La balade de cow-boys

Ce matin, réveil au lever du soleil pour profiter de la vue et pour notre RDV avec Patrick, notre guide de horse riding… Si, si, nous allons faire du cheval sur les traces de John Wayne…

Le RDV était fixé à 7 heures et le fameux Patrick ne pointera le bout de son nez qu’à 7h45… Mais bon… Ce sera l’occasion pour moi de discuter avec les navajos en attendant le fameux Patrick. Ils sont très surpris par la baisse du tourisme cette année… Ils comptent une activité au tiers de l’année précédente à la même époque ! C’est énorme… Manus possède 60 chevaux et aura tout juste de quoi les nourrir cette année… Il va devoir en vendre pour nourrir sa famille. Les touristes habituels sont essentiellement des européens et des japonais, seulement 5% d’américains. Et cette année, on voit bien moins d’européens… Je lui explique que la crise économique est bien présente en Europe cette année et que l’humeur est assez morose…

Finalement, Patrick arrive (il s’était trompé d’heure), on s’explique, je montre bien mon mécontentement puis on détend l’atmosphère pour que tout le monde puisse en profiter. Tout le monde ou presque car moi, je suis stressée… Je suis tombée de cheval la dernière fois sur l’ile de Pâques et on ne peut pas dire que l’équitation soit mon sport préféré… Les enfants sont eux, très excités. Ils se demandent quels chevaux ils vont monter, s’ils seront calmes ou plus nerveux.

Nous arrivons en voiture dans une toute petite “stable” avec une douzaine de chevaux. 6 sont déjà sellés. J’explique à Patrick mon appréhension et il me garantit que les chevaux sont très sages et très dociles.

Nous montons sur Silver, Skippy, Brownie, Crazy Eyes, Spirit, Urso … : beaux chevaux d’après les connaisseurs et nous voilà partis. Nous suivons un chemin à peine visibles dans la campagne environnante au pied des pics. Nous sommes seuls, pas une voiture, pas un autre groupe. C’est fou de s’imaginer ici. Je suis très tendue sur mon cheval pourtant extrêmement calme mais je réalise la chance d’être ici. Les enfants sont tous ravis de leurs chevaux aussi très faciles à manier. Laurent qui ferme la marche s’amuse à faire des petits détours autour de pierres et de buissons comme on pourrait conduire une voiture. Son cheval répond au doigt et à l’œil. Nous continuons au pas alors que tout le monde (sauf moi) demande à faire du trot. Je propose de me laisser attendre à un endroit et de partir avec le groupe au trot mais Patrick ne veut pas pour des questions de sécurité : ce sera tout le monde au trot ou pas de trot. Aïe… Vraiment, je ne le sens pas mais à force d’entendre les autres insister, j’accepte. Les chevaux accélèrent tranquillement et je me sens ballotée à gauche et à droite sans bien maitriser la chose. Ca ne dure que 2 minutes et j’arrête tout. Tant pis ! Ne m’en demandez pas trop !

Patrick nous chante des chants navajos : on se croirait vraiment dans un western. On fait de superbes photos et on continue la balade pendant 2 heures. Le chemin passe par des cotes et des pentes que les chevaux prennent tranquillement alors que nous penchons nos corps en avant ou en arrière pour accompagner le mouvement.

“I’m a poor lonesome cow-boy and I’m a long long way from home !”

Anaïs insiste encore pour faire du trot mais c’est vraiment trop pour moi, je reste très tendue sur le cheval.

A notre retour, Patrick emmènera le reste du groupe faire un peu de trot alentour en me laissant à l’écurie avec Erine qui a un cheval un peu plus nerveux.

Quelle expérience !!! Tout le monde est finalement ravi de sa promenade, même moi qui suis enfin de nouveau les pieds sur terre avec en prime un bon mal aux fesses !

La journée se terminera par un nouveau repas au restaurant Navajo et une belle photo du couché de soleil.

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