3 jours de transfert

Après notre escapade au Zimbabwe, nous voici en route pour Hong Kong … 3 jours de transfert en tout. Il nous faut tout d’abord rentrer sur Maun pour prendre notre avion pour Johannesburg puis prendre le long vol vers Hong Kong.

Le matin, nous prenons place dans notre voiture pour 600 km de Kasane à Maun. Notre chauffeur arrive et c’est parti .. Il roule super vite (entre 160 et 180km/h) sur les routes limitées à 120 mais les routes étant désertes, ca va plutôt bien. Après une heure de route il commence à s’arrêter tous les quarts d’heure .. pour s’acheter à manger, boire un coup ou faire une pause pipi .. On voit pas trop l’intérêt de rouler si vite puis de s’arrêter en permanence .. Mais bon…

On croise alors 2 gros camions à remorque dans le bas côté .. l’un est couché sur le flanc et l’autre est à 50 mètres en lisière de forêt. Le chauffeur s’arrête et dit qu’il va jeter un œil .. je lui dit “oui, si cela vient de se passer, les chauffeurs ont certainement besoin d’aide”. Il sort mais reste à bonne distance des camions et regarde … bon, je décide de sortir et d’aller voir .. je longe la remorque, en profite pour toucher un pneu .. froid, ok l’accident ne doit pas être tout récent. J’arrive au niveau de la cabine couchée, plus ou moins prêt à voir le pire mais il n’y a personne.. Le chauffeur semble avoir réussi à s’extirper par la fenêtre du haut.

Nous repartons et le chauffeur nous explique que souvent, les camionneurs s’endorment sur la route et que cela cause pas mal d’accidents. Les nombreuses pauses continuent. Nelly le voit s’asperger la tête d’eau et me dit : “lui aussi, il s’endort au volant, et c’est pour ça qu’il s’arrête tout le temps”. Bon, moi qui suis à l’avant, je me dit que je vais le surveiller un peu … je ne vois de signe d’endormissement mais il s’arrête une nouvelle fois .. ca commence à nous énerver. On repart et de nouveau, il roule super vite … puis nous dit “bon, j’ai besoin de me reposer un peu”. Bingo, Nelly avait raison, on lui dit alors “ok, prends ton temps, dors le temps qu’il faut, on n’est pas pressé” . On lui propose même de conduire nous même …Il s’endort en 2 minutes et nous restons dans la voiture, sous un arbre. On se fait des petits signes complices avec Nelly en se disant qu’on est tombé sur le boulet de service. 30 minutes après, son téléphone sonne et ça le réveille en sursaut … il ne répond pas et nous dit “ok, ca va mieux, on va repartir”. Il tourne la clé de contact mais …. rien. Il nous dit “on n’a plus de batterie, j’avais oublié d’éteindre les phares” .. Grrrrr quel boulet !!!   Heureusement, moins d’une minute après, il voit passer une connaissance sur la route et fait de grands signes. Le 4×4 fait demi tour et revient vers nous … On fait redémarrer la voiture avec des câbles et c’est reparti !

Arrivés près de Maun, on lui pause la question : “Tu connais la route pour aller au Guest house où on dort ce soir”. Il répond “Ah bah non, j’ai pas d’adresse”. re Grrrr. Nous non plus, on a pas l’adresse. Il appelle alors son patron qui n’a pas l’adresse non plus. On tente de joindre le bureau de Tamog (notre TO) mais personne, les bureaux sont fermés et les guides que l’on connait (Cell and co) sont injoignables car au milieu du bush … Comme dirait Vincent “Bah super !!” .

Bon, on est à peu près sûr que Tamog nous a remis au même Lodge que le jour de notre arrivée et après quelques hésitations, on retrouve nous même la route et on arrive enfin. Super accueil de Marije et René du “Discovery Lodge” avec qui on partagera la table pour le diner. Le lendemain matin, ils nous préparent même une surprise “crêpes bretonnes” au petit déjeuner ! Ils sont vraiment charmants et j’en profite même pour réparer la poignée de notre sac avec René.

Le lendemain, vol vers Jo’Burg. Nous retournons chez Laurent (The french guest house) chez qui nous avions passé notre première nuit en Afrique du Sud. Là encore, super accueil. Le colis CNED, envoyé par les parents de Nelly nous attend … Argh qu’il est gros et lourd 7,5kg et pourtant on nous a envoyé que le minimum ! On avait tout téléchargé sur le net alors on compare .. mais malheureusement, seuls les maths sont les mêmes. Les enfants seront bons pour reprendre le reste depuis le début. Nelly arrive tant bien que mal à mettre tout dans les sacs. Les enfants sont quand même ravis car Mamylène leur a fait la surprise de leur mettre des livres dans le colis. Erine a reçu même une lettre de son amoureux 🙂

Le lendemain, long vol vers Hong Kong. On arrive à 7:00 du matin heure locale ce qui fait 1:00 du matin pour nous .. Bref pas l’idéal.. On essaye de dormir tôt dans l’avion mais sans grand succès. Le lendemain, au réveil, les yeux sont rouges. On arrive à Hong Kong et on va directement chercher quelques informations au bureau de tourisme. On tombe sur un chinois qui parle français et qui est très sympa. Il nous donne même des gâteaux chinois et nous conseille d’aller à la fête de la lanterne.  Ensuite, direction une agence pour prendre des vols vers Guilin pour dans 3 jours … Là, l’accueil est bien différent et on attend plus d’une heure. Les enfants fatigués se prennent la tête et forcement ça se termine mal .. tout le monde est sur les nerfs.

