Hasta luego Chile y Argentina !!!

Et oui, nous sommes passés à l’espagnol !!!

Bon, l’île de Pâques étant, pour nous un monde à part, le Chili représente notre premier pied en Amérique du Sud. Alors, forcément pas mal de choses nous ont marqués :

  • la densité de la population à Santiago et Valparaiso (c’est sûr qu’après l’île de Pâques, ça faisait drôle)
  • la taille des chiliens : ils sont petits… On se sent presque grands ici (même nous du haut de nos 1,62m et 1m72). Mais nettement moins minces que les asiatiques…
  • le nombre d’aveugles dans les rues de Santiago
  • le nombre de gens qui nous ont dit de faire attention aux voleurs et de porter toujours nos sacs à dos sur le ventre
  • les voitures qui s’arrêtent aux passages piétons, comme en Belgique (pas comme en France…) au Chili mais pas en Argentine !!!
  • le nombre de couples qui s’embrassent dans les rues, les parcs… Pas de pudeur ici, ça change des asiatiques…
  • la taille des plats dans les restaurants (voir le what’s for dinner in Chile ?)
  • le gris de l’eau des fjords en Patagonie
  • le bleu des glaciers et des lacs
  • la pureté de l’eau des lacs en Patagonie
  • les couleurs d’automne magnifiques
  • les poubelles en hauteur dans les rues
  • les sets de table et nappes en cuir dans de nombreux restaurants en Patagonie
  • les toilettes qui ne ferment jamais
  • la VIANDE : cuite à a perfection, qui fond dans la bouche
  • les trous dans les trottoirs

En Argentine, on se souviendra particulièrement de :

  • leur façon de conduire : comme des malades…
  • les routes longues en ligne droite pourtant limitées à 40
  • les paysages qui changent si vite sur la route
  • la ruta 40 que nous avons arpentée à plein d’endroits différents
  • le contraste entre Buenos Aires et les petits villages ruraux
  • la richesse du pays en beautés de la nature : le Perito Moreno, les chutes d’Iguazu, la Cordillère des Andes, les roches rouges de Salta…
  • le tango à la Boca
  • les parrillas (restaurant de viandes auBBQ)
  • les “ch” dans tous les mots
  • les médecins qui font la bise à leurs patients
  • le nombre de vieilles voitures : Renault 12, 2CV, vieilles Chevrolet… On se demande parfois comment elles roulent encore.

Nous avons adoré l’Argentine et pour nous, ça sera un des top 5 de ce voyage… Tant de choses différentes à découvrir ici…

What’s for dinner in Argentina ?

Ce n’est une surprise pour personne : en Argentine, on mange de la très très bonne viande rouge… Les restaurants proposent des Parrillas (prononcez Paricha) : grillades à tomber par terre… La cuisson est parfaite et la viande fond dans la bouche. Mention spéciale au Bife de Lomo… La meilleure que nous ayons mangé était à Bariloche chez “El Boliche de Alberto”.

Les parrillas en Patagonie proposent souvent des pièces d’agneau énormes grillant sur le feu en vitrine, histoire d’attirer les clients… C’est effectivement très appétissant…

Forcément, la viande est servie avec des papas Fritas qui ne valent franchement pas celles de Belgique…

Difficile de manger des légumes au restaurant en Argentine : seul moyen : la sopa de verduras (soupe de légumes) qui parfois contient 80% de pommes de terre ou l’ensalada mixta : comme au Chili composée de tomates, laitue et oignons. Les salades ne sont jamais assaisonnées : à nous de faire notre mélange d’huile et vinaigre dans l’assiette.

Le Milanesa est un des plats traditionnels : Un beau morceau de veau ou de bœuf, aplati, très aplati, pané, parfois servie sur un lit de frites avec un œuf sur le plat, de l’ail, du persil et des petits croutons… Le plein de protéines… Mention spéciale pour la milanesa de suprême de pollo au poulet…

Nous avons aussi savouré le vin argentin : principalement le Malbek. En Argentine, on trouve de très bons Shiraz, mais très cher ou de bons Cabernet mais la spécialité c’est le Malbek. Certains sont plus fruités que d’autres… Apparemment, l’année 2010 n’est pas une bonne année (dixit un expert).

Et puis, il y a les glaces des heladeria… Hummm… D’excellentes glaces de vrais glaciers, servies à la spatule. Les argentins commandent des pots plus ou moins gros et on leur sert un mélange de tous les parfums commandés. Ex : Dulce de leche avec morceaux de brownies, Fruits de la passion, marbré vanille fruits rouges… un régal. Les meilleurs chocolatiers de Buenos Aires sont Freddo et Persico qui s’avèrent en fait faire partie de la même famille.

