Le retour de l’ours

En plein sommeil, David nous réveille en sursaut : “Habillez vous, restez dans les tentes !!!”. Je regarde l’heure, il est 4:15; cela fait à peine 3 heures que nous dormons. Nous comprenons de suite que l’ours a été vu près du camp. Nous nous habillons à la hâte et attendons l’ordre de sortir de la tente qui arrivera de suite.

Patrick a effectivement repéré les 2 ours que nous avons vus la veille se rapprocher du camp. Il a réveillé David de suite qui a pris les choses en main. Nous nous retrouvons donc tous en groupe derrière David qui a pris le fusil et le pistolet d’alarme. Les ours sont paisibles, à environ 150 mètres de nous. Ils marchent tranquillement en direction de la mer. Il n’y a aucun danger immédiat. David nous demande alors d’aller chercher casseroles et cuillers, pour faire du bruit au cas où ils se rapprocheraient.

Nous attendons près d’une heure. Pendant ce temps, la mère ours se couche et son petit joue à côté puis finalement, ils montent la petite butte en face du camp et disparaissent. Nous attendons encore pour voir s’ils décident de revenir .. ils ne le feront pas. Nous nous recouchons finalement à à 06:15 pour 5 heures de sommeil supplémentaires.

Au réveil, mauvaise nouvelle, le réchaud ne fonctionne plus. Un joint est cassé et empêche la mise sous pression de l’essence pour son allumage.  Après quelques essais, David trouve la solution et arrive à fabriquer des joints de fortune en récupérant du caoutchouc sur la mug de Cannelle. Ce sera un peu la galère pour faire chauffer de l’eau jusqu’à la fin du voyage mais ça fonctionnera tout de même.

Après le petit déjeuner, nous partons en balade à pied vers le Blondstrandbreen. Nous en profitons pour ramener du bois flotté pour faire un feu le soir. L’après midi, qui commence désormais à 18:30, nous partons en Kayak faire une balade et essayer d’approcher au plus près des phoques barbus. La technique est relativement simple. Les phoques font des micro sommeils d’une dizaine de secondes puis lèvent la tête pendant quelques secondes pour surveiller les alentours. Pendant les micro sommeils, il faut pagayer doucement et pendant les périodes de réveil, se laisser glisser sur l’eau. A 5 kayaks, ce n’est pas forcément évident de se synchroniser et nos tentatives se solderont par des échecs. Ce sera pour une prochaine fois. 

Nous rentrons vers 21:30, non sans avoir pensé à récupérer un glaçon d’eau douce (gelée il y a à peu près 4000 ans) pour l’apéro du soir. Nous nous retrouvons autour du feu à discuter … c’est très sympa. Nous commençons à vraiment bien nous connaitre et les vannes fusent !

Je suis par ailleurs un peu inquiet. Les batteries de l’appareil photo se vident à vue d’oeil et à cause du manque de soleil, le panneau solaire ne fournit pas assez de courant pour les recharger.

Nous nous couchons vers 01:00 du matin et ma garde est prévue pour 05:00.

20120814_042534_IMG_198220120814_050021_IMG_198620120814_133955_IMG_200320120814_145157_IMG_200820120814_150318_IMG_201520120814_153426_IMG_202020120814_194245_IMG_203920120814_194753_IMG_204420120814_195956_IMG_204720120814_202228_IMG_205520120814_221230_IMG_205920120814_221337_IMG_2061