Il nous faudra presque une heure de taxi pour arriver à l’hôtel. Sur le chemin, on croise les immeubles d’habitations géants genre “cages à poules” où tous les étages sont strictement identiques et l’immense port chargés de grues à containers. Il y a énormément de vent et une pluie battante (un typhon est passé ici la veille).  Arrivés à l’hôtel, bonne surprise, la chambre est spacieuse et l’hôtel est top classe. Tout le monde est content. On empêche les enfants de dormir pour s’affranchir au plus vite du Jet Lag et nous voilà partis dans la ville. Objectif du jour : aller au consulat du Viet Nam pour y prendre nos Visas. Grâce à une organisation sans faille de ma part (en fait un hasard complet), le bureau est juste à 5 min à pied de notre hôtel. On récupère nos visas, en 1/2 heure puis on part manger. On s’arrêtera dans un restaurant dont le menu nous parait bien .. bon en fait, tout est écrit en chinois (voir photo) et on comprend forcement strictement rien ! heureusement, une fois à l’intérieur, un menu en anglais vient remplacer comme par magie le menu initial 100% chinois. Première expérience avec les baguettes pour les enfants .. Vincent abonnera vite, Erine s’y met tout de suite et s’en sort très bien !

Le temps est vraiment moche et après quelques déambulations sans but, on décide de rentrer au sec. On fera un peu d’école mais on a l’impression que les enfants ont perdu tout ce qu’ils ont appris. Direction le dodo pour tout le monde pour une grande nuit de sommeil.

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Salasentle Botswana ! Au revoir Botswana !

Quelle expérience !!! 18 jours de camping dans la nature, c’était quelque chose ! Ca restera inoubliable…

Au total, nous aurons fait 2000 kms, en comptant deux pneus crevés, 3 blocages dans la rivière et une batterie à plat…

Nous avons vu 22 lions, 4 léopards, 1 guépard, des centaines d’éléphants et 3778 impalas (roughly). Non pas que nous tenions des statistiques mais c’est pour vous dire combien ce pays est riche en animaux sauvages et combien nous avons été chanceux.

Ce pays est très riche en réserve avec de nombreux animaux.

Concernant les botswanais, difficile à dire : ils ne sont qu’1,7 million pour un pays grand comme la France et à part nos guides, nous n’en avons presque pas rencontrés : nous avons vu plus d’animaux que de gens, c’est sûr… Les personnes que nous avons rencontrées vivent dans des huttes sans eau, ni électricité et pourtant, le Botswana est un pays très riche grâce à ses ressources naturelles (principalement le diamant).

18 jours sans voir la civilisation… C’est une expérience…

Notre guide, Cell était super, très professionnel. On voit qu’il connaît son métier.

Nous avons amassé de nombreuses photos : difficile de les trier et de jeter certaines…

Erine a préféré les jours où nous avons vu les léopards et le guépard. Vincent, lui a adoré les soirées au campement.

Pour ma part, j’ai aimé le passage de l’éléphant dans le campement, le festin des éléphants et la traversée des éléphants dans la rivière.  Laurent a préféré Chobe pour la forte concentration des animaux à cette époque de l’année et les lions dégustant le buffle.

Coté repas, sachez que les botswanais mangent du Biltong (viande sèche) et des cacahuètes au déjeuner et leur repas principal, le soir avec du cabage (viande en sauce) avec du  Papa (légume cuit et écrasé en purée).

Nous déplorons à ce jour une poignée de sac cassée, des pochettes de médicaments éventrées, le piteux état de nos housses de sacs à dos (craqués, terreux) qui ont vraiment servi à quelque chose durant ces périples dans le bush poussiéreux… Les secousses des voitures ont eu raison de ce matériel…

Demain, nous nous envolons vers Jo’burg pour prendre demain l’avion pour Hong Kong… Une autre aventure commence….

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Une journée au Zimbabwe

Après une dernière nuit de camping assez calme, lever 06:00 pour un départ à 07:00. Nous voilà donc partis pour les chutes Victoria … Nous déposons nos bagages à Kasane au lodge que nous occuperons le soir. Malheureusement, notre chauffeur n’est pas là .. mais Cell nous amène à la frontière toute proche où un autre chauffeur nous attend. Dans le minibus, une télévision diffuse un film publicitaire qui présente toutes les activités que l’on peut faire aux chûtes. Cela va du saut à l’élastique à la balade à dos d’éléphant en passant par le rafting et le survol en hélicoptère des chutes. Les enfants veulent tout faire, ou presque… 🙂

