Potosi et les mines

Ce matin, lever tranquille : après 4 jours d’excursion en 4×4 et bus, on apprécie de trainer un peu. Petit-déjeuner royal où nous retrouvons nos amis.

Nous partons en vadrouille dans la ville Valérie et moi pour trouver une laverie alors que les enfants jouent sur la terrasse et les hommes refont le monde avec leurs ordinateurs.

La ville de Potosi est pleine de vie, il y a des piétons partout, des voitures partout et nous sommes surprises par tant de vie. Nous trouvons la laverie sans problème et profitons du fait que les enfants et les maris sont occupés pour nous balader dans la ville. Le marché nous rappelle certains étals d’Asie. La viande est étalée et vendue sans être au frais, les têtes de bœuf sont empilées. Un peu plus loin, on vend des fruits secs, des poivrons séchés, du quinoa dans de gros sacs.

Un peu plus loin, le marché se transforme en marché de vêtements : beaucoup de vêtements traditionnels ou de vêtements que nous mettions chez nous il y a 50 ans.

Sur une place, des boliviens vendent des petits chiots…

Nous rentrons tranquillement chercher nos familles pour partir déjeuner avant l’aventure dans les mines. Nous arrivons dans un petit restaurant bolivien où Patrick commandant un verre de vino tinto va se retrouver avec une mini carafe remplie au quart avec un verre de digestif… Je crois que je me souviendrais longtemps de sa tête à la vue de la copa de vino tinto !!!

Allez c’est parti pour l’aventure des mines. On nous emmène en bus dans une maison où nous allons être équipés : pantalons de pluie, veste, bottes, casques avec lampes frontales et sac à dos !!! L’équipement de chacun prend un bon moment. Les bottes sont bien trop grandes pour les enfants mais on arrive finalement à les équiper.

Puis nous partons à pied pour le marché des mineurs : ici, nous pouvons acheter du soda, des feuilles de coca et même des bâtons de dynamite pour les mineurs que nous allons croiser dans la mine. Notre guide nous montre comment ils manipulent la dynamite : bâton de dynamite, détonateur et mèche… On se croirait dans Lucky Luke… Bon, nous, on n’a pas très envie de se promener avec de la dynamite dans le sac à dos alors, on les met dans ceux des enfants ! Non, je blague, on se contentera d’acheter du soda et des feuilles de coca.

Nous reprenons le mini-bus et arrivons à l’entrée de la mine : tous prêts et bien équipés. Un groupe de mineurs vient de sortir un wagon et installe les enfants sur le chargement. Premier contact avec les travailleurs… Nous entrons maintenant dans la mine : tout est très sombre, la seule lumière vient de nos casques. Nous marchons debout mais rapidement, les adultes doivent baisser la tête. On comprend vite à quoi servent nos casques car plus d’une fois, nous allons nous cogner la tête au point de perdre le casque. Les enfants eux passent plus facilement. Souvent le guide s’arrête et nous demande si tout va bien. Ca va : on tient le coup.

Les enfants avancent vaillamment. Un peu plus loin, le guide nous propose de descendre une échelle pour aller voir une équipe de travailleurs à un autre étage. Laurent passe devant et direct dit au guide que c’est trop dangereux pour les enfants. Il a vu un trou de 15 mètres avec une échelle à barreaux très écartés : si un enfant loupe une marche, il tombe de 15 mètres : ça va pas le faire. Patrick et Valérie, les parents d’Alexandre et Doriane approuvent la mesure de précaution. Nous continuons donc notre chemin un peu plus loin.

