What’s for dinner in French Polynesia ?

Voici le retour de notre petit rendez-vous gastronomique…

Qu’avons nous mangé en Polynésie ? Du poisson, du poisson, du poisson… Il faut dire qu’ici, on trouve du poisson facilement dans la mer mais pas de bétail faute de champs… Ca nous change de la Nouvelle Zélande. Savez vous qu’ici, l’agneau que l’on trouve vient des îles Marquises ???

Ce poisson, nous l’avons dégusté sous différentes formes :

  • cru, avec des crudités et de la sauce soja aillée, très aillée
  • grillé
  • braisé
  • frit.

Nous avons dégusté du thon rouge, du rouget et plein d’autres poissons dont certains aux couleurs de poissons d’aquarium.

Comme en Asie, le poisson est toujours servi avec de la sauce soja ou de la sauce d’huitres. Nous étions étonnés de voir combien certains plats polynésiens sont inspirés des plats asiatiques. Il y a même un nom pour ça : Ma’a tinito : littéralement : bouffe chinoise.

Nous n’aurons finalement pas eu droit au Fafaru, servi traditionnellement le dimanche : poisson mariné dans de l’eau fermentée pendant 1 mois servi avec des bananes au petit déjeuner. Il parait qu’il n’y a que les français (habitués aux fromages forts) pour aimer ça…

Accompagnant le poisson, nous avons souvent mangé du riz, des légumes et des crudités.

Nous avons dégusté le pahua, curry de bénitier dont la texture ressemble à celle des escargots de Bourgogne avec une partie ressemblant à la noix de St Jacques. Il peut aussi être servi au petit déjeuner avec du riz mais là c’était un peu trop pour nous.

Nous avons découvert les saveurs du uru : le fruit de l’arbre à pain. Sa préparation est expliquée dans une jolie chanson polynésienne que Rosina nous a chanté. Pour le préparer, il faut le mettre dans le feu, attendre qu’il devienne noir et gris de cendres. Une fois cuit, on l’épluche sans se bruler, puis on le tape avec un gourdin (pour rassembler et tasser la chair). Une fois tapé, on extrait le noyau et on le déguste. Top du top : le farcir de Corned beef (bœuf en boite…). C’est très bon. La chair verte a du goût. On peut aussi tremper un morceau de uru dans le lait de coco. Aussi savoureux.

Nous avons aussi dégusté le Taro ; le tubercule est cuit, pressé en purée comme une pomme de terre et on y ajoute du lait de coco. Excellent…

Les polynésiens aiment aussi les beignets : nous nous sommes souvent laissés tenter par de bons beignets au petit-déjeuner. Le dernier jour, Vincent et Erine en ont même mangé 6 chacun… Mais la préférence de Vincent reste la mangue, du jardin de Rosina… Mmmm…

 

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What’s for dinner in Thailand ?

La Thaïlande est connue pour ses qualités gastronomiques et une fois que l’on y est, ça s’est confirmé.

Les thaïlandais aiment le snacking : il y a dans toutes les rues des vendeurs ambulants qui proposent des brochettes de viande, des ananas coupés, des crêpes, des fruits oléagineux…Tous mangent dans la rue et c’est même parfois difficile de trouver une place pour s’assoir pour manger et même encore une poubelle…

Encore une fois, nous aurons bien mangé ici et pour rien… 150 baths (4 €) le plat complet. Ce n’est pas en Australie que l’on verra ça…

Je ne vous parlerai pas encore une fois des merveilleux fruits exotiques que nous avons encore dégustés.

Contrairement aux autres pays, on trouve partout en Thaïlande des plats occidentaux de type pizzas, sandwichs, viande… Honnêtement, aussi un peu lassés des plats asiatiques depuis 4 mois, nous en avons aussi profité. On voit aussi dans les rues pas mal d’enfants thaïlandais en sur-poids pondéral. Les supermarchés proposent toutes sortes de chips, de junk food possible.