Il ne faut pas oublier les pâtisseries d’Argentine : croissants avec une bonne dose de miel dessus, palmiers, churros… Et l’utilisation régulière de la dulce de leche : confiture de lait ma foi très bonne…

Coté supermarché, rien de particulier, à part le packaging du lait aromatisé au rayon produits laitiers, ils sont vendus en poche plastique de 500 ml.

 

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Astronomie dans le désert d’Atacama

Le désert d’Atacama est l’endroit le plus aride de la planète et un des meilleurs endroits au monde pour regarder les étoiles. Sur les conseils de nos amis Laureline et Max et de notre guide, nous nous inscrivons donc à une soirée de découverte des étoiles proposée par un astronome français.

Jusqu’au dernier moment (une heure avant le départ), le ciel est incertain car légèrement nuageux mais finalement, tout est parfait et nous prenons le bus pour quelques kilomètres avec une dizaines d’autres francophones.

Pour des raisons évidentes, le lieu d’observation est plongé dans une quasi-obscurité .. Même dans le petit abri dans lequel Alain (l’astronome) nous fait une introduction, il fait quasiment noir. Alain va d’abord nous expliquer un peu de théorie sur le ciel, comment l’observer et nous “rappeler” toutes les étapes de la découverte de la structure du système planétaire :

  • comment est-on passé d’une terre plate à une sphère ?
  • comment a t-on découvert que les étoiles n’étaient pas à une même distance ?
  • comment on a pu créer un calendrier précis en regardant le ciel ?
  • etc, etc …

Le tout est fait avec des mots simples, accessibles à tous et avec beaucoup d’humour. Même les enfants, qui se sont quand même levé à 3:30 le matin, réussissent à écouter la première demi-heure, avant de s’endormir sur nos genoux.

Après 1 petite heure d’introduction, direction l’extérieur. La première partie est consacrée à un repérage des principales constellations à l’oeil nu. Pour pointer les étoiles et les planètes, il utilise un laser vert particulièrement efficace et très “guerre des étoiles”.

Vient ensuite la partie observations dans la dizaine de télescopes disponibles sur le site .. On commence par la découverte de Saturne et de ses anneaux avant de se plonger dans la voie lactée puis Proxima du Centaure, quelques nébuleuses, la boite à bijoux et un amas d’étoiles dont j”ai oublié le nom. Même fatigués et dans un froid persistant, les enfants prennent plaisir à regarder dans les télescope. De notre côté, nous sommes aussi contents et particulièrement étonné par le nombre de choses que l’on peut voir à l’œil nu ici.

Après l’observation, retour à l’intérieur où une boisson chaude nous attend. Alain félicite publiquement les enfants car ils ont été très sages (pour la plus grande fierté de Nelly) puis nous explique le fonctionnement des principaux grands télescopes mondiaux. Nous repartons peu après, enchantés d’avoir appris tant de choses en si peu de temps … le truc, c’est va-t-on retenir tout ce qu’il nous a dit ? Les enfants sont épuisés et s’endorment pendant les 10 minutes de bus du retour mais sont eux aussi ravis ..

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Route vers Cafayate (2)

Au réveil, un courageux, toujours le même : Laurent qui se lève pour le lever du soleil sur le canyon. Sam et Charlotte avaient dit qu’ils iraient avec lui mais finalement personne ne s’est levé à 7 heures, il est parti tout seul. Et il était ravi de ses photos au lever du jour.

Douche chaude pour les filles mais froide pour Sam et petit-déjeuner sur des nappes dégueu. On a bien essayé de les secouer et de les retourner mais de l’autre coté, c’était encore pire. Après un petit tour dans le petit village avec la belle église qui va bien (toujours pas de sergent Garcia en vue et pourtant, il aurait fait bien dans le paysage), nous repartons vers Cafayate.

A la sortie du village, nous sommes dans un espèce de canyon avec des roches rouges magnifiques, c’est là que Laurent a pris ses photos de lever du soleil. Nous allons faire de nombreux arrêts sur la route tout en écoutant de la musique dans les voitures. Au début d’une chanson de Noir Désir, Vincent nous dit “Plus fort, ça c’est de la musique !” Bien mon fils, bien…

Nous croisons des petits hameaux : incroyables, ces gens vivent là, loin de tout… Et nous croiserons aussi quelques gauchos sur leurs chevaux. Tout d’un coup, c’est un vrai zorro (renard)qui traverse devant nous…

