Salta

Départ de Buenos Aires : la remise (taxi) qui passe nous prendre à 6h 45 chez Guillaume et Christèle est une vieille voiture qui crache de la fumée… Le coffre est déjà occupé par la roue de secours et nous ferons le trajet avec les valises sur les genoux… Du moment qu’on arrive…

Vol sans problème de Buenos Aires jusque Salta.

L’hôtel que Laurent et Christèle nous ont dégoté est super chouette : juste 6 chambres et nous avons un petit appart pour 4. Après une petite sieste, nous partons à la découverte de la ville. Déjeuner dans un des restos du quartier : comme d’habitude, il ne faut pas être pressés dans les restau : on attend nos plats en moyenne 3/4 d’heure. Après le jeu du cochon, nous occupons maintenant les enfants avec le jeu des serpents et des échelles “Snakes and laders” : jeu miniature que nous avions acheté en Afrique du Sud lors de notre premier mois de voyage.

La ville est agréable : au soleil, il fait carrément chaud et ici, on a l’impression qu’il fait toujours soleil.

Nous passons par des places avec de grands espaces verts : places centrales caractéristiques des villages du nord de l’Argentine.

Passage à l’office du tourisme où nous sommes bien accueillis et renseignés. Les vendeurs d’excursion nous accostent dans les rues mais il est fortement déconseillé de traiter avec eux. Nous découvrons les églises de la ville colorées et complétant l’ambiance. Cet après-midi, on flâne, on emmène les enfants à la plaine de jeux et même manger une glace. Et surtout, nous prenons déjà nos billets de bus pour San Pedro de Atacama au Chili :  11 heures de bus avec traversée des Andes et passage à 4600 mètres, ça promet mais ça, c’est dans 4 jours.

Ras le bol des restau, nous sommes vannés et ce soir, on va pique-niquer dans notre chambre en regardant le JT de France 2 et les déboires de DSK comme tout français normalement constitué.

Le lendemain, petit-déjeuner de rois… Et nous partons pour le “teleferico” : un téléphérique emmène les touristes sur les hauts d’une colline afin d’offrir une belle vue sur Salta. Bon, en arrivant, le téléphérique est en pause pour une heure alors on va se faire dorer au soleil pendant que les enfants jouent sur une aire de jeux.

Bon, c’est très moyen le téléphérique mais ça plait aux enfants : on se croirait au ski, dans les œufs mais sans la neige. Là haut, pas grand chose à voir à part la vue de la ville et des cascades artificielles : Bon après Iguazu, c’est forcément pas top…

Pause déjeuner sur la place du 9 Juillet avec encore les 3/4 d’heure d’attente réglementaires.

Missions du jour : passer à la poste pour essayer d’acheter des timbres pour la collection de Papy et trouver une voiture de location.

Pour la Poste c’est loupé : elle n’ouvre qu’à 17 heures et quand on n’y retourne après 17 heures, ils nous disent qu’ils ne vendent des timbres que le Samedi… Ils ont un problème avec les timbres dans ce pays… Désolés Papy mais nous n’aurons pas de timbres argentins pour toi…

Pour la voiture de loc, ça se finira avec une location proposée par l’hôtel, même prix que les agences de la ville mais ils apportent et reprennent la voiture directement à l’hôtel…

Allez, maintenant on va au musée, le MAAM qui explique l’histoire des enfants sacrifiés, offerts aux Dieux, aux plus hauts sommets des montagnes par les Incas. Une expédition a retrouvé en 1999, 3 enfants (6, 9 et 15 ans) au sommet d’un volcan à plus de 6000 mètres d’altitude. Les corps conservés par le froid et le manque d’oxygène étaient en très bon état. Un des enfants est ainsi exposé dans le musée dans une enceinte spécifique à -20°. Bon, c’est un peu glauque mais ça nous permet d’initier les enfants à la culture incas. Pour la petite histoire, les incas faisaient des offrandes d’enfants aux Dieux. Ils choisissaient les plus beaux enfants. Ils les emmenaient très haut dans la montagnes et leur faisaient boire de l’alcool de maïs jusqu’au coma éthylique. Les enfants mourraient peu après et ils étaient disposés dans des postures très précises et enterrés avec des objets précieux (figurines de lama en pierre, argent et or). Avec la température, ils congelaient presque instantanément ce qui explique leur excellent état de conservation. C’est incroyable de penser qu’ils arrivaient à monter si haut, sans équipement, pour faire ces cérémonies quand on voit aujourd’hui l’équipement des archéologues qui montent pour faire les fouilles (combinaisons intégrales de froid, griffe pour la glace, …).

Mais à l’entrée du musée, nous faisons une drôle de rencontre.   Vincent se met à crier “Papa, Maman !” derrière moi. Un espèce de taré l’a soulevé à un mètre du sol. Je me dis : “Allons bon, qu’est ce qu’ils ont tous ici à toucher les enfants, encore un Em….eur !!!”. Et puis, je vois Charlotte, j’en déduis vite que l’em…eur est Sam, nos compagnons de route rencontrés à Auckland, puis à Bora, sur l’île de Pâques, à Valparaiso et enfin à El Calafate… Qui l’eût cru ? Encore eux !!! Du coup, on se fait un petit café sur une terrasse (bon, ça caille un peu car le soleil est parti mais ça reste un café sur une terrasse….) et on se retrouvera le lendemain pour faire la route vers Cafayate… Cool !!!

20110518_LL_00166-6 20110518_LL_00166-8 20110518_LL_00166-19 20110519_LL_00166-7 20110519_LL_00166-35

Vous avez aimé ce blog ? Votez pour nous