A 45 minutes de la frontière, nous voici dans la petite bourgarde de “Victoria Falls” qui n’est en fait qu’une succession de magasins de souvenirs. Je demande à m’arrêter à un distributeur pour y retirer quelques dollars (ici les ATM donnent des US Dollars car la monnaie locale a perdu toute sa valeur). Je mets ma carte, rentre mon code et la machine me propose “500” ou “1000” .. Mince, je dois être à un distributeur qui distribue de la monnaie locale … J’annule donc le retrait et retourne voir le chauffeur pour lui dire “eh, ce distributeur ne doit pas donner de dollars car il me propose que 500 ou 1000” … il me répond .. “il n’y a plus de devise Zimbabwéenne, plus que des $US” … Hum, je retourne donc au distributeur, recommence la manip et lui dit “eh regarde, il ne propose que  500 ou 1000 $US ?” .. Et il me répond “si, c’est bien des $US là, comme ça tu peux dépenser plein de sous chez nous“ .. Ok, je fais donc le retrait en pensant à Philou qui retire toujours 20€ par 20€ 🙂

On arrive finalement aux chûtes et on fait le parcours balisé .. c’est très impressionnant, il y a énormément d’eau et les chutes sont très longues. Le plus étonnant, c’est qu’il y a énormément d’eau qui remonte et une pluie fine nous tombe dessus au grès du vent.

L’après midi, on décide de faire le survol en hélicoptère .. cela sera le premier vol en hélico pour les enfants et ils sont super excités. De notre côté, cela nous rappellera le vol que nos amis nous avait offert pour notre mariage .. On réserve donc notre vol pour 15:30 et nous avons 2 heures à tuer …

Direction le marché artisanal … on se retrouve alors au milieu de marchands de sculpture en bois et en pierre plus ou moins bien réussies … le problème c’est que nous sommes quasiment les seuls touristes et que les marchands nous sautent dessus … Cela m’énerve rapidement et je retourne me réfugier dans la voiture. Nelly et les enfants poursuivent quant à eux leur visite et entament les négociations pour acheter 5 petits animaux en bois pour les enfants … Cela permet à Nelly d’expliquer aux enfants ce que veut dire négocier. Le prix annoncé est de 50$ .. Nelly en propose 5$. De toute façon, c’est moi qui ai tous les sous et Nelly n’a que de la petite monnaie alors je regarde avec amusement Nelly se débrouiller avec le vendeur. Le vendeur propose 45 $ mais Nelly tient bon et explique la situation aux enfants. Le vendeur baisse son prix jusqu’à 20$ et Nelly s’en va. Elle continue le tour du marché et tombe sur des vendeurs qui ont bien vu la scène. Les vendeurs expliquent qu’ils veulent échanger des vêtements contre des sculptures .. ils veulent la chemise de Nelly ou des t-shirts et même ses chaussettes !. Nelly explique qu’elle n’a rien d’autre à mettre donc pas question de troquer les vêtements …   Finalement, ils s’entendront, 4 petits animaux en bois pour 5$ .. Nelly est doublement contente … elle a bien négocié et en plus elle a payé avec un faux billet qu’un revendeur d’eau nous avait refilé 30 min plus tôt !! Je dois dire que je suis assez fière de ma petite femme sur ce coup là !! Les enfants sont ravis ! En voiture, on discute avec notre chauffeur qui nous explique que les vêtements sont très chers ici et que le troc avec les touristes est une bonne source d’approvisionnement. 

C’est maintenant l’heure d’aller à l’héliport. Nous passons, en route, voir un énorme baobab et nous voici avec un groupe de touriste japonais. L’hélicoptère est récent et bien équipé. Tout est bien optimisé ici. L’hélico se pose, les occupants descendent et les prochains touristes montent moteur allumé. 15 minutes plus tard, tout recommence et l’hélico ne stoppe que pour faire le plein. C’est bientôt notre tour et l’excitation monte .. Vincent a vu que la place avant de l’hélico est interdite aux personnes de plus de 95 kg et me demande de monter sur la balance … Il me dit “bon toi c’est bon” et appelle Nelly “Mamaan .. viens, il faut que tu montes sur la balance pour que je vois si tu peux monter à l’avant de l’hélico” .. Nelly qui, pour une fois a le sens de l’humour, lui explique “tu crois vraiment que je fais plus de 95kg” et lui “bah je sais pas, monte sur la balance”.

On essaye de s’arranger entre nous pour que je récupère la place avant de l’hélico et finalement, le chauffeur s’arrange avec le staff pour que j’ai la meilleure place pour prendre les photos .. cool !!

C’est maintenant notre tour … nous montons tous dans l’hélico dans le bruit assourdissant des pâles, accompagnés de 2 touristes sud-africains. Et voilà on décolle et le spectacle est superbe … on voit beaucoup mieux d’en haut et on se rend bien mieux compte de la cassure de la faille. En fait, il y a plein de canyons parallèles. On fait plusieurs tours autour des chûtes avant de rentrer. Je descends en premier pour faire des photos des petits loups à la sortie de l’hélico. Vincent est surexcité et tout le monde est content.

Et voilà, on repart vers Kasane au Botswana.. les 3 prochains jours seront moins sympa .. beaucoup d’avions et de voiture pour aller vers Hong Kong …

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Chobe River

Quelle nuit !!! Aie Aie Aie !!! Mon cou, ma tête… Je n’ai quasiment pas dormi de la nuit, guettant les grognements de lion… J’ai du somnoler de 22 heures à 4 heures du mat en entendant tous les rires des hiippos, les barrissements des éléphants et à 4 heures, le gros rugissement du lion. Depuis 4 heures du matin, pas moyen de dormir.