Finalement, on arrive à Cafayate et après 250 km de piste, on retrouve une “vraie” route. Cafayate est une belle petite ville avec sa jolie place. Déjeuner sur la terrasse au soleil… En attendant nos plats, Sam va se prendre un beau coup de soleil sur le front, qui lui donnera une sacrée touche… On voit passer des ânes sur le trottoir, tout seuls… Une petite partie de babyfoot et de shopping avant de partir et nous entamons la ruta de las Conchas avec ses fabuleux paysages sculptés dans la roche rouge. Il y a de nombreux points de vue, certains plus fabuleux que d’autres…

Nos préférés seront les trois derniers avec l’amphiteatro et el Gragantua del diablo : deux trous dans la roche, énormes. Aucune photo ne peut donner le même effet que la situation vécue là-bas.

J’ai quand même un peu la trouille en me baladant dans les roches car ici, il est connu qu’il y a des serpents à sonnettes.

On a aussi bien aimé certaines Desvio (déviations) dues à l’affaissement de la route… Quan je dis affaissement, c’est surprenant : parfois la route s’est littéralement éffondrée : on voit la fin du goudron et un grand trou puis en face la route reprend.
On fera la connaissance de quelques lamas… Certains ont vraiment une sale gueule avec leurs dents de devant…

Inoubliable, le ciel avec les couleurs de l’arc en ciel qui entoure le soleil comme une tache d’huile…

Au dernier point de vue, nous laissons Sam et Charlotte qui repartent vers le Sud pour la suite de leur voyage… Salut les copains, c’était sympa de vous revoir ! Vu qu’ils seront aux USA dans 10 jours, là c’est sur, on ne se verra plus avant le retour en France.

Le suite de la route est plus quelconque, en fait et nous rentrons sur Salta pour préparer notre grand voyage de demain vers San Pedro de Atacama. Petit passage au supermarché :je me vois déjà à Barcelone pour faire mes courses, j’arrive à m’en sortir et même à sortir quelques mots en espagnol avec une femme argentine qui fait le chemin avec moi jusqu’à l’hôtel.

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Route vers Cafayate (1)

Aujourd’hui, notre voiture de location, c’est une GOL de Volkswagen, pas de faute de frappe, c’est une GOL, pas une Golf… C’est entre la Golf et la Polo. C’est bien mieux que notre Fiat pourrie de Bariloche mais il ne faut pas non plus s’attendre à des miracles.

Nous retrouvons Sam et Charlotte comme prévu et c’est parti pour Cachi : première étape de notre road trip.

Au début, la route est quelconque, puis on entre dans les montagnes et là, on se demande si on a bien fait de prendre une Gol et pas un 4X4 car par 4 fois, on va bien tremper les roues dans l’eau, version Camel Trophy. En plus la route n’est pas goudronnée, c’est une piste de pierres.… Les paysages de montagnes sont très beaux, rouges et très arides.

Et là, on va croiser nos premiers cactus pour le plus grand plaisir de Vincent qui rêvait de voir des cactus. Ca fait bien rire Sam et Charlotte qui nous voient nous extasier sur les cactus car eux, en ont croisé beaucoup depuis qu’ils roulent en Argentine. Ils ont fait les mêmes photos que nous mais 10 jours, plus tôt… C’est vrai qu’ils sont beaux, ces cactus. “On se croirait dans Lucky Luke” dit Vincent (petit clin d’œil pour Papy Lucky Luke, mon papa). La route est très agréable car on passe par des paysages encore jamais rencontrés dans ce voyage.

Tout d’un coup, je dis à Laurent de s’arrêter car j’ai reconnu quelqu’un. Au milieu de nulle part, il y a une maison avec 3 personnes qui boivent un café sur la terrasse : Pif, paf, poum, ce sont François et Viviane, le couple de clermontois rencontrés à Iguazu… Qui l’eût cru, encore ?! Moi, je dis qu’il y a un destin… Ils sont en train de faire la route inverse avec leur guide et leur chauffeur. Gentiment, François me demande des nouvelles de mon genou. J’aurais presque pu lui montrer mon IRM mais je l’ai laissé à Salta.

Petit café et on repart.

Les paysages continuent à nous bluffer, ils changent du tout au tout en 5 minutes. C’est fou… Sur la route, on croise peu de voitures mais des guanacos (lamas sauvages), des ânes et des oiseaux de proie.

On passe un col à 4100 mètres sans problème…

Sur le bord de la route, dans les villages, on découvre des étendues de poivrons qui sèchent au soleil : c’est très beau et ça sent très bon. On voit aussi nos premières maisons en torchis, que les médecins de Bruxelles nous ont conseillé d’éviter pour la nuit car le torchi abrite des petits insectes qui donnent la maladie de Chagas : une maladie que personne n’a envie d’attraper..