Nous nous arrêtons dans une “alcove” où notre guide nous donne quelques info sur la vie des mineurs : Ils travaillent en coopérative ou tant qu’indépendant mais toujours en équipe. Il y a une organisation hiérarchique dans l’équipe : le plus âgé a plus d’expérience et apporte ses connaissances sur les mines et les plus jeunes apportent leurs bras : leur “ressource humaine”. N’importe qui peut devenir mineur : pas besoin de papier, de diplômes… Mais c’est un métier très dur et très risqué… Tu m’étonnes…

Nous croisons un peu plus loin une équipe qui travaille à l’étage au dessus. Nous escaladons un peu pour arriver dans une alcove pas bien grande d’où partent deux veines. Les mineurs sont coincés dans des tout petits trous et tapent avec leur burin. Un coup de marteau puis on tourne le burin, puis un autre coup de marteau. Ceci pendant 3 heures permet de faire le trou nécessaire pour mettre le bâton de dynamite. Nous mangeons la poussière… Tout le monde commence à tousser et on fait vite redescendre les enfants.

Notre guide nous montre aussi le dieu des mineurs : il fait un peu peur et est décoré différemment tous les ans par les mineurs qui lui font des offrandes pour avoir de la chance et pour tomber sur le bon filon. C’est un coup de chance la mine. On peut creuser des mois, des années sans tomber sur un taux de minerais élevé et on peut tomber sur le bon filon dès les premières semaines. Ici, on trouve de l’argent, un peu d’or et du zinc.

Au bout de notre “promenade”, nous croisons un groupe qui travaille avec de la lumière : des ampoules électriques au mur. Un wagon de deux tonnes de minerais arrivent sur les rails. Il est arrêté par un wagon vide et une grosse pierre au sol. Heureusement que les pieds des enfants ne sont pas entre les deux wagons… Notre guide y fait attention mais quand même. Les mineurs déchargent le minerai du wagon et le charge dans des gros sacs pour les faire remonter par un treuil à l’étage au–dessus. C’est le moyen le plus simple pour remonter les pierres. Quel boulot !!! Nous distribuons nos bouteilles de soda et nos feuilles de coca aux mineurs croisés. Bien faible contribution…

Au retour, notre guide nous propose une autre sortie : par ici il faut ramper pour passer. On choisit l’autre option : sortir par le chemin debout où on se cogne la tête. Erine passe devant et est la première à revoir la lumière du jour. Elle pousse des cris de joie… OUF !!! Ca fait du bien de respirer l’air frais et de voir la lumière du jour…

On nous emmène ensuite voir l’usine de traitement des minerais. D’abord concassée, la roche est traitée chimiquement pour en extraire les minerais. Ils utilisent énormément d’eau pour ça. L’usine tourne 24 h /24 quand il y a des roches à traiter. Elles s’arrêtent par manque d’électricité ou autre problèmes techniques.      

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En route pour Potosi…

Ce matin, nous quittons notre super hôtel de sel après une nuit bien agréable et un lever de soleil au petit déjeuner. Nous retrouvons Felix et Jorge pour regagner Uyuni.

Nous nous arrêtons au cimetière des trains… Bon, c’est assez décevant : c’est clair : c’est juste des trains tout rouillés qui s’enchainent… 10 minutes après, nous sommes repartis pour le centre de Uyuni et notre premier contact avec la ville en Bolivie. Nous nous baladons dans les rues en attendant le départ du bus. Les femmes en habit traditionnel (chapeau melon, jupe, collants et petites ballerines, tissu de couleur sur le dos pour porter les bébés…), la peau mate des boliviens, les enfants en uniforme allant à l’école, les voitures non immatriculées car souvent volées au Chili, les deux bâtiments coloniaux de la ville seront les premières vraies images de la vie bolivienne…

A l’entrée dans le bus pour Potosi, nous avons le plaisir de faire la connaissance d’une famille française voyageant autour du monde. Lorsqu’ils se présentent, nous faisons tout de suite le rapprochement, ce sont des amis de Sam et Charlotte avec lesquels nous avons fait pas mal de rencontres.  Nous passerons les 8 heures de voyage à discuter entre adultes avec Patrick et Valérie alors que les enfants se font de supers copains avec Alexandre et Dorian. Les 8 heures de bus passeront comme une seule. Le bus est archi plein. Alors qu’il n’y a plus de sièges libres, des boliviens continuent à monter et restent debout dans l’allée, pendant des heures… Nos sacs sont dans la soute accompagnés des gros sacs de laine d’alpagua.

