Les premières balades

Suite à l’organisation des tours de garde la veille, c’est à 04:00 que Régis me réveille. Je suis le dernier à faire la garde cette nuit. Le temps est frais et couvert mais il n’y a pas de vent. Je me fais rapidement un café dans le tipi puis je profite de la solitude forcée pour faire quelques photos. Toujours pas grand chose à prendre alors je continue dans la série “Les glaçons sur la rive” .. c’est un peu ennuyant quand même. Je prends une photo du GPS qui indique une latitude d’un peu plus de 79°N.

J’écris le blog sur l’Iphone en me demandant combien de jours il va tenir en mode économie d’énergie. Je n’oublie tout de même pas la fonction première de la garde et analyse toutes les 5 minutes les horizons à la jumelle. Le terrain est assez sombre et l’ours blanc devrait bien se voir côté terre. Par contre, côté mer, c’est un peu plus difficile de savoir si on le repèrera bien parmi les glaçons du brash.

A 06:00, je réveille David pour la préparation du petit déjeuner. On en profite pour parler un peu avant de réveiller la troupe une heure plus tard.

Ce matin, nous allons partir à pied vers le glacier Blomstrandbreen. C’est une première promenade, pas trop difficile même si à l’arrivée, il y a une pente assez raide et glissante. Cela permet de voir comment tout le monde se débrouille pour les passages de gué notamment. A l’arrivée, nous avons une superbe vue sur le glacier. Cela me fait penser au Perito Moreno en Argentine.  Nous prenons quelques photos, buvons thé et café et repartons tranquillement.

Arrivés au camp, nous déjeunons : le menu est simple et sera le même pour tous les repas de midi pendant le voyage : saucisson, chorizo, soupe, nouilles chinoises, purée,  fromage, café et chocolat. Ca peut paraitre beaucoup mais on brule beaucoup de calories sous ces latitudes.

Nous repartons ensuite pour une 2ème promenade voir des cabanes de trappeurs. David en profite pour nous expliquer la flore de la toundra. Bon, je ne suis pas un grand passionné de botanique mais là, aucune plante (même les arbres) ne dépasse les 5 cm de haut, alors comment dire .. c’est pas l’extase de folie. En gros, il y a 3 pâquerettes et 2 boutons d’or fanés. Sourire

Nous voyons les cabanes de trappeurs, des enchevêtrements de planches couvrant des poêles à bois. On se demande comment ils pouvaient passer plusieurs mois à vivre ici.

Au retour, il fait un peu froid, la brume est tombée. Nous nous mettons à table pour l’apéro et rediscutons des gardes. Sylvette, qui va faire la première garde annonce alors naturellement que si elle voit l’ours, elle prendra d’abord des photos, jusqu’à ce qu’il se rapproche à 3 m puis ira chercher David. Ca a fait comme un petit froid dans la bonne humeur .. tout le monde se demandait si c’était une blague ou pas. Je me souviens du regard de David qui n’en croyait pas ses oreilles … Bref … après une brève explication et un recadrage, tout le monde va se coucher plus ou moins rassuréss.

La nuit se passera finalement parfaitement bien ….

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