Arrivés à Cachi, pause déjeuner dans un petit restaurant de la ville. Près du feu, le cuisinier nous montre ses casseroles avec de la casuela de pollo, de la casuela de carne et des pimentas farcis. On déjeune très bien pour presque rien. Une idée : les enfants mangeront ENCORE des empanadas pour 6 pesos les 2 : ça fait 1,2 euros…  Pendant le déjeuner, on rigole bien avec Sam et Charlotte, comme d’hab… Sam se prend une bouteille de vin pensant déguster un vin des bodega de Cafayate : on lui sert une vraie piquette dans une bouteille de bière… Dommage…

Petit tour dans la ville : alors là, tu te crois bien au bout du monde, au milieu de nulle part !!! Moi, personnellement, je me suis crue dans un épisode de Zorro… C’est tout à fait ma vision des villages reculés du Mexique, sauf qu’on est en Argentine. La route est couverte de poussières, les rues mènent vers la place centrale du village avec des espaces verts, des arbres alors que tout le reste n’est que poussières et terrain sec. Sur la place, l’église… Classique… Je m’attends à voir débarquer le sergent Garcia mais non… A la place, on voit, comme partout en Argentine les voitures toutes déglinguées passer dans les rues : les vieilles Chevrolet, les vieilles Renault 12… Ce qui est rigolo comme dit Charlotte, c’est qu’on voit aussi les femmes s’échiner à balayer les trottoirs.

Bon, allez, on est reparti… C’est que l’heure tourne et ici, il n’y a pas de village tous les kilomètres et encore moins avec un hôtel pour la nuit. Après quelques arrêts photos, nous passons Molinos et traçons jusque Angastaco avec la lumière du coucher de soleil… Ca rajoute encore aux paysages.

Arrivés à Angastaco, on trouve de suite l’hosteria : comme dit Sam, c’est pas le Hilton mais au moins, c’est pas en torchi, relativement propre, avec des lits et le prix est en rapport avec la prestation. On oublie les gros problèmes de plomberie des salles de bains avec des fuites au sol et les chasses d’eau toutes démontées.

Maintenant, nouvel objectif : Manger. Après avoir fait en 1/4 d’heure le tour du village, on n’a pas grand choix… Il n’y a qu’un snack ouvert. Encore une fois, c’est pas le Hilton mais on mange pour pas grand chose et on se marre bien avec Sam et Charlotte…
Finalement, on dormira même pas trop mal sous nos couvertures en poil de lama.

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Salta

Départ de Buenos Aires : la remise (taxi) qui passe nous prendre à 6h 45 chez Guillaume et Christèle est une vieille voiture qui crache de la fumée… Le coffre est déjà occupé par la roue de secours et nous ferons le trajet avec les valises sur les genoux… Du moment qu’on arrive…

Vol sans problème de Buenos Aires jusque Salta.

L’hôtel que Laurent et Christèle nous ont dégoté est super chouette : juste 6 chambres et nous avons un petit appart pour 4. Après une petite sieste, nous partons à la découverte de la ville. Déjeuner dans un des restos du quartier : comme d’habitude, il ne faut pas être pressés dans les restau : on attend nos plats en moyenne 3/4 d’heure. Après le jeu du cochon, nous occupons maintenant les enfants avec le jeu des serpents et des échelles “Snakes and laders” : jeu miniature que nous avions acheté en Afrique du Sud lors de notre premier mois de voyage.

La ville est agréable : au soleil, il fait carrément chaud et ici, on a l’impression qu’il fait toujours soleil.

Nous passons par des places avec de grands espaces verts : places centrales caractéristiques des villages du nord de l’Argentine.

Passage à l’office du tourisme où nous sommes bien accueillis et renseignés. Les vendeurs d’excursion nous accostent dans les rues mais il est fortement déconseillé de traiter avec eux. Nous découvrons les églises de la ville colorées et complétant l’ambiance. Cet après-midi, on flâne, on emmène les enfants à la plaine de jeux et même manger une glace. Et surtout, nous prenons déjà nos billets de bus pour San Pedro de Atacama au Chili :  11 heures de bus avec traversée des Andes et passage à 4600 mètres, ça promet mais ça, c’est dans 4 jours.

Ras le bol des restau, nous sommes vannés et ce soir, on va pique-niquer dans notre chambre en regardant le JT de France 2 et les déboires de DSK comme tout français normalement constitué.