A 6 heures, nous avons eu la visite des singes sur la tente : ils ont tapé la toile, grimpé sur le toit, tiré sur les fermetures éclair : au début, ça surprend, mais vite, on comprend que ce sont les singes… Pensez vous que tout ce remue ménage aurait réveillé Erine, Vincent ou même Laurent ? Pas du tout… Pas du tout, pas du tout, pas du tout ouou (pour les conaisseurs de Bénabar…). Je suis la seule à être dans le pâté ce matin, ils sont tous en grande forme, surtout que ce matin, nous avions décidé de ne pas faire de game drive pour laisser les enfants dormir… Ils se sont royalement réveillés à 8 heures.

Cell nous confirme au petit déjeuner que le lion s’est éloigné : ouf ! c’est déjà ça… Commençant à me connaître un peu, il était certain que je n’allais pas bien dormir…

Ce matin, école pour les enfants : Laurent s’en charge, pendant que je cherche à me débarrasser de mon torticolis… En cherchant les anti-inflammatoires, je découvre que notre boîte à pharmacie a souffert des secousses de la route ; les capsules de médicaments se sont ouvertes sous les tremblements….

Ben nous montre comment il fait du pain dans le bush…

1. Je me lave les mains : OK, il commence très bien le Ben !!!

2. Je rince mon bol

3. Je mets de la farine : “Attention, nous sommes dans le bush : pas de mesure, pas de balance : je fais ça à la louche…’” Tu m’étonnes…

4. Je mets du sel, du sucre, de la levure boulangère et de l’eau tiède…

5. Je mélange …

6. J’attends 20 minutes que la levure monte….

7. Je beurre mon moule

8. Je mets la pâte dans le moule

9. Je mets le moule dans mon four spécial bush : des braises sur le sol, une cantine en fer dessus, puis des braises par-dessus.

Dans 1/2 heure c’est prêt !!!

Après un déjeuner très tôt, nous partons vers Kasane pour retrouver un guide qui nous emmènera en croisière sur la rivière.

Pour cela, il faut traverser la réserve pendant 1 heure sur les pistes. Avec un torticolis, c’est pas évident… et même très douloureux…

Arriver sur la rivière après ça, c’est comme être sur un nuage : il n’y a pas de bosses, rien que de l’eau plate… Le calme après la tempête…

Le guide nous emmène très, très près des animaux… Nous commençons par un groupe d’hippopotames à 2 mètres du bateau, puis des crocodiles, de plus en plus gros…, des buffles, des impalas et surtout pour mon plus grand bonheur des éléphants : des centaines d’éléphants à quelques mètres du bateau.

Un groupe de femelles s’approchent du bord, elles se tâtent, il semble qu’elles veuillent traverser… Mais elles sont effrayées par les bateaux qui s’approchent… Nous allons faire un petit tour pour leur laisser l’occasion de se décider…

De retour, c’est un drôle de spectacle : les éléphants avancent dans l’eau de plus en plus profonde jusqu’à ce que leur tête disparaisse complètement : seule la trompe reste visible… C’est marrant d’imaginer que ces si gros animaux sont en train de nager… Deux femelles tardent à se lancer derrière puis, finalement rejoignent rapidement les autres.

Un peu plus loin, quelques mâles sortent de l’eau mais notre bateau les effraie. Je n’aime pas trop déranger les animaux comme ça… Sur la rive, un éléphant barrit sur nous comme pour nous effrayer et les laisser passer. Nous sommes très très proches. C’est chouette…

Nous passons aussi au large des beaux lodges de Kasane où les éléphants mangent sous les fenêtres… Au passage, nous croisons quelques bateaux qui proposent des croisières sur la rivière le temps de quelques nuits.

En fin de croisière, nous croisons un énorme crocodile de presque 6 mètres de long… Cette rivière est infestée de croco : aucune envie de se baigner…

Au retour, ce sera notre dernier game drive dans le bush… Et nous aurons encore la chance de voir deux lionnes au bord de l’eau (les copines du lion d’hier soir…). A notre arrivée dans le campement, Ben nous attend pour un Braii… Bon, un braii avec une grille ayant un trou au centre représentant 80% de la grille, c’est pas top pratique mais que c’était bon…

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Le roi lion

Réveil à 6:30 pour un départ aux alentours de 08:00 pour le tour du matin … Cell nous avait prévenu que le matin, il y avait beaucoup moins d’animaux visibles car ils étaient cachés dans la forêt. Effectivement, nous ne voyons pas grand chose même si tout est relatif .. nous verrons quand même quelques éléphants, de nombreux impalas et même un gros mâle lion allongé à distance à l’ombre d’un buisson. Dans ce parc, le règlement est très strict et les guides sont très surveillés … Il est donc ici vraiment impossible de sortir des pistes pour s’approcher des animaux comme on le faisait dans les autres parcs! on ne s’approchera donc pas trop près du lion…

Parlons un peu plus du comportements des lions de la réserve car cela va avoir son importance pour la soirée qui nous attend un peu plus tard … Les lions mâles travaillent ici souvent en binôme .. Pendant que les femelles chassent et s’occupent des petits, ils surveillent le territoire en faisant des rondes pour chasser les intrus. Il arrive qu’ils se séparent, et pour se retrouver, poussent des grognements très sonores, la nuit que l’on peut entendre à des kilomètres à la ronde. Il est assez difficile de les voir en activités car ils dorment 18 heures par jour ….