Nous avons aussi souvent trouvé dans les restaurants la mention : NO MSG : comprendre : garanti sans glutamate : exhausteur de goût fortement utilisé par les asiatiques et qui peut donner de sacrés symptômes désagréables : diarrhées, maux de tête…

Les plats que nous avons dégustés ici sont encore une fois très parfumés avec plein de saveurs différentes au palais. Cependant, j’ai trouvé que l’on dégustait plus de plats très épicés ici qu’ailleurs : le menu propose 50% des plats avec du curry et ce n’est pas du curry très doux comme ailleurs. Comme au Laos et au Cambodge, ils aiment mettre des petits piments rouges partout, dans tous les plats.

Quelques exemples de plats que nous avons aimé déguster :

  • Le Pat Thaï : riz frit avec de l’oeuf et viande : poulet, porc ou boeuf
  • Le Lab Kaï : Poulet avec herbes, vu aussi au Laos mais sous un autre nom
  • le Gang Massaman : Poulet avec cacahuètes, curry, pommes de terre et échalotes : le tout est servi dans la sauce assez liquide comme une soupe. C’est très bon mais la forme liquide est surprenante. C’est très épicé pour moi et savouré accompagné de riz
  • le Khao Ob Sab Pa Rod : riz frit avec morceaux d’ananas et fruits de mer servi dans un demi-ananas : mon préféré…
  • le Nue Yang Nam Tok : bœuf grillé coupé en fines tranches servis avec des herbes
  • le Kang Poa : curry épicé (local style) avec du bœuf, du poulet ou du porc
  • le Poh Tak : fruits de mer (essentiellement des poulpes, des crevettes, des calamars…) épicés servis en soupe agrémenté de Lemon glass
  • le Kong Som : Jus de  tamarin avec curry et crevettes accompagnés de légumes.

Et ce n’est qu’un échantillon….

Nous aurons encore une fois profité, comme au Laos des BBQ de table spéciaux : les “Mu Ga Kha’”. Une fois installés à table, le serveur nous amène un plat en forme de volcan disposé sur un mini barbecue en terre contenant des braises. Le volcan sert à cuire la viande et en dessous, il y a de l’eau pour pocher la viande ou les légumes : deux modes de cuisson au choix. Nous choisissons la viande, le poisson et les légumes que l’on veut sur un buffet à volonté… Le tout pour 99 Baths = 2,5 €… Bon, il faut oublier les mouches qui tournent autour de la viande…

Nous avons dégusté ce plat, un Vendredi soir, dans un restaurant au bord de la plage où nous étions les seuls occidentaux. A coté de nous, il y avait de grandes familles réunies, mangeant tout en regardant un match de foot sur un grand écran.

Au moment de partir, nous allons déguster aussi des petites douceurs : génoise nature classique, les banana cakes (excellents : mentions spéciale pour Murielle) mais aussi du riz avec de la noix de coco et du sucre brun cuit dans une feuille de bananier : Mmmhhh…

Je vous laisse vous lécher les babines avec mes photos…

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What’s for dinner in Laos ?

Nous voilà déjà à notre bilan culinaire sur le Laos.

Nous sommes restés 10 jours seulement mais nous avons découvert pas mal de choses tout d’abord grâce au restaurant de Sinlee sur l’île de KongBong puis grâce à un cours de cuisine à Luang Prabang.
Les ingrédients restent les mêmes que ceux que nous avons rencontrés en Chine, au Vietnam ou au Cambodge mais leur association n’est pas la même…

Un plat typique du Laos : le Lap ou Laap ou Larp (5ème photo) selon comment les cambodgiens le traduisent. Il faut savoir qu’il y a autant de Lap que de cambodgiens… Tous ont des goûts différents mais à chaque fois, un sacré mélange de saveurs principalement lié aux herbes aromatiques utilisées.

Le Lap est une salade froide de poulet ou porc ou tofu ou poisson.

  • on fait chauffer un peu d’eau dans un wok avec du bouillon cube de poulet et du jus de citron vert
  • on y fait cuire la viande et on laisse réduire l’eau
  • Puis on retire la viande du feu et dans un bol, on la ménage avec de la fleur de banane (OK pas facile à trouver chez nous !), des jeunes oignons verts, de l’ail, des échalotes, de la coriandre, de la citronnelle, du sel, de la poudre de chili
  • ET LE TRUC qui donne plein de goût : des feuilles de “kaffir lime” : herbe qui donne énormément de goût. La feuille est assez épaisse et ressemble à du laurier mais le goût est bien différent… Apparemment, on peut le remplacer par le zeste d’un citron vert.