Le lendemain, petit-déjeuner de rois… Et nous partons pour le “teleferico” : un téléphérique emmène les touristes sur les hauts d’une colline afin d’offrir une belle vue sur Salta. Bon, en arrivant, le téléphérique est en pause pour une heure alors on va se faire dorer au soleil pendant que les enfants jouent sur une aire de jeux.

Bon, c’est très moyen le téléphérique mais ça plait aux enfants : on se croirait au ski, dans les œufs mais sans la neige. Là haut, pas grand chose à voir à part la vue de la ville et des cascades artificielles : Bon après Iguazu, c’est forcément pas top…

Pause déjeuner sur la place du 9 Juillet avec encore les 3/4 d’heure d’attente réglementaires.

Missions du jour : passer à la poste pour essayer d’acheter des timbres pour la collection de Papy et trouver une voiture de location.

Pour la Poste c’est loupé : elle n’ouvre qu’à 17 heures et quand on n’y retourne après 17 heures, ils nous disent qu’ils ne vendent des timbres que le Samedi… Ils ont un problème avec les timbres dans ce pays… Désolés Papy mais nous n’aurons pas de timbres argentins pour toi…

Pour la voiture de loc, ça se finira avec une location proposée par l’hôtel, même prix que les agences de la ville mais ils apportent et reprennent la voiture directement à l’hôtel…

Allez, maintenant on va au musée, le MAAM qui explique l’histoire des enfants sacrifiés, offerts aux Dieux, aux plus hauts sommets des montagnes par les Incas. Une expédition a retrouvé en 1999, 3 enfants (6, 9 et 15 ans) au sommet d’un volcan à plus de 6000 mètres d’altitude. Les corps conservés par le froid et le manque d’oxygène étaient en très bon état. Un des enfants est ainsi exposé dans le musée dans une enceinte spécifique à -20°. Bon, c’est un peu glauque mais ça nous permet d’initier les enfants à la culture incas. Pour la petite histoire, les incas faisaient des offrandes d’enfants aux Dieux. Ils choisissaient les plus beaux enfants. Ils les emmenaient très haut dans la montagnes et leur faisaient boire de l’alcool de maïs jusqu’au coma éthylique. Les enfants mourraient peu après et ils étaient disposés dans des postures très précises et enterrés avec des objets précieux (figurines de lama en pierre, argent et or). Avec la température, ils congelaient presque instantanément ce qui explique leur excellent état de conservation. C’est incroyable de penser qu’ils arrivaient à monter si haut, sans équipement, pour faire ces cérémonies quand on voit aujourd’hui l’équipement des archéologues qui montent pour faire les fouilles (combinaisons intégrales de froid, griffe pour la glace, …).

Mais à l’entrée du musée, nous faisons une drôle de rencontre.   Vincent se met à crier “Papa, Maman !” derrière moi. Un espèce de taré l’a soulevé à un mètre du sol. Je me dis : “Allons bon, qu’est ce qu’ils ont tous ici à toucher les enfants, encore un Em….eur !!!”. Et puis, je vois Charlotte, j’en déduis vite que l’em…eur est Sam, nos compagnons de route rencontrés à Auckland, puis à Bora, sur l’île de Pâques, à Valparaiso et enfin à El Calafate… Qui l’eût cru ? Encore eux !!! Du coup, on se fait un petit café sur une terrasse (bon, ça caille un peu car le soleil est parti mais ça reste un café sur une terrasse….) et on se retrouvera le lendemain pour faire la route vers Cafayate… Cool !!!

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Gagnant de la super devinette !!!

20110514_LL_00162-36Et oui Philippe, nommé Philou, tu as enfin gagné au jeu des devinettes du blog des Lellu !!!

En effet, les petits animaux croisés sur les chutes d’Iguazu étaient des Coatis et tu as été le premier à donner la bonne réponse…

A toi le super cadeau d’Amérique du Sud !!! On a croisé des guanacos auj et on a bien pensé à toi !!!

Bravo à tous les participants…

 

 

 

Et pour aujourd’hui, nous vous proposons une nouvelle devinette…

En quoi est fait ce meuble ?

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Retour à Buenos Aires : journée logistique…

Nous voilà de retour chez nos amis, sauveurs, organisateurs Guillaume et Christèle…

Christèle, toujours aussi sympa, nous propose de garder les enfants toute la journée alors que nous devons aller chercher mes résultats d’IRM aller chez le médecin pour le verdict.

