Route vers Cafayate (1)

Aujourd’hui, notre voiture de location, c’est une GOL de Volkswagen, pas de faute de frappe, c’est une GOL, pas une Golf… C’est entre la Golf et la Polo. C’est bien mieux que notre Fiat pourrie de Bariloche mais il ne faut pas non plus s’attendre à des miracles.

Nous retrouvons Sam et Charlotte comme prévu et c’est parti pour Cachi : première étape de notre road trip.

Au début, la route est quelconque, puis on entre dans les montagnes et là, on se demande si on a bien fait de prendre une Gol et pas un 4X4 car par 4 fois, on va bien tremper les roues dans l’eau, version Camel Trophy. En plus la route n’est pas goudronnée, c’est une piste de pierres.… Les paysages de montagnes sont très beaux, rouges et très arides.

Et là, on va croiser nos premiers cactus pour le plus grand plaisir de Vincent qui rêvait de voir des cactus. Ca fait bien rire Sam et Charlotte qui nous voient nous extasier sur les cactus car eux, en ont croisé beaucoup depuis qu’ils roulent en Argentine. Ils ont fait les mêmes photos que nous mais 10 jours, plus tôt… C’est vrai qu’ils sont beaux, ces cactus. “On se croirait dans Lucky Luke” dit Vincent (petit clin d’œil pour Papy Lucky Luke, mon papa). La route est très agréable car on passe par des paysages encore jamais rencontrés dans ce voyage.

Tout d’un coup, je dis à Laurent de s’arrêter car j’ai reconnu quelqu’un. Au milieu de nulle part, il y a une maison avec 3 personnes qui boivent un café sur la terrasse : Pif, paf, poum, ce sont François et Viviane, le couple de clermontois rencontrés à Iguazu… Qui l’eût cru, encore ?! Moi, je dis qu’il y a un destin… Ils sont en train de faire la route inverse avec leur guide et leur chauffeur. Gentiment, François me demande des nouvelles de mon genou. J’aurais presque pu lui montrer mon IRM mais je l’ai laissé à Salta.

Petit café et on repart.

Les paysages continuent à nous bluffer, ils changent du tout au tout en 5 minutes. C’est fou… Sur la route, on croise peu de voitures mais des guanacos (lamas sauvages), des ânes et des oiseaux de proie.

On passe un col à 4100 mètres sans problème…

Sur le bord de la route, dans les villages, on découvre des étendues de poivrons qui sèchent au soleil : c’est très beau et ça sent très bon. On voit aussi nos premières maisons en torchis, que les médecins de Bruxelles nous ont conseillé d’éviter pour la nuit car le torchi abrite des petits insectes qui donnent la maladie de Chagas : une maladie que personne n’a envie d’attraper..

Arrivés à Cachi, pause déjeuner dans un petit restaurant de la ville. Près du feu, le cuisinier nous montre ses casseroles avec de la casuela de pollo, de la casuela de carne et des pimentas farcis. On déjeune très bien pour presque rien. Une idée : les enfants mangeront ENCORE des empanadas pour 6 pesos les 2 : ça fait 1,2 euros…  Pendant le déjeuner, on rigole bien avec Sam et Charlotte, comme d’hab… Sam se prend une bouteille de vin pensant déguster un vin des bodega de Cafayate : on lui sert une vraie piquette dans une bouteille de bière… Dommage…

Petit tour dans la ville : alors là, tu te crois bien au bout du monde, au milieu de nulle part !!! Moi, personnellement, je me suis crue dans un épisode de Zorro… C’est tout à fait ma vision des villages reculés du Mexique, sauf qu’on est en Argentine. La route est couverte de poussières, les rues mènent vers la place centrale du village avec des espaces verts, des arbres alors que tout le reste n’est que poussières et terrain sec. Sur la place, l’église… Classique… Je m’attends à voir débarquer le sergent Garcia mais non… A la place, on voit, comme partout en Argentine les voitures toutes déglinguées passer dans les rues : les vieilles Chevrolet, les vieilles Renault 12… Ce qui est rigolo comme dit Charlotte, c’est qu’on voit aussi les femmes s’échiner à balayer les trottoirs.

Bon, allez, on est reparti… C’est que l’heure tourne et ici, il n’y a pas de village tous les kilomètres et encore moins avec un hôtel pour la nuit. Après quelques arrêts photos, nous passons Molinos et traçons jusque Angastaco avec la lumière du coucher de soleil… Ca rajoute encore aux paysages.

Arrivés à Angastaco, on trouve de suite l’hosteria : comme dit Sam, c’est pas le Hilton mais au moins, c’est pas en torchi, relativement propre, avec des lits et le prix est en rapport avec la prestation. On oublie les gros problèmes de plomberie des salles de bains avec des fuites au sol et les chasses d’eau toutes démontées.

Maintenant, nouvel objectif : Manger. Après avoir fait en 1/4 d’heure le tour du village, on n’a pas grand choix… Il n’y a qu’un snack ouvert. Encore une fois, c’est pas le Hilton mais on mange pour pas grand chose et on se marre bien avec Sam et Charlotte…
Finalement, on dormira même pas trop mal sous nos couvertures en poil de lama.

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