A notre arrivée à Potosi, nous partons tous les 8 à la recherche d’un hôtel propre et condition sine qua non :avec chauffage !!! Une femme nous propose de nous emmener en ville dans son hôtel qui présente tous les avantages. Nous la suivons dans son mini-bus pour entendre à l’arrivée qu’ils n’ont plus de chambres répondant à nos critères. Tant pis, nous sommes en ville et partons à la recherche d’un autre hôtel. Nous arrivons à l’hôtel Colonial nous proposant deux chambres quadruples l’une à coté de l’autre sur une terrasse dominant les toits de la ville : le bonheur…

Nous voilà bien installés et nos ventres commencent à crier famine. Nous partons tous ensemble organiser nos futures excursions dans la ville.

Nous traitons avec Real Deal, agence de vrais mineurs recommandés par plusieurs touristes que nous avons croisés, dont le papa de deux jeunes garçons qui a fait la visite avec eux. Bon, je ne suis pas trop rassurée à l’idée d’emmener les enfants là-dedans mais les mineurs sont confiants et les touristes croisés aussi. Allez, on signe pour demain après midi.

Puis nous allons boire un verre et diner tous ensemble dans un restau bolivien du coin. Les enfants se racontent leurs aventures et c’est assez marrant de les écouter de temps en temps.

Nous irons tous nous coucher assez tôt dans nos belles chambres chauffées et même trop chauffés… Décidément, on n’est jamais contents…

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Salar d’Uyuni et photos rigolotes…

On ne s’en lasse pas alors aujourd’hui, voici d’autres photos du salar mais cette fois avec les Lellu en action…

Voici quelques exemplaires….

N’oubliez pas que si vous cliquez sur une photo, elle apparait en plus grand…

Laquelle préférez-vous ???

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Le salar de d’Uyuni

Et voilà ce que nous attendions depuis longtemps, le but de cette expédition : le salar d’Uyuni…

Aujourd’hui, au réveil,  tout le monde est motivé… Délicieux petit-déjeuner avec des petits pains briochés tout frais. Nous partons à 8 heures 30 dans notre 4 x 4.

Premier arrêt à San Juan del Rosario, petit village dans lequel il y a un musée sur les anciennes civilisations. Une échelle chronologique nous permet de mieux comprendre l’enchainement des civilisations :

  • les Arcaico à l’origine : 5500 ans avant JC
  • les Tiwanaku à partir de 500 ans après JC
  • Les Senorios à partir de 1200
  • Les imperio Incas à partir de 1450
  • Les colons à partir de 1532

Les Incas sont donc assez récents. Or ici, à San Juan, se trouve un ensemble de tombes datant des Senorios : Necropolis. Les tombes sont creusées dans la lave ou les algues pétrifiés et on peut encore y voir les momies et squelettes des morts mais aussi tout ce qui accompagnait les morts : des pots en pierre contenant surement des aliments, des tissus, des bijoux, des paniers en osier. Certains peuvent être vus dans le modeste musée (2 petites salles) et d’autres encore dans les tombes : c’est impressionnant de voir que tout est encore intact. Le site n’est même pas gardé. Nous nous demandons bien combien de temps va résister au pillage ce musée à ciel ouvert.

Allez, en route pour le salar. Nous allons y entrer par une porte à l’Ouest. C’est en fait une route en terre qui entre dans le salar couvert d’eau à cet endroit. Mais vite la route s’arrête et nous avons les 4 roues dans l’eau. C’est super impressionnant. L’eau agit comme un gigantesque miroir : on ne sait plus où est la limite entre le ciel et l’eau… On se croirait dans un autre monde.