En route, nous passons à la Poste pour envoyer un colis de souvenirs… C’te galère !!! La poste nous semble être du siècle dernier… Les lieux sont tout délabrés… Le bureau envoyant les colis à l’étranger a été récemment repeint histoire de cacher la misère.. On va attendre une heure. Le postier qui s’occupe de nous est aimable comme une porte de prison : il nous donne une boite mais ne veut pas nous donner les papiers à remplir en même temps : chaque chose en son temps : une vraie lumière le mec, tout dans l’efficacité !!! Comme ça on va y passer un moment. On veut aussi envoyer les cartes postales mais on nous répond qu’on ne vend pas de timbres ici… On ne vend pas de timbres à la Poste !!! Trop fort…

Bref, une fois soulagés de tout notre bazar, nous décidons de partir pour le quartier Palermo viejo, quartier de boutiques design très sympa. On se dit que ce sera plus simple en métro : erreur… On aurait du prendre un taxi… On va attendre longtemps et se retrouver coincés comme des saucisses dans le métro…

Une fois arrivés, il est déjà presque 15 heures : on choisit un restau et on se balade un peu dans le quartier. On voit des boutiques très sympas, des galeries et des appart trop top… Mais il est déjà plus que temps d’aller chez le médecin qui doit m’intercaler entre deux RDV, entre 15 et 19 h. On arrive en taxi vers 16 h 30 et ce sera 2 heures de longue attente…

Mais il y a du spectacle :

  • un homme arrive avec sa jambe dans un platre et des béquilles et ressort du cabinet du médecin en marchant sans béquilles
  • une vieille femme qui arrive en fauteuil roulant en gémissant, les larmes coulent de ses joues. Du coup, elle passe avant les autres chez le médecin et quand elle sort : elle est sur ses deux jambes avec un grand sourire… Rageant !!!

C’est Jésus ce médecin ou quoi ???

Finalement, voici mon tour : le Dr parle bien moins anglais que celui de la semaine passée. Il écoute mon récit et fait la grimace, l’air de dire « ouille aie aie, le voyage me semble compromis ». Il m’ausculte, triture mon genou dans tous les sens et finalement regarde les résultats de l’IRM. Il sourit : tout va bien !

Il y a une lésion sur le ménisque intérieur et sur la rotule. « No need of surgery ! » J’aime entendre ces mots.

On lui demande ce qu’on doit faire… Il commence à parler de séances de kiné mais vu que nous partons pour Salta le lendemain, il me dit : pas de problème, je vais vous donner des médicaments et dans 5 jours vous n’aurez plus mal !!! Bah voyons… Ca fait juste 1 mois que j’ai mal au genou et là juste avec des analgésiques, ça va passer ??? Je lui demande si je dois mettre mon genou au repos mais il ne comprend pas mon anglais alors je lui dis : « Can I go to the Matchu Pichu ? » Ca, c’est clair au moins comme question et il dit Oui oui oui !!!

Voilà… Nous repartons avec les médoc offerts gratuitement et on ne paiera pas non plus la consultation, le médecin est trop fier d’apprendre que nous avons trouvé son nom et son adresse sur le site de l’ambassade de France. Bon, je suis un peu énervée par le coté « avec les médoc, tout va aller mieux ! » mais rassurée de ne pas avoir à me faire opérer…

Hop, on reprend un taxi puis le train pour rentrer chez Guillaume et Christèle qui nous attendent tout beaux pour une soirée au restaurant. Les enfants sont douchés et ont mangé ! Génial !!!

Christèle me prête des vêtements, des bijoux et du maquillage et l’espace d’une soirée, je vais me sentir un peu féminine… Merci !!!

Nous allons diner dans un super restaurant proposant un menu dégustation le mardi soir. La cuisine est fine et nous savourons le repas en discutant entre amis…

Voilà la fin de notre séjour chez Guillaume et Christèle : une vraie pause fortement appréciée par nous tous dans ce voyage… Ca tombait bien…

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Iguazu coté argentin

La nuit fut bonne et réparatrice pour tout le monde. Ouf !!! Vincent se réveille même avec le sourire et ça, ce n’est pas tous les jours.

Nous partons aujourd’hui à la découverte des chutes coté argentin. Notre super taxi nous dépose à l’entrée du parc national et un petit train nous emmène aux accès des promenades. Le temps est très mitigé, on est loin des températures sub-tropicales mais au moins, il ne pleut pas.

Les promenades sont très agréables et bien faites. Elles permettent de découvrir les chutes sous tous les angles.