Après ce petit paragraphe pédagogique, revenons au déroulement de la journée ….. De retour au camp, pas trop tard, nous laissons les enfants décompresser avant de les mettre au travail. Gros moment pour Vincent qui commence les additions à 3 chiffres … Erine quant à elle, ne supporte pas de ne pas connaître les réponses avant de lire les questions !

Vers 16:00, nous repartons voir les animaux jusqu’au coucher du soleil. Cell, qui commence à bien nous connaitre nous dit qu’il va essayer de nous trouver un bon endroit pour voir des éléphants dans le soleil couchant. Ce n’est pas évident car les éléphants sont majoritairement dans l’eau et la position du soleil n’est pas optimale dans ce cas .. il faut donc surprendre un éléphant qui va du bush vers la rivière ou qui remonte …  On roule donc pas mal au ras de l’eau et on croise plein d’animaux … le soleil commence à se coucher et c’est l’heure pour Cell de se mettre en 4 pour remplir sa mission. Le timing est serré car une fois le soleil couché, le règlement stipule qu’on doit être absolument rentrés au camp. Nous voilà donc sur les rives en chasse de la belle image … On ne trouve rien de bon et le soleil commence à être bas .. Cell va de plus en plus vite sur la piste pour balayer le maximum de distance et trouver la perle rare … On croise alors un couple qui nous explique qu’ils ont vu un lion un peu plus loin ….. et effectivement, après une centaine de mètre, Cell crie ‘look, look, a big male” et on voit alors le gros mâle en route vers la rivière et le soleil est juste derrière ! On bombarde de photos et de film et on suit le lion .. Cell prend quelques distances avec le règlement et suit le lion … Au bout de quelques courtes minutes, on est obligé de laisser le lion car il faut rentrer au camp dare dare ! A défaut d’éléphant, on aura eu un lion …

Nous voici donc au camp à la nuit tombée et on se met à table pour la “séquence émotion” de la journée … Nous mangeons tranquillement et arrivés au dessert, les enfants se lèvent et demandent s’ils peuvent aller jouer autour du feu. C’est alors que nous entendons un grognement de lion pas très fort mais qui semble bien proche ! Tout le monde se tait et tend l’oreille … De nouveau, des grognements .. pas de gros rugissements mais des grognements sourds.

Cell nous dit ‘It is a lion, it is very close” que l’on peut traduire aisément par “c’est un lion, il est très proche” … Il commence alors à balayer la nuit avec sa lampe torche faiblarde…

Pensant qu’autour du feu, c’est la place la plus sûre, on demande “les enfants peuvent aller s’assoir autour du feu” ? Il répond “non, là, on reste tous ensemble, personne ne s’éloigne de moi ….”. Bon, le ton est donné ….

On voit effectivement rappliquer vite fait Ben, le cuisinier et Sit, l’assistant de camp, pas rassurés… Il fait super noir et on ne s’éclaire qu’à la lampe torche et avec un petit néon branché sur la batterie de voiture. On est donc tous les 7 autour de la table, dans la nuit, on ne voit pas à 5 mètres et un lion mâle est tout proche .. Cell nous explique que le lion est en train de chercher son copain (celui là même que nous avons vu près de la rivière une heure plus tôt). Vu que notre camp est sur sa route, il devra bien passer par ou proche de nous ….

Pendant que Cell et les 2 assistant encore plus effrayés que nous, continuent à balayer la nuit,  une longue attente commence. Au bout d’une dizaine de minutes, Nelly, pas très rassurée, demande à Cell s’il on peut aller se réfugier dans la voiture. Cell répond que ce n’est pas nécessaire mais si cela nous rassure Pas de problème … nous nous retrouvons donc dans notre  “bush car” et, comme par hasard, dans les deux minutes suivantes, le cuisinier et l’assistant se retrouvent aussi dans la voiture… J’en ai profité pour me servir un dernier verre de vin rouge sud africain que j’emmène avec moi dans la voiture en prévision de la longue attente que l’on peut prévoir … Cell finit par nous rejoindre et de temps en temps, allume les phares pour voir s’il aperçoit le lion … Malheureusement, il ne grogne plus et on ne peut donc pas savoir s’il s”éloigne …

Les enfants nous demandent combien de temps nous allons attendre. Nous expliquons qu’il faut attendre que le lion passe et s’éloigne pour rejoindre son copain. Erine, pas bête demande : “mais comment savez vous que c’est lui qui va rejoindre son copain et pas son copain qui va venir ; alors on va se retrouver avec 2 lions près de notre camp !” On y avait tous penser sans le dire à voix haute…

Vincent commence alors une petite discussion avec moi :  

Vincent : “dis papa, qu’est-ce qu’on fait si Cell se fait manger par le lion ?"

Moi : “et bien, on va se réfugier dans la tente et on attend demain matin”

Vincent : “Ah oui, et puis demain, Ben (le cuisinier) mettra Cell dans le feu, ce sera sa tombée”

Moi : "on dit pas tombée on dit tombe, et puis, on mettra pas Cell dans le feu quand même”

Vincent : “Oui et ben en tout cas, après, on sera tout seul pour conduire la voiture … bah super!! …”

Il a le sens pratique quand même, le p’tit !