Le salar d’Uyuni est le plus grand du monde : 180 km d’Est en Ouest  et 60 km du Nord au Sud : le plus grand miroir du monde… Quelle impression !!! Un nouveau Waouh mais celui là puissance 10…

Laurent va jouer les durs et aller dans l’eau pieds nus. Bon, les cristaux lui chatouillent un peu les pieds, pour ne pas dire lui arrachent la plante des pieds mais il a prouvé que c’était un dur !!!

Après des kilomètres à rouler dans l’eau à 20 km/h, nous retrouvons le sel plus sec (on croirait de la neige) et nous rendons sur l’île Incahuasi. De loin, elle nous parait être dans le ciel mais plus nous nous rapprochons et plus nous la distinguons dans le sel. Cette île est constituée d’anciens coraux pétrifiés sur lesquels ont poussé des milliers de cactus !!! Le contraste de la pierre, des cactus et du sel au fond est splendide. Les cactus poussent en moyenne de 1 cm par an et certains font plus de 9 mètres de haut : je vous laisse faire le calcul.

Nous faisons un petit tour sur l’île pour prendre de belles photos depuis le point culminant. Puis nous nous installons pour déjeuner sur une table en sel. Nous avons du spectacle : une bande de touristes se met tout nus pour faire de belles photos sur le salar… Vincent leur dit gentiment : “euh, je vous signale que tout le monde vous regarde !!!”

Nous allons faire nos photos à nous un peu plus loin, loin des autres touristes : pas question de se mettre tout nus, je vous préviens tout de suite… Mais nous allons faire pas mal de photos rigolotes comme tous les gens qui passent par là. Les enfants y prennent goût et ont plein de bonnes idées pour jouer avec la perspective.

Sur le chemin, nous voyons des travailleurs qui piochent et récoltent le sel : sacré boulot, très dur… Ils piochent, rassemblent le sel en tas puis les chargent dans les camions à la pelle…

Dernière étape : visite d’un hôtel de sel où nous allons encore faire pas mal de photos avant de rejoindre notre hôtel de sel de ce soir.

Super chouette, tout est en sel (murs, mobilier, sol…) et très joliment décoré avec vue sur le salar au loin. On s’y sent très bien.

Laurent va repartir avec Félix et Jorge pour des photos du coucher de soleil sur le salar alors que nous, nous allons l’observer depuis l’hôtel, bien au chaud.

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Expédition vers Uyuni (2)

La nuit a été bonne cachés sous toutes nos couvertures. Nous nous réveillons avec le soleil à 7 heures. Petit déj à 8h dans une salle bien fraîche mais avec des radiateurs à gaz collés sur nous. Départ tranquille à 9 heures.

Ce matin, nous allons découvrir différentes lagunes, toutes différentes.

Tout d’abord, la lagune Honda : profonde. En fait, elle ne fait que 80 cm de profondeur… Puis la laguna Chiar khota : la lagune de boue. L’eau est plus boueuse ici.

A chaque fois, nous faisons une petite promenade au bord de la lagune pour profiter du paysage. Il fait très bon aujourd’hui. Entre deux arrêts, nous découvrons les vigognes. Et aujourd’hui, nous passons par le passage des vizcacha. Mais qu’est ce donc qu’un vizcacha ? Encore un animal bizarre !!! Une sorte de gros lapin avec une longue queue. Ils ne sont pas trop farouches et se laissent approcher de loin pour les prendre en photo…

Ensuite, nous allons sur la laguna hedionda (la lagune qui pue) : elle est pleine de soufre. Les décors sont toujours aussi beaux. Nous allons pique-niquer sur cette lagune, sur des petites tables de pique-nique. Pique-nique royal avec riz, salade de tomates, maïs et avocat, thon. Nous nous dorons au soleil. La température est bien montée et au soleil, on a même chaud.

En reprenant la route, nous allons traverser un petit salar : le salar de Chiguana, puis tout d’un coup, le décor change et nous sommes dans l’armée de pierres : les grosses pierres dressées forment comme une armée. Ce sont en fait des algues pétrifiées. Eh oui ici, nous sommes sur un plateau à plus de 4300m mais il y a bien longtemps, on était au fond de l’océan ici.

