What’s for dinner ? China

Quand même, ici, on ne peut pas ne pas écrire un article sur la nourriture !

Nous avons vécu de nombreuses expériences dans des restaurants bien différents :

  • des restaurants populaires chinois
  • des salons privés
  • des restaurants classes
  • des fast-food chinois…

A chaque fois, nous avons été enchantés du goût de la nourriture dégustée.

En Chine, il y a plusieurs types de cuisine en fonction de la région d’origine : Pékin (avec ail et épices), Shangaï (aux saveurs douces), Canton (cuite à la vapeur) et le Shichuan (poivrée et pimentée). La cuisine du Nord est à base de blé et la cuisine du Sud à base de riz.

A l’arrivée, nous trouvons sur les tables, la vaisselle emballées dans un plastique thermoscellé pour indiquer qu’elle a été stérilisée ou simplement des baguettes ou encore une table très élégamment dressée. A chaque fois, nous avons un petit verre en porcelaine pour le thé, un bol avec une cuillère à soupe en porcelaine pour y mettre notre nourriture, une assiette qui sert à mettre les déchets seulement, des baguettes et parfois une serviette mais ce n’est pas systématique… Bien sûr, il n’y a ni fourchette, ni couteau.

Les plats arrivent au centre de la table équipée ou non d’un plateau tournant et chacun déguste à même le plat avec ses baguettes.

Les chinois commencent souvent par boire un bouillon : de l’eau chaude servie avec des os (un bouillon quoi…). Nous mangeons systématiquement du riz (blanc ou avec de l’œuf), remplaçant notre pain. Nous choisissons généralement un ou deux plats de viande qui sont généralement copieux. Le plus souvent, nous recevons du porc ou du poulet. La viande arrive parfois entière : un coquelet entier avec même la tête et très souvent avec les os que les chinois croquent et dont ils crachent les restes. Nous essayons aussi de commander des légumes qui se résument très fréquemment à des épinards cuits à l’eau avec les feuilles et les branches.  

Souvent, nous avons reçu des plats disposés sur un chauffe-plat et continuant à chauffer sur notre table (ex : un mini wok qui continue à cuire sous nos yeux) ou encore un plat garni de pierres chaudes qui continuent à cuire nos crevettes.

A 75 %, les cartes ne sont pas en anglais et entièrement en chinois. Heureusement, elles sont toujours pleines de photos ce qui nous permet de faire notre choix : parfois avec des surprises : rappelez vous des têtes de canards… Mais bon…

Les chinois boivent du thé durant leurs repas mais nous avons toujours pu recevoir une bouteille d’eau qui s’avère souvent être de l’Evian (bonjour l’empreinte carbone !!!).

Les chinois ne reçoivent pas chez eux (par manque de place ou pour leur intimité) ; aussi, les restaurants mettent des salons privés à disposition et c’est là que ce font les invitations. Nous en avons vu et testé quelques-uns. Les chinois sont plus ou moins nombreux dans ces salles qui disposent parfois même d’une grande télévision et de sofas… Les serveurs viennent s’occuper de nous et ferment la porte après chaque passage. Le truc c’est que les gens étant isolés, ils font parfois n’importe quoi et il arrive souvent que la vaisselle soit cassée ou le salon dans un état déplorable après leur départ… mais c’est normal…

Les nouilles sont considérées comme des snacks : les chinois raffolent des plats déshydratés où il suffit de rajouter de l’eau bouillante pour avoir leur repas.

Petite question pour Mme Noël (prof de diététique à Paul Lambin) : pourquoi les œufs durs des chinois ont le blanc vert ??? Parce qu’ils cuisent l’œuf dans le thé… De quoi étonner les élèves en leçon de cuisine sur l’œuf…

Ils ne sont, par contre, pas très fort en dessert. A la fin du repas au restaurant, on nous sert souvent des tranches de melon et de pastèque.

Dans les rues, nous croisons souvent des marchands de légumes qui vendent des poires, des pommes, du raisin, des bananes, des poire-pomme (succulentes et très juteuses) mais aussi des tranches de melon ou de pastèques ou des épis de maïs. Nous avons aussi acheté une noix de coco pour en boire le lait ou encore du jus de canne à sucre (pressée devant nous). Les vendeurs à la sauvette vendent aussi des fruits caramélisés (genre pomme d’amour mais avec des prunes).

Les chinois aiment aussi les confiseries généralement emballées dans des sachets individuels. Il y a des magasins entiers remplis de différents choix de confiserie.

Laurent s’est laissé tenter par un mélange de noix (noisettes, arachide, noix de cajou, noix de Grenoble) avec du miel et des raisins et des abricots secs, le tout formant une sorte de nougat vendu par une éthnie particulière de chinois que nous pensons être des mongols, sans en être bien sur… Le “nougat” est certes très riche mais très bon.

En tout cas, les chinois sont menus, menus… et petits, petits. Ici, pas de problème pour trouver des vêtements à ma taille… Je dois même prendre du L ici… Nous croisons tout de même beaucoup d’enfants de 6-7 ans obèses, qui sont gavés par leurs parents. Les enfants, ici sont toujours des enfants rois et on les gave pour leur bonne santé. Or, les produits industrialisés ont envahi la Chine et ils mangent des produits bien plus riches qu’avant.

Parmi les expériences spéciales : les poissons, crustacés présentés dans les aquariums et cuisinés et servis à la demande du client.

Et la dernière expérience : le canard laqué à la façon pékinoise. Nous avons choisi un restaurant très classe à Pékin : dommage que nous soyons toujours habillés comme des sacs… Nous avons vu arriver la table roulante avec la bête bien cuite et toute enduite. Un cuisinier nous l’a découpée en fines tranches, puis deux serveurs ont composé des petites crêpes fourrées au canard devant nous : ils trempent la tranche de canard dans la sauce brune, ajoutent des lanières d’oignons et de céleri dessus et enroulent le tout dans une petite crêpe. Excellent !!! Erine a adoré…

Il convient de commander un plat de plus que le nombre de personnes au restaurant et de ne pas finir ses plats (ça veut dire que l’on est rassasié).

La nourriture est excellente, vraiment…

La seule ombre au tableau : l’hygiène! Entendre les chinois renifler, préparer leurs “molards” et cracher dans le restaurant, c’est pas très appétissant…

Nous avons aussi souvent vu des chinois cracher leurs os, directement sur la nappe ce qui explique que, souvent, nous nous installons sur des tables qui sont loin d’être propres….

Je vous épargnerai le passage sur les toilettes : on garde ça pour un autre jour…

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4 réflexions au sujet de « What’s for dinner ? China »

  1. belle description ! Vous verrez au Japon, c’est l’inverse ! Ils sont maniacs de l’hygiène, avec les toilettes où il faut changer de chaussures ! Bon séjour japon ! j’avais adoré (merci à Nestlé de m’avoir permise d’y passer 15j ;o) )

  2. Tout à fait bien résumé, bon mais salissant, le restaurant en Chine, et je suis tout ouïe dans l’attente des commentaires « toilettes ».
    Bisous;

  3. Vous avez déjà pu vérifier que le resto du Japon est bon « et » propre, et on attend avec impatience les premiers commentaires nippons en décalage hebdomadaire

  4. Article très instructif présenté de façon pédagogique.On attend de pouvoir comparer avec la cuisine japonaise.

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