C’est succulent !!!

Mon plat préféré a été le PANAENG GAI (7ème photo) : Un mélange de porc et de poulet dans une sauce de noix de coco avec de la pâte chili.

  • On fait revenir des échalotes et de l’ail dans l’huile,     
  • On ajoute dans le wok tous les autres ingrédients :
    • viande de porc et de poulet finement émincée
    • lait de coco
    • pâte de chili
    • bouillon cube, sel, poivre
    • coriandre
    • oignons…

Pas trop épicé et très bon…

Une des particularités du Laos, c’est le riz : on nous propose le riz à la vapeur ou le “sticky rice”. Le sticky rice est une variété de riz spécifique qui est lavé plusieurs fois dans beaucoup d’eau, puis cuit à la vapeur et servi dans des petits paniers faits en feuilles de palmier. C’est très collant et ça se mange avec les doigts.

Dans les rues, nous avons croisé des barbecues avec des demis poulets sur des brochettes, des marmites pour frire les beignets et même des marchands de gaufres… Nous avons été surpris de voir des morceaux de bœuf sécher comme le Biltong d’Afrique du Sud.

Il ne faut pas oublier le café du plateau des Boloven : connu mondialement. Je ne suis pas une spécialiste en café mais apparemment, celui-ci vaut le détour. L’expérience de M. Coffee qui torréfie le café devant nous batch par batch reste un souvenir exceptionnel… Notre valise dégage une bonne odeur de café lorsqu’on l’ouvre.

Pour les amateurs d’apéritif, les restaurants proposent le Lao Lao Cocktail : surprenant, très alcoolisé, à base d’alcool de riz local… 60% d’alcool de riz en général. On a essayé le Lao Lao Mojito… et bien,  on préfère la version avec le rhum !…

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Recette de cuisine cambodgienne !

20101214_LL_1-9Une fois n’est pas coutume, nous allons vous détailler aujourd’hui la recette dont nous parlions dans notre article “Une journée dans un village cambodgien”.

Tout d’abord, félicitations à Jean-Georges qui a encore une fois gagné en donnant 3 ingrédients de la recette (mais n’a pas trouvé les principaux).

Le plat est un plat typique du Cambodge qui est mangé presque quotidiennement dans les campagnes.

Ingrédients :

  • – un nid de fourmis rouges
  • – du poisson fermenté
  • – du piment (beaucoup)
  • – du sel (1 cuillère à soupe) et du sucre (2 cuillères à soupe)
  • – de l’ail
  • – du gingembre doux
  • – de la citronnelle

 

Préparation :

  1. Casser le nid de fourmis trouvé dans un manguier. Récupérer les fourmis et les larves dans un seau d’eau.
  2. Préparer les condiments : émincer l’ail, couper de larges tranches de gingembre, couper les piments en fines tranches et mélanger en ajoutant le sucre et le sel
  3. Mixer le poisson fermenté (si ça sent très mauvais, c’est normal). Le mixage se fait bien-sûr au couteau.
  4. Ebouillanter les fourmis
  5. Mélanger les fourmis et le poisson fermenté
  6. Ajouter les condiments et mixer au couteau
  7. Envelopper le mélange dans une feuille de bananier
  8. Laisser cuire une dizaine de minutes
  9. Bon appétit !

Pour la dégustation, faire de petites chips à l’aide de morceaux de fleurs de bananier et tremper dans le plat. Comme nous le disions, c’est très fort et très épicé !

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What’s for dinner in Cambodia ?