Nous arrivons finalement dans un village : San Pedro de Quemez. C’est là qu’est notre hôtel de ce soir : super chouette. Accueil très sympa sur le parking par le gérant. Il faut dire que nous sommes les seuls clients de ce soir. Notre chambre est superbe ; très grande avec 4 baies vitrées : magnifique vue sur les volcans et le village. Les tissus colorés de Bolivie égayent le mobilier en pierre et en bois.

Nous allons faire une promenade dans le village. Les ruines de l’ancien village brulé pendant la guerre du Pacifique sont sur le haut du village près de l’hôtel. Ce village avait été construit il y a plus de 200 ans et les fondations et murs sont encore en très bon état. Ils savent assembler les pierres pour que ça dure longtemps…

Un peu plus bas, se trouve le nouveau village. Assez récent, il est moderne. Mais aujourd’hui, nous sommes samedi et tout est fermé. Nous entendons la cloche de l’église qui sonne très lentement. Il y a un enterrement ce qui contribue aussi à ce que tout soit fermé. Pas de visite du musée en cours de construction pour aujourd’hui. Nous regardons les enfants jouer aux billes et remontons vers l’hôtel.

Le diner sera bien agréable avec du quinoa : ici nous sommes entourés de champs de quinoa mais tout a été récolté il y a 3 semaines alors on ne voit plus rien.

Le coucher se fera assez tôt sous nos grosses couvertures car nous sommes tous vannés…  

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Expédition vers Uyuni (1)

Allez, c’est parti pour une nouvelle aventure !!! Ce matin, notre guide Jorge passe nous prendre à l’hôtel. Direction la frontière chilienne à la sortie de San Pedro de Atacama. Nous devons ici passer la douane de sortie du pays… Aïe, Aïe, Aïe, il y a une centaine de personnes devant nous à la douane : 4 bus attendent… Et ça n’avance pas d’un poil. Il va falloir être patient. Les enfants commencent une marelle sur le coté de la queue et nous prenons notre mal en patience en faisant la connaissance de notre guide.

A un moment, un groupe d’une trentaine de personnes nous passent devant. Le chauffeur de leur bus essaye de les incruster juste devant nous dans la queue… Le truc c’est que 30 personnes, ça ne passe pas inaperçu… Il nous sort qu’il était là avant nous, mais depuis une demi-heure que nous sommes là, on n’a pas vu une seule de ces personnes devant nous… Bref…

5 minutes plus tard, Jorge nous fait signe d’avancer : le douanier a ouvert une autre file ouverte aux autres clients que les bus… Et voilà que l’on remonte allègrement toute la queue… On a gagné facilement deux heures car pour chaque passeport, ils passent au moins 1 minute 30… Cool !!!

Nous voilà partis : prochain arrêt, la douane bolivienne, bien plus sobre. Une cabane au milieu de nulle part, deux coups de tampon et voilà… Ici, ils n’ont pas d’ordinateur… Jorge va devoir faire intervenir le chef de l’agence pour éviter de payer un petit laisser-passer demandé aléatoirement par le douanier : on commence à palper la corruption du pays.

Nous prenons un petit-déjeuner près de la douane et nous changeons de voiture : nous installons nos sacs dans notre 4×4 pour les 4 prochains jours. Pendant ce temps, Erine et Vincent jouent aux billes tout proche. Tout d’un coup, Erine m’appelle : “Maman, Maman, Vincent se fait attaquer par un renard !!!”. Mais c’est vrai !!! Un renard lui a chopé le sac de billes qu’il avait dans la main espérant récupérer à manger… Laurent pique un sprint sur la bête qui lâche le sac. Vincent est en larmes : il a eu une sacrée trouille… Pas farouche le zorro !!!

Bon allez, on va encore jouer aux billes mais juste, juste à coté de la voiture….