Bon, on va oublier les autres touristes qui te bousculent, te doublent dans la queue : on se croirait en Chine…

On va aussi oublier la mutinerie des enfants qui se sont mis à crier qu’ils voulaient rentrer en Belgique… Première fois que les choses sont si clairement annoncées… Je ne suis pas sûre que Laurent ait apprécié la séance…

Nous reverrons les petits animaux du blog d’hier… Nous avons vu ces sacrées bestioles piquer le sandwich d’un homme assis à table… Du coup, nous, on a choisi de manger à l’intérieur…

Après s’être baladés de 10 h à 16 h dans le parc, durant laquelle nous suivons plus ou moins une équipe de rugby chilienne… On aura droit à une photo de Vincent avec certains… Nous sommes rentrés pour une fin d’après-midi bien sage : école et blog… Sans oublier la petite sieste de Nelly devenue quotidienne… Non, non on n’est pas fatigués… non, non….

En allant diner, nous découvrons un “arc en ciel de lune” : magique mais nous n’avions pas d’appareil photo… En tout cas, ça veut dire que le temps s’améliore… C’est bon signe pour demain. Au diner ce soir, nous serons encore surpris par les Parillas ENORMES, nos voisins en laissent la moitié dans leur plat : on aurait pu manger gratis en mangeant avec eux…

Vincent va encore nous sortir une de ses super tirades :

      “Dis Maman, pourquoi vous ne nous faites pas un petit frère ou une petite sœur ? C’est vrai quoi, là en plus, on a le temps !!!”

       Et Laurent répond : “on n’a pas de billet d’avion pour lui” et Vincent :

      “c’est pas grave, on le mettra dans un sac et on fera des petits trous pour qu’il respire !!!”.

C’est pas mignon ça ???

Le lendemain, nouveau départ pour les chutes mais plus tard, vers 10 heures. Notre super taxi nous attend : il est charmant. Au lieu de prendre le petit train, nous nous baladons dans les sentier pour profiter de la nature. Laurent s’arrête tous les 100 mètres pour essayer de prendre les papillons multicolores en photo. Nous espérons bien voir un toucan aujourd’hui…

Finalement, avec nos promenades, nous arrivons à l’embarcadère vers midi. Nous allons prendre un bateau rapide qui s’approche très très près des chutes, histoire de prendre une douche. Comme dit Vincent : “et on paie pour prendre une douche !!!” Une fois dans le bateau, on enlève tout ce qu’on peut, même les chaussures pour les mettre dans des sacs étanches. On a même pensé aux bouchons pour protéger les oreilles de Vincent. Et c’est parti ! Premier passage près de petites chutes puis, en route vers les grandes et là première douche. On se prend tellement l’eau qu’on ferme les yeux et du coup, on ne voit rien… Deuxième passage au cas où on n’aurait pas compris… Là, l’eau atteint même le slip… Vu qu’on n’a pas encore compris, on refait un petit tour près des premières chutes… Les enfant trouvent la balade moyennement drôle en fait… Erine chouine…

Bon, on remet les chaussures et on prend un autre petit bateau pour aller sur l’île San Martin, se faire dorer au soleil et sécher, en compagnie des gros lézards qui viennent nous dire bonjour. Un petit tour dans l’île nous amène à un super point de vue : un des plus beaux du parc, puis à un autre mirador donnant sur l’intérieur de l’île avec une centaine de vautours. Ils descendent même sur les rampes des passerelles, tout près : ça donne une ambiance bizarre…

En repartant, nous réalisons qu’il est déjà 15 heures. Nous n’avons pas encore déjeuné et notre super taxi passe nous prendre dans une heure pour l’aéroport. Ca va être trop court pour faire la balade de Macuco. Nous pensions voir des toucans sur ce chemin. Mais faute de temps, nous allons déjeuner tranquillement et attendre Gabriel. En lui racontant notre journée, il nous dit : pas de problème, on va trouver des toucans… Et sur la route de l’aéroport, il va s’arrêter 5 fois pour nous montrer de superbes toucans dans la nature !!! Génial… Les oiseaux sont superbes avec un bec extrêmement lumineux… Les enfants sont contents et nous aussi…

Pour nos amis voyageurs, voici les coordonnées de notre super taxi : Gabriel Conception Paredes : gabrielra2005@hotmail.com tél : +54-9-3757-15416023

 

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Iguazu : chutes et chute !

Durant ces derniers mois, la question était, irons nous à Iguazu ou non ??? Le planning est assez chargé pour les dernières semaines du voyage et Laurent avait pensé sauter cette étape pour ralentir le rythme et soulager la famille fort fatiguée. Finalement, c’est moi qui ai tranché. J’ai vu le blog des Zat et je me suis dit : “ce serait bête de ne pas aller voir ça !”

Verdict : j’ai bien fait !!!