Après 30 minutes, les enfants se sont endormis sur nos genoux et on demande à Cell si on peut aller dormir … Il nous escorte rapidement jusqu’à nos tentes et nous nous couchons … Le lion est toujours proche et grogne de temps en temps … Nelly ne dormira quasiment pas de la nuit et se réveillera avec un gros torticolis … De mon côté, je pense que le vin rouge m’a bien aidé 🙂 .. Quant aux enfants .. pas de problème, à peine couchés, déjà endormis !!

Au matin, Nelly dit “heureusement que cela nous est pas arrivé le premier jour, je suis pas sûr que j’aurais voulu rester !! …”

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En route vers Chobe !

Quelle est la famille la plus chanceuse ??? Les Lellu, bien sûr ! Aujourd’hui, nous partons pour Chobe : 5 heures de route en perspective… Au réveil, nous partons pour 1/2 heure de game drive, juste le temps de laisser les garçons démonter les tentes… Tout le monde est à moitié endormi dans la voiture… On se laisse conduire sans grand enthousiasme… Et tout d’un coup, Cell crie : “Cheetah !” Nous voilà devant un guépard… Juste là à coté de nous… Et celui-ci, il n’est pas endormi ou allongé sur le sol à glander, il marche… Car le guépard est est toujours aux aguets, de peur de se faire attraper par un lion ou un léopard…

Petite leçon d’éthologie : le guépard se distingue du léopard par ses taches noires rondes et pas en forme de rosette. Il a aussi des marques noires sur la tête comme si c’était des larmes. Il vit seul. Aussi, il ne se bat pas avec les autres animaux pour montrer qui est le plus fort… Il a trop peur de se blesser car, s’il est blessé, personne n’ira chasser pour lui… le guépard est donc régulièrement de son festin par des hyènes ou même par des vautours… Il garde toujours la tête en l’air pour surveiller les alentours et se protéger des compétiteurs… Intéressant, non ? C’était la minute éducative du blog des Lellu.  Durant ces deux dernières semaines, nous avons appris plein de choses de ce genre…

Ravis, nous récupérons nos amis et la remorque au camp et nous voilà partis pour 5 heures dans le vent et la poussière : et croyez moi, de la poussière, on en a bouffé…

Au bout de quelques heures, nous arrivons au bord de villages : retour à la civilisation… Et devinez quoi ? Il y a même des poteaux électriques. Dans cette région, ils sont en train de construire une route goudronnée pour relier Chobe à ces villages… A notre grand étonnement, Vincent nous fait remarquer qu’il y a des inscriptions en chinois sur les maisons… En effet, nous croisons quelques asiatiques sur le bord de la route… C’est histoire de nous préparer pour notre prochaine destination ???

Cell nous explique que le gouvernement chinois envoie des prisonniers de leur pays pour construire les routes au Botswana. C’est assez bien pensé comme stratégie : Les prisonniers apprennent ici un nouveau métier (il y en a même qui deviennent chef d’équipe et qui repartent qualifiés), le gouvernement botswannais ne paye que leur repas et ça désemplit les prisons chinoises… Pas mal… Et en ce qui concerne les évasions, il semblent qu’il y en ait très peu, les prisonniers ayant trop peur de se retrouver seul dans la brousse ! Il fallait y penser… En tout cas, ça fait tout drôle de voir des chinois ici…

Nous longeons les travaux de cette nouvelle route sans pouvoir en profiter. Nous croisons donc de nombreux camions qui nous envoie toute leur trainée de poussière…

Arrivés à la porte de la réserve de Chobe, nous pique-niquons et repartons pour découvrir de superbes paysages. Nous longeons la rivière de Chobe qui sépare le Botswana de la Namibie. Du coté Botswana, le paysage est sec, avec des collines et des arbres (la forêt de Chobe est réputée pour ses arbres et notamment les Tecks) alors que, du coté namibien, le paysage est vert, plat et fourmille d’animaux venus se désaltérer…

Chobe est la réserve où la concentration en éléphants est la plus importante dans le monde… Et on comprend ça. Les éléphants sont partout… Sur une même île, on voit des impalas, des phacochères, des éléphants, des crocodiles et un peu plus loin des buffles et des zèbres…. C’est l’abondance !!!

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Savute

Dans ce parc, le paysage est bien différent. Il parait très aride : pas de feuilles dans les Mopani, puis la savane à perte de vue. Arrivés à la porte du parc, il y a une large rivière : comme disait Laurent : cette rivière était à sec il y a 10 mois ; à sec pendant 27 ans et tout d’un coup, l’eau revient… Aux abords de la rivière, effectivement, la végétation est un peu plus verte… et les animaux reviennent… Pas de grenouilles, pas de crocodiles, pas de moustiques, l’eau est là depuis trop peu de temps…

Cell est tout de même étonné de voir à quelle vitesse l’eau monte lorsqu’il compare d’une visite à l’autre.

Ce coté aride est un peu déprimant, aussi la vie qui renait aux abords de la rivière est plus que sympathique…

Aujourd’hui, nous faisons une pause : pas de game drive le matin mais nous laissons les enfants dormir. L’endroit est très agréable si ce n’est les mouches qui infestent le camp.