Encore une fois, nous avons vraiment bien mangé au Cambodge… Ce mélange de saveurs…

Comme tous les pays asiatiques, les cambodgiens aiment mélanger le sucré et le salé, l’épicé avec le doux (ex : le curry avec la noix de coco). Nous avons retrouvé les salades de fleurs de bananiers, les nouilles frites avec légumes et noix de cajou, le poulet à l’ananas et sur les marchés, les petites galettes de riz fourrées que j’avais cuisinées au Vietnam…

Il y a quelques plats typiques comme le Amok de poisson, un plat en sauce (une sorte de curry) mais aussi la viande accompagnée de sa sauce au poivre de Kampot : excellente…

Il y a aussi les aliments spéciaux : rappelez vous :

  • la tortue goutée par Laurent et Pierre en descendant du bus,
  • les tarentules ou les grillons vendus dans la rue aux enfants comme on achète un cornet de glace chez nous
  • les condiments spéciaux : la pâte  de crevettes séchées fond de sauce
  • les morceaux de graisse de porc séchés vendus sur les marchés dans des grands sacs de 1 m de haut comme des chips
  • les œufs de 100 ans vieillis 45 jours dans la terre, ayant une odeur de vieux fromage

Mais ce qui nous a particulièrement intéressés, c’est ce que mangent les cambodgiens au jour le jour…

La viande est réservée aux jours de fêtes. Les vaches ou buffles ne sont pas élevés pour la nourriture (même pas pour le lait) mais pour les travaux de la ferme.

Les poulets ou cochons élevés à la maison sont souvent vendus dans le but d’acheter du riz pour nourrir la famille quelques temps ou tués dans de grandes occasions comme le jour de l’an en Avril au Cambodge. Durant ce jour de fête, une partie de la viande est offerte aux moines et le reste est partagé avec la famille et les voisins.

Pour les repas de tous les jours, les cambodgiens se préparent du poisson qu’ils pêchent dans les rivières ou rizières. Ils en font une soupe. Pour cela, ils font bouillir de l’eau et y ajoutent, pour faire une sorte de bouillon, de la citronnelle, de l’ail, du piment, un genre de gingembre doux, du tamarin concassé, du sel, du sucre et le condiment par excellence : du poisson fermenté 10 jours ; puis ils ajoutent le poisson coupé en 5 gros morceaux, du chou chinois et en fin de cuisson des jeunes oignons.   Ce met est plein de saveurs et ma foi très bon…Et comme deuxième plat typique, voici la réponse à notre devinette de Mercredi : Sur un morceau de bois servant de planche à découper, nous avons émincé :

  • de l’ail
  • de la citronnelle
  • des piments rouges (La préparation de ce plat riche en piment me vaudra d’avoir le bout des doigts en feu une longue journée…)
  • du gingembre doux
  • du poisson fermenté qui pue à 2 mètres…
  • Et cerise sur le gâteau : des milliers fourmis rouges et leurs larves…

Les fourmis proviennent des manguiers. On y trouve au bout des branches de gros nids. Les cambodgiens secouent les arbres et récoltent les fourmis qui tombent. Ils les font bouillir et le tour est joué.

Toute cette pâté est placée dans une feuille de bananiers chauffée au feu pour l’assouplir : on forme ainsi un petit maquet que l’ont fait chauffer comme une papillote au feu.

On mange la pate cuite étalée sur un pétale de fleur de bananier. Franchement, je ne peux pas vous dire quel était le goût des fourmis car j’ai bien plus senti celui du piment et du poisson fermenté (fort goût de fromage)…

Les cambodgiens mangent aussi des citrouilles, des courgettes, des aubergines, des haricots verts qui font près de 50 cm de long…

Le riz reste le plat de base de leur alimentation : ils en mangent absolument à tous les repas, y compris au petit déjeuner…

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Devinette vietnamienne : réponse

Je vous explique :

P1040001 C’est du riz soufllé: du pop rice (comme on dit du pop corn pour le maïs)…

Lors de notre visite dans la fabrique familiale, nous avons vu comment fabriquer de très bonnes barres de riz soufflé au sucre.