Tout d’abord, parlons des embrouilles argentines : arrivés à l’aéroport de Buenos Aires, on nous sort que notre vol a été annulé pour des raisons climatiques mais on nous propose de partir 2 heures plus tard… Comme tout voyageur autour du monde, on n’est pas à deux heures près alors bon, on fait ceux qui gobent l’histoire et on attend. Bien sûr, à notre arrivée, le chauffeur de taxi nous confirmera que le temps a été magnifique à Iguazu toute la journée et que le vol a surement été annulé car il n’était pas assez rempli. Bref…

Histoire de nous faire oublier l’aventure, le capitaine de notre avion survolera deux fois les chutes pour le plus grand bonheur de ceux qui étaient à coté du hublot (en clair, pas moi…).

Une fois installés dans notre hôtel, nous partons à la découverte du village de Puerto Iguazu pour organiser notre journée du lendemain. Nous rencontrons un couple de français clermontois charmant, François et Viviane avec qui nous passerons une super soirée au restaurant à manger du Surubi, poisson local (à ne pas prendre au roquefort mais plutôt à la plancha). François est ostéopathe et gentiment, il me propose une rapide consultation : François confirme que je présente tous les symptômes pour un problème de ménisque cassé ou fissuré … Nous serons fixés dans qqs jours avec les résultats de l’IRM.

Et ce matin, nous sommes partis du coté brésilien pour découvrir les chutes : un nouveau tampon sur nos passeports mais comme pour le Zimbabwe, nous ne resterons au Brésil que quelques heures.

Et là, comme dit Laurent : “c’est un nouveau Wouah du tour du monde ! ” Magnifique, superbe, grandiose… Les photos de Laurent parlent d’elles-même.

Un passage sur des passerelles nous permet de découvrir différentes vues : d’ensemble puis d’une partie seulement, puis de près, puis de très près au point d’être trempés… Les chutes sont au milieu de la jungle. Nous avons découvert de drôles d’animaux à long museau et longue queue mais aussi plein de papillons qui venaient même se poser sur nous.

Le hic, ce sont les touristes !!! Nous n’étions plus habitués à nous retrouver au milieu de groupes de touristes… Aie, Aie, aie : il y a :

  • ceux qui vous poussent pour monter dans la navette du parc national comme si ils allaient gagner 3 minutes à vous pousser devant
  • ceux qui passent devant tout le monde pour atteindre le point de vue alors que les autres font gentiment la queue
  • ceux qui n’arrêtent pas de toucher la tête de Vincent et ça, il ne le supporte plus
  • ceux qui tirent sur la queue des animaux alors qu’il est formellement interdit de les toucher et de leur donner à manger
  • ceux qui attrapent les papillons par les ailes alors qu’ils viennent de gentiment se poser sur ma veste….

J’ai eu beaucoup de mal à garder mon calme aujourd’hui.

A la fin de notre promenade s’abat l’orage sub-tropical… Nous sommes vite trempés mais bon, c’était la fin de la visite alors…

Nous rentrons à l’hôtel et là, c’est le drame !!! Vincent fait un vol plané sur le carrelage super glissant de la cour de l’hôtel : sa tête cogne le sol, il roule et hurle : ouf, les hurlements c’est bon signe !!! Mais l’angoisse vient 15 minutes après quand il nous dit qu’il ne voit plus très bien : il voit flou et ne voit pas une TV à 4 mètres de lui. Là, c’est vraiment pas drôle !!! On attend un peu puis il nous dit qu’il a mal à la tête et aux yeux… Allez, c’est parti pour l’hôpital !!! Glauque …. C’est là qu’on se dit : “mais, qu’est ce que je fous là ?” Le pédiatre est en train de faire une césarienne et on nous demande de repasser dans une heure. Vincent va faire une bonne sieste sous ma surveillance. Retour à l’hôpital, avec Laurent, Vincent se sent déjà mieux. Il a retrouvé la vue mais a toujours des douleurs aux yeux. Le docteur va vérifier quelques points clés (équilibre, coordination musculaire, état des pupilles) et nous dire qu’il lui faut un peu de repos et surveiller qu’il ne vomisse pas. Il n’est même pas sorti de son fauteuil pour l’ausculter … en plus il ne parlait pas anglais alors les discussions n’étaient pas facile. En tout cas Laurent a compris que le bilan neurologique était OK …

Au bout de deux heures de calme, je me réveille d’une sieste et vois Vincent rigoler alors qu’il joue avec Erine à la DS. Qu’ils peuvent nous faire peur ces gamins !!! Bon, une bonne nuit de sommeil et demain ça ira mieux, les émotions seront passées… J’espère…

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Devinette du jour : quel est le nom de cet animal ???

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