En route vers La Paz !

Au réveil, Laurent va vite rendre les BD des enfants à l’Alliance française et nous partons avec 15 minutes d’avance avec le taxi réservé par l’hôtel : encore une voiture déglinguée avec le volant et les pédales réinstallées à gauche mais les compteurs déconnectés à droite… L’important c’est que l’on arrive en temps et en heure à l’aéroport.

C’est fou comme le pays peut être pauvre et offrir quand même une excellente connexion Internet dans l’aéroport.

Le vol part à l’heure mais ouh la la celui-là, je m’en souviendrai longtemps. Sucre est située dans les montagnes et l’avion se trouve balloté sur les cotés. Le plus effrayant fût le gros trou d’air qui a fait descendre l’avion de plusieurs mètres alors que nous venions tout juste de décoller et que nous n’étions pas très hauts. Je n’ai pas pu m’empêcher d’échapper un cri comme d’autres passagers d’ailleurs mais il semble que mon cri était plus fort que les autres… Oups…

Une fois que nous avons pris de l’altitude, les turbulences se calment et Laurent évoque le caractère spécial de l’aéroport de La Paz, aussi entouré de montagnes et à 4000 mètres d’altitude. Ca promet… Le vue est magnifique, la ville s’étend sur les montagnes et entoure l’aéroport. L’atterrissage sera moins mouvementé mais bien secoués quand même, Vincent et moi ressortons tout pâles de l’avion. Un petit moment pour nous remettre et Laurent précise au taxi qu’il serait bien qu’il roule doucement s’il ne veut pas que je lui décore sa voiture…

Nous avançons bien sur l’autoroute en découvrant la ville. C’est la première fois que nous voyons une ville étendue sur la montagne et la vallée. Les immeubles ne font pas plus de 3 étages de haut et la couleur des maisons épouse la couleur des montagnes : c’est très beau et impressionnant.

Le chauffeur me demande si il roule assez lentement : je reprends des couleurs car j’arrive même à lui répondre que ça va mieux.

Arrivés à l’entrée de la ville, les voitures sont bloquées. Notre taxi fait demi-tour et prend tout simplement la voie d’accès à l’autoroute dans l’autre sens pour sortir… oui, oui, oui… C’est celà, oui !!! Arrivés en haut, c’est la même chose, tout est bloqué par des manifestants… Et voilà, nous y sommes dans les grèves de Bolivie !!! Le taxi nous largue là, comme des fleurs en nous disant vaguement où nous sommes sur le plan du Lonely Planet… Nous voilà partis tous les 4 avec nos sacs de voyage et nos sacs à dos dans les rues de La Paz. Laurent joue les guides, il vaut mieux car moi, je ne suis pas très douée avec un plan (quoiqu’avec ce voyage, il semblerait que j’ai fait des progrès). Au début, nous suivons tous les autres piétons qui se sont faits largués comme nous sur la route. Puis, il faut tourner pour nous rapprocher de l’hôtel mais tourner veut aussi dire monter, car, comme je l’ai dit plus tôt La Paz est dans la montagne : ça monte et ça descend… Et cerise sur le gâteau : nous sommes à 3700 mètres d’altitude. Bah, on va faire des pauses de temps en temps…

Les enfants avancent super bien, nous sommes très fiers car ils n’ont pas bronchés une seule fois. Les trottoirs sont défoncés mais nous apprécions quand même les roulettes de nos sacs… Une fois le barrage passé, la circulation est de nouveau très dense et il faut être sacrément prudents avec les voitures (mais y’a pas un seul taxi de libre). Il y a des vendeurs avec leurs étals partout. Par certains cotés, on se croirait à Hanoï. Et finalement, après 2 kilomètres de marche et une seule erreur de chemin, l’hôtel Rosario est en vue.

Les réceptionnistes nous voient arriver tirant la langue… Nous allons nous poser dans notre chambre avant de repartir en vadrouille. OUF…

Nous sommes dans le quartier Rosario, en plein centre. Nous partons en vadrouille dans le quartier des sorcières où il y a de nombreux étals dans la rue qui vendent des herbes médicinales mais aussi des fœtus de lamas séchés : beurk… Il parait que quand on fait construire sa maison, on doit en enterrer un sous la première pierre pour porter chance. Bon, Philou et Christophe (les gagnants de nos dernières devinettes) rassurez vous, on ne va pas vous ramener ça d’Amérique du Sud mais quand même, on y a pensé !!!

Après quelques heures de balade et de shopping dans le quartier, nous prenons un taxi pour rejoindre nos amis, les PPZ un peu plus loin dans la ville. Nous allons diner tous ensemble dans le restaurant français La Comédie excellent… Les enfants sont ravis de retrouver leurs amis et nous aussi. Encore une excellente soirée avec eux. Tellement bien que nous avons signé pour nous retrouver le lendemain pour découvrir La Paz.

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