Nous voilà repartis, pour la laguna blanca : l’immensité des lieux est difficile à décrire. On se sent seuls au milieu de rien. Les volcans nous entourent. La lagune est à moitié gelée aussi il y a très peu d’oiseaux. Sur la route, on croise des lamas, des petits ont un pelage mixte : moitié blanc, moitié noirs. C’est rigolo comme dit Erine.

Un peu plus loin, c’est la laguna verde. Nous arrivons sur un lac qui n’est pas très vert mais carrément gelé. Puis, le vent se lève et tout d’un coup, le lac devient de plus en plus vert du fond vers nous… C’est un vert turquoise superbe qui tranche bien avec les roches et la végétation.

Nous passons par le coin de la baignade dans la source d’eau chaude : une bande de français est installée dans le bassin, faisant des blagues salasses en buvant du vin rouge à la bouteille. Déjà qu’il fait froid, j’avais pas envie de me baigner mais là, ça coupe encore plus l’envie. Heureusement pour leurs oreilles, les enfants sont restés dans la voiture… Je vois bien Vincent me demander : “Maman, ça veut dire quoi <censure du correcteur>… ?”

Nous montons en altitude et après 3800 mètres, on voit des vigognes, plus fines, moins hautes et plus beiges que les lamas. On s’arrête de temps en temps pour prendre des photos.

Nous arrivons à 4800 mètres : ça commence à faire très haut. Les enfants ont l’air en forme, pas de signe de mal de l’altitude. Jorge les observe aussi du coin de l’œil mais tout va bien. Nous sortons pour voir de nouveaux geysers. Bon, là, on est plus couverts, il fait froid et il y a du vent. Des petites mares de couleur différentes bouillent autour de nous. Pas de barrière de protection : il faut faire très attention où on met les pieds. L’odeur de soufre devient forte. Certaines mares sont couleur café, d’autres jaunes ou d’autres rouges… La roche peut être très friables et on peut vite tomber dans un trou… Vu la température de l’eau et la quantité d’acide sulfurique, je ne préfère pas…

Petit passage à 5000 mètres… Sans problème…On doit commencer à s’habituer…

Pour le déjeuner nous nous arrêtons dans le refuge dans lequel nous ne passerons pas la nuit, celui sans chauffage… On y mange un super saucisses-purée, salade fort apprécié.

Puis, nous arrivons au clou de la journée : la laguna colorada… Elle est rouge !!! Vrai, véridique.. Pas de retouche des photos : elle est rouge comme ça avec un super contraste avec l’herbe au bord de l’eau. Il y a même des flamands roses. C’est un des plus beaux paysages que j’ai jamais vu. Superbe, magnifique !!! J’en ai eu les larmes aux yeux… oui, oui… Nous faisons une petite promenade sur les bords de la lagune en regardant les vols de flamands roses. Le vent souffle mais étonnamment, nous n’avons pas froid. Sur les abords de la lagune, le sol est couvert de lave.

C’est dur de quitter ce lieu magique. On imagine les premiers hommes ayant découvert ce lieu : ils ont du croire arriver au paradis ?!

Prochain arrêt :  l’arbre de pierre ou le désert de Dali. Nous sommes dans le désert altiplano (haut et plat) et tout d’un coup, il y a des rochers accumulés sculptés par l’érosion dont l’arbre de pierres… Et devinez qui nous croisons là-bas : François et Viviane rencontrés à Iguazu puis près de Cachi et maintenant ici… C’est le destin, je vous dis….

Nous arrivons vers 17 heures dans notre hôtel chauffé… Nous serons 6 clients ce soir : nous 4 et un couple d’italiens. Bon ce n’est pas le sauna non plus, mais c’est très très gérable et l’hôtel a un sacré cachet. Nous sommes vraiment au milieu de nulle part… Nous passons une bonne soirée avec Jorge et Felix notre chauffeur à essayer d’échanger un peu en espagnol… C’est pas comme ça qu’on fait des progrès ?  

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