Au loin, nous voyons traverser les éléphants, les girafes et tout près de nous, sur l’autre rive les impalas viennent boire. Le game drive est venu jusqu’à nous.

Laurent apprend aux enfants à faire des pièges : piège à collet, pièges à mouches et je donne un cours de français à Cell.

L’après-midi, nouveau départ : nous traversons la rivière et nous retrouvons au même niveau que notre campement. Nous lançons un coucou à Ben et Sit.

Laurent prend de très belles photos du National Bird : oiseau bleu et rose…

Nous découvrons un baobab très attaqué par les éléphants : son tronc est complètement bouffé : dans quelques temps, il va tomber: et on ne va pas attendre que ce soit sur notre tête…

Un peu plus loin, la grande chance : nous découvrons une famille de lions : trois lionnes, trois lionceaux et deux beaux mâles qui dorment à l’ombre des arbres… L’une se lève, s’étire et fait ses griffes sur un arbre : comme notre Dipsy à la maison avec le canapé…

Un peu plus loin, Cell s’arrête pour nous emmener à pied escalader une colline : l’ascension est assez difficile car pentue et glissante. Tout ça pour voir des dessins faits par des bush men sur la roche, il y a 200 ans… Les enfants sont assez déçus par la découverte mais nous avons une très belle vue sur la savane…

Cette nuit, pour la 2ème fois, le campement aura la visite d’un raton laveur qui vient essayer de nous piquer notre nourriture… Elle est coriace la bête et Cell et Sit auront du mal à la faire déguerpir…

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Lassée du camping dans la vie sauvage ?

Et voilà, la lassitude se fait sentir… Disons qu’au bout de 12 jours de camping : je commence à en avoir ras le bol.

Déjà, j’ai abandonné le lit de camp version militaire, préférant dormir par terre, pour mon dos… C’est plus confortable mais bon, c’est quand même pas ça… Ce que mon Lattoflex peut me manquer… et mon ostéopathe aussi… Message personnel : M. Waeles, si ça vous tente de nous rejoindre, vous êtes le bienvenu !!!

Les nuits sont plus que mouvementées pour moi. Alors que Laurent, Erine et Vincent dorment à poings fermés, j’entends tous les bruits de la nuit : les hippopotames qui grognent genre Jabba le Hut dans Star Wars, les lions qui grognent pour se retrouver (leurs grognements portant à 10 kms, on croit qu’ils sont tout prêts mais non), les éléphants qui barrissent, les hyènes qui grattent, les chauve-souris, les grenouilles….. Le matin, je fais le bilan avec Cell, notre guide sur ce que j’ai entendu dans la nuit et généralement, il me confirme tout ce que j’ai pu imaginer.

Les jours passant, je ne suis toujours pas assez organisée : aller se laver les dents sans le dentifrice ou encore aller se doucher sans la serviette. Car, nous ne pouvons rien laisser dans la salle de bains afin d’éviter que les singes ou les hyènes ne nous piquent notre matériel.

Les tentes sont parfois difficiles à gérer car les fermetures éclair ne fonctionnent plus… Les assistants de camp passent alors une voir deux heures à réparer les zips car, la nuit, il faut s’assurer que toute la tente est bien fermée…

Le top du top c’est de se doucher et d’être 5 minutes plus tard encore plus crado qu’avant la douche : déjà l’eau n’est pas très claire (normal, c’est l’eau de la rivière) et puis, avec la poussière, on est vite de nouveau sale… Nos ongles, très courts coupés, sont toujours très noirs.

La lessive : j’ai abandonné… Les tee-shirts en sortent encore plus gris qu’avant de passer dans le savon…

Je rêve d’un bain, d’un gommage, d’une machine à laver…

Question nourriture, nous sommes super bien lotis : Benjamin, notre cuisinier est très doué : il nous prépare du pain, tous les jours et moultes bons petits plats (salade de pommes de terre, viande en sauce avec riz ou pâtes, potages, crumble, crème caramel…). Nous, qui croyons perdre un peu de poids en Afrique, c’est loupé… Nous avons droit aux petits biscuits pour le goûter et à l’apéro, tous les jours…

Il nous manque un peu d’exercice : ici la marche à pied est interdite de peur de croiser un fauve aux longues dents acérées.

Laurent, lui dit que la crasse ne lui pose aucun problème… Ce qui l’embête plus, c’est la poussière qui se glisse dans son matériel photo.

OK, je l’avoue, j’aime mon petit confort… C’est vrai… Je ne suis pas contre quelques nuits de camping mais là, j’ai besoin d’un retour à la civilisation…

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En route vers Savuti

Ce matin, levé à 6:00 puis petite sortie matinale le temps que nos charmants accompagnateurs se chargent du démontage de notre camp. Nous verrons une fois de plus un superbe léopard et Cell s’approchera très près. Les enfants sont ravis mais on doit partir rapidement car la route nous attend !