 

 

 

 

 

 

P1030994 Les grains de riz sont placés dans une grande marmite contenant du sable : la marmite est placée sur le feu. Elle est très chaude.
P1030995 Le sable est mélangé avec le riz et à peine après avoir été placé, il saute pour donner du riz soufflé.
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P1030997 Et voilà !!!
P1030999 La marmite est alors retournée sur un tamis pour éliminer le sable, plusieurs fois.
P1040002 Il est ensuite mélangé au sucre et placé sur une table encadré par un moule et pressé par un gros rouleau à pâtisserie très lourd.
P1040004 Une fois séché, les gens coupent les barres avec une règle et un couteau et les emballent.
P1040005 Et même avec bébé à coté…

What’s for dinner in Vietnam !

Après ces quelques semaines au Vietnam, qu’est ce que nous aurons bien mangé !!!

Au petit-déjeuner les vietnamiens mangent une soupe de nouilles ou du riz mais j’avoue que nous sommes restés à notre petit-déjeuner sucré… On trouve facilement des baguettes (pain)au Vietnam, vendue dans la rue et même sur le bord des autoroutes…

En règle générale, je dirais que les repas sont bien plus équilibrés qu’en Chine : on retrouve dans tous les plats de la viande ou des œufs, des légumes (contrairement à la Chine) et des féculents (riz ou pâtes).

A Hanoï, nous avons testé les “restaurants” de rue qui vendent des Pho Bo ou Pho gà : viande de bœuf ou de poulet cuite des heures dans l’eau avec oignons, gingembre, sauce poisson, anis, cannelle… Servie enroulée dans des légumes verts (voir 1ère photo) ou dans la soupe directement, ils sont toujours accompagnés de riz ou de noodles, mais aussi de Water grass (légumes verts) revenus avec des oignons et de l’ail.

Nous avons aussi aimé confectionner nos propres rouleaux de Printemps : prendre une feuille de riz (aussi fine que du papier calque), y mettre des nouilles, des légumes coupés en julienne, de la viande cuite à l’eau ou du poisson grillé, refermer le rouleau et le tremper dans la sauce soja…

Mon expérience culinaire favorite sera celle vécue chez l’habitant avec les communautés aux alentours de Sapa. Nous avons pu participer à la cuisine autour du feu. Sur celui-ci, les femmes disposent un grand wok, le remplissent d’huile d’arachide et y font cuire des pommes de terre frites pour les touristes en apéritif. Puis la même huile est utilisée pour faire frire les rouleaux de printemps fraîchement roulés.

Ensuite, elles récupèrent l’huile pour l’utiliser progressivement dans tous les plats cuisinés par la suite :

  • un peu d’huile, d’oignons, échalotes et ail et une bassine pleine de haricots verts fraichement équeutés (pré-cuits dans la casserole ou non) : on mélange et on ajoute du sel, du sel et encore du sel…
  • un peu d’huile, d’oignons, échalotes et ail et une bassine de Water grass : la bassine parait énorme mais les légumes réduisent très très vite, et on ajoute du sel, du sel et encore du sel…
  • même recette pour faire revenir des champignons cueillis dans la forêt en Juillet, puis séchés et tout juste reconstitués dans l’eau
  • un peu d’huile et d’oignons et hop, on fait revenir des lamelles de porc fraichement coupées. Puis on rajoute les haricots verts et les champignons juste préparés.

Nous aurons aussi le plaisir de déguster leur porc séché et fumé au dessus du feu. Le nôtre n’aura que quelques jours mais ils peuvent garder des morceaux de porc pendant des mois, pendus toute la journée au dessus de l’âtre. Pour nous, ils en ont décroché un morceau, l’ont lavé à grande eau, puis embroché et mis sur le feu et encore lavé et encore cuit… Les morceaux sont franchement gras et ressemblent à notre poitrine fumé.

Coté viande, ils mangent du poulet, du porc, du bœuf mais aussi du serpent, du chien, de la grenouille mais aussi du poisson (poisson-chat, de l’anguille…), des fruits de mer (crevettes, langoustes, crabes, noix de St Jacques). Sur tous les marchés et régulièrement, on trouve du tofu qu’ils aiment frire ou servir cuit à l’eau.

Tout est servi avec du riz cuit dans une casserole sur le coté.

Ils utilisent toutes sortes de légumes : des aubergines, des tomates, des épinards, des salades, des citrouilles, des poivrons, des oignons….

