pensé.

Les organisateurs ont tout le matériel, et ils ont l’habitude. Ils trouvent le meilleur emplacement, le meilleur arrangement, les meilleures combines pour que nous soyons bien installés.

Les tentes sont installées face à face pour faire une suite familiale… A l’entrée, nous avons des petits sacs montés sur pied pour faire les lavabos. Ils remettent de l’eau chaude régulièrement à l’heure de la toilette. Trop classe.

Les matelas sont tout prêt avec déjà les couettes et oreillers installés à l’intérieur.

Et comment se lave-t-on me direz vous ?

La douche, comme à la maison, ou presque… : un bac d’eau muni d’une pomme de douche avec un robinet marche et arrêt entourée d’une bâche de tente. Bon, il faut un peu de pratique pour maitriser le déshabillage et le réhabillage, mais on se fait à tout…

Et la grande question que tout le monde se pose :  les toilettes : le fameux “Bush toilet” : un trou profond dans le sol, une boîte en bois par dessus, munie d’une lunette de toilette. Le tout est entouré d’une bâche de nouveau… La chasse d’eau est une pelle de terre que l’on jette dans le trou. Et voilà…. Bon c’est assez effrayant d’y aller seule la nuit quand il fait tout noir…

Ils ont tout prévu : la table, la vaisselle, la glacière qui maintient le tout au frais… La cantine en fer à poser sur les braises pour faire le four à pain… Tout est là.

Dans l’après midi, il y a le Tea time : on boit une tasse de thé dans le bush comme dans Out of Africa…. Incroyable…Bon, le thé a un peu le goût de vase quand même…

Au petit-déjeuner, on a même des toasts grillés sur le feu.

Et tout ça est arrivé en pirogue en même temps que nous, ou presque….

Bon, cette fois-ci c’est sur nous partons avec tout ce matériel pour 15 jours dans la brousse… Pas de civilisation avant le 19 Septembre alors restez patients…

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Deuxième journée dans le Delta d’Okavango

Réveil tranquille au son des oiseaux et des branches d’arbre cassés par nos guides pour faire le feu.

Départ en “croisière” dans le marais et quelques minutes après notre départ, je vois un serpent dans l’eau. Moi qui est une phobie pour les serpents… Brrr….

Pilote, notre guide qui connait ma phobie me dit de regarder ailleurs alors qu’il regarde la bestiole : c’est un bébé python… Super…Plus tard, plus grand il fera 12 à 14 mètres de long et tuera ses proies par étranglement. Hummm…

Nous verrons encore des grenouilles, un aigle, des cormorans, des nénuphars de couleur différentes, des poissons, des traces d’éléphant…

De retour au camp, Pilote nous donne un cours de conduite de pirogue : Laurent et moi nous essayons à l’exercice. C’est quand même pas mal une question d’équilibre…

Déjeuner sous les arbres, cours d’anglais aux enfants, calculs en écrivant sur la terre…

Les enfants sculptent des lances avec leurs couteaux et font du feu : de vrais aventuriers…

Et c’est quoi ce morceau de bidoche qui sèche sur l’arbre ? C’est le repas de nos guides : une façon de conserver la viande avant de la faire mijoter… Hmmm : dire que je suis ingénieur qualité…

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Delta d’Okavango : l’aventure commence

Après quelques kilomètres sur notre “Safari vehicle”, nous arrivons sur la piste, puis au bord de l’eau où nous attendent de nombreuses pirogues : des mokoros.

Les pirogues font 6 mètres de long et sont très peu larges. Nous avons du réduire la taille de nos bagages (déjà bien maigres) et laisser derrière nous quelques sacs, au lodge.

Nous faisons la connaissance de nos guides pour trois jours : Pilote (qui porte bien son nom), Craig (son assistant) et Brighton, notre intendant.

Nous partons à deux pirogues : Laurent et Vincent d’un coté, Erine et moi de l’autre. On se croirait dans un film… C’est vraiment l’aventure : Wouaouh…. Mon homme a un look d’enfer avec son chapeau sur sa pirogue.

Nous avançons sur le Delta : ne pas bouger, surtout ne pas se lever, ne pas faire de bruit…

Le paysage est paisible, pas de bruit de moteur, juste le bruit des oiseaux et de quelques sons de voix venant d’autres pirogues. Parfois quelques bruits d’avion dans le ciel. 

Sortant de l’eau : quelques acacias, des joncs et des nénuphars, plein de nénuphars….

Nous partons pour deux heures et demi de balade en pirogue ou nous verrons un hippopotames plonger et souffler et replonger…

Nous arrivons enfin dans notre camp : c’est assez long quand on est assis en tailleur sans oser bouger. Et là surprise : les tentes ont été installées par deux assistants mais il n’y a personne. Brighton, qui devait amener toute la nourriture n’est pas là… Rien à faire, il n’est pas là. Et on commence à avoir un petit creux. Pilote nous propose de rejoindre un autre groupe qui campe sur la même île en attendant. Nos hôtes nous offriront de quoi manger avec plaisir et après 3 heure d’attente en charmante compagnie, Brighton apparait enfin… Il est accueilli les bras ouverts… La suite nous dira qu’il s’est trompé de campement suite à un mal-entendu avec ses copains…

Installation du camp, nouvelle balade en pirogue pour voir le coucher du soleil, douche et verre de vin au bord du feu… Royal….

Après un super diner avec banane au chocolat fondu en dessert et quelques histoires à donner la chair de poule sur les touristes qui se font manger par les fauves, nous partons nous coucher dans nos tentes ; chacun avec un enfant…

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De Cape Town à Maun (Botswana)

Journée de transit : Levés à 5 h 30 pour un départ à 6 heures du matin du township pour l’aéroport : arrivés en bas de notre chambre, la porte d’accès dans la maison de Lizzie est fermée à clé et personne ne répond : belle blague… Nous sommes enfermés à l’intérieur, finalement Andrew nous ouvre et tient à nous accompagner à l’aéroport avec le taxi.

Dans le mini-bus qui nous emmène à l’aéroport, le conducteur nous met un film (les dieux nous sont tombés sur la tête) sur un écran genre Pimp my ride…

Premier vol vers Johannesburg, puis trois heures d’attente avant le 2ème vol. Nous squattons assis par terre dans la zone wi-fi pour envoyer quelques mails et près d’une prise électrique pour le PC<de Laurent. Les enfants font leurs devoirs sur le rebord des cabines téléphoniques.

Nous passons à la Poste pour poster un paquet sud-africain de nos souvenirs aux Papys et Mamies.

En route vers la porte d’embarquement de notre vol, nous croisons nos amis australiens rencontrant la veille chez Liziwe’s : le monde est petit…

Dans la salle d’embarquement, Laurent trouve son cadeau d’anniversaire : un beau chapeau en cuir façon Indiana Jones… Magnifique! Qu’il est beau mon homme comme ça…

Vol sans problème dans notre petit avion à 47 places. On devine à l’atterrissage que le climat est bien plus sec.

A notre arrivée, notre tour operator nous accueille ; nous allons boire un verre pour parler du programme de notre séjour au Botswana.

Deux parties : 3 jours dans le Delta d’Okavango avec un guide puis 15 jours de safari et campements avec un autre guide (Cell).

Nous passons la nuit dans un lodge charmant avec des petites huttes tenu par un couple de hollandais (Marije et René)installés depuis 3 ans.

Nous dinons tous ensemble avec une jeune femme américaine voyageant en Afrique pour faire une étude sur la vente des produits issus de l’Agriculture.

Erine, épuisée s’endort sur la table.