Après 3 jours dans la région de Khwaï, nous voilà donc de nouveau sur la route pour rejoindre le parc de Savuti. Au programme, entre 4 et 5 heures de pistes. Le problème est qu’il y a beaucoup plus d’eau que d’habitude et que la route Directe n’est pas considérée comme praticable .. nous avons discuté avec un couple d’Hollandais à qui on a conseillé de faire un grand détour pour éviter de se retrouver coincés dans les flots ! Mais Cell a plus d’un tour dans son sac et nous assure qu’en prenant quelques routes de traverse, on pourrait (noter le conditionnel) arriver à passer sans encombre. Tout ça ne rassure pas trop Nelly … D’un autre côté, Cell traverse le pays toute l’année en on peut lui faire confiance …

Après un passage sur notre “pont de la  rivière Khwaï” qui n’a fait que craquer de bout en bout, nous voilà nez à nez avec une autre rivière qui a l’air bien profonde. Heureusement, il y a une petite piste qui part à gauche, que Cell prend de suite .. (c’est là qu’on est sorti de la route normale). Mais rapidement, on se retrouve de nouveau face à face avec les flots .. Cell descend de la voiture en nous disant “il va falloir nager” .. A l’évidence, il ne sait pas trop si ca va passer… On attend quelques minutes et on entend une voiture qui arrive sur l’autre rive … c’est plutôt une bonne nouvelle .. d’une part, le conducteur sait peut-être si oui ou non ça passe et d’autre part, si l’un de nous est coincé au milieu, on pourra s’entraider. Le conducteur passe par la droite et effectivement, c’est très profond (l’eau arrive au dessus de son capot avant) mais ça passe … Echange de bonjour à sa sortie de l’eau et le gars trace la route, sans attendre que nous tentions notre chance .. dommage …

On met tous les sacs en hauteur pour éviter qu’ils soient trempés et Cell se lance finalement.  Mais pour une raison encore inconnue, il choisit une toute autre route que la voiture précédente ! on s’enfonce, nous aussi, très profondément mais le sol de sable est assez dur et permet de progresser lentement mais surement … Nous arrivons donc sec sur l’autre rive et tout le monde applaudit le pilote !

La piste de sable continue et nous voilà secoués dans tous les sens pendant encore 2 heures avant notre déjeuner .. on traversera encore 2 fois des rivières assez profondes mais comme la première fois, le sol de sable nous permettra de passer sans trop de problème. A chaque fois, on prend tous les sacs sur les genoux car il arrive que de l’eau passe au dessus du plancher.

Après 5:30 de piste, nous voilà enfin arrivés à notre nouveau camp, au bord d’une rivière qui était à sec pendant les 27 dernières années et qui est de nouveau remplie pour le plus grand bonheur des animaux depuis quelques mois. Cell nous propose une promenade en voiture pour découvrir les alentours pendant que les assistants montent le camp. Mais nous en avons vraiment assez de la voiture et préférons rester tranquillement près de l’eau. Malheureusement, l’endroit est infesté de mouches ce qui n’est pas très agréable. La poussière omniprésente et les nuits agitées commencent à nous fatiguer tous un peu … On se dit que 15 jours auraient suffit. Nelly a de plus de mal à supporter que les enfants soient toujours sales même 5 minutes après la douche.

Au début de la soirée, nous voyons 2 puis 3 éléphants boire et se rafraîchir à une grosse centaine de mètres de nous pour le plus grand bonheur de Nelly. Ils y resteront pendant plusieurs heures puis d’autres viendront les remplacer .. c’est, en fait, un bal incessant d’éléphants qui viennent à ce point d’eau. Espérons qu’ils ne viendront pas cette nuit visiter notre camp.

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Aujourd’hui, c’est mon anniversaire !

Au réveil, toute la petite famille fait le défilé dans ma tente pour me souhaiter un joyeux anniversaire au milieu de la brousse ! Nelly qui s’est réveillée avant l’heure et qui a mal dormi à cause des bruits des animaux est la première.

Au petit déjeuner, les enfants me présentent leurs dessins et leur programme de la journée. Pour le matin, un poème, et pour le soir, un spectacle autour du feu. Et en avant pour le poème “fait maison” par Erine :

“Mon papa chéri, quand tu n’es pas là, je m’ennuie,

quand je dessine un cœur, je pense à toi sur ton ordinateur

et quand tu trouves que c’est joli, moi aussi

et quand je fais mes travaux, je te trouve encore plus beau”

Tout est dit !

Comme les jours précédents, direction le “Game Drive” du matin .. Nous retournons voir les léopards aperçus la veille et restons là pendant une grosse heure. Le problème avec les félins, c’est qu’ils dorment presque toute la journée et que c’est assez dur de voir de l’action … En étant un peu patient, on arrive quand même à voir bouger le petit qui vient faire un câlin avec sa maman (c’est pas mignon ça ?!)

Au retour, un peu d’école le matin, repas puis de nouveau un peu d’école avant un nouveau départ pour aller voir quelques animaux puis vient le spectacle autour du feu à la nuit tombante.. Après une petite danse, les enfants découvrent les traces que l’on peut faire, la nuit, avec un bâton, rougi par le feu, agité frénétiquement et font un spectacle pendant presque une heure en chantant. Digne d’un spectacle de pyrotechnie.

Pour le diner du soir, le cuisinier, très bien briefé par Nelly, avait préparé un très beau gâteau d’anniversaire… On se demande comment il fait pour arriver à un tel résultat dans la brousse. La petite équipe botswanaise a même essayé de chanter “Joyeux anniversaire” en français !

 

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