Mais nous avons aussi découverts de nombreux fruits inconnus pour nous. Mis à part, les pommes, bananes, ananas, oranges et clémentines que l’on trouve partout dans les rues, nous avons aussi goûté :

  • la pomme rose (Mân), fruit rouge à la peau fine, ayant un goût entre la pomme et la poire
  • le fruit du Dragon (Trai Tang Long)
  • Le ramboutan (Chôm Chôm) ou litchi à poils longs
  • un fruit ressemblant à une châtaigne avec une peau marron, difficile à décortiquer et contenant un fruit blanc assez juteux sans trop de goût…
  • les petits litchi à peau lisse…

Ils mettent volontiers de l’ananas, de l’ail et des cacahuètes dans tous les plats…

Notre dernière expérience dans le sud sera le Canh Chua : du poisson chat dans une casserole d’eau avec diverses légumes et fruits : fleurs de citrouille, cactus, rhubarbe, épinards, ananas… Un bain de différentes saveurs le tout couvert d’herbes vertes.

Laurent aura aussi testé le menu au serpent avec des rouleaux de Printemps au serpent, et même un curry au serpent. La viande a une texture un peu plus ferme que du poulet et n’a pas vraiment de goût.

Dans le Sud, nous avons aussi vu de nombreuses échoppes au bord de la route qui vendent du Ca Phê : comprendre Café. Les échoppes ont toutes des hamacs pour que les routiers puissent se reposer. Il parait que le café vietnamien (robusta) est fameux … Mais ils ont une spécialité : le wizmo café. Accrochez vous ! Le café est torréfié et placé sur le sol : là il est mangé par des genres de fouines qui vont les digérer et on va ensuite récupérer les fèves de café dans les selles des animaux : Hummm… Il parait que ça a un goût excellent particulier : Nous, on n’a pas testé…

I y aurait encore pas mal de choses à dire mais vous les avez déjà lu dans nos précédents articles : le chien au marché, les carcasses sur le trottoir, les criquets, les petits pancakes préparés au safran au cours de cuisine à Mui Ne, appelé Banh Xeo… Est ce que tout ça ne vous donne pas l’eau à la bouche ???

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What’s for dinner in Japan ?

Et voici le moment de retrouver votre rubrique préférée sur la cuisine locale ! (ça me rappelle le début des articles de Laurent dans Electronique Pratique… pour ceux qui s’en souviennent).

Le Japon est riche de différentes spécialités culinaires…

Les sushis :

Tout le monde connait les fameux sushis composés de riz vinaigré couvert d’une fine couche de poisson cru avec une pointe de wasabi entre les deux… ou encore composés de riz vinaigré et de poisson cru roulés dans une feuille de nori (algue). Nous aurions bien aimé déguster des sushis dans un kaitenzushi, restaurant avec tapis roulant qui fait passer les plats mais nos enfants n’aimant pas les sushis, nous avons du nous contenter de les acheter à emporter afin de leur trouver autre chose…

Laurent aura dégusté ses meilleurs sashimis (poisson cru tout seul) au petit-déjeuner de sa virée au marché de Tokyo…

Les tempura :

Des légumes et des fruits de mer couverts de farine et frits dans l’huile… Comprenez des beignets de légumes ou de crevettes. Les japonais en sont très friands… En fait, il parait que ça vient du Portugal mais chuttt….

Les yakitori :

Petites brochettes de viande ou poissons (brochettes faites en bambou, bien sûr), grillées. Excellent… Sauf quand on ne sait pas ce qu’on commande et qu’on se retrouve avec tous les abats du poulet… Mais bon… Faut bien goûter à tout… C’est aussi ça, l’aventure !

Les tepanyaki :

Hummm, ça j’ai adoré…. Dans les grands restaurants (hors de prix même au Japon), le cuisinier cuisine devant vous sur une plaque chauffante… Nous, nous avons eu la plaque chauffante mais le cuisinier préparait son plat dans sa cuisine et venait juste nous mettre le met à déguster sur notre table (chauffante, vous l’aurez compris). Les mets sont composés de mélanges :

  • de pâtes, viande, sauce soja, légumes grillés
  • de pommes de terre, porc et fromage
  • œufs, légumes, viande….

C’est excellent, les enfants ont adoré ça…

Mais il y a encore plein de spécialités :

Les confiseries : sorte de crêpes de riz fourrées d’une sorte de pâte aux fruits. De nombreux magasins en vendent des boites entières. Le goût est assez bon mais la texture très molle à mon goût….  Il existe d’autres confiseries plus croustillantes mais très sucrées.

Les nouilles sont aussi servies à toutes les sauces comme chez les chinois.

Les japonais sont friands de tofu (pâte blanche : caillé de soja). La petite famille n’avait déjà pas trop apprécié le tofu avec mes cours de diététique, ici ils ne l’apprécieront pas plus. De même pour le lait de soja, tant bu par les asiatiques…

Le sake : issu du riz, le sake a un taux d’alcool d’environ 16 %. Il y en a diverses variétés plus ou moins douces. Il est servi dans une petite cruche ronde à fin goulot et se boit dans des petits godets. Nous en avons testé un seul doux, très bon, dans notre palais de novices….

Ici les japonais accordent beaucoup d’importance à la diététique. Dans les restaurants de chaîne, toutes les cartes montrent le nombre de kcalories apportées par le plat et même parfois le taux de sel. On retrouve, bien sûr, un pavé nutritionnel sur tous les packagings. Les restaurants proposent aussi des menus enfants bien équilibrés avec potage de légumes, petites portions de viande, riz…

A l’entrée des restaurants, les restaurateurs présentent souvent en vitrine les plats qu’ils proposent. C’est amusant comme ces plats en plastique ou en cire (je suppose) font plus vrais que nature. Ils sont doués…

Les restaurants sont aussi très variés ici :

  • tout petits établissements avec 6 tables à tout casser, souvent avec des petites chaises pour petits…
  • restaurants au 6ème ou 7ème étage d’un immeuble dont on ne devinerait pas qu’ils sont là s’ils n’y avaient des rabatteurs dans la rue proposant la carte
  • petites tables basses sur tatamis où nous sommes assis en tailleur
  • tables dans des toutes petites pièces séparées par des cloisons en papier…

J’aime bien aller voir les magasins d’alimentation, les marchés et les supermarchés. Ici, les rayons de riz et de thé sont, bien sûr, impressionnants, logique! Mais on trouve un rayon légumes et fruits bien plus important qu’en Chine. Ce qui nous a marqué, c’est le rayon poissonnerie qui remplace littéralement notre rayon viande, par sa taille et sa diversité et bien sûr, le rayon des feuilles d’algues pour faire ses propres sushis…

Nous avons aussi souvent retrouvé des petits alvins séchés que les japonais mettent sur leurs préparations comme pour assaisonner leurs plats. A la cuisson, les petits alvins séchés bougent, s’envolent presque : nous avions cru que c’était des asticots vivants la première fois…

Ils aiment aussi les racines ou tubercules conservés dans le vinaigre : ça nous a franchement rappelé le goût de nos radis (le vinaigre, en moins).

Au supermarché, tout est bien rangé dans les rayons et propre. Les caissières laissent vos articles dans votre panier, vous donnent des sacs plastique et après avoir payé, des tables sont mises à votre disposition (avec autres emballages, scotch …) pour emballer, vous même, vos courses comme vous l’entendez.

On trouve bon nombre de petits épiciers modernes (tous des mêmes enseignes : Lawson ou Mini Mart) dans les grandes villes et banlieues.

Comme à l’entrée de tous les magasins, il y a des machines automatiques pour emballer les parapluies : comme ça on ne met pas de gouttes partout : on passe le parapluie dans la machine et il ressort emballé… Trop classe…

Les japonais semblent beaucoup aimer la culture et la cuisine française. Ca doit être pour ça que l’on a beaucoup de touristes japonais chez nous. Nous avons découvert avec surprise beaucoup de magasins avec des noms français et surtout beaucoup de boulangeries-patisseries très bonnes. En plu, quel bonheur pour nous de pouvoir déguster une bonne baguette bien fraîche….

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